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 HERMES ζ Run away with him. - Terminé.

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CITOYEN DE PANEM
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MessageSujet: HERMES ζ Run away with him. - Terminé.   Dim 8 Avr - 16:43





End of the road.
Mes pensées s’agitaient nerveusement passant du tout à son contraire : c’était le chaos, une vraie arène de combat où chaque fervent militant s’affrontait entre eux, y laissant leur vie. Personne ne prenait le dessus sur le clan adversaire, tout finissait systématiquement dans un bain de sang…
Il y avait une part de moi, dont je ne connaissais pas l’ampleur, qui désirait le voir. Chaque cellule de mon corps était attirée vers lui. Mais l’autre part, se serait punie pour n’avoir pensé ne serait ce qu’une seconde que je dépendais de quelqu’un, de lui, Hermès… Six lettres alignées les une aux autres qui me faisait perdre mes sens, mon instinct implacable. Depuis quelques temps, sa présence était devenue rare, quasi inexistante. Bien que nous semblions sous le sort de l’attraction tels des aimants, ils jouaient plutôt au soleil et la lune. N’étais ce pas ce que j’avais souhaité ? Le faire fuir, l’éloigner le plus de mon cœur, de mon corps. Je fermai les yeux à cette pensée, me plongeant dans le souvenir de ses douces caresses tracées du bout des doigts, sa poigne forte et pourtant empreinte de tellement d’histoire… Je m’enfonçais dans ces délicieux souvenirs quand j’entendis ma sœur entrait à la maison. Glitery réussit à me remettre les idées en place sans s’en rendre compte. C’était à cause d’elle, à cause de mes géniteurs si j’avais tellement peur de m’attacher aux autres. Personne sur cette terre ne pouvait jouer avec moi, faire de ma personne un pantin docile. Hermès ne pouvait avoir toutes les pièces en main, il ne pouvait décider de ses allées et venues. Il ne pouvait pas m’ignorer, ni me laisser de reste. Il avait décidé de s’éclipser, j’allais le rattraper ! On ne pouvait pas me laisser sur le bord de la route, choisir de tracer son chemin, prendre le tournant décisive de la droite, alors que ma vie s’orientait vers la gauche. Personne n’avait osé, avant lui, c’était moi qui mené la cadence, et autant savoir qu’il allait se mordre les doigts de cette erreur.

Assagit par cette prise de conscience, je me mis en route : Hermès n’allait pas s’en tirer aussi facilement. Je me ruai dehors, ne décochant aucun mot à ma sœur. Elle n’avait pas besoin de savoir, personne n’avait à savoir ce qu’il se passait entre nous. C’était entre lui et moi de régler certains détails fâcheux.
Je bousculais les gens sur mon passage, ces derniers me renvoyaient des regardes noirs, pleins de dégout. Dans les rues ventées le souffle frais faisait fouetter mes cheveux contre mon visage, m’encrant un peu plus dans la dureté de la situation. Mon souffle se fit cour, lorsque j’arrivai devant sa maison. Un lieu que je connaissais bien pour y avoir passé de nombreuses heures au cœur de la nuit.
C’était un havre de paix, un endroit bordé par la nature, une tanière, un cocon. Je m’aventurai dans son jardin avec la même rage noué à la gorge, quand je me pris les talons dans la terre molle. Quand je voulu retirer mon pied de la bourbe, je ne réussis qu’à me torde la cheville. La douleur se fit vive, mais ma rancœur était tellement forte que je décidai d’y faire abstraction. Je me repris rapidement en main, et alla derechef au devant de sa porte. Je repris mon souffle, arrangea mes cheveux couleur blé, tout en tambourinant comme une détraquée sur la porte en chêne. Les poings serrés faisant enfoncer mes ongles dans la peau, ouvrant le tissu en forme de demi-lune, comme l’aurait fait un couteau dans du beurre.

« Hermès ouvre moi tout de suite si tu es un homme ! » Hurlais-je à bout de souffle, pour qu’ils m’entendent à travers la cloison.

J’étais aussi délicate à prendre que des braises en pleines mains. Plus les secondes passés avant qu’il n’ouvre, plus je montais en pression.

« Je sais que tu es là. Laisse moi entrer où je passe par la fenêtre de ta chambre. » Je pris une de mes chaussures prêtent à l’utiliser comme une pierre pour casser la vitre, quand j’entendis le cliquetis de la serrure. Dans quelques dixièmes de seconde j’allais me retrouver -enfin- face à lui.




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MessageSujet: Re: HERMES ζ Run away with him. - Terminé.   Dim 8 Avr - 17:55





End of the road.
Je frottais mes mains calleuses contre le tissu fin de mon pantalon et m'affalais enfin sur le seul siège de ma modeste demeure. Depuis le petit matin, j'étais parti vers les bois pour couper un nombre relativement important de bûches, qui ne me servait à rien d'autre qu'au stockage. Il ne faisait pas tellement froid ces derniers temps, et la demande ne faisait que décroître. J'avais peur de retrouver dans peu de temps mon estomac grognant, mes membres tremblant. Dans ce district, personne ne croyait à la faim. Entourés de produits luxueux, ils se plaisaient à s'imaginer eux même dans une vie à l'ombre de tout soucis. Mais personne n'était à l'abri. Tout cela me faisait regarder du coin de l’œil les habitants, grognant dans ma barbe non existante. Je ne comprendrais jamais la superficialité et la frivolité du district un. Après avoir connu la dure vie du onze, cela allait sous le sens.

Et arrivait le moment que je haïssais plus que tout. Le moment où, les mains vides, l'esprit propice à la réflexion, son visage angélique arrivait dans mon esprit. Je serrais les dents, essayant de balayer l'image dans un coin reculé de mon cerveau, mais c'était tout bonnement impossible. Elle me souriait, et j'entendais presque dans mes oreilles son rire cristallin. Je ne pouvais que remercier mon cerveau de ne pas m'infliger de réelles hallucinations, bien que je l'imaginais à deux doigts de se décider. Je soupirais et courbais le torse, mes os me lançant. Un des mauvais côtés de ce dur métier : les douleurs physiques. Je n'étais pas homme à se plaindre, mais plus le temps passait, plus c'était insupportable. Je me levais soudainement pour me poster à la fenêtre, regardant l'extérieur. Il n'y avait guère de choses autour de ma maison, habitant en recul de l'agitation près des bois où je travaillais. La terre humide de mon jardin me donnait la possibilité de planter quelques herbes qui pousseraient sans aucun problème, mais je ne m'embarrassais de choses auxquelles je ne pourrais rester assidu.

Ce que je pouvais blâmer, dans cette existence, c'était ces moments où la solitude me paraissait basculer. D'une chose à embrasser avec joie, elle devenait une souffrance. Dans ces moments où le silence pesait, où mes propres pas me faisaient sursauter, mes pensées vagabondaient, sautaient d'idée à idée. Et évidemment, nous retournions toujours à la même personne. Depuis la gifle, je n'avais pas souhaité lui reparler. J'espérais en silence qu'elle reprendrait ses esprits, reviendrait vers moi et m'annoncerait qu'elle m'aimait tout autant. Qu'elle était désolée. Mais bien entendu, il fallait être réaliste : cela n'arriverait tout bonnement jamais. Je ne savais pas si Cyrène m'aimait un tant soit peu mais en tout cas, elle n'agirait jamais comme tel.

Parfois, je me demandais pourquoi elle me refusait. Je n'étais pas un méchant garçon, et j'étais persuadé de pouvoir lui apporter beaucoup plus de bien que de soucis. N'étions-nous pas bien, ensemble ? Lorsque, lotis dans les bras de l'autre, nous nous sentions lentement quitter cette Terre pour voguer dans cet endroit, uniquement à nous ? Jouait-elle ? Les questions étaient tellement nombreuses, tellement douloureuses. Je poussais un soupir lorsqu'un bruit provenant de l'extérieur me fit lever la tête. Elle était là. Était-ce un rêve ? Mais non. Son expression dure, ses pas décidés me firent revenir à la réalité : c'était bel et bien ma Cyrène.

Je m'écartais un peu de la fenêtre, qu'elle ne puisse m'apercevoir. Bien vite, elle tambourina à la porte, troublant l'étrange silence qui m'avait habité. Bien que l'ayant vue arriver, je ne pus m'empêcher de sursauter devant tant de rage, tant d'agressivité. Elle m'en voulait, c'était évident. Et sa voix, m'arrivant légèrement faible à cause de l'épaisseur de la porte entre nous, me raidit. Je ne pouvais plus bouger. Je ne savais pas à quoi m'attendre, en ouvrant cette porte. Je ne voulais pas retomber dans cette torpeur qui m'habitait à chaque fois qu'elle me rejetait, sans aucune explication. Finalement, mon regard bougea à nouveau lorsqu'elle menaça de s'introduire par effraction chez moi.

Mon bras se remit à marcher et je posais ma main sur la poignée froide. De l'autre, je tournais la clé que j'avais laissé dans la serrure et ouvrais. Je pris une grande inspiration pour me préparer à ce que j'allais voir, et me forçais à retenir ma respiration en l'observant. Malgré toutes les tensions, je ne pus m'empêcher de penser à combien elle était radieuse. Mon regard, se radoucissant à cette évocation, redevint plus dur lorsque je m'y forcis. Elle n'était pas là pour être gentille avec moi, encore moins affectueuse.

« Ne crois pas que j'ai ouvert cette porte pour te prouver quoi que ce soit. A vrai dire, je l'ai juste fait par politesse. » Je baissais les yeux jusqu'à son pied qui semblait s'être enfoncé dans la terre sur le chemin. Un léger sourire apparut sur mon visage, et je le forçais à disparaître quelques secondes plus tard. « Que veux-tu, Cyrène ? » Je tenais la porte pour qu'elle ne puisse pas se faufiler à l'intérieur, sans que l'invite. Elle en était capable. Je ne connaissais pas de femme plus fourbe. « Je n'ai aucun compte à te rendre. »




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MessageSujet: Re: HERMES ζ Run away with him. - Terminé.   Dim 8 Avr - 22:05





End of the road.
« Ne crois pas que j'ai ouvert cette porte pour te prouver quoi que ce soit. A vrai dire, je l'ai juste fait par politesse. »

Je le regardais avec ahurissement, était-il dans une position de force ? Avais je fais le bon choix en venant ? Ne méritait-il pas que je m’en aille sur le champ, avant de m’enfoncer encore plus dans la médiocrité ? Autant de question qui me laissait pantoise et perplexe. S’il avait ouvert c’était par politesse, se moquait-t-il réellement de moi ? La politesse était de tenir au courant ses amis de ses actes, de les prévenir qu’il y avait anguille sous roche. Mais non, Hermès était parti comme un voleur, sans que je ne puisse dire mot. Un rire dément agita ma poitrine, à cette idée. J’avais les yeux fixés dans l’azur des siens, quand il baissa le regard. Pendant un court instant je crus qu’il s’en voulait, que j’avais réussi à mettre un pied dans le plat. Mais l’instant d’après, en voyant son sourire taquin naitre sur ses lèvres, je compris qu’il avait remarqué l’état de mes pieds, sale, couvert de boue. Ca n’était pas digne de moi, de ma famille. Mes parents m’auraient sévèrement puni, si un de leur client pouvait me voir dans cet état. Une fois de plus je ruinerai la réputation de la joaillerie…
Hermès savait si bien toucher le nœud du problème, en deux temps et trois mouvements, il réussissait toujours à me désarçonner. Si quelqu’un pouvait me tenir tête, c’était bien lui. J’étais une sacrée mule, têtue comme personne, mais il avait toujours le dernier mot, chose que je n’avais pas l’habitude et qui m’irritait au plus haut point. J’étais sur le point de me lancer dans un long discours, sur ce qu’est la politesse, quand il reprit la parole.

« Que veux-tu, Cyrène ? Je n'ai aucun compte à te rendre. »

Ces mots étaient si durs, à l’opposé de ses habitudes. Je l’avais déjà entendu prendre cette voix dure envers les autres, voix qui avait d’ailleurs un certain effet émoustillant sur moi. Mais quand les rôles était inversé et que je me retrouvais dans la position d’attaqué, les choses étaient moins agréables. Je me sentais telle une enfant qui avait commis une faute, une enfant qu’il fallait remettre en place… Hermès m’avait piqué au vif, et je n’avais pas l’habitude de mâcher mes mots quand on s’attaquer à ma personne :

« Déjà excuse moi de te le faire remarquer, mais la moindre des politesses serait de me faire entrer. J’ai quand même parcouru toute la ville pour venir jusqu’à toi. »

Je laissai ma phrase mourir en suspens, lui offrant un sourire forcé pour qu’il me laisse entrer. Il ne bougea pas d’un pouce, montrant clairement qu’il campait sur ses paroles. Le sang me monta à la tête, et je m’écriai :

« Et ce que je veux, c’est que tu m’expliques tout de suite pourquoi tu ne m’as donné aucun signe de vie ! »

Je lui donnai des petits coups dans le torse, tout en continuant de parler :

« Comme je peux le voir, tu n’es pas mort. Je n’ai pas un fantôme en face de moi, puisque je peux te frapper. Tu n’as donc aucune excuse, j’attends des explications. »

Je passai mon corps à travers l’embrasure de la porte, collant mon corps contre le sien, ce qui me fit perdre la tête quelques instants, sentant son torse se levait à chacune de ses respirations. Je tentai de le pousser pour rentrer, mais ça aurait été comme faire bouger une pierre avec une feuille : un effort vain. Il devait arrêter de fuir, il ne pourrait pas me fermer la porte au nez. J’attendais des réponses, et je comptais bien y passer toute ma journée s’il le fallait.





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MessageSujet: Re: HERMES ζ Run away with him. - Terminé.   Dim 8 Avr - 22:32





End of the road.
« Déjà excuse moi de te le faire remarquer, mais la moindre des politesses serait de me faire entrer. J’ai quand même parcouru toute la ville pour venir jusqu’à toi. »

Je plissais les yeux, essayant de savoir si elle était réellement sérieuse. Mais à quoi bon ? Elle l'était pratiquement toujours. Ma première réaction aurait été de rigoler et de lui caresser la joue, mais nous n'étions pas dans un contexte « normal ». Pas normal comme auparavant, en tout cas. Alors, je ne fis que l'observer silencieusement, et poussais un soupir. J'étais touché de l'intention, mais je me doutais bien que ce n'était pas pour m'embrasser et me dire qu'elle m'aimait, qu'elle s'était déplacée jusqu'ici. Cyrène pensait tout simplement que j'étais en tort, d'avoir coupé tout contact. Mais je savais plus que tout que j'étais celui qui avait le plus raison, des deux. Son sourire me fit serrer la mâchoire : je haïssais cette expression. Je préférais Cyrène sincère, Cyrène et son beau sourire de quand on allait bien. Celui là me donnait simplement envie de me retourner et de refermer la porte devant elle.

« Et ce que je veux, c’est que tu m’expliques tout de suite pourquoi tu ne m’as donné aucun signe de vie !»

Elle commença à me donner des petits coups sur le torse ce qui me fit rire, sans que je puisse me retenir. C'était assez comique : elle était tellement menue par rapport à moi. En hauteur, elle était loin d'être petite, mais je pouvais la porter comme une brindille. Passé ce moment agréable, je me renfrognai en entendant sa requête. Elle devait bien le savoir, pourquoi je ne lui avais donné aucun signe de vie. Pourtant, elle semblait ancrée dans sa position, peu encline à changer d'avis.

« Comme je peux le voir, tu n’es pas mort. Je n’ai pas un fantôme en face de moi, puisque je peux te frapper. Tu n’as donc aucune excuse, j’attends des explications. »

Je l'observais quelques secondes avant de sentir son corps se rapprocher du mien, de sentir sa poitrine contre mon torse. Elle ne pouvait pas passer. Et elle semblait également avoir perdu cette détermination quelques secondes, tandis que je me sentais enivré à mon tour. Être si proche d'elle était un supplice, plus que de la voir après tant de jours. J'avais simplement envie de passer ma main dans ses cheveux, de l'embrasser doucement. Mais je ne devais faire aucunes de ces choses. Il fallait que je pense à la souffrance qui serait à venir si je tombais dans ses bras à nouveau. Elle essaya de me faire bouger mais avec sa force, elle ne fut guère grand chose. Au bout d'un moment, je décidais de prendre la parole.

« Cyrène. Tu sais exactement pourquoi je ne t'ai pas parlé. Et pourquoi je ne veux pas que tu entres. Je veux que tu le dises. »

Mes mots étaient durs, mon ton glacial. Je haïssais me comporter comme cela avec elle mais je me sentais si blessé. Si elle savait combien j'avais juste envie de tout oublier ! Peut-être qu'elle serait plus motivée pour avouer sa faute si je la laissais entrer, lui montrais l'endroit où nous avions passé tellement de moments magiques. Alors, doucement, mon bras s'abaisse et je me décale, me retenant de soupirer en ne sentant plus son corps contre le mien.

« Tu as raison. La moindre des politesses .. Je t'en prie, entre. N'oublie pas de t'essuyer les pieds. »

A tous les coups, elle viendrait salir mon sol pour montrer sa réticence. Mais après tout, cela ne me dérangeait guère : je la connaissais. C'était Cyrène et elle ne changerait pas de sitôt. Je rentrais à l'intérieur de ma demeure qui ne contenait, pour savoir, que deux chaises en piteux état. En général, on allait sur mon lit ou directement à terre. Je lavais régulièrement l'endroit. Et alors, n'osant me retourner je reprenais la parole, dos à elle, au milieu de la pièce principale.

« Je pense que c'est toi, qui as quelque chose à me dire. »






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MessageSujet: Re: HERMES ζ Run away with him. - Terminé.   Lun 9 Avr - 21:01





End of the road.
« Cyrène. Tu sais exactement pourquoi je ne t'ai pas parlé. Et pourquoi je ne veux pas que tu entres. Je veux que tu le dises. »

Je sentais son souffle chaud chatouiller ma peau, alors qu’il me répondait sur un ton de reproche. Je ne pu m’empêcher de remarquer combien cette proximité m’engourdissait, dans un monde beaucoup plus agréable fait de volupté et de plaisir. Mais en voyant son visage fermé de cette sorte, mes idées se remirent en place : nous n’étions pas là pour passer du bon temps ensemble. Si j’étais là, c’était pour mettre les choses au clair, il voulait que je parle, il devait le faire avant moi. Hermès semblait l’avoir compris, puisqu’il baissa son bras, me laissant entrer chez lui. Je ne pu contenir mon sourire, et me faufila à toute vitesse avant, qu’il ne décide de me renvoyer dehors.

« Tu as raison. La moindre des politesses.. Je t'en prie, entre. N'oublie pas de t'essuyer les pieds. »

Je connaissais les bonnes manières, mes parents m’avaient fait suivre des cours de bienséance lorsque j’étais enfant. Je me rappelai le visage de la Dame, le teint impeccable, les cheveux soigneusement coiffés d’un bleu éclatant. Elle ressemblait aux capitoliens, et voulait faire de nous ses semblables. Si elle avait pu me voir aujourd’hui, elle se serait rendue compte qu’elle avait a essuyé un échec cuisant : j’étais loin d’être une jeune fille sage et bien rangée…
Je décidai donc de ne pas suivre le conseil de Hermès, et me dirigea vers une des chaises.

« Je pense que c'est toi, qui as quelque chose à me dire. »


Il était derrière moi, mais je m’imaginais clairement le visage qu’il avait : les sourcils froncés créant une ride interrogative, la mâchoire carrée, et les lèvres pointées vers le bas. Hermès était sérieux, et cela fit recourber mon échine. Que voulait il que je lui dise ? Je savais à quoi il faisait référence, je ne voulais pas lui mentir, ni lui dire la vérité. Je me moquai de ce que tout le monde pensait de ma propre personne, mais lui… je ne pouvais pas le nier, j’étais morte d’inquiétude, s’il savait ce à quoi je pensais. J’étais incapable d’aimer quelqu’un. Ma sœur me l’avait dit, et elle avait su mettre le doigt là où ça fait mal. Quand bien même j’aurais voulu construire un avenir avec quelqu’un j’en étais incapable. Depuis tant d’année je m’étais appliquée à ne laisser entrer personne dans ma vie, je m’étais forgée une carapace. Mon coeur était une pierre froide et insensible…
Mes pensées s’entremêlaient dans mon esprit, j’étais paralysée, je ne pouvais plus bouger. Ni faire un pas en avant pour m’assoir, ni essuyer le bord de mes yeux brillants. Le nœud dans mon ventre semblait peser des tonnes…
J’essayai avec tant bien que mal de me reprendre en mains, mais l’effort était vain. Hermès m’avait mise à nue. C’était moi la fautive, moi qui fuyait sans cesse…
Le corps engourdis, je m’assis sur la chaise sentant mes jambes en coton. Je repliai mes jambes en chien de fusil, enlevant mes talons qui meurtrissaient ma cheville blessée. Je tentai d’enfiler un masque, celui de la colère, mais tout énervement s’était évanouie en moi. Le regard dans le vide, bredouille, je ripostai avec sarcasme, seule chose que je savais faire pour me défendre :

« Oui, j’ai quelque chose à te dire. Je sais que tu veux une réponse. Mais moi aussi, il y a un bon nombre de chose que je voudrais. »

Je déroulai un parchemin imaginaire, lui montrant l’étendue de mes souhaits.

« Je voudrais une belle robe pour le printemps, un peu de reconnaissance envers mes parents, que tu m'embrasses. Mais par-dessus tout, tu c’est ce qui est en tête de liste ? Je veux savoir pourquoi tu as coupé tout contact avec moi. »

Je le regardai intensément, essayant de déceler dans son regard la vérité, celle qu’il me cachait à présent…








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MessageSujet: Re: HERMES ζ Run away with him. - Terminé.   Mar 10 Avr - 17:47





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Je l'entendis s'asseoir sur la chaise, derrière moi. Je n'osais me retourner, n'osais la voir peut-être blessée ou triste. Mais non. Elle ne pouvait pas l'être. Pourquoi le serait-elle, si elle ne m'aimait pas ? Alors, dans mon cœur, s'alluma une petite lueur d'espoir. Le silence était trop long, trop chargé de paroles que l'on n'osait dire à voix haute.

« Oui, j’ai quelque chose à te dire. Je sais que tu veux une réponse. Mais moi aussi, il y a un bon nombre de chose que je voudrais. »

Ainsi, elle le reconnaissait, au moins. J'étais heureux qu'elle puisse savoir que j'attendais quelque chose de sa part. Mais je sentis à la fin de sa phrase qu'elle n'était pas vraiment honnête et qu'elle partait dans l'ironie, dans le sarcasme. Pourquoi ne pouvait-elle pas être sérieuse, avec moi ? Juste une fois ? Je voulais une conversation à coeur ouvert, chose à laquelle elle n'était pas habituée. Même lorsqu'on ne se disputait pas (bon d'accord, qu'on se disputait MOINS), et qu'on se sentait bien l'un avec l'autre, elle refusait de parler de quoi que ce soit qui touche les sentiments ou des choses trop personnelles. Je me sentais dans une relation superficielle et c'était également cela qui me dérangeait. Pourtant, je la savais capable de se confier. J'avais les oreilles, moi même, grandes ouvertes ! Je ne voulais rien de plus que de la voir pleurer, de la réconforter et qu'elle puisse me dire ses secrets sans crainte. Je ne pourrais jamais lui faire du mal de façon intentionnelle.

« Je voudrais une belle robe pour le printemps, un peu de reconnaissance envers mes parents, que tu m'embrasses. Mais par-dessus tout, tu c’est ce qui est en tête de liste ? Je veux savoir pourquoi tu as coupé tout contact avec moi. »

Je m'étais retourné. Oui, je m'étais retourné et je l'observais intensément, regard qu'elle me rendait. C'était déjà ça : elle se confiait légèrement. Mais j'en voulais plus. Savoir ? Ne savait-elle pas ? Peut-être qu'elle faisait simplement sa Cyrène, ou qu'elle n'avait vraiment pas compris l'intensité de mes sentiments. Peut-être que je devais lui dire, encore une fois. Pour qu'elle comprenne, une bonne fois pour toute. Mais après tout, à quoi bon ? Si c'était pour qu'elle s'énerve contre moi une seconde fois .. ça valait tout de même le coup d'essayer.

« Tu sais très bien pourquoi j'ai coupé tout contact avec toi. Parce que j'ai .. Parce que tu me fais mal. »

Certains pouvaient penser ma phrase cruelle. Pourtant, ce n'était pas mon intention. Je voulais juste lui faire savoir qu'elle m'avait fait mal avec ses actions, ou ses non-dits. Je serrais mon poing, enfonçant mes ongles dans ma paume. Je ne voulais pas qu'elle se sente mal, mais comment lui faire comprendre ma souffrance ? J'avais l'impression d'avoir la poitrine serrée, depuis notre dernière rencontre. L'air me manquait. J'avais cette douleur même physique au cœur qui ne semblait s'arrêter. Pour lui montrer combien je pensais ce que je disais, je m'approchais rapidement d'elle, m'agenouillant précipitamment pour prendre ses mains dans les miennes. Je tremblais. Mon regard était désespéré.

« Je t'aime. Je t'ai dit que je t'aimais et .. tu as fui. Que veux-tu que je fasse ? Je ne suis pas masochiste. Je ne veux pas te voir tous les jours sans pouvoir t'avoir .. »

Mon regard partit vers le sol et je soupirais. J'allais lui faire peur. Elle allait fuir, encore une fois. Mais cela ne changerait rien à la situation : au moins, elle ne viendrait pas s'énerver contre moi puisque je l'ignorais. Elle serait celle qui ne voudrait plus rien avoir à faire avec moi. Peut-être qu'elle avait peur de moi ! De mes sentiments, de mon trop plein d'émotions. J'étais toujours dans l'extrême et cela devait la gêner. Si cela se faisait, elle me prenait pour un fou, ne ressentais rien pour moi. Cette idée me fit serrer les dents. Finalement, je me relevais.

« Mais je me suis fait une raison, à présent. C'est pourquoi je pense qu'il vaut mieux que nous ne nous parlions pas .. Au moins pour un moment. »


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MessageSujet: Re: HERMES ζ Run away with him. - Terminé.   Mar 10 Avr - 20:15





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« Tu sais très bien pourquoi j'ai coupé tout contact avec toi. Parce que j'ai .. Parce que tu me fais mal. »

Je ne pensais pas que les mots pouvaient avoir un tel impact sur moi. Prendre un coup dans le ventre lors d'une bataille, se tailler avec une épée dans un combat... j'étais préparée à tout ce mal qui pourrait m'arriver si je participai au jeu. Mais celui-là je le connaissais mal. J'avalai avec du mal ma salive, me rappelant le gout amer d'une discussion qui avait tourné au cauchemar. Je détruisais tout ce que je touchais. Je me rappelais vaguement le mythe de Médée -l'homme qui transformait tout en or d'un toucher, d'une caresse- moi je mettais en lambeau tout ce qui me tombait entre les mains. Mais lui, je ne voulais pas... Hermès était une des rare personne qui réussissait à supporter mon sale caractère. Un homme fort, intelligent, brillant et si différent de toutes les autres personnes du district un. Je ne voulais ni être confronté à son malheur, ni lui donner ce qu'il voulait...

Hermès s'avança vers moi, s'accroupit en m'attrapant les mains, d'une poigne tremblante... cela lui ressemblait si peu, lui habituellement stoïque. J'avais dû me leurrer en pensant que rien ne pouvait l'atteindre.

« Je t'aime. Je t'ai dit que je t'aimais et .. tu as fui. Que veux-tu que je fasse ? Je ne suis pas masochiste. Je ne veux pas te voir tous les jours sans pouvoir t'avoir .. »

Encore ces mots qui sortaient de sa bouche, ces mots que j'avais bannis de mon vocabulaire à jamais : aimer. Pourquoi, nous infligeais t il cela ? Ne pouvait-il pas se contenter de notre vie d'avant. Cette vie qui me manquait tant... J'aurais eu envie de le gifler une seconde fois, mais je n'aurais pu. Je me sentais vide, creuse de l'intérieur. Il ne m'avait pas eu par surprise comme la fois passée.

Je commençai à songer sérieusement que ma venue était une erreur, je ne voulais pas l'entendre me parler comme ça. Je niai de bloc tout ce qui avait attrait à des sentiments, je m'étais jurée de ne plus jamais laisser entrer quiconque dans ma vie...
Hermès ne me regardait plus, et si une chose par-dessus tout me manquait c'était son regard. Une fois de plus, il instaurait une distance entre nous, en se levant, et en finissant par m'achever avec les mots :

« Mais je me suis fait une raison, à présent. C'est pourquoi je pense qu'il vaut mieux que nous ne nous parlions pas .. Au moins pour un moment. »

Une parcelle de moi aurait eu envie de crier, de le supplier de le rester ; mais cette part était si impuissante face à l'autre... je n'étais qu'une pourriture, rongée jusqu'à la moelle. Je me relevai à mon tour, baissant mon regard sur mes pieds nus, n'osant plus affronter son regard si triste.

« Mais je... »

Je me mordis la lèvre, étant incapable de poursuivre la phrase, je ne pouvais pas lui avouer que je l'aimais, alors que moi-même je ne l'admettais pas au plus profond de mon coeur. J'essayais de poursuivre ma phrase, mais les mots restaient coincés dans ma gorge. Une larme roula sur ma joue, se pinçant dans la commissure de mes lèvres. Alors, je me rendis compte que je tremblais comme une feuille, et que mon visage était humide. J'espérai qu'Hermès ne s'en était pas rendu compte, je ne voulais pas augmenter sa souffrance. Je me mis de dos à lui ; rassemblant mes affaires pour m'enfuir une fois de plus.

« Hermès... tu as raison. Je te fais du mal, je fais du mal à chaque personne qui croise ma route. Je m'en moque des autres, mais toi... je ne voulais pas... enfin je veux dire, je ne veux pas. »

Murmurais-je du bout des lèvres, craignant que ma voix ne se brise, si je me mettais à parler à voix haute.




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MessageSujet: Re: HERMES ζ Run away with him. - Terminé.   Mer 11 Avr - 16:48





End of the road.
La regarder était un supplice. J'étais obligé de fuir, de regarder ailleurs .. Lâche, toujours aussi lâche. Quand je l'entendis se relever, je m'attendis à ce qu'elle parte en courant et que je ne la revoie plus. Mais elle n'en fit rien. L'envie de me retourner se fit encore plus forte mais pour tout mouvement, je croisais les bras. Cela me faisait me sentir entouré. Même si je paraissais toujours fort et inatteignable, j'étais en vérité très sensible. Je haïssais cette partie de ma personnalité, si exacerbée en présence de Cyrène. Étais-je vraiment capable de ne plus lui parler ? Cela me semblait impossible.

« Mais je... » 

Espérant une quelconque déclaration, je l'observais à nouveau, debout devant moi. Elle avait l'air si fragile, et pourtant, elle possédait un tempérament de feu. J'adorais cela chez elle. Je la vis se mordre la lèvre, attendant une suite qui n'arriva jamais. La déception prit part de mon corps et je ressentis une douleur à la poitrine, que j'essayais de ne pas montrer. Et l'observant toujours, détaillant son visage et son corps, je vis son expression, cette unique larme qui coula le long de sa joue. Je voulus me rapprocher d'elle et la prendre dans mes bras pour la réconforter mais n'en fis rien. Cela n'aiderait rien. Elle se mit dos à moi, vers la porte, ce qui me fit craindre qu'elle ne s'échappe.

« Hermès... tu as raison. Je te fais du mal, je fais du mal à chaque personne qui croise ma route. Je m'en moque des autres, mais toi... je ne voulais pas... enfin je veux dire, je ne veux pas. »

Je relâchais mon poing, laissais les demi-lunes crées par mes ongles s'effacer. J'avais raison ? Elle ne se battait pas ? Cela ne lui ressemblait pas. Je craignais d'avoir dit quelque chose qui l'avait profondément blessée, pour qu'elle parte sans combattre. Cyrène, où étais-tu ? Sa phrase me laissa pensif. Je ne pensais pas qu'elle faisait du mal à chaque personne, et ce n'était pas de sa faute si elle me faisait du mal. En tout cas, si elle ne m'aimait pas, elle n'allait pas affirmer le contraire. C'était moi le fautif dans tout ça. N'arrivant pas à me retenir, je m'approchais d'elle et la pris dans mes bras, la serrant du plus fort que je pouvais. Ainsi, elle ne pouvait pas fuir.

« Je ne veux pas te faire du mal Cyrène .. »

Je me haïssais. Je me haïssais pour l'avoir mise dans un tel état. Que j'étais idiot ! Je devais prétendre ne pas être blessé jusqu'à la mort si cela voulait dire rendre ma Cyrène heureuse ! Elle pouvait aller avec tous les garçons qu'elle voulait, du moment que je la satisfaisais complètement. Je changeais d'avis complètement, alors que je humais l'odeur sucrée de ses cheveux comme on sniffait de la drogue. Mes mains montèrent pour caresser ses cheveux, et je relâchais un peu la pression contre elle pour lui faire comprendre qu'elle était en sécurité dans mes bras. Que je ne la laisserais jamais.

« Je suis désolé. Je suis désolé. Je ne veux pas t'abandonner .. jamais. »

Je ne pourrais pas parier que mon avis ne changerait pas dans cinq minutes. En fait, je me laissais porter par mes sentiments, ceux de Cyrène. L'empathie m'était horrible. Elle ne voulait pas. Je ne ferais rien qu'elle ne voulait pas, même si je devais en souffrir. J'étais plus fort que ça. Non ?

« Oublie tout. Je ferai ce que tu veux de moi. Je te le promets. »

Finalement, je laissais l'étreinte se finir et lui souriais légèrement. Je me demandais si ce n'était pas une manière d'éviter le conflit : de tout laisser tomber. J'étais pourtant très têtu, mais quand il s'agissait d'elle, tout était chamboulé.


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MessageSujet: Re: HERMES ζ Run away with him. - Terminé.   Jeu 12 Avr - 17:31





End of the road.
J'avais franchi la limite. Pendant des années je m'étais efforcée de rester sur le même chemin, mais Hermès m'avait fait plongée. Au début je ne jouai que timidement avec les barrières de ce pont, mais j'avais à présent dépassé la ligne, je m'étais engouffrée corps et âme dans ce trou noir que je connaissais si mal: les émotions.
Je tentai de reprendre contenance, mais n'y arrivait pas. Une main m'attrapa, m'attirant vers elle. La poitrine chaude, et combien réconfortante d'Hermès m'apaisait. J'essayais de caler ma respiration sur la sienne, être en unisson avec lui pour parvenir à remonter à la surface.

« Je ne veux pas te faire du mal Cyrène .. »

Il était sincère, après toutes les horreurs que je pouvais faire, Hermès semblait avoir encore la force de porter mes bévues. Il me caressait les cheveux, m'embrassait de ses bras avec une petite pression. J'étais si bien avec lui, loin de ses bras il faisait bien trop froid. A mon tour, je glissais mes mains jusque dans son dos pour serrer nos corps. Pendant l'espace d'un battement d'aile, nous ne faisions plus qu'un, une même âme, la moitié d'un tout commun.

« Je suis désolé. Je suis désolé. Je ne veux pas t'abandonner .. jamais. » Me rassura-t-il.

Je ne pouvais pas répondre, trop heureuse de nos retrouvailles. J'avais peur de briser ce moment, de lancer tout balader, que nous nous brisions en un millions de facettes. Hermès était lunatique, et j'avais peur de l'énerver avec la moindre de mes remarques. Le silence était d'or... Qui aurait pu penser qu'un être sur terre, aurait pu me changer? Me faire avoir peur de mes mots, moi si insouciante habituellement...

« Oublie tout. Je ferai ce que tu veux de moi. Je te le promets. »

Je remontais délicatement le long de son dos par des caresses dessinés du bout de mes doigts, quand je m'interrompis brusquement. Hermès jetait les armes, pourtant je ne ressentais aucune joie à cette annonce. Il faisait comme tous les autres hommes avait fait avant lui... pourtant de sa part, ça n'était pas normal. Je fronçais les sourcils, créant une ride d'angoisse sur mon visage habituellement si frais. Je venais de mesurer l'ampleur de la situation: Hermès m'aimait. Un hoquet de frayeur m'échappa...
Une multitude d'informations se brouillaient dans ma tête, à tel point que j'avais l'impression qu'on me l'ouvrait en deux. Hermès m'aimait, il faisait passer mon bien être avant le sien. Ça n'était pas lui, ça n'était pas possible. Je l'avais changé contre mon grès, il était devenu amoureux de moi, c'était ma faute je l'avais charmé... Et s'il n'était plus que l'ombre de lui-même, et s'il devenait comme les autres profiteurs du district un? Mes pensées s'entrechoquaient, mais une seule phrase revenait en permanence, claquant dans mon esprit: il m'aimait. Pas mon corps, ni mon caractère. Non, il m'aimait moi, ma personne, mon âme.
Le noeud qui avait disparu dans mon estomac se reforma. J'avais échoué, je n'avais pas su éloigner les hommes autour de moi. Il était amoureux, bon sang ! Je n'avais pas fait comme avec les autres, je lui avais laissé une porte entrouverte sur mon âme, et il était rentré.

" Hermès... je ne veux pas te changer." Bredouillais je, encore l'esprit embrumé par mes réflexions.

" Je crois que j'ai compris. Je ne peux pas profiter de toi, parce que tu...m'aimes. " Le dernier mot résonnait dans la maison. L'avoir dit à voix haute, m'encra dans la réalité. Dans cette foutue réalité.

Je pressais mon petit corps contre le sien, profitant de ce qui serait peut-être notre dernière étreinte. Je relevai doucement ma tête vers la sienne, attrapant son visage entre mes mains, et pressa mes lèvres contre les siennes. Le baiser fut court, dès que je rouvris les yeux, j'eus peur de ne plus me rappeler l'effet qu'il avait sur moi.

" Je ferais mieux de m'en aller maintenant..." lui murmurais je, mon visage encore tout près du sien.




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MessageSujet: Re: HERMES ζ Run away with him. - Terminé.   Jeu 12 Avr - 18:55





End of the road.
J'étais faible. Si faible que toutes mes journées de réflexion étaient passées à la trappe et que j'abandonnais toutes mes décisions, juste à cause de sa personne. Tout en elle me rendait faible, et je pensais que c'était à cause de cette situation, entre nous. J'avais peur de la perdre, mais je ne l'aurais jamais réellement. La douleur était telle que j'en devenais insomniaque, luttant pour trouver quelques heures de sommeil la nuit arrivée. Je la sentais me serrer contre elle et chérissais cette sensation. Je ne me sentais jamais aussi bien que l'entourant, la protégeant. Mon sens aigu de tout ce qui avait attrait à ce désir qu'elle soit en sécurité, à tout instant, se révélait être un vrai défaut. Je ne pensais pas qu'elle m'aimait, mais elle tenait un minimum à moi. Sinon, elle ne serait pas là. Et le fait qu'elle puisse souffrir à cause de moi était insoutenable. Alors, j'avais cédé.

" Hermès... je ne veux pas te changer."

Sa phrase me semblait hors de la situation. J'avais l'impression que tout était arrangé, à présent. Que tout reviendrait à la « normale », et qu'il n'y avait plus rien à dire à propos de cela. Enfin, pour elle, en tout cas. Et ce qu'elle venait de dire, me .. laissait perplexe. Changer ? Me changer ? J'étais toujours le même Hermès. Bien entendu, je faisais des efforts tous les jours et me forçais à ne pas réagir de façon impulsive pour elle, mais .. Ce n'était pas me changer. C'était faire des efforts. Et elle devrait en être heureuse .. non ?

" Je crois que j'ai compris. Je ne peux pas profiter de toi, parce que tu...m'aimes. " 

Je relâchais la pression de l'embrassade, essayais de comprendre ce qu'elle me disait. Je n'étais pas idiot. Ces phrases .. Dans cette situation .. Elle était en train de comprendre l'avis du Hermès d'il y a une demi heure. Mais je n'étais plus ce Hermès ! J'avais changé d'avis ! Bien entendu je l'aimais toujours, mais elle ne profitait absolument pas de moi .. Sinon, je lui dirais. Après tout, j'étais caractériel et détestais me faire marcher sur les pieds. Même avec Cyrène ? J'essayais de me persuader que oui. En tout cas, elle n'avait pas dit qu'elle m'aimait en retour ce qui me laissais dans la réalité, à ne pas me faire de faux espoirs. C'était clair : mes sentiments n'étaient pas réciproques. Je n'avais jamais vraiment pensé qu'ils l'étaient, de toute façon.

Elle releva sa tête vers la mienne, attrapa mon visage et m'embrassa. Un frémissement parcourut mon corps et j'avais envie de rester comme cela, encore, encore plus longtemps. Mais les secondes passèrent très vite, et bientôt, le baiser était fini. Je gardais les yeux fermés, espérant qu'elle se raviserait et céderait, mais cela ne semblait pas être le cas.

" Je ferais mieux de m'en aller maintenant..."

Je rouvrais les yeux, la tristesse se lisant dans mon regard comme dans un livre ouvert. Je sentais bien ce que cela voulait dire : elle allait s'en aller. Et pas seulement pour aujourd'hui, mais pour .. Toujours ? Peut-être. J'étais persuadé de ne pas en rester là et d'essayer de lui parler, encore, si elle décidait à son tour de m'éviter. Je la fixais, désespérément amoureux et me maudissais d'être devenu un de ces gars que je méprisais. Il fallait que je me reprenne. Mon visage devint soudainement dur, et je me reculais, la laissais à un pas de moi.

« En effet. Tu ferais mieux de quitter ma propriété. »

Mes mots étaient durs et secs. Je ne la regardais plus, fixant un point dans le vide pour ne pas me déconcentrer. Moi aussi, j'avais envie de fuir, à cet instant. Mais je ne le ferais pas. Tout simplement parce que ce n'était pas mon genre, et ensuite, parce que j'étais tout de même chez moi.

« Si tu quittes cette maison, ce n'est pas pour te retourner. Il est mieux que nous ne nous adressions plus la parole, après tout .. Tu profites de moi, c'est vrai. »

Je me tus pour ne pas dire des choses trop méchantes et serrais les poings. Tout naturellement, je m'occupais de ranger le peu de vaisselle que je possédais sans prêter attention à elle. Quand je me retournais une demi heure plus tard, elle était partie. La seule trace de sa présence était la porte ouverte et la brise qui me caressait le visage.



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MessageSujet: Re: HERMES ζ Run away with him. - Terminé.   Jeu 12 Avr - 18:58
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