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 [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra

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MessageSujet: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Lun 10 Sep - 0:32
~ Nale & Sissandra ~

Il était encore tôt, très tôt quand j’avais ouvert les yeux. Étendue sur mon lit, j’avais fini par me résoudre… Je ne me rendormirais pas. Je soupirais autant que j’en avais envie, il n’y avait personne pour me reprocher le manque de courage dont je faisais preuve ce matin. Je vivais seule, j’étais habituée au silence. Ce qui m’aurait préoccupé, c’est d’entendre du bruit chez moi.
Je m’assis péniblement sur mon lit, la tête encore à moitié en train de rêvasser à je ne savais quoi. D’ordinaire, je n’avais aucune difficulté à me réveiller pour aller travailler. Je regardais l’horloge et puis ce fut l’évidence. Il était non seulement très tôt mais surtout, c’était mon jour de repos. J’avais envie de me mettre des claques. Je pouvais dormir tout mon comptant et moi, je me réveillais à une heure impossible… Je ne devais pas être si équilibrée que je ne le croyais pour ne pas profiter d’une telle occasion.
Je finis par mettre les pieds à terre et me lever enroulée dans ma couverture pour me sortir de quoi manger. Je mangeais à ma faim, mais je ne mangeais rien excessivement, c’était un principe de vie. Je ne gaspillais pas, jamais, ça m’aurait rendue malade. Deux toasts, un petit filet de poisson assez fin et du thé me suffiraient. Je n’allais de toute façon pas restée enfermée chez moi pendant mon jour de repos. Je n’aurais pas supporté. Je mangeais donc rapidement ce que je m’étais préparé et je m’habillais pour rejoindre mon coin favori. Quelque chose de léger ferait l’affaire, je comptais nager, me détendre, me vider l’esprit. J’en avais besoin. Revêtue d’un short, d’un t-shirt, de mes chaussures et d’un gilet malgré l’air assez frais, je sortais en prenant soin de fermer derrière moi.

J’avais un coin sur la plage où j’adorais aller. C’était une falaise qui surplombait en partie la plage et la mer… Quelques arbres masquaient son rebord, c’était un endroit idéal pour réfléchir. C’était prétentieux de croire que personne ne connaissait mais je n’y avais jamais vu personne quand j’y étais allée. La seule personne à qui j’avais parlé de mon havre était Nale. Le seul qui pouvait réellement me surprendre là, c’était lui.
J’aimais beaucoup plongé de cette hauteur mais ça, personne, vraiment personne n’en savait rien. Plonger me donnait cette sensation de liberté, d’apesanteur et puis il y avait la chute et la petite montée d’adrénaline qui l’accompagnait. Je nageais très bien, c’était un peu normal ici. Alors sauter de là-haut ne m’effrayait pas outre mesure. J’adorais sentir le vent, et puis l’impact avec l’eau. Je n’étais pas une accroc des sensations fortes mais parfois, ce relâchement était nécessaire. J’avais l’impression de laisser mes soucis, mes inquiétudes et mes peurs derrière moi quelques temps. Il m’arrivait même de rester en haut, prête à sauter et je regardais en bas. C’était dangereux malgré tout, une mauvaise chute pouvait toujours arriver mais j’étais sûr de moi sur ce coup, à chaque fois.

Une fois sur place, je déposais mes chaussures dans les racines d’un arbre ainsi que mon gilet et mes clefs. J’abandonnais également mon élastique à cheveux dans mes chaussures. Je me rapprochais du bord, le sourire aux lèvres. Il ne faisait pas chaud, il faisait même frais, trop frais pour plonger peut-être mais ça me ferait du bien. Dans le pire des cas, je me réchaufferais en rentrant chez moi. Je ne réalisais même pas que je n’avais rien pris pour ne pas avoir froid au retour, pas de serviettes. Rien à part mon gilet. J’étais tranquille, l’esprit en vadrouille. Je me rapprochais du bord alors que le vent arrivait de l’ouest. Je fixais un long moment l’horizon au point d’en perdre la notion du temps. Je fermais ensuite les yeux tout en respirant à plein poumon. Il fallait se contenter des petites choses, profiter des petits bonheurs que la vie nous offrait. C’était si rare…
J’écartais les bras et me penchais en avant, prête à ressentir ces sensation si grisantes. J’étais là, en haut d’une falaise, en short, en t-shirt et à pieds nus, prête à plonger les yeux fermés et les bras grands ouverts. Je ne réalisais pas que quelqu’un arrivait derrière moi, je n’entendais que le bruit du vent, prête à ressentir cette sensation de vertige si commune au plongeon. Je ne réalisais pas que le spectacle pouvait inspirer de la crainte à quiconque le verrait. Si je ne connaissais pas aussi bien l’endroit, je pense que j’aurais eu peur que cette personne veuille en finir avec sa vie. C’était déjà arrivé après tout.
La personne qui arrivait se rapprochait et je n’entendais toujours pas le bruit de ses pas. C’était à la limite de l’inconscience. N’importe qui aurait pu arriver derrière moi que je ne m’en serais même pas aperçue. Mais cette personne n’était pas n’importe qui et surtout cette personne arrivait avec tant de précautions que je ne l’aurais pas entendue quoi que je fasse. Je ne réalisais vraiment pas que je donnais l’impression de quelqu’un qui souhaitait en finir avec la vie…

Je me laissais partir vers l’avant, un sourire béat sur le visage. Ce que j’aimais cette appréhension, cette sensation de pure liberté fugace… Pour une fois, je ne m’inquiétais pas, pour rien.
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ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
ϟ MESSAGE : 1155
ϟ AVATAR : Liam Hemsworth
ϟ DISTRICT : Originaire du 4, il est est actuellement un fugitif dans le 13.
ϟ AGE : 25 ans. Il a gagné la 64ème édition des jeux à 14 ans.
ϟ METIER : Il est assigné à l'intendance dans le 13, en cuisine.
ϟ LIFESTYLE : Le niveau de vie est correct et surtout équitable à chaque habitant, merci le 13. Mais sachant qu'il est un vainqueur et qu'il est originaire d'un district assez riche, il n'a jamais eu à se plaindre.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : pour
ϟ COMPÉTENCES : SURVIVOR
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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Mar 11 Sep - 16:37
Encore un matin où je ne savais pas ce que j’allais bien pouvoir faire de ma journée. Il était encore relativement tôt lorsque je me levai. Je grignotai et filai me laver avant de descendre du village des vainqueurs jusqu’au port. Je décidai de faire un tour en bateau. Mon bateau. Celui où était gravée la phrase « A Tought For You » en mémoire à ma soeur. Vu l’heure matinale, il n’y avait que des pêcheurs de métier qui traînaient en mer. Les gens n’étaient pas encore sortis se rafraîchir à la plage. Le soleil tapait déjà, nous étions en plein été. Je mis le moteur en route et commençai à m’éloigner de la côte. Je n’avais pas l’intention de pêcher, j’avais juste envie de prendre du recul face au district et de m’aérer l’esprit avant l’agitation future de la journée. Lorsque j’eus atteint une distance raisonnable, j’arrêtai l’engin et allai ouvrir une canette de soda que je pris du petit réfrigérateur, à l’intérieur du bateau. Je me posai et observai l’océan. Je le trouvais tellement reposant. Bien que ça ne soit pas forcément de tout repos en dessous. L’eau était mon élément certes, mais je n’aimais pas savoir ce que les géants aquatiques faisaient, où s’ils étaient juste en dessous de moi. Ça me mettait mal à l’aise. Alors je préférais simplement ne pas y penser. J’avais déjà fait de la plongée, mais jamais rien de bien dangereux.

Je restai près d’une petite heure ainsi, descendant parfois de l’échelle du bateau pour me rafraîchir les jambes et passer un coup d’eau sur ma nuque et ma tête pour ne pas faire d’insolation. Je revins donc vers le port et y amarrai avant de remettre de l’essence dans la grosse bicoque. Pas encore décidé à rentrer pour m’ennuyer, je pris le chemin de la plage. Plus loin, il y avait un coin relativement tranquille où je m’étais déjà rendu avec Sissandra. Un coin avec une falaise où nous n’avions jamais vu personne s’aventurer. Un coin sublime qui offrait le calme dont on avait besoin. Il était rare que j’y aille sans elle mais j’avais envie de m’éloigner le plus possible de la ville. Je longeai donc la côte et arrivai à l’endroit souhaité. Je déposai mon t-shirt et mon short où je le faisais toujours avec pour but de descendre la falaise pour m’asseoir au plus près de l’eau et laisser pendre mes jambes. Si l’eau était calme, il y avait de fortes chances pour que je me baigne entièrement. J’avais toujours sur moi un short de bain au cas où je me retrouve à l’eau sans l’avoir prévu. Ce qui était le cas ce jour-là.

Mes affaires posées, je me rapprochai de l’endroit où des blocs de pierre nous permettaient de descendre jusqu’à l’eau. Nous étions surplombés par des arbres et de ce fait, j’étais certain de rester seul. Du moins qu’on me laisse ma tranquillité. Sauf qu’en me rapprochant, j’entendis du mouvement. Il y avait déjà quelqu’un. Et je ne fus pas surpris de voir Sissandra. Sa présence ne m’étonnait guère car je savais qu’elle aimait particulièrement se rendre ici. Un large sourire se dessina sur mon visage, je le sentis. Jusqu’à ce que je ne la vois se pencher un peu trop du bord de la falaise. La plus haute. Qu’avait-elle en tête ? Elle n’allait tout de même pas sauter d’ici ? C’était bien trop dangereux. Nous avions l’habitude de sauter, oui, mais nous étions généralement plus en bas. Et si c’était intensionnel ? J’avais tout intérêt à me faire le plus discret possible. Si c’était réellement voulu, arriver en trombe en lui criant de reculer n’était certainement pas la meilleure des solutions. Sauf si je voulais qu’elle saute directement. Les suicidaires étaient à prendre avec des pincettes. Je ne disais pas qu’elle allait le faire, je ne savais absolument pas ce qu’elle avait en tête. Mais je ne voulais pas tenter le diable. Elle m’était trop précieuse pour que je risque le pire.

J’arrivai donc à tâtons derrière elle. Je marchais en faisant le moins de bruit possible tout en me rapprochant d’elle avec vivacité pour être sûr de pouvoir l’arrêter à temps. Elle avait l’air complètement dans son monde. Allez savoir ce qu’elle était encore en train de s’imaginer. Lorsque je ne fus qu’à quelques petits mètres d’elle, j’hésitai à courir d’un coup pour la tirer en arrière, ou garder ma cadence. Mais comme elle eut l’air de se décider à sauter, je me mis à faire de grands pas. Elle plia les jambes pour prendre appuis et bondir mais j’arrivai juste à temps pour l’attraper par la taille et la tirer vers moi. Je nous fis tomber en arrière et après deux secondes de roulement, je me retrouvai sur elle. « Siss’ ! Qu’est-ce qui te prend, t’es devenue folle ? » J’avais les sourcils froncés face à son air perdu. De toute évidence, elle ne s’attendait pas du tout à ça. Mais je n’en avais que faire ; nous engueuler mutuellement était une habitude chez nous. Je savais qu’elle n’allait pas s’en formaliser. Et puis, j’avais surtout eu peur, c’était donc justifié. C’était à peine si je remarquai la situation, et surtout la position dans laquelle je nous avais mis.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Mar 11 Sep - 22:05
~ Nale & Sissandra ~

Totalement absorbée par cette envie de liberté et de sensations exquises, je m’apprêtais enfin à plonger mais surtout à sauter. Du moins, si j’avais seulement conscience de la vision que j’offrais. Cette vision, sans doute celle d’une suicidaire. Il est vrai que ça n’aurait pas été un grand scoop. Dans le District 4, les gens ne mourraient pas de faim mais ça n’empêchait personne de vouloir mettre fin à ses jours, je suppose que les raisons ne manquent pas dans le fond.
Mais en me penchant pour plonger, ça n’est pas la sensation familière du vertige et de l’apesanteur que je ressentis mais bel et bien celle du manque d’air… Sous l’effet de la surprise et de la peur, tout mon air s’était échappé de mes poumons, la violence de la retenue exercée aussi devait y être pour quelque chose. Quelqu’un venait de me retenir par la taille me coupant ainsi toute possibilité de garder mon air à sa place. Le souffle coupé, même pas un petit cri de surprise ne passa mes lèvres. Dans la foulée, mon empêcheur de tourner en rond et moi avons commencé à rouler, bras et jambes emmêlés. Là par contre, aussi étrange que cela puisse paraître je retrouvais un peu d’air.
Une fois ma tête ayant eu fini de tourner, je dévisageais mon… je ne savais quoi et la stupeur du se lire sur mon visage. Nale… Mais qu’est-ce qui lui avait pris ?

« Siss’ ! Qu’est-ce qui te prend, t’es devenue folle ? »

Ah… À questions identiques, réponses différentes… Je ne réalisais pas immédiatement la position dans laquelle nous étions. Non, je… et bien je râlais. Oui, je râlais !

« Je te retourne la question ! J’ai eu peur bougre d’idiot ! Toi ! Qu’est-ce qui t’as pris ? Je voulais plonger, me vider la tête. Que croyais-tu donc ? » Et c’est là que je réalisais. Nale ne savait pas qu’il m’arrivait de plonger de si haut. L’évidence de la situation me frappa de plein fouet. « Oh… Oooh. Pardon, excuse-moi. »

J’étais terriblement gênée et confuse. Nale avait-il vraiment craint que je ne me suicide ? Vraiment ? Je m’empourprais et à la fois, j’étais vexée. Vexée qu’il puisse croire que je pouvais en arriver là. C’est vrai, ma vie n’était pas parfaite mais je n’avais pas à me plaindre. J’étais bien lotie et la moisson ne risquait plus de m’emporter. J’avais un travail et une maison. Mais à quoi donc pensait-il ? Entre la gêne de ce qu’il avait cru et ma vexation… La vexation l’emporta.
Je le fixais droit dans les yeux. Une main de chaque côté de son visage, le prenant ainsi en étaux dans mes paumes, ne me rendant toujours pas compte de notre position, et j’inspirais un grand coup avant de parler. Mon débit était calme, le ton de ma voix posé mais j’étais très clairement vexée.

« Pensais-tu vraiment que j’aurais été capable de vouloir mettre fin à mes jours ? As-tu vraiment cru que je comptais me suicider en sautant du haut de cette falaise ? »

Oui, je m’étais excusée un instant plus tôt parce que je lui avais fait peur mais qu’il puisse croire que je voulais attenter à mes jours alors que je savais pertinemment qu’il avait vu trop de morts pour tout une vie… Je le prenais assez mal, c’était un véritable affront qu’il puisse croire que je lui ferais une chose pareille. Je relâchais son visage en le fusillant du regard tout en m’excusant. Exercice assez compliqué, je le reconnais.

« Je ne t’aurais jamais fait ça. Je n’aurais jamais osé te faire ça ! »

J’avais déclaré ça avec un aplomb qui aurait fait blêmir n’importe qui mais peut-être pas Nale, pas avec ce qu’il avait vu même s’il n’en avait jamais parlé, qu’il ne voulait pas en parler. Je respectais ça, s’il voulait en parler un jour, il le ferait de lui-même. Je ne voulais pas le forcer. Il n’empêche qu’il était mon ami, mon confident et un peu plus aussi gros soit le mensonge que je pouvais m’inventer. Je n’aurais jamais pu lui faire une chose pareille. La vexation passée, j’étais même un peu blessée qu’il ai pu croire que je l’abandonnerais de façon aussi lâche.

C’est seulement une fois que j’eus déclaré avec franchise que je ne lui ferais jamais ça que je me rendis compte de notre posture. Bien trop éprouvante pour mes nerfs si vous voulez mon avis maintenant que j’étais passée par quelques stades assez embarrassants de sentimentalisme à son égard. Pour le coup, la gêne revint au grand galop et me retenant de rougir si tant est que ce soit possible, je posais une main sur son torse pour l’écarter de moi. La situation n’était pas franchement mieux maintenant. Je décidais de détourner la tête pour jouer les boudeuses, ça cacherait au moins la gêne que je ressentais.

« Maintenant, si tu voulais bien te relever que je puisse au moins m’asseoir pour te râler dessus correctement et en toute mauvaise foie, je t’en serais reconnaissante. En plus, j’ai froid… Je crois que je suis restée perchée sur mon bout de falaise trop longtemps. »

Oui, la chaleur d’un corps valait mieux qu’un gilet de laine mais ça n’était franchement pas le moment de penser à ce genre de dérives potentielles. J’étais bien décidée à lui mettre dans le crâne que je n’étais pas suicidaire du tout et que j’étais presque aussi blessée par ce qu’il avait cru qu’il n’avait eu peur que je saute. C’était très touchant, c’est vrai, j’étais touchée qu’il ne veuille pas me perdre, je devais bien l’admettre. Apprendre que quelqu’un tenait à soi était toujours une grande joie. Toutes ces émotions étaient vraiment très contradictoires. C’était gênant finalement.
Je me rendis d’ailleurs compte que ma main était toujours posée sur son torse. Je la retirais. Pas trop vivement bien entendu, je n’étais pas une gamine effarouchée. La gêne due à la position n’était pas visible sur mon visage au moins.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Jeu 27 Sep - 16:47
Elle était totalement déboussolée. Au début, je cru que c’était juste à cause du fait que je l’avais surprise et tirée en arrière. J’aurais réagi de la même façon à sa place, c’était évident. Mais il y avait plus que ça. Je fronçai les sourcils, essayant de comprendre la lueur dans ses yeux. Était-ce de la colère ? « Je te retourne la question ! J’ai eu peur bougre d’idiot ! Toi ! Qu’est-ce qui t’as pris ? Je voulais plonger, me vider la tête. Que croyais-tu donc ? » J’avais donc vu juste ! Qu’est-ce qui m’a pris ? Te sauver la vie ? Inconsciente ! Je m’apprêtai à le lui retourner à la figure quand je vis que l’expression de celle-ci changea. J’étais quelque peu dérouté. « Oh… Oooh. Pardon, excuse-moi. » Ah, elle avait donc compris pourquoi j’avais agi ainsi, ça n’était pas trop tôt. Elle fut gênée. Gênée peut-être de m’avoir engueulé alors que j’avais eu toutes les raisons d’être inquiet et de la retenir comme je l’avais fait. Ça se voyait à son visage, elle aurait pu avoir envie de s’excuser pour l’image qu’elle m’avait procurée si finalement, son expression ne changeait pas une nouvelle fois. Mince, elle avait pris un forfait ?

Elle planta son regard un peu plus dur dans le mien, avant de m’encadrer le visage de ses mains. « Pensais-tu vraiment que j’aurais été capable de vouloir mettre fin à mes jours ? As-tu vraiment cru que je comptais me suicider en sautant du haut de cette falaise ? » Je détendis mes traits, pas très sûr de comprendre. Essayait-elle à présent de me rassurer ? C’était bien ma veine, tomber sur elle un jour où elle changeait d’humeur comme de chaussette. Non pas que je m’en plaignais maintenant qu’elle ne me criait plus dessus, mais c’était toujours aussi déroutant de la voir se comporter ainsi. Avec le temps j’avais appris à ne plus m’en formaliser, il n’empêchait que c’était toujours spécial à voir et encaisser. Et je n’avais pas fini. Après qu’elle eut relâché mes joues, elle enchaîna en me fusillant du regard. Ou alors en s’excusant. Non, je n’arrivai pas à discerner dans ses prunelles quelle intention était la plus forte ; mais les deux étaient bien présentes. Je levais un sourcil. « Je ne t’aurais jamais fait ça. Je n’aurais jamais osé te faire ça ! »

Ah, finalement, elle était en colère. Je comprenais maintenant pourquoi. J’avais eu peur qu’elle saute et je n’aurais pas dû. Je la connaissais trop bien pour savoir qu’elle ne ferait pas une chose pareille. Surtout sans m’avoir dit au revoir avant. Elle savait bien qu’elle était l’une des personnes sur lesquelles je comptais le plus dans ma vie, lesquelles à qui je tenais le plus, même. Si elle ne voulait pas me voir avant de se suicider, elle m’aurait au moins laissé un mot, c’était certain. Et moi, comme un idiot, j’avais cru qu’elle pouvait me laisser tomber aussi lâchement. Non. A vrai dire, sur le coup, je n’avais quasiment pas réfléchi, voici tout le souci. Je me retins de soupirer, soutenant son regard. Je m’excusai par le biais de celui-ci. Mais son attitude changea à nouveau. Ses trais se détendirent et elle posa une main sur mon torse. Ah, oui, je remarquai seulement la position dans laquelle nous étions. Il y avait plus… normal. Ou du moins, moins gênant. Ça aurait pu m’amuser de la mettre mal à l’aise ainsi si le contexte avait été tout autre. Elle détourna la tête pour bouder ; je levai un sourcil. Que cherchait-elle à exprimer ? « Maintenant, si tu voulais bien te relever que je puisse au moins m’asseoir pour te râler dessus correctement et en toute mauvaise foie, je t’en serais reconnaissante. En plus, j’ai froid… Je crois que je suis restée perchée sur mon bout de falaise trop longtemps. »

Je me rendis compte que ma tête savait très bien que nous étions collés l’un à l’autre depuis un moment car je discernai enfin que mon souffle n’était plus tout à fait calme. Les paroles de Siss montèrent ensuite à mon cerveau. Oui, je n’allais pas rester ainsi sur elle bien plus longtemps. Je savais qu’elle était gênée, puisque finalement, elle se vendit toute seule en voulait déguiser tout ça par le fait de vouloir continuer à me râler dessus. D’ordinaire, elle ne restait pas bien longtemps sur une dispute, d’autant si nous nous étions déjà « expliqués ». Et généralement, si c’était le cas, c’était dans l’unique but de nous chercher ; pour nous amuser. Elle détacha sa main de mon torse. Bon, je n’allais pas rester planté là. Je pris appuis sur mes mains et me soulevai en me redressant. Dans la foulée, j’attrapai la main de Siss pour l’aider à son tour. Finalement debout, je me plaçai derrière elle et me mis à frotter ses bras à l’aide de mes paumes. Si elle ne tremblait pas, elle me sembla tout de même frigorifiée. Elle tourna la tête avec un sourcil levé ; elle se demandait clairement à quel jeu je m’étais mis à jouer. Je levai donc les mains en signe d’innocence. « Bah quoi ? Tu as bien dit que tu avais froid. »

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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Jeu 27 Sep - 18:02
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Je savais que pour Nale, mon attitude devait être déroutante mais il avait l’habitude. Et puis j’avais de bonnes raisons de changer d’humeur comme de chemise. D’accord, Nale avait réellement eu peur pour moi et j’en étais très touchée, vraiment mais j’étais quand même sacrément vexée qu’il ait pu croire que je pouvais mettre fin à mes jours. Comme si j’étais capable de le laisser d’ailleurs… Enfin, ça, il n’en savait rien ou plutôt si, mais pas pour les raisons auxquels ils pourraient penser.

L’ennui, c’est que là, dans l’immédiat, j’avais la tête qui fonctionnait de travers. On était allongé dans l’herbe, en haut de cette falaise que j’étais peut-être la seule à connaître à part lui. Certes, il me tenait chaud mais j’étais… gênée, vraiment gênée et puis j’vais du mal à garder les idées claires.
Bon, je savais bien que Nale devinerait que je mentirais. Je n’arrivais jamais à lui en vouloir longtemps, surtout quand nos désaccords avaient été mis à plat. J’adorais Nale, je l’aimais même aussi fort soit le mensonge que je pouvais bien me répéter. Mais j’étais bien incapable de lui donner la bonne version pour qu’il s’écarte. Ça aurait été reconnaître que tout n’était pas fini pour moi et je tenais bien trop à notre amitié pour ça.
À ma plus grande joie, il se releva et m’aida à en faire autant. Je saisis sa main de bon cœur tout en pouvant me calmer jusqu’à ce qu’il se mette à me frictionner les bras. Non pas que cela me déplaisait mais ça ressemblait beaucoup à une de nos plus belles soirées. Je lui jetais un regard perplexe. Je ne savais pas trop comment il l’avait interprété mais il s’était arrêté en levant les mains.

« Bah quoi ? Tu as bien dit que tu avais froid. »

J’eus un sourire en coin, secouant la tête très légèrement en levant les yeux au ciel. Bien sûr que j’avais froid… J’étais restée perchée là pendant je ne sais pas combien de temps, pieds nus, en short et en t-shirt.
Je rageais intérieurement. J’aurais mieux fait de ne pas réagir, au moins… J’aurais eu plus chaud que maintenant même si vu le temps, je me réchaufferais rapidement. Je me baffais intérieurement. Non, j’avais bien fait de réagir ! Comme si j’avais pu le laisser continuer. C’était d’un compliqué. Je ronchonnais intérieurement…

« C’est vrai, j’ai froid mais je suis à pieds nus et en tenue un peu trop légère pour l’heure à laquelle je suis sortie. »

Je gesticulais sur place, rétractant mes orteils. Je comptais tenir encore un moment pour lui montrer que je pouvais résister mais en fait… à peine quelques secondes plus tard, je filais remettre mes chaussures, les vidant de leur contenu et je remis mon gilet. Trop tard pour jouer les filles solides maintenant que je m’étais précipitée m’habiller.

« Tu venais te détendre ou tu voulais échapper à quelqu’un ? »

Tenter de faire la conversation alors que j’avais froid, c’était tout moi ça. Bien entendu, je tentais de me réchauffer en me frictionnant les bras et en gesticulant un peu. Bon, d’accord, j’étais presque en train de sautiller sur place. J’étais ridicule.
D’ailleurs… Je ne savais pas trop ce qu’il en pensait mais il finit par me faire signe d’approcher avec un petit sourire. C’est qu’il se moquait de moi le bougre… Mais il était prêt à me réchauffer alors que je lui avais foutu les jetons et que je lui avais râlé dessus pour rien. Il finit par ouvrir ses bras en me regardant avec insistance. D’accord, j’avais peur de faire n’importe quoi mais je ne comptais pas attraper froid.
Résultat, nous n’étions peut-être plus au sol bras et jambes emmêlés mais j’étais dans ses bras et il tentait de me réchauffer. Pas vraiment une amélioration pour moi et mes nerfs mais c’était agréable et surtout, je faisais tout mon possible pour agir en amie.

« Merci. Ça t’ennuie si on va au soleil ? »

S’asseoir, parler, être sûr de ne pas être dérangé. Voilà qui était une bonne idée dans le fond. Depuis combien de temps ne nous étions nous pas retrouver avec Nale sans personne autour. En fait, je ne me souvenais pas bien.
Une fois au soleil et non plus sous le couvert des arbres, j’allais déjà mieux mais Nale réitéra son invitation. Je ne rechignais même pas quelques secondes, ma têJete n’avait qu’à la mettre en veilleuse. J’étais vraiment très ennuyée de ne pas pouvoir laisser mes sentiments de côté mais j’étais capable de vivre avec ça. Heureusement d’ailleurs. Je finis par mettre mes scrupules au tapis et à me blottir contre lui, plus vite je serais réchauffée, plus vite cette situation s’arrêterait.

« Allez, dis-moi tout beau gosse. Tu ne viens jamais ici sans raison. »

J’étais son amie, je respectais ses silences mais je n’étais pas dupe. Il ne s’écartait jamais sans raison, il ne venait jamais ici sans raison. Les raisons pouvaient être multiples mais il n’empêche que je savais que s’il ne voulait pas parler, il dévierait la conversation et moi je le suivrais comme toujours, sans insister.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Jeu 11 Oct - 0:34
Elle me regarda comme si j’avais fait quelque chose d’étrange ; alors que je cherchais juste à la réchauffer. Il était plus qu’évident qu’elle avait froid, malgré le fait qu’elle ait pu le dire. Elle se tourna vers moi et sourit quelque peu. J’eus même droit à la voir lever les yeux au ciel. J’adorais lui faire cet effet, la taquiner comme cela. « C’est vrai, j’ai froid mais je suis à pieds nus et en tenue un peu trop légère pour l’heure à laquelle je suis sortie. » Logique, oui. Il fallait toujours que je joue le plus censé d'entre nous. S’il m’arrivait régulièrement de me faire rabrouer avec mon comportement de temps en temps immature – seulement avec elle -, il y avait bien des fois où c’était à moi de m’occuper d’elle, tête de mule qu’elle fut. Elle n’arrêtait pas de bouger, confirmant ses dires. Cependant, même si nous savions tous les deux combien elle avait froid, elle ne voulait pas pour autant perdre la face devant moi. Comme si nous étions à ça près. Elle ne put se retenir plus longtemps et couru jusqu’à ses affaires où elle enfila chaussures et gilet. Elle n’était pas croyable. Ça n’était pas la peine d’attendre si longtemps. Elle finit par revenir vers moi et mon sourire presque moqueur. « Tu venais te détendre ou tu voulais échapper à quelqu’un ? » Plutôt les deux options en même temps, à vrai dire.

Elle n’avait pas fini d’avoir froid. A présent, elle se frottait elle-même les bras et bougeait pour se donner contenance et alimenter le peu de chaleur qu’elle pouvait avoir. Je ne pensais même plus à lui répondre tellement la situation était ridiculement amusante. Simplement, je ne pouvais pas la laisser comme ça. Je levai un doigt et lui fis signe de s’approcher, un sourire en coin. Bon, il y avait plus engageant, elle devait clairement avoir compris que je me foutais de sa tronche. Mais j’étais sérieux lorsque j’ouvris mes bras pour l’inviter à venir s’y réchauffer. C’était stupide de tomber malade ainsi. Alors tant pis ce que je pouvais bien penser de la situation, je pouvais bien réfléchir en ami et la réchauffer puisqu’elle en avait besoin. Elle finit par accepter et une fois que je l’entourai de mes bras, je recommençai à la frotter, cette fois un peu plus doucement. « Merci. Ça t’ennuie si on va au soleil ? » Je souris et hochai la tête en la délivrant de mon emprise.

Nous nous dirigeâmes au soleil et je finis par poser mes fesses où bon me semblait. C’était toujours mieux qu’au vent, sous les arbres, la falaise à nos pieds. Je devais bien avouer qu’il n’y faisait pas bien chaud. Ici en revanche, j’étais bien heureux de ne plus avoir de t-shirt. Je fis signe à Siss de me rejoindre à nouveau ; elle ne se fit pas prier cette fois. Elle vint s’asseoir entre mes jambes, dos à mon torse, contre lequel elle se blottit. C’était tout bonnement affreusement exquis. Je m’empêchai de poser mon menton sur son épaule. Ça n’était qu’un réflexe, mais trop désiré pour qu’il ne passe pas pour trop étrange, à nos yeux à tous les deux. Au lieu de cela, je me contentai de regarder devant moi, mes bras autour de Siss. Mes mains parcoururent ses jambes qui n’étaient pas couvertes. Elle avait encore froid, mais plus les secondes passaient plus elle semblait aller mieux. Je ne me servais que de cette excuse pour la toucher ainsi. Non pas que je n’avais pas le droit de la toucher – ou ne le faisais pas – puisque nous n’étions qu’amis, aussi proches les étions-nous. Mais la situation actuelle était tout de même ambiguë. Bien que je me fusse sûrement des idées. Ça n’était pas parce que j’avais encore des choses à enfouir, loin, qu’elle les avait également. C’est à cette pensée que je m’accrochai finalement pour me détourner de tout ça.

« Allez, dis-moi tout beau gosse. Tu ne viens jamais ici sans raison. » Ah, oui, la question. Je pris une inspiration. Comment tourner ça ? Je ne savais même pas ce que j’avais envie de lui dire ou non. Je cherchai un moyen de formuler ma phrase. Finalement, je haussai les épaules. « J’avais juste… envie d’éviter un max le centre, l’agitation. » Bon, c’était vrai, non ? Je ne voulais pas me retrouver face aux groupies qui me demandaient des autographes sans cesse, à ces passants qui ne voyaient en moi que le vainqueur que j’étais, que la petite brute de quatorze ans qui avait buté les derniers participants à la soixante-quatrième édition, ou encore à ceux qui avaient pitié de moi, et qui ne le cachaient pas. J’avais juste, pour une fois, envie de passer inaperçu, d’être comme tous les autres. De revoir ma sœur. De me dire qu’elle ne nous avait jamais quittés. De ne pas avoir toutes ces images en tête, tous ces souvenirs dont je ne me débarrasserais jamais. Mais bien évidemment, c’était chose impossible. Sans m’en rendre compte, je serrai Siss un peu plus entre mes bras. « Je me suis levé tôt, et j’ai fait un tour en bateau avant de venir ici. » J’avais besoin de parler, mais je ne m’étendais pas un max. C’était un compromis plutôt satisfaisant.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Jeu 11 Oct - 10:42
~ Nale & Sissandra ~

J’avais des réactions un peu trop vive bien que contrôlée le concernant. Pas facile de jouer les amies quand il y avait encore quelque chose d’autre. Pourtant… je restais son amie parce qu’il avait juste besoin d’une amie. Parce que je n’étais que son amie. Fait un peu difficile mais pourtant authentique. Je m’y étais fait. C’était ainsi.

Maintenant que nous étions au soleil tout les deux. Que j’étais contre lui, mes idées partaient un peu à la dérive. Quoi que je fasse, je ne pouvais pas les en empêcher alors autant les laisser faire. Tant que je me contrôlais, où était le mal ? Nulle part que je sache. Je ne me faisais des petits films qu’à moi-même. Jusqu’à ce qu’il se mette à parcourir mes jambes nues de ses mains. Heureusement que j’étais dos à lui parce que je venais de fermer les yeux. Je frissonnais même. Il vérifiait juste que je me réchauffais. Au pire, il penserait juste que j’avais eu un coup de froid. Bon sang… Ne pouvais-je pas simplement le voir comme un ami ? Tout serait tellement plus simple, tellement moins ambigu. Pourtant je me réchauffais mais je ne bougeais pas. Je profitais encore un peu.
Parler me ferait oublier dans les bras de qui j’étais… Et puis il avait besoin de parler. Il ne tournait pas autour du pot comme ça quand il ne le voulait pas. Bien des fois j’avais compris qu’il fuyait les regards, les gens, les compliments ou autres.

« J’avais juste… envie d’éviter un max le centre, l’agitation. »

Il me serra un peu plus fort contre lui. Je ne protestais pas. Inconsciemment même, je me calais un peu mieux. J’avais bien compris qu’il voulait juste être lui-même. Pas le vainqueur que tout le monde voyait. Je crois que je pouvais le comprendre, dans une toute petite mesure. Je n’avais pas vécu ce qu’il avait vécu. Mais le regard erroné des autres, je connaissais bien. La brave et gentille Siss’. N’étais-je que ça à leurs yeux ? La fille à qui on peut presque tout demander ?
J’avais envie de laisser ma tête reposer sur son épaule mais je n’en avais pas le droit, alors je restais blottie contre lui.

« Je me suis levé tôt, et j’ai fait un tour en bateau avant de venir ici. »

Parler sans parler. Nale avait choisi. Alors nous parlerions pour ne rien dire. Je lui parlais tout aussi rarement de mes problèmes. Il avait les siens, autrement plus ennuyant que les peccadilles éternelles du D4.

« Tu fais comme moi maintenant ? Tu te lèves aux aurores alors que tu ne le dois pas ? J’espère qu’on ne t’a pas vu sortir avec. Sinon on risque de nous envahir sur la plage. Alors champion ? Si au lieu de se laisser envahir, nous allions nager ? Ou construire un château de sable dans la crique ? Ou n’importe quoi qui te vienne en tête. Souhaite, je suis ton génie aujourd’hui. »

Moi bien sûr, j’avais des idées mais ça, c’était mon cerveau enlisé dans les bras de Nale qui parlait. J’aurais pu me retourner et l’embrasser. Mais ça aurait été une grossière erreur. Ce genre de choses, je ne devais même pas l’envisager une seule seconde. Si je mettais un pied de travers, c’était fini. Je risquais de le perde. Il risquait de croire que je tentais de le récupérer ou que sais-je encore. Non, je ne pouvais pas
Je n’avais plus froid et je restais dans ses bras. Ça n’était pas forcément l’idée du siècle non plus. Mais de ce côté-là, à ma décharge… Nale ne me relâchait pas donc, on ne pouvait pas vraiment dire que je profitais de la situation. Je pourrais me retirer, c’est vrai. Sauf que j’étais bien dans ses bras. J’avais bien chaud, je sentais son cœur battre parfois. J’aurais pu rester assise-là comme ça toute la journée si je ne craignais vraiment pas que l’on vienne nous déranger pour je ne sais quelle raison stupide. Tout ça pour seulement tomber comme par hasard sur Nale. Je détestais un peu cette façon de réagir. D’ailleurs, je n’aimais pas cet enthousiasme qu’avaient les gens pour cette barbarie.
Je ne pouvais que me douter de l’avis de Nale sur le sujet puisque nous n’en parlions pas mais je doutais qu’il ait une meilleure opinion que moi sur la chose.

« Alors… Courage fuyons ? »
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ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
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ϟ LIFESTYLE : Le niveau de vie est correct et surtout équitable à chaque habitant, merci le 13. Mais sachant qu'il est un vainqueur et qu'il est originaire d'un district assez riche, il n'a jamais eu à se plaindre.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Jeu 11 Oct - 15:16
Je ne pouvais pas penser à autre chose, en fait. Je l’avais là, blottie contre moi, et je tentais d’éviter les sujets qui fâchaient. Déjà que je m’étais rendu compte de mon geste, plus tard, après l’avoir serrée un peu plus, je ne pouvais plus faire marche arrière ; ça paraîtrait trop suspect. Mais elle reprit la parole, me donnant l’opportunité de penser à autre chose. « Tu fais comme moi maintenant ? Tu te lèves aux aurores alors que tu ne le dois pas ? J’espère qu’on ne t’a pas vu sortir avec. Sinon on risque de nous envahir sur la plage. Alors champion ? Si au lieu de se laisser envahir, nous allions nager ? Ou construire un château de sable dans la crique ? Ou n’importe quoi qui te vienne en tête. Souhaite, je suis ton génie aujourd’hui. » Elle me tentait, la vilaine. J’irais bien nager avec elle. Des moments rien que tous les deux étaient un réel privilège, et j’avais l’impression de ne pas en avoir assez souvent. Ce n’était pas une idée très ingénieuse étant donné qu’elle avait eu très froid il n’y avait pas si longtemps, mais j’avais pu constater sur le bateau que le soleil tapait déjà fortement. Ça n’était donc plus un problème, je pouvais être sûr qu’elle n’allait pas tomber malade dans l’eau.

« Depuis quand je ne dois pas me lever tôt ? » Je pris un sourire amusé même si elle ne pouvait pas le voir. « Et rassure toi, il était trop tôt pour que quiconque de non désiré m’ait vu partir. Après, j’amarre où je peux tant que c’est assez éloigné de la foule. » Le regard perdu au loin, où les vagues avaient décidé de ne pas être sages, je me retins de soupirer. Cette foutue foule. Ce foutu Capitole qui m’obligeait à paraître celui que je n’étais pas. Pour qui je devais sourire, draguer, supporter. Celui qui nous prenait tout et ne nous donnait rien. Mais je ne faisais que rabâcher l’évidence. Ce que le Capitole faisait, ça n’était pas un scoop, loin de là. Alors je m’obligeais à penser à autre chose. Et même si c’était déjà mieux, ce n’était pas la meilleures des solutions quand on connaissait le sujet de mes préoccupations. « Alors… Courage fuyons ? » Ah oui, il y avait ça aussi. Je n’avais pas envie de bouger tout comme j’en avais besoin. Tellement paradoxal. Il fallait que je me secoue l’esprit. Mais tout ce que je savais, c’était que je ne voulais pas lâcher Siss. Je voulais qu’elle reste là, contre moi comme elle l’était. Alors finalement, je craquai. Enfin, tout dépendait du point de vue. Je ne fis que poser mon front contre l’arrière de sa tête.

Je ne savais pas ce qu’elle pouvait en penser, mais si elle était détachée de toute chose comme je me le répétais, elle n’interpréterait pas ce geste outre mesure. Comme pour ses jambes, j’avais bien le droit de la toucher. J’avais envie de me frapper. Me frapper face aux images que je me faisais. Et pourtant, il ne s’agissait que de l’embrasser… Simplement de l’embrasser. Mais je savais ô combien je n’avais pas le droit. Je me retins de cogner mon front contre sa tête. Je l’aurais bien fait contre un mur. « On va nager un peu ? » Bonne idée mon petit, va te coller à elle en étant tout mouillé. Surtout qu’en l’observant, je me rendis compte qu’il n’y avait aucune ficelle d’un quelconque maillot sous ses vêtements qui n’avaient rien de bien chaud. Et elle comptait se baigner comme ça ? Bon, okay, elle n’avait pas prévu d’être accompagnée, mais quand même. Maintenant j’étais là, et nager était toujours dans ses options. Au moment où elle accepta ma proposition, je me retenais de penser au fait que ses vêtements allaient coller. Des baffes, je vous dis !

Je ne voulais pas la lâcher. Ça faisait trop longtemps que nous n’avions pas eu une telle proximité, et j’étais bien, tout simplement. Mais je finis par me lever en l’attrapant par la taille pour l’aider à en faire de même. Je lui souris en l’invitant à se diriger vers les rochers qui descendaient là où personne n’allait vraiment, et où l’eau était plus calme. On aurait pu qualifier l’endroit de plage privée, presque. Arrivés en bas, je posai mon t-shirt que j’avais récupéré, et commençai à mettre les pieds dans l’eau. Pas de nuage, pas d’arbre, il était tôt mais l’océan avait déjà commencé à chauffer. Je tendis une main à Siss, attendant qu’elle retire à nouveau son gilet et ses chaussures. Après quoi elle me rejoignit et nous entrâmes lentement dans l’eau, dans un même mouvement. Je grimaçai lorsqu’elle m’arriva au ventre, comme à chaque fois. C’était toujours le passage difficile. C’est là que je me redressai d’un coup ; Siss n’avait rien trouvé de mieux à faire que de m’éclabousser généreusement le dos. Je me retournai vers elle, qui était à peine derrière moi. « Toi, tu veux avoir des problèmes. » Aussitôt dit, aussitôt fait. Je pris une inspiration et mon courage à deux mains. Après quoi je m’engouffrai sous l’eau et atteignis les jambes de la belle, sur lesquelles je tirai pour qu’elle se retrouve immergée également.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Jeu 11 Oct - 16:09
~ Nale & Sissandra ~

Je suis ton génie… Je suis ton génie ? Mais… Bon sang ! Qu’est-ce qui me prenait ? Bien sûr, Nale ne verrait pas de mal là-dedans. Moi en revanche. J’avais tant de choses en tête que ça en devenait complètement ridicule. Je me faisais du mal mais ça plaisait autant que ça ne me blessait. Enfin… non, ça ne me faisait pas forcément de bien, c’est sût mais ça n’était pas douloureux à ce point. C’était juste… une douce torture que je m’imposais volontiers en fait.

« Depuis quand je ne dois pas me lever tôt ? »

« Tu as raison, oublie ça. » En fait, je crois que je ne saurais pas quoi faire de mon temps à sa place. Je ne voulais pas être à sa place. Mais… parfois, je me laissais rêver à plus de liberté et je me rendais compte avec effroi que je n’avais aucune idée de ce que je ferais si ça arrivait. Dans ces moments-là, je me rendais compte que nous étions conditionné à ne pas pouvoir réellement envisager un avenir. Ou du moins… qu’il serait de toute façon conditionné par le Capitole. Voilà pourquoi je les détestais tant…

« Et rassure toi, il était trop tôt pour que quiconque de non désiré m’ait vu partir. Après, j’amarre où je peux tant que c’est assez éloigné de la foule. » Ah oui… La foule… Je détestais vraiment cet engouement qu’avaient les gens pour son statut de vainqueur.

« Les gens n’ont vraiment honte de rien parfois… » Simple constatation… Si je pouvais, je l’aiderais à fuir les gens. Je l’aiderais à reprendre une vie normale ou aussi normale que possible. Oh oui, j’aimerais être un génie pour exaucer ses souhaits. Mais nous étions dans le monde réel, celui où on ne pouvait être sûr de rien.

Il posa son front contre ma tête. Je ne bougeais pas. Je fermais encore les yeux. Je retins un soupire, j’étais bien. Trop bien. Je serais vraiment restée comme ça le plus longtemps possible si je n’étais pas aussi peu certaine de mes réactions.

« On va nager un peu ? »

« Oh oui ! Allons nager. » C’était la meilleure idée qui soit. Nager, oublier notre proximité toute nouvellement retrouvée ou presque. Amitié, amitié, amitié. Nous n’étions qu’amis.

Voilà maintenant qu’il m’aidait à me relever. Heureusement que j’avais un bon équilibre. Dans le cas contraire, je me serais retrouvée sur les fesses. J’étais sur un petit nuage quelques secondes plus tôt, j’avais des fourmis dans les jambes. Mais j’étais debout, bien sur mes pieds. Parfait.
Je le suivis vers les rochers. Mon gilet et mes chaussures finirent au sol une fois de plus ainsi que mes clefs, je laissais mes cheveux libres. Je regardais Nale rentrer dans l’eau et je souris. Quelques secondes plus tard, je lui envoyais de l’eau dans le dos. Un peu d’immaturité n’était pas si mal finalement. Je souris, ris même un peu et forcément, Nale réagit.

« Toi, tu veux avoir des problèmes. »

« Ouuuh, j’ai… » Le traître ! Il venait de plonger et je sentis ses bras autour de mes jambes et je retins ma respiration juste à temps. La seconde d’après, ma tête était sous l’eau. J’émergeais de suite après en même temps que lui. Je lui sautais dessus. « Tu vas le payer. » Je m’amusais vraiment de bon cœur. Je le ceinturais de mes jambes à la taille et de mes bras au cou dans son dos. J’avais quand même eu ce réflexe. « Alors tu fais quoi maintenant ? »

Il posa ses mains sur mes bras. Ah… Il ne réfléchissait pas cette fois-ci. Je regardais sa main gauche… Cette cicatrice. Je me souvenais très précisément quand il l’avait eu. J’espère qu’un jour il en parlerait, ne fut-ce que pour lui-même. Ne pas garder tout ça en lui.
Tout ça m’avait rendue inattentive, je volais au dessus de sa tête pour atterrir dans l’eau avec un grand splash. Il m’avait encore eu en traître.

« Dis donc toi… Tu me cherches. »

Je lui fis signe de s’approcher, un grand sourire aux lèvres. C’était parti pour la bataille puérile et ridicule dans l’eau. Comme des gamins nous nous amuserions aujourd’hui. Ma résolution du jour, lui changer les idées, l’aider à fuir ses fans, l’aider à fuir tout ce à quoi il ne voulait pas penser. Après tout, j’étais la mieux indiquée non ? Je le connaissais mieux que personne je crois. Peut-être même mieux que moi.
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ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Ven 12 Oct - 14:25
Lorsque nous ressortîmes de l’eau, elle avait pris une toute nouvelle expression. Certes elle était déjà taquine en m’éclaboussant de la sorte, mais à présent, elle jouait sérieusement. Elle allait répliquer, c’était certain. J’étais déjà en position de défense, au cas où. « Tu vas le payer. » Et tout se passa trop vite. Je n’eus pas le temps ne serait-ce que de penser à réagir avant qu’elle ne me saute sur le dos. Elle passa ses jambes autour de ma taille et ses bras autour de mon cou. La fripouille. Comme si la situation allait m’aider à oublier tout ce que je souhaitais oublier. « Alors tu fais quoi maintenant ? » Bonne question. Si je me penchais en arrière pour qu’elle tombe, j’allais tomber avec elle. A éviter, donc. Je ne mis pas longtemps à réfléchir. Je passais mes bras au-dessus de ma tête pour lui agripper les siens. En une seconde, je la tirai et la fis voler au-dessus de moi pour qu’elle s’écraser dans l’eau – si c’était possible – en m’éclaboussant au passage. Bah, je n’étais plus à ça près.

Elle se redressa, un sourire en coin. « Dis donc toi… Tu me cherches. » Si peu ! On s’était cherché mutuellement. Et puis, elle avait commencé. Qu’elle ne rejette pas la faute sur moi maintenant. Elle me fit signe de l’approcher à présent. C’est qu’elle me défiait, la vilaine. Je plissai les yeux en entrant dans son jeu. Elle s’attendait à ce que je fasse quoi, que je la coule ? Ou croyait-elle que j’allais me jeter tête la première dans un piège ? J’étais sur la défensive et me méfiais des moindres gestes qu’elle pouvait faire. C’était stupide, dans le fond. J’étais déjà trempé. C’était là que je m’aperçu de la tenue qu’elle avait, maintenant que nous étions entièrement passés sous l’eau. Et je devais bien avouer que je n’aurais pas dû. Son t-shirt était totalement collé à ses sous-vêtements, et j’aurais détourné le regard si ça n’avait pas paru suspect. Bon dieu, elle ne me facilitait pas la tâche. « Tu as cherché la première, ma chère. » Sur ce, je me jetai sur elle et l’attrapai par la nuque pour la faire tomber en arrière.

Simplement lorsqu’elle fut sous l’eau, je ne la lâchai pas. Je la fis remonter, et attendis tout de même qu’elle reprenne son souffle. Elle me jeta un regard noir même si je savais pertinemment qu’elle ne m’en voulait pas réellement. « Ça ne te suffit pas ? » Je réitérai mon geste et elle se retrouva à nouveau sous l’eau. Lorsqu’elle en ressorti, je la lâchai cette fois. Je remis ses cheveux en arrière, qui pendaient devant son visage. Les cheveux longs lui allaient tellement bien. Mais je divaguais à nouveau. Pas possible. Simplement cette fois, pas moyen de penser à autre chose. Mais au bout du compte, Siss en profita pour prendre sa revanche. Je me retrouvai moi-même la tête sous l’eau ; c’est qu’elle appuyait dessus ! J’attrapai ses mains et les gardai prisonnières lorsque je me redressai. Et maintenant ? Rien. Nous étions face à face, moi lui tenant fermement les poignets. Elle était magnifique. J’aurais préféré faire mine de m’intéresser aux petits poissons qui nageaient dans les parages, qui eux aussi étaient beaux. Mais rien n’y faisait. Je contemplais son visage sans parvenir à m’en détourner. Et puis ce furent les secondes de trop ; celles qui me perdirent. Je tirai sur ses bras pour l’approcher de moi d’un coup. Après quoi j’emprisonnai son visage de mes mains et je collai mes lèvres aux siennes. J’étais complètement à l’ouest. Je venais de tout gâcher. Mais je n’arrivais pas à m’arrêter. Ce baiser était l’un des plus passionnés qu’il nous ait été donné de voir. J’avais brisé notre amitié en n’arrivant plus à me contrôler. J’avais même peur de la lâcher ; peur de stopper ce baiser incroyable ; peur de voir sa réaction et de constater qu’elle ne voulait plus de moi, même comme ami.

Simplement, je fus grandement dérouté ; elle partageait ce baiser. Ça, j’étais loin de l’avoir prévu. Nos bouches s’entremêlèrent pendant de longues minutes. Parce que je savais que c’était terminé. Quoi qu’à présent, je n’en fus plus si sûr. J’étais persuadé que je venais d’écourter notre amitié. Et pourtant, quelque chose me disait que ce n’était pas le cas. Alors doucement, je m’éloignai d’elle. Mes mains dans le creux de ses reins et non plus sur ses joues, je la regardai sans savoir quoi dire. Quel crétin je faisais. Elle ne réagissait pas non plus. Alors je fis ce qu’il me vint à l’esprit ; autrement dit, rien concernant ce que j’avais fait. Mon regard dans le sien, je souris et me laissai tomber dans l’eau. J’attrapai à nouveau ses jambes pour qu’elle m’y rejoigne. Comme si la bataille n’était pas terminée. Je ne pouvais rien faire d’autre. J’agissais normalement ; rien ne s’était passé.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Ven 12 Oct - 16:44
~ Nale & Sissandra ~

J’aimais ce jeu totalement inutile et immature. Ça me permettait de ne pas trop penser, de ne pas trop m’inquiéter pour lui. Je pouvais croire qu’il allait bien quand il ne pensait plus à la vie quotidienne. J’aurais aimé en faire plus. Malheureusement, ça n’était pas possible et je faisais donc avec ce que j’avais comme moyen en ma possession.

J’ignorais la gêne, ce qui pouvait bien se passer dans sa tête. Personnellement, je faisais tout pour ne pas penser ç ce que je ressentais. Je ne pensais qu’à son bien être. Dans l’immédiat, le mien passait au second plan. C’était ainsi quand j’étais avec lui.
Je remis mes cheveux dans mon dos en les rassemblant le plus possible ce qui était vain si je replongeais sous l’eau.

« Tu as cherché la première, ma chère. »

« Si peu, monsieur est frileux ? » Dire qu’il y a quelques minutes, je gelais sur place… oui, c’était gonflé mais je m’en fichais. Nous nous amusions.

Il ne lui fallut que quelques secondes pour se jeter sur moi et me faire basculer dans l’eau, je retins mon souffle in extremis. Je savais que je ne risquais rien mais le manque d’air n’est pas une sensation rassurante. Et cette sensation, je la connaissais bien.

« Ça ne te suffit pas ? »

Il allait vraiment me le payer, je ne savais juste pas encore comment. Je lui lançais un regard peu amène, signe d’une future vengeance. Je ne lui en voulais pas bien sur, c’était de bonne guerre. Quand je retrouvais de l’air, il recommençait. Ça pour me le payer… Il allait me le payer.
Une fois à la surface pour la seconde fois, je cru qu’il allait recommencer et au lieu de ça, il me remit mes cheveux correctement. Je devais avoir l’air d’une sauvageonne… Son regard semblait perdu quelque part, je ne savais où. Je cherchais ma vengeance et je la tenais. Complètement dans les nuages, j’appuyais sur sa tête de toutes mes forces, il se retrouva sous l’eau à son tour. Pas pour longtemps cependant, parce qu’il saisit mes mains en refaisant surface. Il était clair que je ne faisais pas le poids mais je gardais la tête haute, comme toujours. Par moment, j’étais une peste sauf que le regard qu’il posait sur moi n’était plus un regard de provocations gentilles et de jeu. Ce regard-là, je le connaissais bien, il hantait mes meilleures nuits.
Il me rapprocha de lui, un frisson me parcourut. L’appréhension totale. J’étais paralysée. Je rêvais sûrement, ce qui m’arrivait… je devais le rêver. J’avais dû oublier de respirer et mon cerveau délirait totalement. Ça ne pouvait être que ça. Nale ne ressentait plus rien pour moi, je me berçais juste d’illusions trop convaincantes. Et puis ses mains sur mon visage, ses lèvres contre les miennes. Définitivement, mon cerveau partait en plein délire. Ça ne pouvait être vrai. Jusqu’à ce que je me rende compte que c’était très réel et que je veuille en profiter. Profiter pour peut-être regretter ensuite mais profiter. Alors je me raccrochais à ce baiser. Passionné, trop passionné pour qu’il ne puisse pas saisir que ça m’avait manqué. Il ne voudrait jamais plus me regarder en face après ça… Pourtant, c’était venu de lui non ? Ou alors je m’étais inventée cette histoire pour me déculpabiliser ?

Ce contact m’avait tellement manqué que j’avais peur qu’il me relâche pour s’enfuit en me laissant là avec un champ de ruines dans le crâne. Mais il s’écartait, alors je rendis les armes. Je le regardais dans les yeux mais j’avais perdu ce que j’y avais vu.
Aussi, quand il me fit tomber dans l’eau, j’étais dans un état second. L’eau avait au moins le mérite de m’éclaircir les idées. Cet étrange moment était passé. Je m’étais fait des idées. Peut-être avait-il voulu savoir s’il y avait encore quelque chose, qu’il croyait que non et que pour lui tout était réglé. Je n’avais qu’une chose à faire, le laisser croire qu’en effet, tout était terminé. Pour moi, c’était juste un peu plus dur à encaisser mais j’encaissais bien. Alors je me secouais et je repartis à l’assaut pour finalement me laisser flotter.

Seule solution pour moi à présent, enfouir ce baiser loin, très loin dans ma conscience bien que j’en étais sûre… mon cerveau ne manquerait pas de me le ressortir en privé. J’aurais tout le temps de débattre avec moi-même sur la signification de tout ça. Avais-je une petite chance que tout reprenne là où ça c’était arrêté ? Aucune idée.

« Tu fais quoi ce soir ? Tu manges avec tes parents ou tu n’as rien de prévu ? » Pourquoi ne pas l’inviter à dîner ? Après tout, au point où j’en étais, je ne serais pas plus perdue que maintenant même si je n’en montrais rien du tout.
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ϟ METIER : Il est assigné à l'intendance dans le 13, en cuisine.
ϟ LIFESTYLE : Le niveau de vie est correct et surtout équitable à chaque habitant, merci le 13. Mais sachant qu'il est un vainqueur et qu'il est originaire d'un district assez riche, il n'a jamais eu à se plaindre.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Mar 16 Oct - 16:03
Je ne savais pas quoi faire. C’était ce pourquoi j’avais recommencé à agir normalement. Je n’avais pas eu le droit, j’avais osé, et j’avais craint d’en payer les conséquences. Mais bizarrement, elles n’eurent pas lieu. Alors la meilleure chose à faire avait été de ne rien faire, justement. Bon, j’avais remis la bataille à l’ordre du jour mais ça n’était rien comparé à tout ce qui aurait pu se passer si j’avais continué à agir comme un con, ou si Siss avait elle-même réagi. Je n’osais même pas imaginer tout ce que j’aurais réellement perdu si elle s’était énervée, si elle avait mal interprété, si elle avait pleuré. Autant de si que de peurs concernant mon acte. J’étais définitivement un idiot. Ces foutus jeux m’avaient totalement ravagé la tête, c’était certain. Simplement, elle ne m’avait pas repoussé, et ça, ça n’était pas normal. Combien de fois je m’étais empêché de faire quoi que ce soit pour préserver notre amitié ? Et combien de fois je m’étais frappé pour avoir encore des choses qui étaient censées avoir disparu ? N’était-ce pas pour cela que nous nous étions séparés ? Parce que la passion était passée et que nous ne voulions pas y risquer notre amitié ?

Bien sûr que si. Et moi tout bêtement, je m’étais laissé submerger à nouveau. Quel crétin je faisais. Finalement, Siss fit mine de s’intéresser à nouveau à notre bataille. Alors je faisais comme si rien ne s’était passé. Elle ne régissait pas, alors je n’allais pas remuer le couteau dans la plaie. Autant s’en désintéresser. De toute façon, elle avait beau ne pas me repousser, elle n’était pas enthousiaste pour autant. Elle était comme moi, indifférente. Il ne me restait plus qu’à exploiter cette solution. Je la regardai vouloir se défendre avant de constater qu’elle se laissait flotter. J’aurais donné n’importe quoi pour savoir ce à quoi elle pensait, là, maintenant. Ou peut-être valait-il mieux que je ne sache rien. Je ne savais même plus quoi penser. Elle semblait si calme que j’étais totalement dérouté. Je passai une main dans mes cheveux pour les remettre en ordre par réflexe ; ça n’était pas avec l’eau qu’ils allaient rester à leur place. Je restai finalement à ma place, autant que Siss le faisait. Je n’allais plus lui sauter dessus, dans tous les sens du terme. La bataille était terminée.

« Tu fais quoi ce soir ? Tu manges avec tes parents ou tu n’as rien de prévu ? » Je remontai le regard vers elle. Okay, jouer la normalité, donc. Était-ce bien raisonnable, cette idée ? Bah, si on partait de l’hypothèse qu’il ne s’était rien produit, oui, ça ne changeait pas de d’habitude. D’ordinaire, je n’avais pas à me demander si je devais aller la voir ou me l’interdire. Ce baiser aillait définitivement être plus difficile à oublier que je ne l'avais pensé. Mais je ne changeais rien à ma façade. Siss voulait que ça soit ainsi, j’allais donc respecter sa décision ; au risque de réellement tout gâcher entre nous dans le cas contraire. Je secouai la tête. « Non, rien de prévu. » J’osai afficher un petit sourire. Non, je n’avais pas d’arrières pensées, je souhaitais simplement la rassurer. Après tout, ce simplicité me changerait peut-être les idées. Nous pouvions retrouver cette complicité qui n’avait rien d’ambigu, j’en étais persuadé. Nous nous en sortions très bien jusqu’à ce que je craque, d’ailleurs. Cette innocence me manquait énormément. J’étais bien mieux lorsque j’étais certain d’avoir fait le bon choix en procédant à cette rupture, que j’étais débarrassé de tout sentiment. Ça faisait robot, dit comme cela, certes, mais la vie était plus facile ainsi. Pas de question, pas de tourment, pas à se retenir. Non, j’étais certain de ne plus pouvoir penser à autre chose, c’était terminé.

Je me laissai couler pour me rafraichir les idées. Je me forçai même à remonter pour ne pas que Siss se fasse une fausse peur. Je n’avais pas le droit de lui imposer ça. Surtout après ce que j’avais fait. Enlevant mes cheveux de devant mes yeux, je me tournai vers la demoiselle. « Pourquoi cette question ? » Souhaitait-elle que nous mangions ensemble ? Pourquoi pas. Il ne fallait pas que j’y voie un inconvénient. De toute façon, il n’y en avait pas. Des amis. Comme toujours, il ne fallait pas voir plus loin. Et ça devait me convenir. Ça me convenait. Du moins, j’essayais fortement de m’en convaincre. Rah, je me faisais pitié. Depuis quand est-ce que je n’étais pas capable de penser à autre chose ? De me contenir ? C’était insensé. Je sentis des poissons me frôler les jambes. Sans réfléchir, j’enfonçai d’un coup mes mains dans l’eau et en capturai un. Je le ressortis à l’air libre, tout content. Devant l’air perplexe de Siss, je ne pus m’empêcher de lâcher un petit rire. Ni une ni deux, je lui envoyai sur la tête. Au moins, je n’avais pas perdu mon sens de l’humour vaseux.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Mar 16 Oct - 16:49
~ Nale & Sissandra ~

La solution que j’avais choisie concernant ce baiser me rendait moi-même perplexe. Mais après tout, si Nale ne voulait pas en parer, faire comme si rien n’était arrivé. Je ne pouvais pas lui imposer ça. J’avais besoin de son amitié. Oui, je l’aimais, c’était évident mais je n’avais pas le droit de mettre notre amitié dans la balance, surtout pas si je voulais réellement être son amie. Puisqu’il fallait choisir et bien je choisissais. On ne peut pas tout avoir, c’est un fait. C’était dur à encaisser mais c’était mieux.
J’aurais voulu son amitié et son amour mais j’en demandais trop. Ma façade était tout ce que j’avais pour protéger notre amitié. Non, il ne s’était rien passé. Rien du tout. Il ne se passerait plus jamais rien, voilà tout. À cette pensée, j’eus un petit coup au cœur. J’avais fait avec, je pouvais encore y arriver malgré ce baiser même si c’était plus dur. De toute évidence, oui, c’était dur.

La petite bagarre dans l’eau était très amusante mais même si j’aimais me prélasser avec Nale, je n’avais plus trop le cœur à la bagarre, j’avais peur de déraper. Heureusement, il choisit cet instant pour me répondre.

« Non, rien de prévu. »

Nale… pitié, c’est une invitation. Ne te fais pas plus bête que tu ne l’es. Mais non… non, il n’avait pas enregistré cette information sous-jacente… À quoi pensait-il pour ne pas comprendre ce simple sous-entendu.
Ben voyons. Voilà que je m’agaçais à présent. Le baiser avait peut-être fait un peu plus de dégâts que je ne l’avais d’abord cru. Est-ce que je lui en voulais ? Peut-être un peu finalement. Jusqu’à maintenant, j’avais très bien réussi à faire l’impasse sur mes sentiments. Mais ce baiser qu’il m’avait lui-même donné pour finalement faire comme si rien ne s’était passé… c’était plus compliqué à gérer que je ne l’avais cru il y a quelques secondes. Je lui en voulais un peu.
Je le regardais se laisser couler sous l’eau pour refaire surface ensuite. Poser cette question qui me signifiait qu’il n’avait pas compris l’invitation.

« Pourquoi cette question ? »

Je me remis à nager un peu. Amusée malgré moi par son étonnante capacité à me désarmer. Quoi qu’il fasse, même si je lui en voulais, j’oubliais de lui en vouloir.

« Je t’invite bêta ! Tu sais ? Manger autour de la table, un petit repas sympathique, tout simple. Filet de poisson avec un peu de sauce, un peu de pomme de terre, des légumes… Si t’es sage, j’irais même acheter du café. »

Bon, je faisais toujours plus à manger quand Nale était là. En fait, je faisais toujours des plats plus complets quand Nale était là. Moi, je mangeais comme un moineau et je savais que ça l’agaçait. Il comprenait que je n’avais pas forcément envie de cuisiner pour moi, il comprenait aussi que c’était en raison de ceux qui n’avaient pas assez mais… il n’approuvait pas que je ne diversifie quand même pas plus mon alimentation. Avant mon vingt-deuxième anniversaire, je le faisais, au cas où, en prévision des jeux. Mais maintenant, je n’en voyais plus l’intérêt. Et puis je devais reconnaître que j’en avais assez de toujours manger la même chose. Oui, j’aurais pu manger de la viande mais c’était un rien plus cher et on n’était jamais trop prudent quant à l’argent. Personne n’était à l’abri de tout perdre et au cas où, je voulais pouvoir aider ma parent ou moi-même.

« Apporte ce que tu veux ou mieux, dis-moi ce que tu veux manger. J’aviserais, je ferais ce qui te plaira. »

Le connaissant, il n’abuserait pas, mais il allait me sortir quelque chose de farfelu. Sans quoi, je n’y aurais pas pensé tout simplement parce qu’en matière de cuisine, je n’avais aucune imagination. Vraiment aucune.

Je scrutais Nale en prévision de sa réaction, quelque chose qui me mettrait sur la voie. J’espérais juste qu’il n’allait pas se mettre à jouer aux devinettes sur ce qu’il voudrait. Pour la bonne et simple raison que lorsqu’il venait manger, je mettais toujours tris plombes à préparer le repas pour être sûr qu’il soit tip top comme il fallait.
De plus, cette fois, avant d’aller faire les courses, je devrais aller me laver et me changer. J’étais trempée. Logique en plongeant habillée. Mais à ma décharge, je n’avais pas prévu de passer mon temps avec Nale. J’avais bien pensé à lui en me levant, comme presque toujours mais je ne pensais pas tomber sur lui. Ou plutôt… que lui me tombe dessus.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Mar 16 Oct - 23:31
Je regardai Sissandra nager à nouveau. Elle était toujours calme, c’était plutôt impressionnant. Ça me calmait un peu, d’ailleurs. Elle avait cette capacité à transmettre sa zen attitude. Qu’elle le soit ou non intérieurement en fait, ça n’avait pas d’importance, tant qu’elle en donnait l’impression. Elle m’apaisait, tout simplement ; elle l’avait toujours fait. « Je t’invite bêta ! Tu sais ? Manger autour de la table, un petit repas sympathique, tout simple. Filet de poisson avec un peu de sauce, un peu de pomme de terre, des légumes… Si t’es sage, j’irais même acheter du café. » J’avais donc réussi à deviner. Un petit repas sympathique. Rien de tel pour oublier, pour retrouver notre relation fraternelle. Mais à qui je croyais mentir ? Ça allait être pire que tout. Mais enfin, puisqu’elle jouait l’indifférence, et qu’elle ne souhaitait donc plus de moi, je n’avais d’autre choix que me résigner. Je serais donc largement en mesure de me contenir, de penser à autre chose ; de refaire mon amitié avec elle. Puisque je l’avais mise en danger il y avait quelques courtes minutes, je me devais de la reconstruire. C’était mon devoir à présent. Penser ami, penser correctement. C’était tout à fait faisable. Je souris face au ton qu’elle avait employé. Détaché, presque enjoué. Naturel. Je n’avais pas le droit d’en faire autrement. Comme nous le faisions depuis des années.

« Apporte ce que tu veux ou mieux, dis-moi ce que tu veux manger. J’aviserais, je ferais ce qui te plaira. » Oh non, je ne la laisserai très certainement pas se démener pour me faire plaisir. Déjà, l’idée de lui laisser tout acheter et cuisiner ne me plaisait pas, elle n’allait pas en plus se plier en quatre pour mes moindres désirs. Je n’étais pas au Capitole, ni en face d’une muette. Il s’agissait de Siss, et elle savait très bien que j’avais horreur de laisser les gens « travailler » pour moi. D’ordinaire, je me jouais un peu d’elle. Quand notre humeur nous le permettait, je la laissais deviner ce que je souhaitais manger. Mais je n’avais pas envie de ça aujourd’hui. Je ne voulais pas qu’elle subisse d’autres de mes idioties. Tout ce que j’avais le droit de faire à présent, c’était la ménager ; tout en restant son ami. Ça n’était pas de la pitié, loin de là. Mais je ne devais plus la faire souffrir ; en supposant que je le faisais. Elle me scrutait. La sensation était étrange ; y avait-il une mauvaise réponse ? On aurait aisément pu penser qu’elle me tendait un piège, étant donné la façon dont elle me regardait. Mais je me faisais des films, rien de plus.

« Tout ce que tu m’as dit me convient très bien. » Je finis par lui sourire, simplement. Son invitation me faisait plaisir, c’était évident. Je me sentais calme, bizarrement. Je pensais un peu trop, mais étrangement la chose était maintenant avalée. Peut-être l’effet « nous parlons d’autre chose en toute amitié et normalité ». Oui, c’était cela. A un détail près : l’implication de Siss. Il était hors de question qu’elle fasse tout toute seule. Je fronçai les sourcils pour montrer mon désaccord. Oh je n’étais pas énervé, mais elle saurait que l’idée ne me plaisait pas. « Par contre, tu me laisses acheter le café et amener le dessert. » Hum, je pouvais même faire mieux. Elle se pliait tellement souvent à mes attentes que j’avais envie de lui rendre la pareille. Même si je savais qu’un dessert ne compenserait pas tout ce qu’elle avait fait pour moi jusqu’à aujourd’hui, même sans s’en apercevoir. Elle était ma dose de bonne humeur, mon réconfort, mon ange gardien, en quelque sorte. J’avais besoin d’elle pour être bien, ça avait toujours été ainsi. Même en dehors de la courte relation que nous avions eu, je la voyais toujours ainsi. Et honnêtement, je ne savais pas ce que je pouvais faire sans elle.

« Et ! Tu me dis ce que tu veux. Il n’y a pas de raison. » Sans me forcer, je sentis un sourire d’ange se dessiner sur mon visage. Elle ne pouvait pas refuser, je pouvais être extrêmement têtu. Elle choisirait son dessert, je n’en démordrais pas. Je pouvais bien acheter toutes les pâtisseries qu’elle voulait, ça n’était pas ça qui allait me ruiner. Certes ce genre de choses était prisé, même dans le district quatre, mais pour un vainqueur ça n’était rien. Je ne m’en vantais pas, bien au contraire. Je trouvais même ça hallucinant. Mais je voulais faire plaisir à Siss, et je comptais bien m’y employer sérieusement.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Que croyais-tu ? ∫ Nale & Sissandra   Mer 17 Oct - 0:15
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Étrange… D’habitude, il était bien plus rapide que ça. Beaucoup plus. Non pas que Nale était un ventre sur pattes mais je savais pertinemment qu’il aimait la cuisine simple de chez nous. Peut-être que la nourriture du Capitole est délicieuse mais visiblement, ça n’était pas pareil pour lui. Ou alors, je me faisais des idées et Nale me faisait juste plaisir. Non, quand je cuisinais, il aimait vraiment ça, je le sentais, je le voyais. Voilà maintenant que je me mettais à avoir la frousse sur ce que pensait vraiment Nale. Pas de doute, ce baiser m’avait retournée toute entière. J’aurais soupiré s’il n’y avait pas de grande chance qu’il trouve ça suspect.

« Tout ce que tu m’as dit me convient très bien. » Ah… Pas de petite envie particulière ? Alors ça serait ça. Je ferais peut-être une folie en faisant une sauce à la moutarde. Non pas que ça allait me coûter les yeux de la tête mais ça n’était tout de même pas banal. Ce serait donc filets de poisson avec de la sauce à la moutarde, des petites pommes de terre et une salade. Quand il verrait la sauce, il en ferait une jaunisse mais tant pis. Il ne venait pas manger tous les jours à la maison et ça me faisait plaisir de lui faire plaisir. « Par contre, tu me laisses acheter le café et amener le dessert. » J’aurais dû me douter qu’il allait mettre un bémol à tout ça. C’était toujours pareil. Nale ne pouvait pas ne pas partager la charge du repas. Non pas que je ne voulais pas accepter. Qu’il soit vainqueur ou simple plongeur, je m’en moquais. Je l’invitais… voilà tout, c’était à moi de supporter la charge du repas pas à lui. Mais je savais que le combat était perdu d’avance parce qu’il viendrait avec du café et un dessert. Rien que d’y penser, j’en salivais. On n’en mangeait pas tous les jours du dessert, même dans le quatre.

Juste quand j’allais ouvrir la bouche, il embraya avec la question qui me faisait justement très peur. « Et ! Tu me dis ce que tu veux. Il n’y a pas de raison. » Mince… J’en restais figée sur place. Zut de zut. Comme si je savais ce qui me plaisait vraiment en dessert, comme si j’étais capable de ne pas penser à l’argent que ça allait coûter. D’accord, c’était un vainqueur, mais tout de même…
Après mûre réflexion, une image me revint en mémoire aussi nette que si je l’avais devant les yeux là, maintenant. J’avais vu cette petite montagne composée de choux à la crème et je m’étais dit que j’économiserais pour m’offrir ce dessert un jour. J’hésitais un moment mais mon côté gourmande écrasa tous mes scrupules. Là, c’était moi le ventre sur pattes. Les mots sortirent de ma bouche plus vite que je n’avais cru ça possible.

« Les choux à la crème. Tu sais, je les ai vu en vitrine à la boulangerie et… » Je piquais un fard. Bon sang. Je me sentais bête. Il m’avait embrassé et je n’avais pas réagi pour ne pas l’embarrasser et là je piquais un fard pour un dessert. Du grand n’importe quoi. J’étais parfaitement ridicule. Je soupirais et m’enfouis sous l’eau un instant avant de refaire surface. « Ce truc-là. Ce que j’ai honte… Désolée. »
Je me redressais finalement et me décidais. Vu qu’il ne céderait ni pour le dessert, ni pour le café… Il me restait à préparer le reste. Je me motivais donc, j’avais de la cuisine en perspective et un peu de rangement aussi. Je n’étais pas désordonnée mais vivre seule avait quelques avantages, comme de laisser traîner ses vêtements sur le dossier du canapé. « Bon, tu t’occupes du café et du dessert… Et moi, du repas. J’ai des courses à faire beau gosse et surtout du rangement. Sois-là à l’heure ou bien je t’étripe avec une petite cuillère. Je suis sérieuse. »

Et si tout à l’heure, Nale avait dérapé, ce fut mon tour. J’oubliais de réfléchir et je déposais mes lèvres sur les siennes un si court instant que je savais que là, j’étais responsable du faux pas. Un partout, balle au centre, comme disait les garçons à l’école. Je me figeais interdite, je commençais à prendre des couleurs, je le sentais… je filais donc. Je fuyais même carrément en lui criant d’être à l’heure. Je ne m’excusais pas, je ne me retournais pas. Je n’avais même pas honte, j’avais juste eu très envie de l’embrasser moi-même. S’il ne venait pas à la maison, je saurais pourquoi et je mangerais seule non sans pleurer comme une gamine qui a fait la plus grosse bêtise qui soit.
C’était la dernière fois… il fallait que ce soit la dernière fois. Avec un peu de chance, il penserait que j’avais voulu l’embrasser sur la joue. Ma pauvre Siss’, tu es pathétique, risquer ton amitié e ton meilleur ami pour un stupide baiser. Baiser que je retenais depuis longtemps pourtant.

Une fois sur la plage, avec mes chaussures en main et mon gilet sous le bras, je me retournais une simple fraction de seconde. Nale était toujours dans l’eau. Je pense qu’il me regardait partir. Je me mordis la lèvre, finalement si, je m’en voulais terriblement. Je me mis à courir jusque chez moi, pieds nus. Ça me viderait la tête et me permettrait de me fustiger dans les forme sur le chemin.
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