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 Wash || Lonely people are always up in the middle of the night.

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CITOYEN DE PANEM
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MessageSujet: Wash || Lonely people are always up in the middle of the night.   Mer 18 Avr - 13:26


WASH CASEY ALISON PEMBROKE

17 ANS ϟ DISTRICT 4 ϟ TOBY REGBO

PRENOM(S) ϟ Wash Casey Alison ; NOM ϟ Pembroke ; >DATE DE NAISSANCE & AGE ϟ  30 mars – 17 ans ; DISTRICT ϟ Quatre ; METIER ϟ Étudiant, quand le cœur lui en dit ; SITUATION CIVILE ϟ Célibataire  ; ALLEGEANCE ϟ Pro-rebellion tant qu'on lui demande pas de faire quelque chose, le pauvre chou, il se casserait un ongle et ça lui fait peur ; GROUPE ϟ SACRIFIED LAMBS ; CREDIT ϟ asylums, lush.


réponds aux questions de César
QUE PENSEZ-VOUS DU CAPITOLE ? Wash est intelligent. Il lit beaucoup et quand il ne va pas en cours, c'est avant tout qu'il continue sa dissertation dans sa chambre. Il exècre le Capitole comme toute personne sensée qui ne fait que l'apercevoir et le sentir une fois par an, dans une terreur sans nom. Il est frappé tous les jours par l'injustice de son monde, malgré le fait qu'il n'ait pas personnellement à mourir pour attraper un bout de pain, il connaît, il sait la réalité de la vie quotidienne. Si Wash est pour la rébellion, si Wash n'hésiterait pas à se battre le moment venu (enfin, il hésiterait un peu, soyons clair, mais bref, il finirait bien par prendre une massue et faire quelque chose de ses mains de filles), pour autant, au jour le jour... il préfère baiser Darcy, il préfère ignorer la réalité, il préfère rêvasser en fixant les nuages. Mais en soi le Capitole c'est mal ! Mais là il est occupé, là. Plus tard, hein.
QUEL EST VOTRE AVIS SUR LES JEUX ? Bien sûr que Wash a peur des jeux. Au quotidien c'est comme tout : il n'y pense pas et il préfère dormir. Une semaine avant la moisson c'est comme toujours : il hésite à se suicider en mer ou attendre le hasard. Donc oui il a peur, mais Wash a peur de tout. Il a aussi peur de se couper avec un brin d'herbe (ça fait mal, arrêtez de rire). Et puis c'est comme le capitole : c'est la chose la plus cruelle et injuste au monde. Ça Wash le sait et c'est lui qui le murmure à Darcy avant qu'elle ne le crie.
QUE PENSEZ-VOUS DE LA MORT D'ARABELLA EVERGLADE ET DE SON MARI ? Wash est juste triste, et il est triste pour l'enfant. Il se dit, il espère que tout le monde prendra soin d'elle pour lui raconter ses parents. C'est tout. Pour les jeux, il considère que cette prise de conscience ne sera que bénéfique. Aux jeux il n'y a jamais de vainqueur, peut-être qu'ils s'en rendront enfin compte.
QU'AURAIS REPRESENTE OU REPRESENTERAIS POUR VOUS DE PARTICIPER AUX JEUX ? La mort ? Tout simplement, pourquoi se poser plus de questions ? Le pire, c'est qu'il sait parfaitement que d'une manière ou d'une autre il s'y retrouverait avec Darcy, dans l’arène : il y a toujours eu cette accord plus ou moins tacite qu'ils préféreraient mourir ensemble que d'être séparé. C'est complètement con, et il méprise particulièrement cette pensée ridicule, pour autant, sans en avoir jamais parlé, Wash est persuadé que ni l'un ni l'autre, ne pourrait rester seul à fixer sa télé. C'est ridicule, parce que Darcy, contrairement à lui, aurait une chance de s'en sortir. Mais il n'y a pas de vainqueur aux jeux, alors Wash irait avec elle, et peut-être qu'il se battrait mais surtout il mourrait. Dignement sûrement. De sa propre main, rien que pour faire chier les spectateurs. S'ils le laissent, c'est à dire.
QUELS SERAIENT OU A ETE OU AURAIENT ETE VOS ATOUTS DANS L’ARENE ? Sa logique, sûrement, sa connaissance des plantes, des remèdes qu'on ignore. Wash passe sa vie à lire des livres, mais il lit vraiment tout : même le traité philosophique sur les champignons, alors il est capable de savoir ce qui se mange, ce qui se jette, comment, pourquoi, et où est le nord. Après, s'il se retrouve face à un couteau, je ne promets rien. Heureusement, il sait grimper aux arbres.
QUEL SERAIT L'OBJET PERSONNEL QUE VOUS EMPORTERIEZ DANS L’ARENE ? Une mèche de cheveu de Darcy. Ses cheveux sont tellement durs, ça ferait une corde.
QUE PENSEZ-VOUS DE LA SPECIALISATION DE VOTRE DISTRICT, DE VOTRE NIVEAU DE VIE ? Wash n'a pas à se plaindre. Le poisson l'ennuie, certes, il sait tous les reconnaître à l'odeur, les yeux fermés, et ce qu'il déteste le plus, c'est aider son père à débarquer les poissons le matin à la criée. Mais concrètement, Papa Pembroke tient l'un des commerces les plus florissants du district, en vendant ses poissons un prix d'or aux autres misérables. Il fait partie de ces petits opportunistes qui profitent de la pauvreté des autres pour s'enrichir juste un peu, juste assez pour pouvoir continuer à soutenir et à profiter du système du Capitole. Bref, Wash a assez à manger, et grâce à lui, beaucoup de ses amis aussi. Il est même assez naïf pour se faire prendre la main dans le sac un jour sur deux, mais peu importe. Il a l'argent d'avoir des livres, alors il est plutôt heureux, comme ça.


entrez dans l'arène
ϟ PSEUDO Elise 8D
ϟ AGE 19 ans.
 ϟ COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? Si vous me demandez j'ai suivi une blonde.
ϟ AS-TU LU LA TRILOGIE ? Absoooolument pas. Mais ça viendra p't'êêêtre.
ϟ CODE validé par emma.
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MessageSujet: Re: Wash || Lonely people are always up in the middle of the night.   Mer 18 Avr - 13:26


THERE IS NO LIFE WITHOUT YOU


don't get lost into the woods


Wash est fait de faux semblant. Ce n'est pas qu'il soit hypocrite c'est qu'il n'est pas honnête. Ce qui sort de sa bouche n'est rarement la réalité, c'est un menteur de première, un peu malgré lui sûrement. Il ne ment pas sur les petites choses, il ne récidive pas vraiment, il ne s'invente pas une vie parallèle et palpitante pour se donner un quelconque intérêt, non, ce n'est pas son genre – la vie le lasse, même s'il s'invente un passé de drogué, il la trouve toujours très plate. Wash ment parce qu'il est fier, il se ment même à lui-même, parce qu'il est con. Le problème du brun c'est qu'il se croit déterminé par une autre. Il pense que sa vie ne dépend et n'a dépendu que de la blonde, il se croit esclave, il se sait soumis. Il oublie, stupide, que c'est lui qui décide. Pourtant, il ne se rabaisse pas, il ne se déteste pas, il ne voue pas un mépris complet à son corps, il n'a jamais traversé au cours de son adolescence un quelconque épisode de dégoût. Wash malgré son prénom, malgré sa puberté tardive, n'a jamais été embêté par des complexes superficiels, bien trop occupé à veiller sur celle qui occupe ses pensées – le doux romantique.
Seulement Wash n'a rien de romantique. Wash n'a rien d'un prince, il dit vouloir le bonheur de Darcy mais il est égoïste et impatient et il n'en peux plus d'attendre. Il s'ennuie de la vie qu'il observe, passif, il laisse les autres décider et suit sans trop y réfléchir la foule. Derrière son ironie acerbe, ses remarques cruelles, il est aussi creux que les autres, si ce n'est qu'il porte ce fardeau de cet amour qui le bouffe et qui l'agace, qu'il ne sait pas gérer, et cette gosse là qui ne fait que compter sur lui, Wash est un roc, celui sur lequel tout le monde s'appuie, celui à qui on se confie, il reste silencieux, il se moque, mais il est loyal, on peut compter sur lui, l'amitié reste la valeur qu'il estime le plus, l'amitié qu'il laisse ambiguë, qui le détruit peu à peu car il ne sait pas y mettre un terme, car quand il dit qu'il l'aime elle rigole et elle lui tape sur le crâne avec une force surhumaine.

Il est plutôt sociable, il aime bien la compagnie des autres, même s'il reste un peu en retrait, même s'il a souvent son sourire en coin, un peu moqueur, il juge et observe, analyse doucement, il reste constant. Il aime la compagnie mais il a peu d'amis, des êtres choisis sur le volet, qu'il estime réellement. Ce qui est plutôt rare. Il préfère les coups d'un soir aux amours réels. Le sien est déjà trop éternel. Washington a une apparence tellement calme qu'on le prendrait pour un moine, si seulement après une dizaine de minutes de silence à observer le vide, il ne se tournait pas vers son voisin avec un sourire torve pour lui glisser que la fille devant porte un string vraiment très échancré. Peu importe.

Elle ne se rend pas compte. Ses yeux noirs, son être tout entier est captivé par le creux des reins, par le dessin des omoplates, par la courbe de ses épaules, étroites, fragiles, presque enfantines, derrière un semblant de féminité. Elle ne se rend pas compte. Il observe ses bras fins, presque maigres, qui jouent avec le tissus, dansant, les voiles viennent peu à peu recouvrir son corps, sa peau hyaline. Assis sur le lit, Washington se repaît de son être. Il pourrait la manger toute entière, à cet instant elle serait sienne. Il se demande, soudainement, si la jolie blonde, la jolie blonde qui l'ignore, qui maintenant se lève rapidement pour partir à la recherche de sa culotte balancée quelques instants plus tôt, il se demande si cette adorable nymphette se rend compte du pouvoir qu'elle a sur lui. Si elle se rend compte qu'il vit pour son sourire et pour ses yeux rieurs, pour ses remarques acerbes, pour ses fossettes délicieuses qui se creusent, pour ses seins adorables, pour blottir sa tête entre son cou et son épaule, près de ses clavicules saillantes. Il observe les jambettes qui se jouent de son désir, qui l'allument avec candeur, alors qu'elle les trémousse en claquant l'élastique de la culotte sur son ventre plat. Légèrement bombé, adorable, désirable. Par moment Wash se sent terriblement vulnérable mais il a l'impression qu'elle ne se rend pas compte. Elle en joue, sûrement, presque inconsciemment, mais elle se trompe ; il ne la baise pas parce qu'il la désire. Ce n'est pas quand elle se présente, les joues en feu et la respiration haletante, le petit sourire en coin devant sa porte, son corps qu'il devine nu sous son manteau dépareillé qu'il la désire. Il ne l'aime pas en petite pute. Il l'aime quand elle ressemble à celle qu'elle a été et qu'il a toujours voulu voir, l'enfant adorable, celle pour qui il pourrait crever, à chaque instant à chaque respiration, cette fille-là qui ne réfléchit à rien, qui se tourne vers lui dans sa culotte d'enfant avec ses cuisses trop fines. Il lui sourit alors qu'elle demande s'il n'a pas gardé son t-shirt (on sait jamais, s'il veut lui faire un autel, et puis qu'il arrête de la regarder comme ça, il a l'air d'avoir bouffé un crapaud hallucinogène), il fait non de la tête, se penche pour attraper une clope et l'allume rapidement, nonchalant, lascif, adolescent. Wash s'est mis à fumer sur le tard, bien après que tous ses amis n'aient fumé leur « première » - ce que c'est sexuel. Il avait toujours trouvé ça stupide, n'avait trouvé aucun charme à ses adolescents stupides et esclaves de quelques herbes. Et puis au final, il est bien esclave d'une blonde stupide et enfantine, alors. Finalement il s'est dit qu'il pourrait bien prolonger son être, que la fumée lui irait bien, lui donnerait ce petit air mystérieux en plus, et puis fumer malgré tout, c'est classe, il en est sûr.

Aussi loin qu'il se souvienne elle a toujours été là, avec ses cheveux qui frisent, sa bouche qui s'étire et ses cils qui babillent. Elle a toujours été là à le tirer par la main pour qu'il accepte de sortir, alors que lui, le pauvre enfant, il n'en avait aucune envie, il voulait rester à l'intérieur, loin des oiseaux et de l'herbe menaçante, il voulait rester à partager les aventures de Fifi Brindacier et autres héros de son enfance tourmentée. Il était petit, un peu rabougri, légèrement à l'écart, la blonde tornade était la folle qui tapait les autres garçons pour le défendre, parce qu'il ne voulait pas jouer avec eux et qu'ils s'attirait les brimades avec sa gueule de fille. Son père s'est toujours morfond de ce gosse qui n'a rien d'un homme et qui serait vraiment plus joli en robe qu'en culotte.

Il se lève à son tour, étire lentement son corps endormi par le plaisir, laisse la clope pendre au bout de ses doigts anguleux, la fumée lui donne contenance, pâlie à sa nudité. Il attrape le dessous et l'enfile lentement alors qu'elle court à la recherche de sa robe jaune, gueulant des insultes par centaines, sans rien articuler, si bien qu'il n'en comprend que le quart – et c'est déjà un petit exploit. Elle lui jette des regards courroucés comme pour lui faire comprendre qu'il devrait chercher pour elle. Le brun ne fait que lui jeter un regard amusé avant de s'avancer vers la fenêtre pour y déverser sa fumée. Il n'aime pas vraiment l'odeur de la clope, ni même le goût, ce qu'il aime, c'est de sentir sa gorge brûler. Elle finit par trouver la robe, il ne la regarde pas, il ne fait que l'écouter, se délecter de sa voix agacée. Elle fait penser à une femme comme ça, alors que ce n'est qu'une enfant, une vraie gosse, une môme immature parmi d'autres. Il ne pourrait pas dire pourquoi il l'aime, qu'il pense quand il embrasse pensivement la joue qu'elle lui tend sans écouter les paroles – les ordres – qu'elle lui adresse. Il n'en sait rien. Peut-être que c'est l'habitude.

La première fois qu'ils ont couché ensemble – baiser dirait-il, lui si bien élevé, avec ses cheveux en bataille et sa gueule d'angelot, il dirait baiser comme on dirait le plus beau des blasphèmes, avec une certaine excitation, un certain plaisir, il le dirait lentement, il s'insurgerait du vulgaire tout en savourant l'interdit – Washington était très enfantin, très hésitant et très excité. Il sait bien qu'elle, elle ne pense à rien, que Darcy est comme une petite fée volage et stupide, entêtée et aérienne. Volatile. Tige. Lui il réfléchit trop, il triture ses méninges, il analyse ses expressions jusqu'à déceler ce fond de tristesse parfois dans le recoin de ses yeux quand elle l'enlace le soir, après l'avoir monté, pour aller dormir. Parfois même quand elle rit il la sent un peu triste. Mais peut-être qu'il s'inquiète juste un peu trop. Il veut la protéger et il veut l'aimer comme le ferait un chevalier de conte. Sauf que le brun n'a rien d'un chevalier. Les casques n'iraient pas à son visage trop efféminé, et puis la cote de maille tomberait comme un sac sur sa silhouette carcasse. Il n'a jamais été très doué sur un cheval, et le blanc ne ferait que ressortir sa peau de lin, trop éclatante au soleil qu'il ne pourrait regarder en face sans chialer à cause de ses yeux trop bleus. Non vraiment. Wash n'a rien d'un prince de conte de fée.
Mais il a la princesse.

Il vient entourer sa taille de ses mains devenues larges et masculines, un peu. Il a toujours les doigts fins et un peu enfantins mais la paume est grande et chaude, il remonte un peu le t-shirt pour venir caresser la peau pêche alors qu'il laisse sa tête venir se nicher près de ses cheveux à l'odeur de groseille. Elle rit un peu, essaye de se dégager alors qu'il la serre encore plus, ses doigts viennent un
peu arracher la graisse qui traîne, qui lui donne un peu de consistance, à ce moineau capricieux. Dans un éclair, il se demande si elle ressemblera à Phyllis plus tard : grosse et petite, avec pleins d'enfants. Il se demande stupidement si ce seront les siennes, ces petites têtes blondes souriantes qu'il aperçoit derrière sa grosse silhouette toute ronde. Il chasse la pensée de son esprit, les remplace par des idioties obscènes qu'il vient lui glisser à l'oreille. Elle sourit à moitié, glousse un peu, chasse ses lèvres du dos de sa main, comme une enfant, une princesse orgueilleuse. Il desserre son étreinte et la libère doucement, alors qu'elle s'enfuit il laisse ses paumes glisser sur sa taille trop fine pour mieux ressentir le vide qui le prend alors qu'elle lui jette un regard espiègle de derrière son épaule ronde. Adorable petite peste. Elle tournoie un peu sur elle-même, sûrement pour le plaisir de lui faire observer sa culotte blanche, enfile les chaussettes en tombant à moitié, elle tombe sur la porte, le regarde, bat des cils, rougirait presque un peu, la ferme derrière elle. Imbécile. Le silence stupide le prend et le seul.
Il se détache du mur de pierre froid, jette la clope par dessus le rebord râpeux de la fenêtre et pousse le soupir caractéristique de ceux qui savent trop.

Par moment il se demande s'il ne serait pas heureux, s'il pouvait seulement l'oublier, il se demande s'il ne devrait pas partir avec des amis loin, dans un pays dont il ne pourrait prononcer le nom. Il oublierait doucement la blonde, il l'oublierait calmement, au rythme des vagues de cette mer exotique, chaude et transparente qu'il observerait en sirotant un cocktail aux couleurs aphrodisiaques. Il l'oublierait comme on oublie un souvenir, et son sourire resterait sûrement, son rire peut-être, comme quelque chose de doux et d'heureux, comme une enfance qui aurait duré un peu plus longtemps. Darcy ne sera jamais adulte et lui il a déjà l'impression de porter sur ses épaules toute la misère du monde. Souvent il sent qu'elle ne pourra jamais le comprendre pleinement, qu'il est destiné à rester dans son ombre, à prétendre être un ami, ce qu'il n'est pas, ce qu'il n'a jamais été. Il n'est l'ami de personne. Washington ne fait que collectionner les relations ambiguës, il est las, tout l'ennuie. Même Darcy l'ennuie, même Darcy lui semble futile, il a juste envie de s'enfuir, de disparaître. Ça dépend. Parfois quand il se retrouve seul, il lui prend des envies de meurtres contre son être mais c'est normal. Tout le monde est suicidaire. Peu de gens l'assument, voilà tout.

Washington a toujours trouvé sa mère étrange. Enfin. Enfant disons qu'il a toujours su que quelque chose clochait. Il regardait Phyllis, avec ses joues roses, son grand sourire, ses cheveux blond et son teint nature, qui courrait après sa gosse et lui chatouillait les côtes. Et il regardait la grande brune, à l'air morne, affalée sur le sofa, qui fixait, absente, la bouteille devant elle. Il a un vague souvenir d'une scène qu'il ne sait s'il l'a inventé, ou si elle a vraiment existé. Une combinaison d'épisodes qui se seraient répétés et qu'il aurait condensé. Il se souvient vaguement, de son petit corps maladroit, disproportionné et enfantin, qui essaye de grimper sur le sofa pour câliner la brune. Elle s'appelle Maman. Le petit corps bataille, il appuie sur les bras pour faire balançoire, s'acharne, tombe à plusieurs reprises. Peut-être qu'il l'a fixé, mais elle ne le voit pas vraiment, elle porte à ses lèvres le liquide ambré alors que le gosse recommence, peut-être qu'il murmure son prénom. Elle ne veut pas vraiment qu'il l'appelle Maman. Mère passe encore. Phyllis dira plus tard que c'est ridicule, posera la tête de l'enfant entre ses gros seins et lui dira qu'il peut l'appeler Maman, qu'il est son fils, le frère de Darcy (quelle horreur, maman, je baise ma sœur). Wash ne le fera jamais, trop fier sûrement. La brune ne le ramassera jamais non plus. Trop indifférente sûrement. Le sort du gosse ne l'a jamais trop passionnée. Elle ressemble un peu aux méchantes des dessins animés pour enfant, avec un corps maigre et sec, un visage allongé, seule dans un manoir immense à ruminer sa solitude. Elle ressemble aux méchantes des dessins animés mais elle n'a pas de but, pas de missions secrètes, elle ne veut ni détruire ni sauver le monde. Son fils unique n'est qu'un fardeau de plus à cette existence qui l'importe peu.
Le père lui, est puissant et fort. Riche et caricatural, absent. Alison est ce genre de femme que l'on frappe une fois, deux fois, trois fois sans qu'elle ne réponde. Washington ne s'est jamais réellement interposé. Il a toujours beaucoup aimé ses parents mais n'a jamais été proche d'eux, n'a jamais partagé quoi que ce soit avec l'un ou l'autre. Phyllis l'a élevé, Darcy l'a câliné. Les deux géniteurs n'ont jamais été que de vagues ombres qui parfois venaient embrasser son front la nuit venue.

Quand Washington s'est mis à genoux devant Darcy pour lui demander sa main, il n'en revenait pas des mots qui sortaient de sa bouche et du calme qui l'envahissait à mesure qu'ils s'échappaient. Je t'aime. La blondinette ne l'a jamais pris au sérieux. Elle ne l'a jamais fait et ne le fera sûrement jamais – c'est plus simple ainsi peut-être. Mais ce je t'aime là, Washington s'en souvient encore parfois, et le mariage dans le jardin était grandiose. Elle avait même une robe blanche et il avait emprunté une cravate à son père. Finalement, l'enfant n'avait pas réussi à la nouer autour de son cou, alors il l'avait accroché sur son crane. Comme s'il jouait au cow-boy. C'est sûrement à cet âge-là, de la manière la plus innocente qui soit, que l'enfant a signé son arrêt de mort. Plus tard, quand il aura l'âge de comprendre, Phyllis le regardera dans les yeux et lui dira qu'il ne peut pas rester ainsi à vivre uniquement pour cette gosse immature, parce qu'elle ne le comprend pas, qu'elle ne le voit pas, qu'elle n'est pas capable d'aimer comme il le fait, comme il le faut, qu'elle ne pourra jamais lui donner autant qu'il ne lui donne. Elle lui dira que Darcy est sa vie mais que cette gosse est trop égoïste et qu'il finira par se faire bouffer. Et Washington, du haut de ses quinze ans, portera la clope piquée à sa mère à ses lèvres et haussera vaguement les épaules. Trop tard.

Parfois quand ils ne baisent pas (ce qui est en réalité la plupart du temps, soyons réaliste, mais Wash est plein d'optimisme quand il s'agit de certaines choses), la blondinette, assise en tailleurs sur la branche d'un arbre étiré, lui jette des regards méchants, alors l'adolescent, avec son corps maigre et grand, remonte à moitié sa tête pour tourner son visage vers elle et l'interroge avec son sourire en coin. Elle pousse un soupir, il lui demande ce qu'il y a de son air un peu blasé un peu amusé, et elle attaque, elle croit faire mal, elle lui dit qu'il n'est qu'un lâche, qu'il devrait s'engager, que de ne pas agir contre le Capitole, c'est le soutenir. Lui il l'observe, il se délecte de la rage qu'il lit dans ses traits, il la trouve adorable, parce qu'elle ne sait pas se battre, parce que s'il y avait une attaque quelconque, c'est derrière lui qu'elle devrait se cacher, incapable qu'elle est, la douce enfant. Il répond à moitié, par des petites phrases éludées qui l'agacent, elle s'énerve alors qu'il a envie de l'embrasser terriblement, ça commence dans le bas du ventre, près des angoisses, ça chatouille les côtes, là où il sent le vide, il veut l'aimer. C'est trop injuste comme ce sentiment le prend toujours sans prévenir, comme il pourrait la manger à cet instant. Phyllis a tort, il n'a rien d'altruiste. Il est terriblement égoïste, il la veut pour lui, rien que pour lui, il l'a toujours voulu, s'il s'écoutait il l'enfermerait, il l'enfermerait au fond d'un puits, ou en haut d'une tour, dont il serait le seul à détenir la clé. Il dit qu'il veut son bonheur mais il n'en sait rien, et si elle était malheureuse mais qu'elle lui appartenait ? Est-ce qu'il veut qu'elle l'aime, est-ce que ça l'importe, ou est-ce qu'il veut juste l'avoir. Il n'en peut plus de la voir partir et il a peur, par moment il a l'impression, stupide, étrange, l'imbécile a l'impression qu'il pourrait la tuer pour qu'elle reste dans ses bras.



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MessageSujet: Re: Wash || Lonely people are always up in the middle of the night.   Mer 18 Avr - 14:10
Bienvenue I love you
Et bon courage pour ta fiche!
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MessageSujet: Re: Wash || Lonely people are always up in the middle of the night.   Mer 18 Avr - 14:22
Bienvenue & bon courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: Wash || Lonely people are always up in the middle of the night.   Mer 18 Avr - 17:29
Merci !

Fiche finie j'pense.
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ϟ 1ERE MOISSON : 01/02/2012
ϟ MESSAGE : 760
ϟ AVATAR : holland roden.
ϟ MULTICOMPTE : velvet baxter.
ϟ DISTRICT : sept.
ϟ AGE : twenty-one y.o
ϟ METIER : mentor du sept.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : indécis
ϟ COMPÉTENCES : SLAVE
ADMINISTRATRICE DE DAUGHTER OF FIRE
MessageSujet: Re: Wash || Lonely people are always up in the middle of the night.   Mer 18 Avr - 20:34
Quel personnage ! J'adooore. :hiiiih: Et puis la relation Wash/Darcy.
Je te valide, n'oublie pas d'aller te recenser dans les différents sujets : ici. I love you
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MessageSujet: Re: Wash || Lonely people are always up in the middle of the night.   Mer 18 Avr - 20:45
Merciii ! C'est juste un gros bisounours tout mou, mais j'y suis attachée. J'vais me recenser de suite
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MessageSujet: Re: Wash || Lonely people are always up in the middle of the night.   
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Wash || Lonely people are always up in the middle of the night.

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