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 EPISODE 3 : THIS IS WAR

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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 11/01/2012
ϟ MESSAGE : 407
ϟ AVATAR : Capitole
ϟ MULTICOMPTE : Aucun
ϟ DISTRICT : Capitole
ϟ AGE : Immortel
ϟ METIER : Président du Capitole
ϟ LIFESTYLE : Luxueuse
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : contre
ϟ COMPÉTENCES : LEADER
MAY THE ODDS BE IN YOUR FAVOR
MessageSujet: EPISODE 3 : THIS IS WAR   Sam 4 Aoû - 18:26

POV'S PRISONERS


QUELQUE PART AU CAPITOLE
Ils avaient été entraînés de force vers un Hovercraft dès lors que la transmission du Capitole avait été brouillée, on les avait à nouveau cagoulés et emmenés de force. Certains étaient encore blessés, d'autres hagards de la révélation dont ils venaient d'être les témoins muets mais tous ressentaient la même angoisse : qu'allait-il leur arriver désormais ? Ils furent arnachés dans leurs sièges, toujours masqués, un silence de mort régnait dans l'habitacle jusqu'à ce qu'une légère plainte s'élève puis une autre : les Pacificateurs implantaient un mouchard dans le bras des prisonniers et n'y mettaient aucune délicatesse. Un rire gras s'éleva lorsque Bonnie se débattit pour échapper à la poigne du soldat qui la maintenait. "Alors petite rebelle, aurait-on peur ?" Demanda t-il en serrant plus que de raison le bras de la jeune fille, marquant sa peau. "Vous aurez bien raison d'avoir peur sales traîtres, ce qui vous attend ... c'est pire que la mort." Une sourde angoisse monta dans la poitrine des prisonniers. Que les attendait-il là où on les emmenaient ?

(...)

On leur jeta des vêtements qu'ils durent revêtir seuls malgré leurs poignets attachés et leurs visages masqués. Un tee-shirt, un pantalon léger mais imperméable, des bottines souples. Aucune arme, aucune ration de survie. Rien. Sans un mot les pacificateurs poussèrent leurs "prisonniers" hors de l'Hovercraft et les séparèrent. Chacun fut placé à un endroit précis puis, le silence revint, il leur était impossible de bouger. Ils ne purent se protéger de la poussière que souleva l'Hovercraft en décollant, alors et seulement alors ils purent enlever leurs cagoules. Ce qu'ils découvrirent les étonna. Ils se tenaient tous sur un cylindre métallique et tous comprirent... Ils étaient dans l'Arène. Seuls. Sans nourriture. Ni eau. Ni armes. Le jeu commençait.


ORGANISATION DU SUJET
LA DÉTENTION : afin de ne pas avoir à assurer une surveillance constante des prisonniers le Général Isobel Flicorn a envoyé les prisonniers dans une des anciennes arènes. Celle-ci, afin d'éviter toute évasion, a vu son champ de force réactivé et sa surveillance vidéo remise en fonctionnement. Vous avez été lâchés au milieu de l'arène et il vous faut désormais vous organiser pour survivre. Or si vous savez que vous n'êtes en rien responsable de l'attentat, vous ne pouvez en être certain concernant les autres. Apprenez à survivre en milieu hostile, méfiez vous de vos amis... Il semblerait que le Capitole ait décidé de voir ce qui surviendrait de vous et quel personnage se révélerait. Cependant, ce n'est pas une édition des Hunger Games, simplement un moyen de surveillance amélioré, le Capitole est occupé ailleurs, sur d'autres fronts. C'est donc le meilleur moyen de vous observer sans pour autant avoir à détacher des troupes à votre surveillance.

L’ARÈNE : L'arène de la vingt-huitième édition des Hunger Games était une immense forêt dans laquelle on se perdait au moindre détour. Les arbres étaient plus immenses les uns que les autres et cachaient toutes lumières du jour. Il faisait presque aussi nuit le jour que la nuit. De mauvaises surprises attendaient les tributs: gaz hallucinogènes, mutations génétiques, chauves souris meurtrières. L'eau était très rare et la nourriture, le plus souvent immangeable, contaminée. Autre particularité de cette arène, a proximité du seul point d'eau se trouvait des marécages mais également des sables mouvements qui ont fait de nombreuses victimes, piégées.

LE RP: Nous vous conseillons de faire des RP court et de répondre rapidement, afin de faire évoluer au maximum l'intrigue. La moisson étant prévu pour septembre, cette intrigue ne durera qu'un mois.

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ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
ϟ MESSAGE : 463
ϟ AVATAR : phoebs tonkin.
ϟ MULTICOMPTE : nope.
ϟ DISTRICT : originaire du deux, actuellement dans le treize.
ϟ AGE : vingt ans.
ϟ METIER : autrefois elle s'entraînait pour les jeux.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : indécis
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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : THIS IS WAR   Dim 5 Aoû - 12:57


dark paradise.



this is war.
Trop vite.
Bonnie ne comprenait rien. Elle ne se souvenait que de trop peu de choses. Un lac, le feu, un hurlement et plus rien. C’était comme si tout autour d’elle, la terre avait retenu son souffle. Elle était là, enfermée dans sa cellule blanche, dans sa tenue blanche à attendre. Sans rien dire et en fixant cette porte grise. Et si tout n’était qu’un affreux cauchemar. Et si tu n’avais jamais porté cette robe rouge. Mais rien ne change, tu restes là, assise dans cette cellule. Isolée du monde, isolée d’elle-même. Puis un crissement. Quelques paroles. Bonnie ne comprenait même pas les quelques mots qu’ils lui adressèrent. Etais-ce simplement bonjour ou même comment vas-tu. Mais ils l’attrapèrent fermement. Et elle se débâtit ou du moins elle essaya. "Alors petite rebelle, aurait-on peur ?" Non voulait-elle répondre. Elle n’avait peur de rien. Mais en réalité, la peur avait depuis longtemps quittée son corps pour devenir indifférence. Elle sentit sa peau devenir rouge mais elle tira encore plus fort sur sa manche. Sans réussir à le faire bouger d’un centimètre. "Vous aurez bien raison d'avoir peur sales traîtres, ce qui vous attends ... c'est pire que la mort." Silence. Elle arrêta de se débattre. Résignée. La mort devenait alors, presque une délivrance. Amaigrie et affaiblie on la balança dans un hovercraft, sa tête heurta le sol et elle sembla s’endormir en espérant ne jamais se réveiller.

***

Il l’embrassait.
Elle sentait son souffle sur sa nuque et dans un mouvement, elle attrapait le bout de ses lèvres. Ils s’embrassaient. Comme elle l’avait déjà fait une fois. Et comme elle l’avait plusieurs fois rêvé. Du bout des doigts elle sentit le sol froid de l’hovercraft. Non. Elle n’était pas dans le deux. Et elle n’y serait sans doute pas de sitôt. Bonnie ouvrit peu à peu les yeux, découvrant trois autres personnes autour d’elle. Elle ne distinguait pas leurs visages. Mais ils respiraient la même chose, résignation et colère. Puis le bruit des moteurs reprit le dessus, elle s’assit en tailleur la tête posée contre la carlingue de l’appareil. Et le sommeil l’envahit encore une fois. Une fête dans le district deux. Les fleurs accrochée aux maisons, elle avait toujours trouvé ces fêtes stupides mais voilà qu’elles lui manquaient. Elle voyait sa sœur dansait sur la place, joyeuse comme d’habitude. Puis son père assis sur sa chaise devant la maison. Sans sourire, mais son regard bienveillant toujours porté sur elles. Elle se sentait stupide de rêver de tout ceci. Ces quelques choses qu’elle avait tant haït. Le sol trembla. Elle se réveilla et la lumière apparut au fond de l’hovercraft.

Une brise secoua ses cheveux noués. Un pacificateur l’attrapa par derrière, bloquant ses bras. " Cette fois-ci pas d’entourloupes. " Bonnie baissa la tête vers le sol en se remettant debout. Et le pacificateur la poussa en avant, vers cette lumière qui l’aveuglait littéralement. Ses jambes trébuchèrent plusieurs fois et plusieurs fois le pacificateur dût la remettre sur ses pieds. Elle refusait cependant cette aide. Elle n’était pas faible. Pas elle. Les autres la suivaient ou alors étaient-ils déjà sortis. Elle ne les avait pas vus mais quelque chose en elle lui disait qu’elle allait sans doute les revoir sous peu. Au fur et mesure, des odeurs de pin, d’herbe, de fleurs.

L’incompréhension se lisait sur son visage. Où diable l’emmenaient-ils ? Elle tenta de tirer sur ses liens. Instinct primaire de l’animal en cage. On lui serra les bras encore plus fort dans son dos, un peu plus et il brisait son bras. Résolue, elle continua sa marche forcée. Sans rien dire. Mais en imaginant une multitude de possibilités.
Ils voulaient les tuer. On les avait traité de traître. Bonnie n’avait rien d’une traître, carrière née, elle ne vouait cependant pas une adoration sans borne pour ce Capitole. Mais cela, elle c’était bien retenue de le dire. Le pacificateur lui donna des fins simples, qu’elle enfila avec difficulté. Puis une cagoule sur sa tête. Elle allait mourir. Ils l’emmenaient tout droit à l’abattoir. Elle le sentait lorsque ses pieds touchèrent le sol. De l’herbe. Puis plus rien. Un souffle. Un bruit assourdissant de machine décollant. Et la cagoule s’enleva. Et un sourire déforma son visage.

***

Elle était là où elle rêvait d’être. L'arène.
Elle distinguait les autres. Tous coincés dans des cylindres, comme pour annoncer le départ des jeux. Bonnie avait rêvé de ce moment. De ce sifflement annonçant le départ du bain de sang. Le sang. Un bruit déchira l’arène, une sorte de sifflement indistinct. Et les cylindres disparurent sous leurs yeux. La course était lancée. Bonnie sortit doucement de son cylindre. Autour d’elle des arbres. Pas de caverne. Pas d’armes. Pas de nourritures. Rien. La colère la submergea et elle dévisagea ses camarades ou plutôt les autres tributs sans dire un mot. Mais la rage se lisait sur son visage. Sans doute l’un d’entre eux serait bien plus loquace qu’elle. Pour l’heure, elle scrutait la moindre réaction chez eux. Elle était une carrière. Et l'arène était son milieu naturel. Son territoire. Et cette pensée lui arracha un maigre sourire.



_________________

and i'm a long way, from your hill or cavalry. and I'm a long way from where I was, where i need to be. if there is a light you can always see and there is a world we can always be. if there is a kiss i stole from your mouth and there is a light, don't let it go out.
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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : THIS IS WAR   Dim 5 Aoû - 17:41




Traîtresse. C’était ainsi qu’on la qualifiait, celle qui avait toujours soutenu sa cause sans faille.. Tous ces gens, ces regards qu’on lui avait porté: de la haine. Voilà des regards qu’elle reconnaissait bien, mais si elle les ignorait facilement dans le Quatre, elle avait plus de mal à le faire pour le Capitole. Désormais partout où elle irait, on lui jetterait des pierres. Sa famille était toujours là. Paris était toujours là. Mais quel regard aurait-il sur elle après tout cela ? Le reverrait-elle ? Allait-elle rentrer au Quatre ? Il lui manquait tant, son chez-elle.. Alors qu’une poigne brute l’emmenait, elle se laissait traîner plus qu’elle ne marchait, mais la confusion était prioritaire sur le reste. En réalité, elle ne distinguait pas le reste. Les échanges entre les Pacificateurs comme le bruit d’un moteur, tout cela n’était que du brouhaha pour la jeune fille. Un Hovercraft, telle était sa destination - ou plutôt leur destination. Car Suzanna n’était pas seule, il y avait à ses côtés trois autres personnes dont une qu’elle n’avait pas croisé durant la soirée. Mais c’était à peine si elle s’en souciait alors qu’on la poussait dans l’appareil, la forçant ensuite à s’asseoir et lui sommant de rester tranquille. Mais elle était si … vidée, qu’elle ne pouvait que rester tranquille. Son regard était vague, mais dans l’optique où elle portait une cagoule, c’était presque normal. Elle avait beau rester calme, son rythme cardiaque, lui, témoignait bien ce qu’elle pouvait ressentir. La peur de ce qu’il se passerait ensuite, la peur de ne pas savoir où on les emmenait, la peur de connaître son sort et un sentiment de mal être qui ne lui ressemblait pas. Si elle était confiante il y a quelques heures, il est clair qu’elle ne l’était plus à présent. Puis il y eut une douleur dans son bras, quelque chose qui ressemblait à une piqûre, mais en plus douloureux. C’était quoi, ça ? Que lui avait-on fait ?

« Vous aurez bien raison d'avoir peur sales traîtres, ce qui vous attends ... c'est pire que la mort. » Sentence. Elle aurait voulu s’agiter, ôter cette chose qui lui masquait la vue et s’enfuir ! Mais dans les airs, que pourrait-elle faire ? Son esprit divaguait, elle ne comprenait plus rien et elle était d’autant moins sûre d’elle. Elle n’avait rien fait ! Ce n’était pas elle ! Le crier ne lui servirait à rien, mais elle trouvait sa situation de plus en plus bizarre et injuste. Ce qu’il en était des autres, elle n’en savait rien. Si cela se trouvait, l’un d’eux était vraiment coupable, mais il pouvait aussi y en avoir aucun.. On lui jeta des vêtements et elle les enfila du mieux qu’elle put, elle aurait bien voulu cracher aux pieds de ces hommes, mais un obstacle le lui empêchait. Quelques instants plus tard, l’appareil s’était arrêté et on l’emmena à l’extérieur. L’air n’avait pas l’odeur du renfermé, ils étaient sans doute en pleine nature, mais où ? On la traîna à nouveau et elle suivit la trajectoire sans protester. Lorsque l’appareil décolla sans eux et qu’elle put enfin retirer sa cagoule, elle resta bouche bée devant ce qu’il s’offrait à elle. Une arène. Elle sentit son sang bouillir et serra les poings sans bouger pour autant. Une arène ? Ils se moquaient d’eux ? Certes Suzanna était une carrière, mais tout de même elle en avait jamais fait un mode de vie. Elle serait honorée d’être choisie pour les Hunger Games, oui elle avait rêvé d’être à cette place un jour, mais certainement pas de cette façon. Quand elle fut libre de tout mouvement, elle sortit du cylindre et daigna alors poser les yeux sur les trois autres. Il y avait Nale et Kenneth qui ne l’inquiétaient pas du tout, même si l’un d’eux était coupable de quoique ce soit. Mais il y avait cette fille qu’elle ne connaissait pas. Elle avait l’air ravi de se trouver là, pointant toute sa colère vers les trois autres. Suzanna l’observait, puis au bout de plusieurs secondes à se toiser, elle comprit que la brune était une carrière. Que se passerait-il maintenant ? Il n’y avait ni arme, ni nourriture, ni eau. Pourtant, cette jeune fille avait tout l’air de réclamer du sang, les prochaines heures allaient être … éprouvantes. Ceci dit elle ne dit rien, pas un son ne sortit de sa bouche. Elle se contentait d’observer et d'attendre..


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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : THIS IS WAR   Lun 6 Aoû - 16:19


La mort. C'était devenu une sensation qui faisait désormais partie de chaque fibre du corps de Kenneth, de son cerveau à son cœur, en passant par le plus petit vaisseau sanguin qui parcourait le chemin tracé pour lui à l'intérieur de corps sale, sec et affaibli qu'était désormais le sien. Il avait vu, encore et encore, dans la salle où il avait été détenu, la mort de Prue se jouer devant ses paupières closes. Il entendait ses cris et alors, il savait qu'ils la torturaient. Épuisé, Kenneth ne s'était même pas demandé si les extraits sonores qu'on l'avait forcé à entendre encore et encore étaient des reprises d'un enregistrement lointain ou bien des séquences retransmises en direct. Il était trop faible, trop minable, à mariner dans sa crasse et la sueur que sa peur faisait croître à chaque instant, que pour lui, c'était évident : personne n'était assez fou, assez sadique que pour passer des cris pré-enregistrés en boucle. Alors à chaque fois qu'il avait entendu un hurlement émis par la voix de Prue, il avait de suite su dans ses os qu'il était réel et le produit d'une torture qui prenait place à l'instant. Ce savoir, auquel le jeune Dash croyait dur comme fer, avait été une souffrance perpétuelle courant dans son corps comme une longue plainte d'agonie, l'empêchant de dormir ou de penser correctement durant des heures qui lui parurent plus longues, plus éternelles, que les moments qui avaient constitué sa vie jusqu'ici. Il lui semblait déjà qu'il n'avait connu que l'enfer de l'enfermement, que la culpabilité de savoir son aînée torturée sans pouvoir l'aider. Avait-il réellement un jour embrassé les lèvres innocentes d'Hermione pour la première fois ? Avait-il rêvé avoir mis un genou à terre pour demander à cette même femme d'unir sa vie à la sienne ? Et, par-dessus tout, n'avait-ce été qu'un délire d'homme capturé que d'imaginer qu'il avait enfin avoué ses sentiments à une Emma si idéale qu'elle ne pouvait décemment pas exister dans un monde où il était possible de souffrir autant ? Kenneth se mettait à douter de sa propre vie. Prue, elle-même, était-elle seulement réelle ? Tout semblait si brouillé dans la tête du brun qu'il ne savait plus distinguer le fantasme de paix qui le maintenait en vie dans son cachot de ce qui avait un jour réellement existé.

On l'avait presque brisé, déjà.

Mais heureusement, les cris de Prue, qu'il entendait encore et encore et l'empêchaient de dormir, lui avaient rappelés que, si elle criait, c'était qu'au moins elle vivait toujours. Il devrait rester en vie, tant qu'il entendrait ces plaintes, pour garder cet espoir, le plus ridicule et le plus cruel de tous : qu'un jour il pourrait aller la sauver. Il devait vivre pour la revoir car, dans sa cellule, Prudence Dash était devenue la seule chose dont Kenneth était sûr qui existait réellement pour lui dans ce bas monde rempli d'horreur. Alors quand on l'arracha aux murs angoissants de sa prison, qu'on l'encagoula pour l'amener à l'Hovercraft, une peine indescriptible s'abattit sur le cœur du jeune Kenneth. Comment pourrait-il désormais savoir si son aînée vivait encore si on l'éloignait des cris ? Ce n'est que quand cette question, qui lui semblait être devenue la préoccupation vitale de son existence désormais, le submergea de toute son importance et de toute son horreur, au point d'isoler Kenneth au reste du monde, enfermé dans une bulle où son cœur résonnait à ses oreilles comme une mer déchaînée, bruyante où les hurlements des morts brassés par le courant des vagues se mêlaient aux soupirs agonisants du vent, que le jeune Dash prit une décision qui annulait son vœu de mort qu'il avait fait face au rejet d'Emma il y a de cela une éternité : il devrait vivre, à tout prix, et trouver Prue Ou à tout le moins la venger, pensa-t-il dans un état d'esprit si lugubre et amer qu'il ne ressemblait plus en rien à cette constitution si douce qui avait toujours été la signature de Kenneth. Si Prue se révélait être morte, aucun doute que le Kenneth qui avait existé jusqu'à cette loterie de la Mort ne subsisterait plus dans aucune pensée, aucun geste du jeune homme.

۞
C'est dans cette transe à mi-chemin entre la folie du désespoir et la résolution de survivre coûte que coûte que Kenneth enfila ses nouveaux habits, son esprit étant absent de chaque geste tandis que son corps fonctionnait comme un automate. Il ne bronchait pas, se faisait bousculer sans rien dire et se laisser porter vers l'arène sans penser à ce qui l'attendait – après tout, comment aurait-il seulement pu imaginer les projets pervers que le Capitole réservait pour lui ? Il n'était qu'un pion sur leur échiquier géant. On le ballottait comme le pantin qu'il était et on le plaça sur une petite zone où il ne pouvait plus bouger. Kenneth se demanda brièvement s'il était en réalité mort, son esprit coincé à tout jamais dans un corps se décomposant lentement et qu'il venait d'être déposé dans son cercueil. Mais quand il entendit le son puissant de l'Hovercraft qui décollait, il réalisa enfin qu'il n'y avait plus de garde pour le retenir, plus de mains impérieuses pour lui dicter quels gestes de soumission il devrait faire. Il porta donc une main pâle, couverte de poussière et faible à sa tête et fit glisser lentement, drainé de toutes ses forces, la cagoule. Enfin, il voyait à nouveau.

Il referma les yeux instantanément.

Kenneth aurait largement préféré ne plus jamais voir plutôt que de voir ceci : il se trouvait sur une des plate-formes d'une arène, à n'en point douter. Et il n'était pas seul, mais entouré de trois autres personnes. Il lui fallu quelques secondes pour les identifier, faire le lien entre leurs visages épuisés et la fête à laquelle il avait participé il y a de cela ... un certain temps, que le jeune Dash n'était pas en mesure de calculer. Il y avait de cela des années, peut-être ? Il reconnaissait Nale, le vainqueur. Il était dans son élément comme personne. Il était déjà venu ici – enfin, ici ou une autre arène, c'était pareil – et avait triomphé. Savoir cela fit courir dans les veines du jeune Dash une peur nouvelle et hors de toute mesure à l'encontre de l'ami de sa sœur. Nale était, des quatre présents, le maître des lieux et, à ce titre, la plus grande terreur de Kenneth faite homme : il était la Mort personnifiée sous la forme d'une paire de bras puissants et un mental d'acier venu pour les tuer tous les trois. L'hovercraft ne reviendrait que pour prendre leurs dépouilles. Et si ce n'était pas Nale qui le tuait, ce serait la fille dont il ne connaissait pas le nom, à la carrure digne d'une carrière, qui souriant à côté de sa petite plate-forme, comme si elle se délectait d'être ici. Était-elle folle ?

Et puis il y avait Suzanna qu'il reconnaissait également. Kenneth fit un pas maladroit hors de la plate-forme en métal et avança de quelques pas vers Suzanna. Il avait d'abord pensé tenter le tout pour le tout, aller mourir dans la corne d'abondance – ou à proximité – mais le fait était qu'il n'y avait rien ici. Pas d'arme, pas de nourriture. Juste quatre gamins jetés dans la nature ensemble : les quatre traîtres. Était-ce une sorte de prison ou une mise à exécution lente et pernicieuse ? Si tel était le cas, il mourrait bientôt : il n'y avait rien à manger à première vue et il ne s'était jamais entraîné, contrairement aux trois autres. Il lui fallait donc un allié. Et ses pieds le portaient malgré lui, sans qu'il n'y réfléchisse vers Suzanna. Elle était dangereuse, mais Kenneth n'en avait pas réellement conscience. Tout ce que son cœur fatigué voyait, c'était un visage pour lequel il avait eu un élan de sympathie, dans une autre vie. Quelqu'un qu'il avait voulu connaître pendant un moment. Était-elle coupable de l'attentat ? Il n'en savait fichtre rien mais et si elle l'était, et alors ? Kenneth détestait le Capitole et même si autrefois il n'aurait jamais pensé à se rebeller contre lui, après les récents événements, il ne pouvait plus que voir cela d'un bon œil.

S'il y avait quelqu'un avec qui il voulait affronter la folie de ce lieu, ce serait donc elle. Cela aurait pu être Nale – ça aurait dû être Nale, en raison de leur histoire commune cristallisée en la personne de Prudence – mais ce dernier dégageait dans cet endroit une aura bien trop écrasante et terrifiante pour que Kenneth fasse de lui-même le premier pas vers lui.

Il le faisait donc vers Suzanna. Mais à mi-chemin d'elle, il s'arrêta, pris d'un doute affreux. Comment lui faire confiance ? Il ne fallait pas qu'il se jette dans la gueule d'un loup potentiel, mais qu'il voie si son geste de paix pouvait avoir un retour positif. Il tourna donc ses pas vers la forêt, prêt à s'enfoncer dedans. Arrivé à la lisière, en quelques enjambées, il se tourna et chercha de ses prunelles couleur café le regard orageux de Suzanna et tendit vers elle une main beaucoup plus assurée qu'il n'aurait jamais cru pouvoir tendre : une main de fer, rendue dure et inflexible par l'enfermement.

Une invitation :


    KENNETH - « Suzanna ? »

Il détourna ensuite la tête vers Nale. Que ferait-il ? Kenneth avait peur de lui, comme le lapin craint l'arrivée du faucon, mais il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter également de son sort et de vouloir s'associer à lui. Il était comme une trace vivante de l'existence de Prue et Kenneth se sentait attiré par cela. Mais la terreur retenait sa main tendue et la dirigeait vers Suzanna, à qui, étrangement, il faisait confiance comme à personne d'autre en cette ultime seconde, au lieu de la tendre vers Nale. Mais cette confiance – au même titre que cette méfiance – était le fruit de conditions extraordinaires, d'une douce folie qui flottait depuis quelque temps au-dessus de leurs vies et il ne suffirait que d'un geste, d'une parole pour la briser à tout jamais – ou la renforcer comme aucun autre lien, fait en des circonstances normales, n'aurait pu l'être.


xx mots


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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
ϟ MESSAGE : 1155
ϟ AVATAR : Liam Hemsworth
ϟ DISTRICT : Originaire du 4, il est est actuellement un fugitif dans le 13.
ϟ AGE : 25 ans. Il a gagné la 64ème édition des jeux à 14 ans.
ϟ METIER : Il est assigné à l'intendance dans le 13, en cuisine.
ϟ LIFESTYLE : Le niveau de vie est correct et surtout équitable à chaque habitant, merci le 13. Mais sachant qu'il est un vainqueur et qu'il est originaire d'un district assez riche, il n'a jamais eu à se plaindre.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : pour
ϟ COMPÉTENCES : SURVIVOR
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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : THIS IS WAR   Jeu 9 Aoû - 23:27
J’ai eu du mal à suivre le cours des événements. Après la détention, on nous fit finalement monter dans un hovercraft. Encagoulés, on nous avait donné de quoi nous habiller. J’avais pu constater au bruit qu’ils nous avaient à nouveau réunis. Et puis nous avons galéré… en ce qui me concerne, ce fut encore pire. Revêtir des vêtements, les mains attachées, sans rien voir, et avec une épaule déboîtée, ça n’était pas si évident que ça. J’évitai de laisser échapper des grognements de douleur, non désireux d’entendre nos détenteurs rire ou me rabrouer. Le souci était que la situation m’était trop familière. Outre le fait d’être encagoulé et les mains attachées, la dernière fois que j’avais du revêtir une tenue spéciale, j’étais entré dans l’arène quelques minutes plus tard. Et inconsciemment, je commençais à redouter le pire. Après tout, ça ressemblait bien au Capitole.

Finalement, nous sortîmes de l’hovercraft. Un frisson désagréable me parcourut. On me trimballa en silence je ne savais où ; tout ce qu’il me semblait fut qu’on était resté dehors. Un « silence naturel », si vous préférez. Et quelques minutes plus tard, après une succession de pas aveugles, d’obéissance aux ordres et autres singeries, on m’arrêta enfin. Et j’entendis l’hovercraft décoller à nouveau. Le signe pour enlever la cagoule. Et dieu que j’aurais préféré ne pas le faire, finalement. Je me trouvais sur la même plateforme qu’onze années plus tôt, au début de mes jours de calvaire qui ont changé ma vie. Je restai bête un moment tellement je n’en revenais pas. Était-ce possible qu’ils soient aussi cruels ? Nous avaient-ils réellement mis ici pour les Hunger Games ? Seraient-ils plus tôt cette année ? Ou était-ce encore une ruse ? Je ne sais pas combien de temps je restai tétanisé à penser ainsi, mais je me mis enfin à réaliser le milieu dans lequel je me trouvais. Des arbres de partout, et il n’y avait pas beaucoup de lumière à cause de leur épaisseur. Tant mieux, j’allais pouvoir me réhabituer au « soleil » tout doucement.

Après avoir analysé l’environnement qui m’entourait, je me rendis compte que mes « concurrents » n’étaient pas loin, eux aussi sur une plaque, et qu’ils hésitaient à bouger, ne sachant pas comment interpréter leur présence dans cette arène. Je me figeai. Je connaissais les personnes qui me faisaient face. Kenneth. Sue. Quoi que, je ne connaissais pas la dernière. Une carrière, à n’en pas douter, je ne connaissais que trop bien ce regard fou. Tout ça me donna encore plus la nausée. Devrais-je les tuer ? Retomber dans une spirale noire de laquelle je n’allais finalement pas me sortir ? Mes deux amis avaient l’air totalement perdus. Ou du moins, pas préparés. Qui l’était ? Peut-être l’autre brune. Était-elle malade ? Avait-elle réellement envie de se lancer dans un massacre ? Elle ne se rendait pas compte à quel point sa vie allait être chamboulée. Non seulement notre présence dans une arène était plus que perturbant, mais tuer, et avoir ces horreurs sur la conscience détruisait un homme. Autant carrière qu’il soit. Je ne savais pas ce qu’on attendait de nous, ici, mais il me fallait jouer au bluff. Je n’avais pas l’intention de m’en prendre à mes « amis », si je pouvais les appeler ainsi ici. Sauf si bien sûr, je n’avais pas le choix… Mais cette femme, cette carrière-là, il fallait stopper sa folie. Nous étions des traitres, ce pourquoi nous étions là. Evidemment, je savais éperdument que je n’y étais pour rien. A part peut-être mes réponses désagréables à l’interrogatoire. Et je doutais fortement que Ken ou Sue se soient lancés dans un attentat pareil. En revanche, je ne savais rien de la carrière, et son attitude ne me disait rien qui vaille. Oui, s’il le fallait, j’étais prêt à lui faire réellement peur pour qu’elle se calme, le temps de comprendre ce que nous faisions là. Même si pour d’autres, ça pouvait être clair…

Alors voilà, je devais rassurer et impressionner en même temps. Et la tâche n’allait pas se révéler de tout repos. Il fallait que je me constitue une attitude rapidement, pour faire passer le message voulu à chacun. Ce qui était sûr, c’est que je n’avais certainement pas peur de la brune inconnue. Ceci était mon territoire, pas le sien ; du moins pas encore. J’étais le seul à pouvoir me « venter » d’avoir connu l’atrocité des Jeux, ce n’était pas elle qui allait m’apprendre comment avoir peur ici. Alors que je m’étais enfin décidé à faire un pas, Ken s’en chargea. Je le vis s’avancer vers Sue alors que personne ne bougeait. Il prononça son nom, et tout doucement, leva une main vers elle. Lui demandait-il de l’aide ? N’avait-il plus confiance en moi ? Préférait-il se diriger vers la sœur d’Arabella que certains soupçonnaient, plutôt que vers moi ? Je me devais de lui prouver que l’arène ne me transformait pas de l’intérieur. J’étais toujours le même moi, seulement en apparence plus redoutable. J’y étais obligé, comment voulez-vous survivre dans un endroit pareil en grelottant comme une fillette ? C’était impossible. C’est pourquoi je fis finalement le pas que je devais faire plus tôt, je passais à côté de Ken et lui tapai l’arrière de la tête avant de lancer « Il faut trouver du bois sec pour faire du feu, se dégoter de quoi manger, et de l’eau potable. ». Je gardai un œil derrière moi pour vérifier que la brune n’allait rien faire qu’elle pourrait regretter. Et j’avançai doucement dans cette forêt douteuse.


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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : THIS IS WAR   Sam 11 Aoû - 15:47


dark paradise.



this is war.
Il y avait cette petite voix dans sa tête. Cette petite voix qui chuchote à son oreille. Indistincte petite voix. Elle bavarde et Bonnie ne comprend pas un traître mot de ce qu’elle lui raconte. Ses yeux se baladant sur ses camarades d’infortune. Oui quelle infortune d’être ici avec cette folle. Avec elle-même. Elle se frotta le front, essayant de mettre cette petite voix de côté. Priant pour qu’elle la laisse en paix. Mais la paix n’était visiblement pas de ce monde. La brune s’approcha du petit groupe. Fixant l’autre jeune fille, elle lui disait vaguement quelque chose tout comme le grand gaillard. Tue-les. Bonnie hocha la tête. Non pas maintenant. Elle pourrait sans doute maîtriser les deux plus jeunes mais le grand gaillard, ce serait un tout autre combat. La petite voix s’éloigna doucement de son esprit embrouillé. Le plus jeune homme s’éloigna vers la forêt. Il semblait plus craintif. Un lapin. Il avait dans ses yeux une terreur qu’elle n’avait jamais vue. Il s’enfonça dans les premiers buissons à l’orée du bois. Elle le regarda s’éloigner sans rien dire, il n’y avait rien à dire. Puis il tendit le bras vers la jeune brune. Et sa voix brisa le silence. « Suzanna ? » Comme une cloche dans son cerveau. Ses yeux scrutèrent la jeune fille. Suzanna. Suzanna Everglade elle-même sœur de feu Arabella. Sa présence ici, Arabella était une traîtresse. Sa sœur devait l’être tout autant. Bonnie attendait la réaction de la jeune femme qui regardait ce jeune homme. Effrayé. Allaient-ils s’enfoncer dans les bois et ne jamais réapparaître ? Bonnie s’en fichait, mais le spectacle qu’ils lui offraient était pour le moins amusant. Le grand gaillard esquissa une grimace. Se connaissaient-ils tous ? Evidement. Bonnie soupira un grand coup. Reprenant ses vieilles habitudes elle se rapprocha encore plus des jeunes gens sans rien dire. Elle se trouvait à même pas un mètre du grand gaillard, qui était réellement plus grand qu’elle à vrai dire. Elle le connaissait. Son visage. Elle l’avait déjà vu. Scrutant ses traits elle le reconnaissait. Mais impossible de se rappeler son identité. Alors elle l’imita et fixa le jeune lièvre déjà prêt à fuir dans les hautes herbes. Tout en gardant un œil sur lui. Sans rien dire. Sans jamais rien dire.

Muette. Elle restait de marbre face à cette scène pour le moins grotesque. Le grand bonhomme s’avança vers le jeune lièvre et lui frappa l’arrière du crâne. Pas assez fort pour lui faire du mal. Juste pour le raisonner. Il n’avait aucune chance dans cette forêt seul avec cette Suzanna. Il était donc peut-être aussi fou qu’elle pour pouvoir penser s’en sortir. « Il faut trouver du bois sec pour faire du feu, se dégoter de quoi manger, et de l’eau potable. » Il s’imposer alors comme le leader de cette petite troupe. Leader de deux jeunes gens effrayés et d’une carrière à moitié folle. Il ne savait réellement pas dans quoi il venait de s’embarquer. Bonnie ne bougea pas réellement. Laissant le grand gaillard tester la fidélité de ses deux ‘amis’. Que cherchait-il à faire. Les guider vers la sortie ? Les aider à survivre ? Faire d’eux ses gentils petits compagnons ? Bonnie n’aimait pas l’autorité. Ou du moins celle qui n’était pas justifiée. Mais elle ne protesta pas. Elle continua de regarder cette scène en silence. Elle savait que les alliances ne duraient pas bien longtemps dans les arènes. Et elle savait que le plus gros obstacle serait ce grand bonhomme en muscles. Il la regarda brièvement. Avait-il peur d’elle ? Non, il était juste sur ses gardes. Lui aussi avait sans doute comprit que le plus grand danger dans cette arène ne serait pas les deux jeunes lièvres. Mais elle. Elle lui sourit et s’avança vers lui et le jeune lièvre se retrouvant à quelques pas seulement d’eux, fixant le jeune garçon quelques secondes avant de diriger son regard sombre vers le grand bonhomme. « Il y a de l’eau pas loin d’ici. » dit-elle en prenant dans sa main de la terre humide. Elle connaissait les rudiments du pistage, de la traque et de la chasse. Ce qui était peut-être aussi le cas de ces camarades. Ou peut-être pas. Un sourire sur son visage lorsqu’elle regardait les yeux des autres. « Il est sans doute temps que je me présente. » déclara t’elle en fixant de nouveau le jeune garçon. « Bonnie Basley. District deux. » Et elle leur tourna le dos. « Oh et le grand bonhomme a raison. Je ne donne pas chère de notre peau si on ne trouve pas d’eau avant la nuit. » Elle regarda le dit ‘grand bonhomme’ par-dessus son épaule avec un sourire enfantin avant de renouer ses cheveux en une queue de cheval plus haute. Un demi-sourire sur son visage lorsqu’elle se retourna. « Je n’ai pas non plus confiance en vous. Mais si on veut vivre plus d’une nuit dans cette arène il vaut mieux qu’on reste ensemble. Pigé puppy face ? » Elle souriait en disant ses derniers mots face au jeune homme. Puis elle se plaça à côté du grand bonhomme. Attendant une quelconque réaction.

Et surtout tentant d’oublier cette petite voix qui ne cessait de lui rappeler que bientôt le sang sera versé.
D’une manière. Ou d’une autre.



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and i'm a long way, from your hill or cavalry. and I'm a long way from where I was, where i need to be. if there is a light you can always see and there is a world we can always be. if there is a kiss i stole from your mouth and there is a light, don't let it go out.
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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : THIS IS WAR   Dim 12 Aoû - 12:15




Sa vie au district quatre, la personne qu’elle était devenue, le caractère qu’elle s’était forgée, ses principes, ses réticences, ses craintes, sa fierté et tout le reste… Tout prenait des dimensions différentes ici. Ils étaient quatre, ils étaient déclarés coupables et ils avaient été envoyés dans une arène pour x raison. Il était certain que quoiqu’il se soit passé ces derniers jours, quoiqu’on ait pu lui dire, Suzanna ne savait réellement plus quoi penser ni quoi faire. Elle ne pensait pas qu’on les enverrait dans un tel endroit sans même un mot, que devaient-ils faire ? Attendre, survivre ou s’entretuer ? Était-ce temporaire ou allait-on annoncer leur exécution prochaine ? Elle n’était pas vraiment au mieux de sa forme et elle se voyait mal affronter l’autre jeune fille ou Nale.. Oh elle doutait fort de sa victoire pour le coup, elle qui en général était toujours confiante.. Mais comme dit plus tôt, tout prenait des dimensions différentes depuis la détention. Ce qu’elle avait subi, autant physiquement que moralement l’avait quelque peu perturbé, et ce malgré le traitement de faveur auquel elle avait eu droit durant son interrogatoire. Elle se demandait à présent, si les paroles du pacificateur avaient été sincères ou si elle avait seulement été trop naïve en marchant dans leur sens ? Non, impossible. Elle y croyait tant, ou du moins elle y avait tant cru toutes ces années qu’elle ne pouvait pas retourner sa veste. Pourtant, ce n’était nullement sur eux qu’elle comptait. Que Nale soit à l’origine de l’attentat était absurde, l’autre jeune fille non plus …ce serait illogique. Quant à Kenneth, elle ne savait pas trop. Il serait le genre à soutenir la rébellion, peut-être, mais de là à diriger les opérations d’un attentat ? Non. On dit pourtant que les apparences sont trompeuses, devait-elle se méfier ?

KENNETH: « Suzanna ? »

Sa voix l’avait ramené alors qu’elle s’égarait, Kenneth s’était approché sans même qu’elle n’y fasse attention, ou alors elle ne pensait pas qu’il s’arrêterait devant elle.. Après tout, personne ne s’arrêtait jamais pour elle. Détestable, voilà ce qu’elle était pour les autres. Elle aurait dû l’être pour lui, la façon dont elle s’était adressée à lui lors de la fête n’avait pas été des plus chaleureuse. Alors pourquoi venait-il vers elle lorsque Nale était parmi eux ? Peut-être parce qu’il était un vainqueur, qu’il avait connu l’arène et les jeux et que par conséquent, Kenneth n’était pas rassuré. L’autre jeune fille quand à elle était une carrière entraînée et même pour une alliance Sue ne s’en serait pas approchée. Suzanna s’était toujours dit que si elle allait aux jeux un jour, elle compterait sur les alliances. Évidemment, elle n’aurait jamais penser s’allier au district onze, cela aurait même été une honte pour elle. Aujourd’hui, plus rien ne comptait. Elle observait le jeune homme et sa main tendue vers elle, incrédule. L’avait-il vraiment trouvé plus rassurante que les autres ? Elle essayait de se méfier de lui, d’avoir une réticence quant à accepter son invitation ou tout autre signe lui prouvant qu’elle devait lui tourner le dos. Mais il n’en fut rien. Depuis la première fois où il lui avait adressé la parole jusqu’à maintenant, elle n‘avait pas réussi à le détester et il n‘en fallait pas beaucoup. Sans se l’expliquer, elle voulait aller dans son sens et elle le ferait. En quelques pas elle fut à proximité du brun, ceci dit avant qu’elle ne décide de quoique ce soit, Nale arriva et tenta de rassurer le groupe tout en restant ferme. Alors Sue réagit enfin et se saisit de cette main encore tendue.


SUZANNA: « Nale a raison. Aller viens, ne perdons pas de temps. »

Elle tapota sur sa main et la relâcha directement, mais pour appuyer ses paroles et lui montrer qu’elle ne le rejetait pas, elle lui sourit. Puis l’autre brune apparut et le sourire lui tomba. Elle ne l’aimait pas, elle ne lui inspirait rien de bon et elle se méfierait d’elle plus que les autres.. Mais elle n’oubliait pas où elle se trouvait et au final, elle se méfierait d’un peu tout le monde tant qu’elle ne saura pas le pourquoi de leur présence ici. Alors sans bouger, sans même intervenir elle suivit la jeune femme du regard. Elle se mit en avant et fut la première à constater que la terre était humide, chose que Suzanna et Nale auraient pu remarquer aussi. Elle se présenta enfin et continua sur sa lancée, mais Sue ne l’écoutait qu’à moitié.


BONNIE: « Je n’ai pas non plus confiance en vous. Mais si on veut vivre plus d’une nuit dans cette arène il vaut mieux qu’on reste ensemble. Pigé puppy face ? »

Dans un sens elle avait raison, mais le regard qu'elle avait eu à leur arrivée ne rassurait pas du tout Suzanna qui s'en méfierait comme la peste. Elle restait à proximité de Kenneth tandis que l'autre brune allait vers Nale, n'attendant plus que le signal pour se mettre en route et les suivre. Maintenant qu'elle y pensait, elle devait être la plus jeune du groupe.. mais ce n'était pas cela qui allait la décourager, bien au contraire.



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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : THIS IS WAR   Lun 20 Aoû - 17:16

C'était finalement comme s'avancer hors de sa maison, la nuit, car on avait entendu un bruit effrayant venant de l'extérieur et réaliser, une fois le seuil protecteur de la porte franchi, qu'il n'y avait pas de monstre tapis dans l'obscurité jusqu'alors tant redoutée, mais seulement des ombres ; des illusions à l'aspect menaçant mais qui, au final, ne se dresseraient pas sur votre chemin, prêtes à vous bouffer tout cru. Le soulagement couru à toute vitesse dans le système nerveux du jeune Dash, lui donnant un léger tournis alors que Nale venait taper l'arrière de sa tête avec un geste empreint de cette attitude toute nonchalante et un brin moqueuse que Kenneth lui avait toujours connue. Cela avait un air familier qui, dans un endroit comme une ancienne arène, ne pouvait se révéler qu'être rassurant. Cela sonnait comme une promesse : ils ne vivraient pas ici une version miniature des Jeux. Du moins, dans son cœur toujours en partie naïf, Kenneth interpréta les choses ainsi.

    NALE - « Il faut trouver du bois sec pour faire du feu, se dégoter de quoi manger, et de l’eau potable. »

Il avait raison, bien sûr. Et même, le jeune Dash aurait davantage insisté sur l'eau, avant le bois sec ou le reste. Après tout, il avait souvent eu faim dans sa vie - et il avait faim à l'instant - mais jamais il n'avait autant souffert que de ce rationnement en eau qu'il avait expérimenté pour la première fois de son existence lors de sa détention. Kenneth ne pouvait simplement pas penser à autre chose que l'eau, liquide vital et presque divin, seule source d'énergie essentielle à leurs corps fragilisés. Il voulait le dire, mais fut coupé dans son élan, deux actions se déroulant presque simultanément : d'abord, Sue s'avança et prit sa main. Ce contact léger, féminin rappela à Kenneth tout ce qu'il avait laissé derrière lui pour cette loterie : Emma, Hermione. Deux femmes qu'il avait aimé et ne seraient plus jamais à lui ; il n'avait même plus le droit de penser à elles de cette façon après la manière dont il les avait traitées. Mais il y avait aussi Prue - était-elle vivante ? - Minnie, cette moitié de lui-même dont il s'était éloigné récemment - qu'il pouvait le regretter désormais, car il n'aurait peut-être plus jamais l'occasion de se rapprocher d'elle, de faire amande honorable - Rose, Aud et Lily. Sue, avec sa silhouette plus frêle que celle des autres carrières ordinaires, avec cet air assuré, mais aussi éprouvé par la vie qu'elle lui avait montré au banquet était la personne la plus proche de tout ce que Kenneth aimait au monde dans cet endroit. Et chacun de ses gestes, ces gentilles petites tapes, ce sourire rassurants, aussi infimes soient-ils, faisaient grandir l'affection née du désespoir que Kenneth lui portait. Qu'ils s'en sortent vivant ou pas, Kenneth ne pourrait plus jamais oublié Suzanna.


    SUZANNA - « Nale a raison. Aller viens, ne perdons pas de temps.»

Il hocha la tête, mais le second évènement suivi de si près la main enfin tendue de Sue qu'il ne réagit pas plus que ça. La dernière prisonnière, celle qui sourit dans une arène, se joignait à eux. Un élan d'espoir réchauffa la poitrine de Kenneth. Peut-être l'avait-il simplement mal jugée.


    BONNIE - « Il y a de l’eau pas loin d’ici. »

... Ou peut-être pas. Elle dit cela en s'agenouillant au sol, sentant la terre dans sa main. Kenneth retint un rire moqueur. Cela ne lui ressemblait pas, d'instantanément ressentir cette haine viscérale pour quelqu'un. mais là, ça venait d'éclater dans tous les pores de sa peau : il ne pouvait pas supporter cette fille. Quelle esbroufe, tout de même ! Elle n'avait sûrement jamais manqué de rien et se croyait en train de jouer dans le jardin. Kenneth pensa férocement qu'ils étaient dans une arène, nom de Dieu ! De là où il venait, cela avait toujours été synonyme de mort ! Cette fille, bâtie comme une armoire à glace, aurait dû savoir qu'un sol humide ne veut rien dire dans un tel lieu. Ah, il y a de l'eau pas loin ? Génial ! Si ça se trouve, elle est remplie de sangsues prêtes à te sauter à la gorge que tu cherches tellement à hydrater ou alors infusée par quelques métaux lourds se trouvant dans le sol et qui te conduiront dans une mort lente et douloureuse. Rien n'était évident dans un tel endroit, Kenneth l'avait assez vu sur les écrans géants, tremblant en pensant au jour où il serait peut-être à la place des tribus désorientés envoyés à la mort. Il ne se croirait ni le sol, ni les arbres étouffant de cette forêt damnée !


    BONNIE - « Il est sans doute temps que je me présente. Bonnie Basley. District deux. »

Son regard intense planté dans celui de Kenneth. Le jeune homme ne dit rien. Une carrière. Ca semblait couler de source. Son attitude assurée le montrait bien. Se rendait-elle compte qu'ils n'étaient pas dans des Jeux normaux ? Qui sait combien de temps ils devraient survivre ici ... Il n'y avait rien à prendre à la légère. Mais puisqu'elle semblait tellement apprécié la situation, il la laisserait goûter l'eau en première, vu qu'elle était si sûre d'elle, assez pour le dévisager comme un rapace fondant sur sa proie. Etait-il effrayé, se sentait-il pris au piège ? Oh, clairement, oui, oui et mille fois oui. Mais qui ne se serait pas senti ainsi ? Il était dans une arène. ça ne voulait pas dire qu'il renonçait à vivre. Au contraire, il connaissait sûrement plus à propos de la survie que la jeune Bonnie, pensa-t-il férocement, avec une rage d'exister qu'il n'avait plus ressentie depuis le jour où il avait fait sa demande à Hermione. Il venait d'un endroit où vivre se résume à survivre. C'était son lot quotidien.


    KENNETH - « Kenneth Dash. District onze. »

    BONNIE - « Oh et le grand bonhomme a raison. Je ne donne pas chère de notre peau si on ne trouve pas d’eau avant la nuit. Je n’ai pas non plus confiance en vous. Mais si on veut vivre plus d’une nuit dans cette arène il vaut mieux qu’on reste ensemble. Pigé puppy face ? »

    KENNETH - « Je n'ai rien contre le fait de rester ensemble, Crazy smile. Je préfère même ça, pour tout te dire. On sera plus efficaces pour rechercher de l'eau à quatre. A dire vrai, j'ai encore une soif terrible de l'enfermement ... Et j'aimerais l'étancher. »

Il parlait sans animosité au sourire carnassier de la jeune fille - le genre de sourire que la nature résolument généreuse de Kenneth le rendait incapable de faire - mais cela ne l'empêcha pas de faire un pas en avant, se mettant légèrement devant Suzanna, qui était resté à côté de lui, faisant ainsi de son corps une barrière entre elle et Bonnie. Ceci dit, il se détourna simplement vers Nale, se désintéressant de la jeune et féroce carrière. Elle avait raison : l'eau était primordiale. Et c'est là qu'avoir Nale se révèlerait inestimable ! Parce que Kenneth ne se souvenait pas avoir un jour vu cette arène à la télévision et il était à peu près sûr d'être plus âgé que Crazy smile ou Sue, donc elles ne devaient pas en savoir grand chose non plus. Mais Nale ...


    KENNETH - « Maintenant, Nale, dis-moi que je ne t'ai pas laissé tourner autour de ma sœur pour rien. » dit-il avec un sourire taquin, le genre qu'il ne partageait qu'avec Nale lorsqu'ils se chamaillaient comme deux chiots en mal d'action. « Tu as bien eu une sorte d'entraînement intensif lors de ton séjour au Capitol, avant de rentrer dans l'arène, pour réussir à vaincre la mort ? Est-ce qu'on t'aurait pas par hasard montré des vidéos des éditions précédentes des Jeux, que tu puisses t'abreuver de l'expérience des vainqueurs avant toi ? Si c'est le cas, j'espère que cette arène te rappelle quelque chose ... on pourrait clairement avoir besoin de tes connaissances, mon vieux. »

Et dans la foulée, il mit une tape amicale dans le dos de Nale, comme un geste d'encouragement : pour qu'il se sente épauler. Car ça ne devait pas être simple d'être le seul habilité à parler réellement d'arène dans un groupe de quatre et devoir avancer comme meneur au milieu d'un groupe de jeunots. Et bien que le geste de Kenneth n'ait pas été malintentionné, il serait sûrement mal reçu, parce qu'il ignorait que les vibrations de cette tape innocente se réverbèreraient sûrement dans la douleur déjà lancinante de l'épaule disloquée de l'ancien vainqueur.


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ϟ LIFESTYLE : Le niveau de vie est correct et surtout équitable à chaque habitant, merci le 13. Mais sachant qu'il est un vainqueur et qu'il est originaire d'un district assez riche, il n'a jamais eu à se plaindre.
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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : THIS IS WAR   Jeu 23 Aoû - 11:01
Après que Sue ait accepté la main tendue de Ken, et qu’elle approuva mes paroles en les entrainant tous deux vers moi, j’eu la joie de me faire rejoindre par la brune aux airs de mafieuse. Avant même que j’aie pu réagir, elle se mit à analyser la terre en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Elle voulait me faire rire ? Ça n’était pas le moment. Elle nous indiqua donc que de l’eau se trouvait non loin d’ici. Au moins, la première chose à constater fut qu’elle se joignait à moi – à nous ? – et que son sourire de tueuse avait l’air d’avoir été ravalé. Ou temporairement du moins. Mais surtout, elle voulait montrer qu’elle s’y connaissait, et bien que je ne sus pas ce qu’en pensaient les deux autres, je trouvais ça grotesque. Son aide pouvait être précieuse, c’était certain, mais j’étais loin de l’apprécier. En tous cas pour le moment. « Il est sans doute temps que je me présente. Bonnie Basley. District deux. Oh et le grand bonhomme a raison. Je ne donne pas chère de notre peau si on ne trouve pas d’eau avant la nuit. ». Je la regardai donner son discours alors qu’elle se tournait entre deux vers Kenneth. Le grand bonhomme ? Si elle commençait à donner des surnoms, ça promettait. Ken se présenta à son tour. Bonnie s’attacha les cheveux dans un geste désinvolte et enchaîna. « Je n’ai pas non plus confiance en vous. Mais si on veut vivre plus d’une nuit dans cette arène il vaut mieux qu’on reste ensemble. Pigé puppy face ? ». Au moins c’était clair, personne n’allait devoir jouer les hypocrites. « Je n'ai rien contre le fait de rester ensemble, Crazy smile. Je préfère même ça, pour tout te dire. On sera plus efficaces pour rechercher de l'eau à quatre. A dire vrai, j'ai encore une soif terrible de l'enfermement ... Et j'aimerais l'étancher. » J’avais donc vu juste concernant les surnoms ; en tous cas, je n’aurais pas bien pris le « Puppy face » tout comme Ken, j’étais donc heureux qu’il ait retourné la pareille à Bonnie.

Il s’avança vers moi alors que je ne faisais qu’observer le spectacle. Il était vrai que nous devions nous serrer les coudes pour rester en vie le plus longtemps possible – en supposant que nous étions là pour mourir, bien sûr – et le plus important était de trouver de quoi subsister. « Maintenant, Nale, dis-moi que je ne t'ai pas laissé tourner autour de ma sœur pour rien. Tu as bien eu une sorte d'entraînement intensif lors de ton séjour au Capitol, avant de rentrer dans l'arène, pour réussir à vaincre la mort ? Est-ce qu'on t'aurait pas par hasard montré des vidéos des éditions précédentes des Jeux, que tu puisses t'abreuver de l'expérience des vainqueurs avant toi ? Si c'est le cas, j'espère que cette arène te rappelle quelque chose ... on pourrait clairement avoir besoin de tes connaissances, mon vieux. » D'abord tenté par rire à sa plaisanterie, je me retins et réfléchis. Ainsi, j’allais devoir réellement assurer. Non pas que je ne me sentais pas à la hauteur, après tout j’étais un vainqueur… Mais j’avais presque leur vie entre mes mains, si je pouvais dire. Le souci, c’est que je ne me rappelais pas beaucoup de cette arène. Beaucoup de scène nous avaient été montrées, et il était difficile de faire la distinction, sauf en ce qui concernait l’arène en elle-même, les paysages étaient rarement les mêmes. Mais nous devions assimiler tout ceci en si peu de temps que se souvenir était une réelle épreuve. Non seulement je n’avais aucunement envie de me souvenir de ces jours de calvaires, mais cela remontait à onze ans, ce qui n’était pas rien. Cependant, je n’étais pas encore sénile, et j’avais quelques flashs. Peut-être qu’en avançant d’autres images allaient me revenir.

Ken me donna une tape dans le dos et je plantai mon regard dans le sien pour lui faire comprendre que ça me touchait. Bien que mon épaule soit toujours démise, ce qui m’arracha une grimace. « Il me semble que je m’en souviens, oui. Mais avant ça, aurais-tu l’amabilité de remettre mon épaule en place ? Elle est déboîtée depuis l’attentat et me lance atrocement. Bien sûr, personne ne m’est venu en aide sur ce point-là… » Je désignais mon bras qui ballotait son mon flanc bien plus bizarrement que l’autre. J’attendis qu’il s’exécute, après quoi je me promis de trouver l’eau qui se trouvait non loin, si mes souvenirs étaient bons. Si cette partie de la forêt était bien celle que je me rappelais comme la plus feuillue, un tout petit point d’eau potable était dans les environs. Je tournai la tête vers Bonnie et lançai enfin « Au fait, je suis Nale Targethnam, District Quatre, vainqueur de la soixante-quatrième édition ».


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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : THIS IS WAR   Sam 25 Aoû - 22:06

POV'S CAPITOL


QUELQUE PART DANS L’ARÈNE
"Lucinda, tenez-vous prête. A trois. Un... Deux... Trois. J'en veux deux ici et deux autres là. Parfais. Vous avez activiez leur système de géolocalisation ?" D'un hochement de tête la jeune femme chargée de contrôler l'arène indiqua à son supérieur que tout était en place. "Parfais. Voyons comment ils vont se sortir de ce piège." En se frottant les mains le grand juge retourna observer le mur sur lequel des centaines d'écrans retransmettaient en direct ce qui se déroulait dans l'Arène. Il les repéra avant les prisonniers, silencieux et agiles ils se déplaçaient sans bruit dans la forêt, ils ne pourraient leur échapper, ces créatures avaient été génétiquement modifiées pour repérer la signature énergétique des mouchards que portaient les prisonniers dans le bras. Ils n'auraient pas de repos tant qu'ils ne les auraient pas trouvés. Un sourire sardonique effleura ses lèvres lorsque les yeux luisants des mutations génétiques percèrent les ténèbres entourant la clairière dans laquelle se trouvaient les prisonniers.

Alors l'étrange créature mit un pied dans la lumière, suivit de ses acolytes. Un spécialiste de la faune aurait décrit cet animal comme un croisement entre sanglier et un chien. Des pattes griffus, un dos musculeux, des crocs acérés et des oreilles leurs permettant de capter le moindre bruit. Leurs yeux luisaient dans le noir, ils bavaient férocement en humant l'air ambiant. Soudain leurs cris déchirèrent le silence s'étant installé dans la clairière à leur apparition. De terribles maux de têtes foudroyèrent les prisonniers tandis que les mutations génétiques s'élançaient.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : THIS IS WAR   Mer 12 Sep - 16:56




Ce fut sans surprise que Kenneth rendit son sourire à la jeune fille tandis qu'elle attendait la suite en sa compagnie. Mais la conversation allait bon train entre les trois jeunes gens et Suzanna resta en retrait, guettant les alentours comme si elle s'attendait à voir débarquer n'importe quoi. Elle espérait au fond d'elle que leur confinement en ces lieux ne soit qu'une mesure de sécurité, qu'une façon d'être certain que les prisonniers ne fuiraient pas ou quelque chose comme cela. Elle espérait que ce ne soit qu'une façon de voir comment ils réagissaient ainsi lâchés dans la nature..

NALE: « Il me semble que je m’en souviens, oui. ... »

Voilà un bon point ! Si Nale se rappelait ne serait-ce que par bribe de cette arène, ce serait déjà ça de gagné. Suzanna resta ceci dit silencieuse, même après que chacun se soit présenté. Ce n'était pas tant qu'elle voulait garder son identité secrète, après tout deux sur trois connaissaient son nom et son district.. mais elle trouvait cela tellement insignifiant quant à la situation dans laquelle ils étaient. Lorsque les deux hommes eurent terminés leurs échanges et que Kenneth aida finalement Nale pour son épaule, ils se décidèrent enfin à bouger. A peine avaient-ils fait quelques pas que des hurlements alarmèrent le groupe, suivi de violents maux de tête qui les forcèrent à s'arrêter un instant. Juste un instant, car il y avait du mouvement derrière eux et quelle ne fut pas la surprise de Suzanna lorsqu'elle aperçut des bêtes immondes leur foncer dessus.. ! Des mutations génétiques, sérieusement ? Elles étaient pour elle indescriptibles tant elles ne ressemblaient à aucun animal, mais elles étaient bien assez féroce pour ne pas s'attarder plus longtemps au milieu de cette clairière. Sans hésiter, elle attrapa la main de Kenneth, celui dont elle était restée à proximité depuis le début, et courut en direction des bois. Elle ne souffrait ni de la soif ni de la faim pour avoir été privilégiée avant l'accusation portée sur elle, mais elle avait aussi été blessée aux jambes durant l'attentat et cela s'en ressentait encore. Pourtant, elle fusait comme une flèche grâce à l'adrénaline, sa vie en dépendait. Peut-être que ce n'était là qu'un test pour eux, même ainsi ils n'arrêteraient pas ces bêtes si elle devait rester en arrière.. Ils les laisseraient se nourrir de sa chair, elle ou n'importe qui ici présent, car après tout ils étaient des traitres non ? Comment pouvaient-ils faire ça... elle ne comprenait pas. C'était trop pour elle, qui avait toujours été pro-capitol, c'était beaucoup trop d'un seul coup.


SUZANNA: « Tu sais grimper aux arbres ?! Je nous imagine mal.. les semer en courant ! Parce que eux.. n'ont pas l'air de se fatiguer.. nous oui. »

Elle ne risqua même pas un regard en arrière, les voir s'approcher ne feraient que la presser et elle serait capable de maladresse.. personne n'est parfait, elle avait au moins le mérite de garder son sang froid. Plus ça allait, plus elle sentait qu'ils ralentissaient tandis que les bêtes féroces elles, gagnaient du terrain à chaque seconde. Elle supposait que Nale et Bonnie s'en sortaient mieux qu'elle, car plus entrainés il fallait l'avouer... Quand elle disait que dans les jeux, si elle devait y aller, elle compterait sur les alliances.. ce n'était pas pour rien ! Soudain frappée par la douleur dans ses jambes, elle ralentit complètement, l'adrénaline ne l'aidant plus. Mince alors, c'était bien la première fois qu'elle se laissait abattre comme ça. Dans la foulée, elle avait même lâché son compagnon. Quelle jeu barbare tout de même.. ou peut-être était-ce vraiment une sorte d'exécution ? Si ils échappaient aux mutations, à quoi auraient-ils affaire ensuite ?


SUZANNA: « Grimpe là.. il est assez grand non, aller ! »

Elle les entendait au loin, mais ils s'approchaient à grands pas. Aider les autres avant elle-même, voilà quelque chose qui ne lui ressemblait pas. A moins que ces autres n'aient su s'imposer. Considèrerait-elle Kenneth comme important ? Ce serait mentir que d'affirmer le contraire.




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