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 The time of a break. [SAISON 1]

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CITOYEN DE PANEM
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MessageSujet: The time of a break. [SAISON 1]   Lun 27 Aoû - 21:27


Screens of misery.

Azur, loin, translucide et intouchable. C'était comme tendre la main vers l'avenir. Il te suivra toujours, mais c'est pas pour autant que tu vas le toucher. Enfin; si dans un certain sens. Ce ciel que j'admirais dans un espace de temps rétracte, j'avais arrêter de compter les secondes et pourtant tout ce déroulait encore derrière moi. Et cette chaleur étouffante, d''un coup; qui me montait au nez.. Ah, c'était le café. Je m'étais lever du pied gauche, tellement que j'en dormais sur la terrasse. C'était la cuite d'hier ou le manque de sommeil? Dans tout les cas c'était un peu des deux en réalité... Mais bon, c'est le Capitole. Faut bien fêter chaque évènements, aussi stupides qu'ils peuvent êtres. C'était quoi d'ailleurs? Ah ouais, la fête d'un vieux. Je le connais même pas, mais c'était sympas. Y'avait un nombre de jeune, ouaw ! Et puis paf, le coup de fil du patron. Qu'es qu'il voulait? Un rendez vous, avec un journaliste. Ma.. Ma quelque chose, je cuve, je m'en souviens pas vraiment mais j'suis sûr de connaître son nom. Tant pis, lui me reconnaîtra. Enfin j'espère, sérieux. Bon, rendez vous à 14h25 -Pourquoi 25? Pff-, j'avais bien une bonne demi-heure d'avance. J'avais le choix, rattraper ma nuit, essayer de réfléchir sur ce que j'ai pu et dû faire, ou .. Rattraper ma nuit. Je pense que je vais réfléchir. Une petite gorgée de mon café -Trop amer, cela dit. Mais bien pratique pour ne pas s'assoupir!- et voyons voir.

Y'avait des femmes, des adultes et des plus jeunes. Y'en avait des belles, dont une qui était franchement pas mal. Y'avais des vieux, des pères et grands père, et des jeunes. La moitié des invités -dont moi- ne connaissait même pas le temps du quinquagénaire. J'étais arriver en costume, noir, beau, super cher mais pas tant que ça ici, et puis coiffé avec une tonne de laque. Ca me gavé ça aussi, toujours le superflu sur du superflu. A force on y verrait même pas la vrai couleur de ma peau, ou bien les racines de mes cheveux. Et puis j'vois un serveur. Oh, des plateaux repas ! Je fonce dessus, prenant une coupe de champagne pour étanché ma soif. Puis je continue de me gaver, je bois, me gave.. Au final cette soirée risquait pas d'être mauvaise. J'avais dansé avec une femme, une autre plus âgée, et des petites. Adorables, j'admet. Quatorze ans, et leurs rêves? Avoir une famille, se nourrir et s'habillé comme de vrais Capitolines ! C'était un peu niait, déjà vu et revu, mais mignon dans leur genre.

J'avais pas dit un mot au vieux qu'on célébré, j'avais juste discuté avec qui voulait. C'était une bonne soirée, chiante, longue, comme les autres. Rouge n'était pas là pour une fois, franchement : dommage. Ou alors je ne l'avais pas vu, mais ça m'étonnerait. Comment on aurait fait un show, à nous deux, sur la petite scène là. Rien que d'y pensé alors que je me remémoré les évènements, ça donnait envie de s'y reprendre. Et puis le café me remonte sur le nez, foutue fumée. Je passe un coup de main rapide au dessus en soufflant.

- C'est bon, j'dors pas hein.

J'aurais du prendre un chocolat chaud, en y repensant. Quoi que, une limonade enfaîte. Roh, j'en sais rien. J'en était réduit à parler au café pour calmer mon ivresse. Enfin, ivresse c'est vite dit. Je cuve juste, hein. J'ai regardé ma montre sous la manche de ma chemise, 14h20. Yes! J'en avait marre d'attendre comme un con, obligé de recommander un truc quand le journaliste arrivera, et penser sur cette soirée dansante en fête d'hier. En principal, hier, je m'étais un peu bourré, goinfré, j'avais dansé, dragué, et je m'suis fait dragué. Pas mal, presque un cumbo! ... Faudrait que j'arrête mes conneries, quand même. Un jour. Pas maintenant.

J'me retourna un moment, la terrasse était vaste, longue et large, remplis d'extravagants alias les Capitolins, et pour le moment aucun journaliste en vu. Peut être à la bourre, prévenu un peu trop tard ou alors il était là hier, à picoler comme tout le monde. J'haussa les épaules, dans le fond : je. M'en. Tape. Je leva mes bras pour m'étendre, assit. Moi qui me trouvait discret vêtu tout en noir, au final j'était plus voyant qu'eux tous réunit.. Merde hein? Eh. Au lieu de te parler dans ta tête, regarde un peu plus loin. Un mec, avec un visage étrangement familier. J'suis sûr qu'on s'est jamais parler, et pourtant je connais sa tête par coeur. Je plissa mes yeux cerné par le sommeil manquant, c'est bon. J'avais fait le lien. Maël je-ne-sais-plus-qui, un gagnant des Hunger Games. J'ai frissonné, j'aimais pas pensé à ces stupides jeux. C'était toi, qui avait tué sa soeur en criant qu'elle n'était pas ce qu'elle était. Dur, quelle déception. Je t'aimais pas, mais alors pas du tout. Le Capitole devait bien se joué de toi, tu avais fait fureur au jeu. Après tout c'est morbide, malsain, affreux .. Le genre d'évènements qu'on adore.

Ton prénom concordait avec celui du journaliste, ta dégaine aussi. Je me leva de ma chaise, levant mon bras. Même si j'avais pas une superbe mine, tu allais bien me reconnaître. De tout le Capitole, je suis assez distinct.

- Eh, Jerk Jokoor. Maël, c'est vous?

Ouais, je pouvais pas dire "toi" comme si de rien était. Toi tu ne le connaissait sans doute pas de la même manière que lui te savais. Tu ne l'avais jamais observé comme lui l'avait fait. C'était sans doute d'ailleurs par cette grande différence d'interprétation que je pouvais pas te cadrer. Mais bon, en bon acteur, en bon homme et en bon employer, j'allais pas créer polémique. Je te montra la chaise du doigt, avec un petit sourire bien gentil mais sans plus. C'est pas que faire ça le saoulé plus qu'il ne l'était hier soir, mais ta présence, là, maintenant : c'était pas son kif. J'regarda ma montre vite fait, yep à l'heure. Les journalistes c'est toujours comme ça? J'aurais bien l'temps de te demander, même si papoter avec l'image que j'ai de toi sur la conscience c'était pas mon fort.
1129 mots

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ϟ 1ERE MOISSON : 23/08/2012
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ϟ AGE : 23
ϟ METIER : Journaliste et Mentor (71èmes HG) - A un talent caché pour le dessin.
ϟ LIFESTYLE : excellentes, un peu trop à son goût d'ailleurs. Mais pour tout dire, il ne crache pas dessus, bien au contraire...
ϟ HUNGER GAMES : oui
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MessageSujet: Re: The time of a break. [SAISON 1]   Mar 28 Aoû - 19:10
1200 mots environ

    J’étais avachi sur mon canapé, comme à mon habitude, et je regardais ma feuille blanche totalement désabusé. Je n’avais aucune idée du sujet de mon prochain écrit. En même temps, à peu près tout ce que je pouvais écrire n’était pas publié. Bien sûr, quelques poèmes, quelques articles bateau sur une fête ou sur un nouvel artiste capitolin, sortaient dans des journaux mondains, mais les sombres récits d’aventures maritimes, fondés sur les histoires que l’on me racontait pendant mon enfance… il n’était pas question que les Capitolins ou les gens de mon District les lisent bien sûr. Je baillai, confortablement installé dans mon appartement. Pendant un court instant, je pensai aux activités qui auraient pu m’attendre dans district quatre. A cette heure là, nous reprisions nos filets, à l’ombre de nattes tressées, tous torses nus du fait de la chaleur. Je songeai avec nostalgie à mon enfance dans le district de la pêche, et ma main commença à griffonner à la va-vite des petits embarcations, des mailles de filets… puis un poisson, des coquillages, l’écume qui se brise sur les rochers… Très vite, la page se recouvrit de petits dessins épars qui représentaient à eux tous l’univers de mon District natal. D’un coup de main supplémentaire, je signai mon dessin et je refermai mon cahier. Finalement, je n’arrivais pas à écrire. Le dessin était mon petit talent particulier que je n’avais pas voulu offrir au Capitole pour qu’il soit perverti comme avait été mon écriture, autrefois si fluide, que j’étais obligé de brimer, de tordre, de lacérer à coups de censure.

    Je regardai ma montre pour me changer les idées et je m’aperçus qu’il était bientôt temps de partir à ce rendez vous qu’on avait fixé pour moi. Je me levai donc, pris une bière dans le frigo, la décapsulai d’un coup sec, et tout en la buvant, je lus le petit papier qui était sur le plan de travail de ma cuisine. Rendez vous avec un acteur donc. Jerk Jokoor. Ce nom ne me disait pas grand-chose… Ou plutôt, mon cerveau le censurait. J’avais conscience que je devais le connaître, vu les sentiments que j’avais à la lecture de ce nom, mais j’étais incapable de mettre un visage sur ces quelques lettres griffonnées à la hâte l’avant-veille. Et bien, nous verrons sur le tas… J’allais chercher mes baskets jetées sans aucune formalité dans ma chambre hier soir lorsque je vis mon reflet dans le miroir. Ouais… j’avais une sale tronche. Je regardai à nouveau ma montre et sacrifiai mes vingt minutes d’avance à me faire acceptable niveau visuel. Après tout, parfois, il fallait faire des efforts. Et dessiner sur mon district m’avait étrangement mis de bonne humeur. Rapidement, je pris une douche et, écartant l’idée de me raser, j’ouvris ma garde robe pour regarder d’un air assez désespéré la dizaine de chemises qui me faisait face. Après quelques minutes d’hésitation, ma main en saisit une au hasard, et ce fut le même rituel pour le pantalon anthracite. Ce fut donc avec une chemise bleu pâle, un pantalon en lin gris foncé et des lunettes de soleil de marque que je fus dans la rue, aux alentours de quatorze heures. Je n’étais pas très loin du lieu de rendez vous et j’appréciais suffisamment la marche pour y aller à pied. Je n’étais pas pressé, les acteurs n’étaient forcément ponctuels, et plus encore les Capitolins. Hum… ne connaissant pas d’acteurs dans les Districts, il aurait été plus judicieux de penser « les Capitolins n’étaient pas ponctuels, et encore moins les acteurs ». J’étais vraiment de bonne humeur pour penser des bêtises comme celles là. Un fin sourire s’étira sur mon visage. Ma main gauche jouait toujours avec le stylo bleu que j’avais gardé en main, et ma main droite tenait le cahier dans lequel j’écrivais, ou dessinais, ce qu’il me passait par la tête. A la fin du mois, généralement, on demandait à voir ce qu’il y avait dans sept ou huit cahiers remplis (et vidés des dessins soit dit en passant), et on voyait pour en publier certains. La foule était de plus en plus dense au fur et à mesure que je m’approchais du cœur de ville. J’arrivai à la terrasse un peu moins de bonne humeur, et heureux de ne pas trop, pour une fois, attirer l’attention par mes vêtements. Visiblement, seule la couleur foncé de mon bas était hors sujet. Le bleu clair se fondait dans les vert fluo qui semblaient à la mode, et d’autres couleurs toutes aussi criardes les unes que les autres. Finalement, je repérai quelqu’un pas habillé comme le reste. Il me regardait, et ce fut comme un déclic dans mon esprit. Jerk machin chose. Forcément, un « ami » de Rouge. Qui ne m’appréciait pas, et que je n’appréciais pas non plus beaucoup. Je me dirigeai donc vers lui, sans moue particulière au visage. Ah si, avec un sourire en fait. S’il connaissait Rouge, il allait peut être pouvoir lui passer le dessin. Je savais que ça allait faire plaisir à mon am… à ma connaissance capitoline.

      -Eh, Jerk Jokoor. Maël, c’est vous ?


    Il me tendit la main, mais je la considérais d’un air rieur. Il voulait vraiment que je la lui serre ? Mais il croyait quoi, celui là ? Je me savais plus âgé que lui, et de toute manière, même un enfant dans les Districts était plus âgé psychologiquement que les jeunes adultes comme le fanfaron qui était devait moi et qui devait se figurer que porter des habits sombres et décalés en plein mois de juillet était une forme de rébellion face à l’autorité parentale ou quelque chose comme ça. Je m’assis en face du gamin, et répondis :

      « Maël Alexander Reh, oui, c’est moi. Savez vous pour quoi j’étais sensé vous voir ? »


    J’étais peut être naïf de penser qu’il était au courant, mais de mon côté, je ne faisais pas vraiment attention à ce que mon agent me demandait, me racontait, bref ce dont il blablatait lorsque je le croisais. J’avais parfaitement conscience que c’était tout à fait puéril de ma part, mais je préférais largement avoir la tête ailleurs que l’entendre faire avec moi le planning de mes journées. Je m’étirais soigneusement, révélant ainsi volontairement mes muscles toujours présents. Je n’avais pas vraiment envie que le gamin oublie ce que j’étais, qui j’étais. D’ailleurs, j’avais même envie de lui faire remarquer que j’avais parfaitement recadré son nom et son visage. Avec un sourire et un regard moqueur derrière mes verres teintés, je fis donc la remarque :

      « C’est bien toi le gars qui traîne toujours avec Rouge ? Tu me déçois… elle qui fait tant d’efforts pour se plier à la mode, tu risques de tout ruiner si on t’associe à elle. »

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MessageSujet: Re: The time of a break. [SAISON 1]   Jeu 30 Aoû - 12:08

Screens of misery.

Hein? Je devais passer au moins une demi-heure avec le gugusse devant moi? Cet espèce de mec à l'air prétentieux ? Bon dieu. Je me savais mal élever de me fringuer dans un air totalement différent du Capitole, mais alors là. C'est pas l'envie de tourner les talons qui me manquait ! J'avais tendu ma main, quand tu veux que tu pouvais la serrer, Maël. En voyant ton sourire j'avais bien compris que c'était pas aujourd'hui qu'on allait être bons amis. Et dans un drôle de sens : ça m'a pas perturbé plus que ça, tant pis. Je m'étais assis, j'allais pas t'attendre non plus. Et puis là franchement, ton comportement.. Je savais bien que t'étais plus âgé, plus grand, que j'étais le cadet. Comme si j'allais pas ramener ma fraise après ton comportement, comme si j'allais m'soumettre tient ...

- Maël Alexander Reh, oui, c’est moi. Savez vous pour quoi j’étais sensé vous voir ?

Ca va, j'étais pas encore fou. J'avais retenue ton prénom, enfaîte j'étais pas si saoul que ça hier soir. Tant mieux, hein. Savoir? On me dit de rencontrer un journaliste, pas pourquoi. Le Capitole fait toujours des coups peu savant, mais de là à ne pas informer un journaliste -qui semblait prétentieux, en plus de ça- de ce qu'il devait bien faire en rendez vous. J'étais acteur, pas clown. J'étais pas là pour amuser la galerie, mais c'était pas l'avis de tous, visiblement.

- On me dit que je dois aller voir un journaliste au café du coin. En revanche, on me dit pas qu'es qu'il y aura dans mon café. Je trouve qu'il est corsé.

Qu'ajouter de plus, le quiproquo, la métaphore était là. Tu l'auras sans doute comprit, enfin j'espère. En vu d'être comme tu es, j'espère au moins que tu étais un peu fute-fute. J'espère, oui. Tu t'étiras, ouaaah tu étais fort. T'allais continuer tout le rendez vous, comme ça? A me rappeler que je suis un jeune adulte? Non, mais vraiment. C'est le Capitole qui doit te monter à la tête, au final tout ceux qui vivent au Capitole sont pervertis. J'aimais pas ta tête. Déjà parce que tu gardais tes lunettes, c'était impoli. J'étais pas le plus respectueux du monde, mais j'avais les manières qu'on m'avait inculqué, et je les respecté. ❝ Si tu dis bonjour, enlève tes lunettes de soleil. C'est mal élever de les garder. Ensuite, tu n'fais pas le bise : mais tu sers la main. C'est pour dire bonjour. ❞ Tes parents t'avais élever à coup de jeux informatique ou .. ? District je n'sais plus quoi, mais pas du douze, pas du onze, pas du dix. Ça devait être dans les cinq ou six premiers. Dans tout les cas tu n'étais pas des plus pauvres, tes parents t'avais sans doute bien élever. Enfin, tout dépend des valeurs familial.

Je soupira, sans discrétion, en me calant contre le siège. Confortable, ma foi. Pourvue que tout ça se finisse vite, par pitié. C'était déjà insupportable, et pour couronner le tout j'étais un mauvais perdant d’exception. ❝ Adulte ❞ comme tu étais, tu avais plusieurs cartes en main pour me gonfler, enfin : fallait il encore que tu saches comment les jouer contre lui. Il était déjà loin d'être calme. Il releva son visage, regardant ce sourire. Quel affreux sourire.

- C’est bien toi le gars qui traîne toujours avec Rouge ? Tu me déçois… elle qui fait tant d’efforts pour se plier à la mode, tu risques de tout ruiner si on t’associe à elle.

Rouge? Toi, un ami de rouge? Bordel. Voilà un point bien contrariant. Qu'es qu'elle traîner avec toi. Oui, c'est moi. Le problème a l'air d'être que je te déçois. On m'a déjà associer à elle, et il n'y a jamais eut un seul problème. Mais apparemment tu es impatient d'en voir un; n'est-ce pas?

- La question est pour un article?

Comme si j'allais déballer ma vie à un inconnu. Qui en plus de ça m'importune. Non, sérieusement? Ce rendez vous est professionnel en plus de ça. J'ai vraiment besoin de me changer les idées, je commande donc un nouveau café. Le serveur Capitolin me le donne, j'ai pas pris la peine de te demander ce que tu voulais.. Une sorte de vengeance? Nope, juste un oubli involontaire. Mais enfaîte c'est pas si mal.

- Désolé, j'ai oublié de demander pour vous.

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MessageSujet: Re: The time of a break. [SAISON 1]   Lun 3 Sep - 22:34
1070 mots environ

      - La question est pour un article?


    Je le regardai d’un air méprisant. C’était marrant de voir que cet insecte capitolin essayait de prendre ses grands airs. Il ne pouvait pas m’atteindre, pas après ce qu’il m’avait fait subir indirectement en portant ces jeux aux nues et en scandant le nom des vainqueurs, pas en s’amusant à se battre comme s’il était dans l’arène comme j’avais vu faire des gamins il y a quelques jours. Le seul sujet par lequel il pouvait me porter des coups douloureux, c’était le sujet des jeux bien évidemment. Mais il n’en savait rien, il ne savait pas comment m’atteindre. Et je le voyais essayer de me griffer, comme un chaton encore aveugle peut essayer de griffer l’homme qui le toise. Je rétorquai donc, aussi froid que de la glace :

      « Pour ton épitaphe si tu veux tout savoir. »


    Un serveur me coupa dans mon élan, appelé sur un signe du jeune coq capitolin qui commanda un café. Visiblement je n’existais pas. Ca ne m’étonnait pas, les gens des districts, parfois les capitolins s’étonnaient même qu’on puisse avoir des sentiments. Bande d’abrutis. C’étaient eux qui étaient les moins humains. Nous, ils nous condamnaient à exprimer toute notre part animale en nous obligeant à nous entretuer. Je les haïssais. Et plus que tout, je haïssais ce… Jerk Jorkoor qui était si… suffisant. J’avais envie de l’écraser d’un coup de poing, et ce devait largement être faisable. Malheureusement… c’était un capitolin. Et moi, un membre du District Quatre. Ces deux faits résumaient absolument tout. Lui, à la botte de la puissance, moi, esclave de cette même puissance. Il y avait une nuance, certes, puisque j’étais officiellement affranchi de cette puissance, et officieusement beaucoup plus entravé qu’avant.

      - Désolé, j'ai oublié de demander pour vous.


    Je le toisai méchamment, avec un air carnassier au visage. Celui que mon mentor et ma styliste me demandait d’afficher en public lorsque je paradais sous le feu des projecteurs. Celui du tribut qui a montré à tous qu’il était plus fort que sa sœur, qu’il était né pour être un vainqueur… Ce petit sourire qui était désormais mon attribut de vainqueur. Un peu rebelle, extrêmement suffisant et transpirant la sérénité. Comme si j’étais à l’aise, sans aucuns scrupules, sans aucuns doutes, tranquille… Là. La place grouillait de monde, et mes anges gardiens, comme je les appelais, les Pacificateurs, trainaient eux aussi dans le coin. Forcément. Il n’était pas question qu’ils me lâchent, surtout quand un interview comme celui là était programmé. Sinon, ce n’était pas drôle. Rappelez vous, j’étais un vainqueur « instable ». J’avais bien eu le cran, juste au moment de mon petit discours au district un, le premier que je devais faire, de grommeler un « allez vous faire foutre » qui avait choqué à peu près tout le Capitole. Bien sûr, les retombées, immédiates, m’avaient convaincues de rester tranquille tout le reste de la tournée, et le souvenir de ce « discours » assez original était resté au sein de mes anges gardiens qui me savaient du pire comme du meilleur en quelque sorte.

    Je m’adossai au siège assez confortable que j’avais appris à apprécier, et fis à mon tour un signe à un pingouin qui m’affligea d’un sourire poli. Je lui aurais bien fait avaler. Je grommelai sans le regarder, fidèle à mon image de carrière sûr de lui et narcissique. De carrière capitolin en fait.

      « Double Whisky avec glaçons, s’il vous plait »


    J’entendis le serveur murmurer quelques formules de politesse, encore, et aller me chercher ce whisky, et j’ouvris mon cahier. Il n’était visiblement plus question de faire passer à Rouge les dessins que je venais de faire. Plus du tout question à dire vrai. Ce capitolin avait visiblement un don certain : celui de doucher ma bonne humeur. Mais je luttais, parce qu’il m’était inconcevable qu’un gamin me dicte mes humeurs, quand bien même il fut aussi superficiel et stupide et méprisable et… bref, Jorkoor que lui. Mon stylo jouait entre mes doigts, montant, descendant, dégringolant, sans jamais tomber. Je griffonnai deux trois mots de la main gauche, et je remontai mes lunettes de soleil sur l’arête de mon nez :

      « J’imagine donc que nous sommes coincés ici pour une bonne demi heure, voire une heure si « on » n’est pas satisfait, avec notre antipathie l’un pour l’autre. Alors on va faire avec. Promis, j’vais essayer de ne pas dire à quel point tu me sembles ridicules, histoire de ne pas ruiner ce que tu appelles carrière. Tu veux me raconter ta vie, tes soucis d’adolescent, ou je pose les questions comme à un grand garçon ? »


    J’étais cynique, désabusé, et peut être, ou plus certainement carrément méchant avec ce Jerk qui ne m’inspirait aucune sympathie. Et forcément, je n’en éprouvais aucun remord. Pas même un soupçon de « et si Rouge m’en voulait ». Rien, nada, nichts, que dalle. Aucun conflit intérieur, et encore heureux ! Il ne devait pas vouloir (ou pouvoir) se permettre de faire un scandale parce que je n’étais pas à ses pieds. Non. Son monde de bisounours devait lui interdire de penser que j’étais mesquin par pur plaisir avec lui. Et aussi, il ne devait pas réaliser qu’il était le maître ici, entre nous deux, s’il en avait les moyens financiers. Les Vainqueurs, leur asservissement sur le chantage, tout cela n’était qu’un moyen de plus pour le Capitole d’affirmer son pouvoir et son omnipotence sur Panem, c’était claire comme de l’eau de roche, ou de l’eau de mer un jour sans vent. Une mer étale… Un fin sourire s’étira sur les lèvres, et je pris le verre que me tendait le serveur. En quelques gorgées, je bus la moitié du verre. Je terminais souvent bourré lorsque je me mettais en tête de boire plus que raison, et ce n’était pas la faute d’une possible faiblesse face à l’alcool que je tenais extrêmement bien (chose qui ne m’arrangeait absolument pas certains soirs, nuits, matins, journées particulièrement éreintantes nerveusement). Je posais mon verre et fis tourner les glaçons.

      « Alors ? »

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