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 EPISODE 3 : BREAKING FREE

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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 11/01/2012
ϟ MESSAGE : 407
ϟ AVATAR : Capitole
ϟ MULTICOMPTE : Aucun
ϟ DISTRICT : Capitole
ϟ AGE : Immortel
ϟ METIER : Président du Capitole
ϟ LIFESTYLE : Luxueuse
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : contre
ϟ COMPÉTENCES : LEADER
MAY THE ODDS BE IN YOUR FAVOR
MessageSujet: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Sam 4 Aoû - 18:25
BREAKING FREE


MANIFESTATION ANTI-CAPITOLE
Un mois après l'attentat, l'émoi est palpable dans les Districts qui souffrent des normes restrictives instaurées par le Capitole : doublement des effectifs des Pacificateurs, couvre feu, embargo, taxe supplémentaire etc. Les Districts payent le prix d'un attentat qui a fait de nombreux blessés et trois morts parmi les Capitolins. Le Président aborde désormais une cicatrice rougeâtre sur la joue. Les prisonniers de la loterie ont enfin été libérés après une semaine de captivité, les accusés dont le sort reste incertain sont toujours détenus au Capitole, leur famille et amis ignorent tout de leur état. Et alors que le calme semblait revenu sur Panem, tout pourrait bien changer, aujourd'hui.
(...)
Il y avait eu une explosion. Une terrible explosion dans la centre électrique. Des ouvriers sortirent de l'usine, noirs de suie et ensanglantés. Les Pacificateurs réussirent à circoncire l'incendie à une petite portion de l'usine mais, il était trop tard. L'alimentation électrique fut brutalement coupée dans de nombreux districts.
(...)
"L'alimentation électrique de la grille a sauté !" L'étonnement était grand dans le District 11, plus aucune lumière dans tout le District et plus étonnant encore les grilles protégeant les champs n'étaient plus alimentées. "Et si nous allions... prélever quelques fruits. cela fait des jours que nous n'avons rien avalé autre chose que du pain dur. Après tout nous souffrons de l'erreur de ces traîtres... Il ne s’apercevront de rien ils sont trop occupés à mettre en sûreté le Maire." Bientôt un murmure s'éleva de la petite foule rassemblée devant le coopérative, certains hochèrent la tête, d'autres semblèrent mortifiés. "Et s'ils nous attrapent ?" Objecta une voix fluette. "Il ne nous arrivera rien de pire que ce qui est déjà en train de se produire. Ils nous affament... Il faut que nous nourrissions nos enfants. La Moisson aura bientôt lieu." Rétorqua un homme en faisant un pas en avant, défiant la foule du regard. Les Pacificateurs étaient arrivés en force lorsque la rumeur avait couru dans la ville qu'un saque des vergers était en cours. A l'aide de leurs pistolets électrique ils réussirent à faire refluer les manifestants mais, ce qu'ils n'avaient pas prévu, fut que les manifestants ne rentreraient pas sagement chez eux. Non, la nuit ne faisait que commencer.
(...)
"Une bombe. C'était un dispositif à déclenchement à distance. Nous avons retrouvé un détonateur." Annonça le chef Pacificateur du District 5 via le réseau d'écran inter district. "Un nouvel attentat ? Le district 11 connait actuellement une petite perturbation... Est-ce que cela serait lié ?" Demanda le maire inquiet du district 11. "Prenez les sanctions qu'il faut." Trancha le Président. "Nous ne tolérerons pas une révolte. Agissez en conséquence."



ORGANISATION DU SUJET
LE RÔLE DE CHACUN : Si vous n'appartenez pas au District 11 c'est que vous avez été envoyés là en voyage d'étude avec votre classe, afin d'étudier le fonctionnement du système économique de Panem (District 1), ou autre si vous avez plus de dix-huit ans. Si vous appartenez aux districts 10 ou 12, vous avez profité de la panne d'alimentation des grilles pour venir récupérer un peu de nourriture dans les champs. Chacun de vous se retrouve pris dans l'émeute qui enfle finalement en direction du centre du District après que les Pacificateurs eurent tenter de repousser le pillage des champs. Avez-vous pris part au pillage pour nourrir votre famille ? Vous êtes vous retrouvé pris dans un mouvement de foule ? Faite vous partie de ceux qui craignent des représailles et tentent de résonner la foule ? A vous de voir;

L'EMEUTE: Rassemblement des "anti-capitole" dans le quartier le plus pauvre du district 11 il faut que différentes classes se côtoient que le boycott touche toutes les catégories de la population, même les riches et les commerçants sont affectés. Le bruit a couru via les "vagabonds" qu'un groupe de ramasseurs pillaient la récolte. Les manifestants sont venus grossir leurs rangs, lorsque les Pacificateurs ont réussi à les déloger des champs la colère, l'émotion était si grande que la foule s'est aussitôt constituée en une manifestation. Le cortège s'ébranle, des slogans fusent, ceux qui ne participent pas à cet évènement peuvent "s'en servir de toile de fond à un RP". Les Pacificateurs sont "submergés" par la foule et n'arrivent pas à la contenir. Les manifestants réclament du pain, de l'eau, l'abaissement des taxes qui leur rends impossible l'achat de nourriture etc.

LE RP: Nous vous conseillons de faire des RP court et de répondre rapidement, afin de faire évoluer au maximum l'intrigue. La moisson étant prévu pour septembre, cette intrigue durera moins d'un mois. Lors du premier tour de RP vous faites partie du cortège se dirigeant vers l'Hotel de Justice du district 11 pour réclamer des mesures plus clémentes. Avez-vous participé au pillage du champ ? C'est à vous de nous le dire. N'êtes vous qu'un malheureux passant pris dans la scène ? A vous également de le préciser !

PARTICIPANTS : Sont rayés ceux ayant répondu une fois à l'intrigue afin que les administrateurs évaluent le moment où ils interviendront dans le sujet
Hermès T. Brisbane(D1)
Cyrène O. Diamond] (D1)
Graham D. Glimmer (D1)
Z. Winter Spikefalls (D.10)
A. Ephram Hartley (D.11)
J. Erin Green (D.11)
Gaby L. Tonkins (D.11)
Prudence E. Dash (D.11)
Cordelia Ravenwood (D.12) - UNIQUEMENT PRÉSENTE LE WEEK-END DON'T WAIT
Galahad Imbernaty (D.12)
Rowan Morgenstern(D.12)


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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Sam 4 Aoû - 21:39




Breaking free.
Depuis ce matin l'ennui devait se lire sur mon visage ... pour être plus exacte, depuis le moment où mon chemin s'était détourné de celui d'Hermès. Mes camarades de classe ne cessaient de se plaindre de la terre pas assez lisse pour marcher droit, de l'odeur ambiante du lieu. Ils n'étaient jamais venue dans le district onze, et je pouvais les comprendre. J'avais eu les même préjugés la première fois que j'y étais venue. Mes pensées s’envolèrent vers Kenneth, ce jeune homme devait être marié depuis le temps. Je cherchais du regard sa présence dans les environs, mais je me doutais bien que je cherchais une aiguille dans une botte de foin. Un des guides nous parlaient, mais sa voix se confondait aux gazouillis des oiseaux. Je ne lui prêtait aucune attention... j'aurais voulu en apprendre plus sur ce district, celui d'Hermès, mais je détestais que ce soit quelqu'un de chez nous qui chanter ses louanges, tout en l’enfonçant par des petits rires crispés. J'aurais aimé voir l'arbre d'Hermès, celui où son nom était gravé. Puis détournai les yeux des quelques rues pavés, pour m'enfoncer dans les champs avec lui... Le lieu perdait de son charme. Et à l'inverse de la première fois, où je ne me sentais pas à ma place à cause de ma belle parure... cette fois ci je me sentais à l'écart car j'avais tourné le dos aux personnes du district un. Je regardais dans le vague lorsque l’obscurité fut reine. Pendant un court instant, je crus m'être endormie d'ennui, mais en clignotant des paupières je compris qu'une panne d’électricité avait secouée le district.

« Mon dieu ils ne savent pas nous accueillir les crasseux ! »

Je me retournais vers une de mes camarades de classe, prête à lui faire manger son sac à main.

« Restez calme, le courant devrait revenir bientôt. »

J'écoutais dubitativement notre guide, mais profita de l'occasion pour m'éclipser. Les mains tendus droit devant moi, j'essayais de me guider dans la pénombre. Je me prenais certains coups, mais réussi à m'éloigner de ma classe. Cette idée fut assez puérile, quand je me rendis compte que beaucoup de personnes avaient décidé d'en faire qu'à leur tête. Les épaules se cognaient, les jambes se crochetaient, et certaines personnes commencèrent à crier. La foule se fit de plus en plus dense, et je me sentis prise au piège. Une émeute se créait et j'avais la désagréable impression d'avoir déjà vécu cette scène. Une ancre sembla se jeter dans mon ventre alors que je fis le lien. Je m'étais fait piétiner ce soir là... celui du spring celebration. Je pris ma tête entre les mains, voulant me l'arracher pour faire sortir ses images de mon esprit. Un homme m'agrippa au passage, me fit signe de me taire. C'est alors que je me rendis compte que je criais de tous mes poumons.

« Mademoiselle, calmez-vous. Les autorités ne vont pas tarder... »

Je regardais l'homme droit dans les yeux, et pris peur de sa main posée sur mon bras. Tout ce fit plus clair dans mon esprit: le moment était venu pour mener nos pions contre le capitole. Je me dégagea de ce vieux prétentieux, tout en essayant de me frayer un passage parmi la foule. Je tournais telle une bourrique en boucle, à la recherche d'un Hermès qui se faisait sensiblement absent.




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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Sam 4 Aoû - 23:48


mindfuck.



breaking free.
Destruction. Vengeance. Torture.
L'esprit autrefois sain et calme de Prudence Dash crachait désormais toute sa haine et se concentrait sur sa vengeance. Tout le temps passé dans les champs lui servait à élaborer des idées folles de revanche. Comme si le capitole pouvait être vaincu par une gamine. Mais cela ne l'arrêtait pas. Ils avaient prit son frère. Son petit-frère. Celui qu'elle s'était jurée de protéger envers et contre tout. Elle avait failli à sa tâche. Elle s'en voulait. Et ces remords, elle les évacuait dans sa propre chair. Les ongles enfoncés dans sa peau, elle se mordait la lèvre. C'était une sale habitude qu'elle avait récemment prise. Sa colère, son mal, il passait sur son pauvre poignet meurtrit. Elle continuait de trier ces putains de fruits pour ces connards de riches du capitole. Elle soupira. « Eh, Dash, y a la visite des autres des districts à l'hôtel de justice, tu viens? » Cette voix, elle l'aurait reconnue entre mille. C'était Liam, un garçon qu'elle connaissait depuis qu'elle était rentrée du capitole. Il lui faisait un large sourire. Prudence tourna la tête à droite, puis à gauche. Les pacificateurs ne prêtaient pas attention à elle, alors elle lâcha son panier et s'en alla avec le garçon.

(...)

Un petit groupe visitait le peu de chose qu'il pouvait bien y avoir à visiter dans le district onze. Prudence et Liam se fondaient dans la masse. Soudain, il n'y eu plus de lumière. Une nouvelle panne. « Mon dieu ils ne savent pas nous accueillir les crasseux ! » Le coeur de Prudence bondit dans sa poitrine, légèrement irritable elle fit volte-face et découvrit avec le peu d'éclairage la fille qui venait de prononcer ces paroles, une brune, ou peut-être une rousse. Son poing la démangeait. Elle réfléchissait. Il faisait noir, personne ne verrait rien, si ? Elle s'approcha de la fille et lui colla son poing dans le nez. « Au pire t'aurais pu rester chez toi, princesse. » ajouta-t'elle à l'intention de la pauvre fille qui gémissait en silence. Liam pouffait en silence avant d'attraper le bras de Prudence, lui faisant signe de s'en aller. Ils en profiteraient pour voler quelques provisions, après tout, c'était leurs récoltes! Au passage, elle bouscula une blonde qui visiblement, n'était pas au mieux de sa forme. Elle ignora les plaintes de la jeune femme et se rendit hors de l'hôtel de justice.


(...)

Des femmes, des hommes, des enfants, rassemblés dans les champs. Tous se bousculaient pour attraper le plus de nourriture possible. Des affamés, des oppressés, des malheureux. Prudence courrait à l'endroit où elle avait posé son sac auparavant et le ramassa, se dirigeant vers les récoltes, elle se servait grassement. Ce soir et demain, les Dash mangeraient à leur faim. Ils pourraient refuser de la nourriture par saturation. Ils pourraient passer la main sur leurs ventres, satisfaits du repas. En hommage à Kenneth, où qu'il soit. Son sac se remplissait, elle avait le sourire aux lèvres. Jamais elle n'avait vu autant de nourriture. Un bruissement se fit entendre dans les champs. Elle ne l'entendit pas, absorbée par ces baies. Elle fit volte-face et tomba nez-à-nez avec un individu qu'elle ne connaissait, ou reconnaissait visiblement pas. Prudence Dash priait simplement pour que cet individu ne soit pas un pacificateur avide de rendre "justice"..

l'inconnu ça peut être vous, c'est juste histoire d'instaurer un peu d'action quoi.
ah et désolée pour ce rp-caca


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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Dim 5 Aoû - 0:18




Breaking free.
Je les haïssais. Ces gamins tous droits sortis de leur district de riche que je me devais d'accompagner dans ce district, MON district. La joie d'avoir appris que je pourrais me rendre au onze avait été assombrie par le fait que le seul moyen pour le faire était d'être accompagnateur d'une classe de gamins pourris gâtés du un. C'était un moyen pour moi d'avoir un peu d'argent, et je ne pouvais pas cracher dessus. Je m'étais donc rendu avec une tripotée de jeunes hommes et femmes dans le district onze par le train, et avais eu la chance de voir Cyrène. J'oubliais souvent qu'elle n'avait pas mon âge et qu'elle se devait de toujours étudier, tandis que du haut de mes vingt ans, je devais mettre ce genre de futilités derrière moi. Pour couper du bois, pas besoin d'avoir fait de grandes études, et je ne me souvenais de grand chose du temps de mon adolescence. « C'est dégoûtant ici ! Et les gens, regardez comment ils sont habillés ! » Je serrais les dents, m'empêchant de faire partir mon poing droit dans la mâchoire du jeune homme qui venait de dire ça. Pourquoi n'avais-je pas été affecté au groupe où était Cyrène ? Cette étude du fonctionnement économique du district était d'un ennui total. J'aurais aimé lui montrer mon ancienne maison, lui présenter mes amis, courir avec elle dans les champs .. Un soupir s'échappa de ma bouche. De toute façon, il ne fallait pas compter sur les gamins du un pour être dotés d'une chose telle que la compassion ou le tact. Ils vivaient dans le luxe. Ils n'étaient habitués à rien d'autre.

[…]

Dans la panique, j'avais perdu mon groupe. Les enfants s'étaient dispersés et j'allais sûrement être réprimandé pour ne pas avoir pu les garder ensemble. Mais à quoi bon ? Il se passait quelque chose d'important. Je n'avais aucune idée du pourquoi et du comment, mais le courant avait tout simplement disparu. Les rares lumières s'étaient éteintes, et j'avais entendu dans mes rangs une phrase qui me fit relever le regard. « Il paraît que la grille n'est plus électrifiée .. » Des étoiles surgirent dans mes yeux, tandis que je me frayais un passage dans cette cohue. Mon ventre criait famine, cela faisait plusieurs jours que je n'avais pratiquement rien mangé, et je pourrais sûrement en ramener dans mes poches. Il ne me fallut que quelques dizaines de minutes pour arriver jusqu'aux champs. Tout le monde semblait avoir eu la même idée que moi, et on se bousculait pour avoir les meilleures récoltes.

Les plus pressés faisaient tomber la nourriture à terre, l'écrasant sous leurs pieds. Et je jurais dans ma barbe, déçu de voir autant de gâchis. Je ramassais moi même de la nourriture, tout ce qui me passait sous la main et arrivais à trouver des fruits juteux que je croquais à pleines dents. Après avoir été rassasié pour la soirée, je me concentrais sur la récolte et les provisions que je faisais dans mes poches. Je ramassais un sac à terre qui semblait avoir été perdu par quelqu'un et le fourrais de tout ce que je pouvais trouver. Les gens commençaient à quitter l'endroit, pour une quelconque raison, et je ne comprenais pas pourquoi. Alors que j'étais en train de cueillir quelques baies à manger sur place je me retrouvais nez à nez avec une jeune femme qui faisait également des provisions. Malheureusement à quelques pas d'elle se trouvait un pacificateur, qui se dirigeait droit vers nous. Sans attendre plus longtemps, j'attrapais sa main et la tirais vers la direction opposée, vers la grille. Je ne prenais même pas le temps de m'expliquer, ou de dire quoi que ce soit.

[…]

Nous avions réussi à traverser la foule pour trouver un coin à l'écart, dans une rue. Les gens parlaient de se rendre jusqu'à l'hôtel de justice, et pour la première fois depuis le début de cette agitation, le nom de Cyrène revint dans mon esprit. En voulant échapper aux pacificateurs, je m'étais tordu la cheville et m'étais donc reposé par terre, observant ma pauvre articulation tordue. Je me souvins tout d'un coup que j'étais en présence d'une inconnue et relevais la tête. Elle me disait quelque chose. Bizarrement, le nom de Kenneth me vint à l'esprit mais rien de plus. « Tu vas bien ? Nous devrions aussi nous diriger vers la même direction que les autres, pour voir ce qu'il s'y passe. Enfin, moi j'y vais, après, tu fais ce que tu veux. » J'essayais de me relever mais avais du mal à m'appuyer sur ma cheville blessée. Je fis quelques pas et laissais échapper un gémissement de douleur. Je n'étais pas douillet, mais cela faisait vraiment mal. « Cela fait bien plusieurs années que je ne suis pas revenu ici, alors je te laisse me guider. En fait, je suis Hermès. »




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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Dim 5 Aoû - 17:38




Breaking free.
Un claquement de porte, et je me retrouve dehors. J'aimerais revenir en arrière, claquer cette porte une nouvelle fois, puis encore une autre, jusqu'à ce que ce geste finisse par m'apaiser. Mais je risquerais encore de l'entendre gémir, pleurer toutes les larmes de son corps trop maigre. Son incapacité à réagir me donne des envies de meurtre. Bon sang, elle est une adulte ! Ce n'est pas parce qu'elle est enceinte et affamée qu'elle doit se laisser submerger comme ça ! Si quelqu'un doit se plaindre ici, ce sont Pearl et Noah, mes frères et sœurs en bas âge. Eux souffrent de la faim bien plus que cette courge qui m'a mise au monde.

Aveuglée par la rage, je ne regarde pas où je mets les pieds. Je me contente de courir, sans m'arrêter ni regarder en arrière, afin d'évacuer toute cette colère qui bout en moi. A bout de souffle, je finis par m'écrouler sur le sol, et je pousse un hurlement qui m'arrache la gorge. Ça soulage. Ça va nettement mieux, maintenant.

Je me redresse, et commence à prendre conscience de ce qu'il se passe autour de moi. Je me suis réfugiée au centre du District, sur la place principale, où tout le monde a l'air affolé. Ou excité, je ne comprends pas trop. Ce n'est quand même pas moi qui leur fait peur ? Non, il y a autre chose... Intriguée, je suis leurs regards, tous tournés vers le ciel. Ils fixent l'écran géant, qui diffusent habituellement les annonces en provenance du Capitole. Le même écran qui a projeté, il y a un mois à peine, l'attentat du Président. Un événement que j'ai passé et repassé dans ma tête des millions de fois, et que je n'arrive toujours pas à saisir. Mais le problème, aujourd'hui, c'est cet écran géant. Il ne fonctionne plus. Plus du tout. Pas même un petit grésillement, rien. Je vois que ceux qui habitent dans les maisons les plus proches se réfugient chez eux, et tentent d'allumer la lumière. Aucune fenêtre ne s'éclaire.

Panne de courant générale dans tout le District.

C'est une chance inespérée. Si je n'agis pas maintenant, plus jamais une occasion pareille ne se représentera...

Si le courant ne fonctionne plus, c'est que les grillages qui entourent notre District, nous séparant des Districts voisins, ne servent plus à rien. Autrement dit, si j'agis avant que les Pacificateurs ne s'en mêlent, je peux m'échapper... Mais ce serait trop long d'emmener Noah, Pearl et mes parents trop longs à la détente... Et je n'ai eu le temps de dire au revoir à personne... Alors que je reprends le chemin de ma maison, en titubant tellement je suis occupée à réfléchir à un plan d'évasion, j'entends des rumeurs sur mon passage. Je ne sais trop comment, mais certains ont eu des nouvelles de l'extérieur. Il y aurait une rébellion dans le Onze. Les habitants vont récupérer les fruits auxquels ils ont désormais libre accès... De la nourriture... C'est tout juste ce qu'il me faut ! Si je ne peux emmener tous mes proches avec moi, je peux au moins leur rapporter de quoi satisfaire leur faim. Le voyage sera plutôt long, mais j'ai la solution parfaite.

Je me précipite dans l'écurie, où Feather se tient un peu à l'écart. Je me rue sur le dos de mon cheval, saisis un sac de toile au passage, et m'éclipse sans rien dire à personne. Ce ne sera pas une promenade de santé. S'il y a bel et bien une révolution dans le Onze, je risque ma vie. Mais moins les gens le sauront, mieux ils se porteront.

Le vent qui souffle dans mes cheveux, les paysages qui défilent devant moi et les muscles de Feather que je peux sentir sous mes cuisses me font oublier la peur qui me tenaille le ventre. Ce que j'entreprends est risqué. Je doute de l'accueil que me feront les habitants du Onze. Vont-ils me mettre dehors parce que je ne suis pas des leurs ? Ou bien comprendront-ils ma détresse, parce que nous connaissons les mêmes difficultés depuis que le Président a instauré des taxes supplémentaires ? Quoi qu'il en soit, c'est une occasion que je dois saisir. Il n'y en aura pas d'autre. La faim me ferait faire n'importe quoi.

Alors que le soleil se couche, j'arrive en vue des vergers du District Onze. Et ils sont massivement occupés. Je décide de laisser Feather dans un coin à l'écart. Une telle foule le rendrait nerveux. Je me dirige ensuite vers les fruits que je dois récupérer ; sans trop me presser, car je ne sais à quoi m'attendre. Mais les gens sont beaucoup trop préoccupés à ramasser la nourriture pour s'intéresser à moi. Je m'empresse de les imiter. Des pommes, des prunes, des noix, et même du blé : je ramasse tout ce qui est à ma portée, que ce soit comestible ou non. Je ferai le tri chez moi. Pour l'instant, je cherche surtout à éviter les personnes entassées autour de moi. C'est la chaos total. Comme on aurait pu le prévoir, tout le monde se dispute à propos de tel ou tel fruit. Les habitants du même District en viennent aux mains... C'est la panique, et j'entends des cris, pendant que des bagarres débutent un peu plus loin. J'essaye de m'échapper, mais au passage je prends quelques coups sur le visage, et un autre, bien puissant, comme s'il m'était destiné, dans les côtes. Je lâche un cri qui se perd dans le tumulte environnant, et en perds mon sac. Il s'écrase au sol, et son contenu se déverse un peu partout. Les gens autour ne me voient pas ; ils trébuchent sur moi, m'écrasent, mais personne ne m'aide. Il va falloir que je me débrouille seule...

Je rampe dans l'herbe pour tenter de trouver une sortie. Je devrais me diriger vers le centre-ville, mais Feather est toujours seul, à l'abri. Ou du moins, je l'espère... Dans tous les cas, je suis incapable de le retrouver. Pas dans l'état où je suis. Je prends alors la direction du champ voisin, déjà épuré et donc désert. Là, je m'allonge sur le sol piétiné, et je récupère des forces. J'ai toujours le ventre vide, mais rien ne me fera reculer. Pas ce soir. Des gens comptent sur moi, et je me dois de ne pas les décevoir. Et, si je dois être envoyée aux Jeux cet été, autant me prouver là, ici et maintenant, que je ne suis pas faible.

Le temps que les champs se vident un peu, et je retourne chercher Feather. Je n'ai plus de sac pour faire des provisions, mais il y a une sacoche accrochée à la selle de mon cheval. Je ramasse deux ou trois fruits pas trop amochés, les fourre dedans et prends la direction du centre-ville. S'il doit y avoir un soulèvement, c'est là-bas qu'il aura lieu, et je veux en faire partie. Les Jeux n'ont que trop duré, et le chaos de tout à l'heure n'en est qu'une infime conséquence.


1160 mots ~




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ϟ 1ERE MOISSON : 18/02/2012
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ϟ MULTICOMPTE : A. Hadès Yaxley / Daniel Brunet
ϟ DISTRICT : District 12 actuellement prisonnière du 11
ϟ AGE : 21 ans
ϟ METIER : en fuite
ϟ LIFESTYLE : Difficiles mais subvient à ses besoins
ϟ HUNGER GAMES : oui
ϟ RÉBELLION : pour
ϟ COMPÉTENCES : HUNTER
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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Dim 5 Aoû - 21:11




Breaking free - Rowan POV
Elle était avec Jace lorsque la coupure de courant avait brusquement éteinte toutes les lumières du Douze. Elle avait compris que ce n’était pas qu’une simple coupure électrique lorsque les générateurs de secours ne s’étaient pas enclenchés. Il y avait un problème à la source de l’alimentation électrique. Son père lui avait expliqué comment fonctionnait le système électrique de Panem. Elle savait que quelque chose se produisait. Elle avait écourtée sa rencontre avec Jace pour glaner quelques informations autour de l’hôtel de justice. C’était dangereux, elle n’était pas sans l’ignorer, depuis les attentats le nombre de Pacificateurs dans le Douze avait presque triplé, sa photographie avait circulée, elle était activement recherchée. Venir voir Jace était de plus en plus difficile. Mais, il fallait qu’elle sache. Que se passait-il ? Perchée sur le toit d’une pâtisserie, dissimulée dans l’ombre de l’enseigne elle avait alors apprit la nouvelle. Une explosion avait mis à mal l’alimentation électrique de Panem. Une explosion non-revendiquée mais qui portait la marque de la rébellion. Les renforts se déploieraient autour de la grille dans quelques minutes, afin de stopper les éventuels fugitifs qui chercheraient à profiter de la coupure pour rejoindre la Morgenstern dans son combat. Elle attendit de longue secondes avant de se laisser choir du toit de la boutique. Il fallait qu’elle retourne dans les bois. Maintenant.

[…]
Elle courrait, elle courrait si vite que sa cuisse blessées se rappelait à elle. Maudite chute, maudite pluie, maudite forêt. Elle courait à la poursuite de ce fou. Elle avait vu ses traces dans les sous-bois. Elle aurait reconnu ses empreintes entre milles. Il se dirigeait non pas vers le cœur du bois mais longeait ceux-ci. Elle savait où il se rendait. Plus à l’Est du Douze se trouvait le District Onze. Il fallait qu’elle le rejoigne avant qu’il ne commette un impaire. Si on le repérait... Il serait instantanément capturé, il souffrirait car il serait accusé d’avoir rejoint la rébellion dont elle était la mythique tête de pont. Elle n’avait rien à voir avec tout cela mais, s’ils attrapaient Galahad... Il ne survivrait pas à une autre détention, à la torture. Elle le savait et elle ne pouvait le permettre. Aussi courait-elle si vite, suivant la piste qu’il avait laissée derrière lui. Pensait-il la trouver là-bas ? Ou bien était-il lasse de ne rien faire de laisser le Capitole gagner ? Elle n’était pas dans sa tête, elle peinait à comprendre la logique qui l’avait poussée à quitter l’enceinte du Douze pour se diriger vers le Onze. Elle était persuadée que Nale avait été emprisonné à cause des liens qu’ils avaient entretenus depuis sa visite dans le Quatre. Elle se sentait responsable de sa captivité, elle ne se pardonnerait jamais si Galahad était à son tour embarqué par les Pacificateurs. Tout cela n’avait que trop duré. Elle ne pouvait plus rester dans le Douze. Elle mettait en danger les siens. Ceux qu’elle aimait. Il lui fallait partir mais avant cela, elle s’assurerait que Galahad soit en sécurité car ... elle l’aimait. Elle n’avait jamais cessé de l’aimer. Et désormais, elle n’ignorait rien de sa fragilité. Aussi elle courait, elle courait si rapidement que ses mains tremblaient, son arc battait dans son dos. Elle souffrait pourtant elle ne ralentissait pas l’allure. Elle devait rattraper Galahad avant qu’il n’atteigne la grille du Onze. Alors qu’elle approchait du but elle remarquait une seconde série d’empreinte qui convergeait dans cette direction. Plus petite, moins profonde. Une jeune fille. Oh seigneur... Combien de mineurs se trouvaient-ils dans ce maudit district ?




_________________

MY BROTHER DIED FOR US. FOR FREEDOM.
There’s a limit to your love like a waterfall in slow motion like a map with no ocean. There’s a limit to your love your love, your love, your love.  There’s a limit to you care, so carelessly there, is it truth or dare. There’s a limit to your care.
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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Mar 7 Aoû - 2:24




Breaking free
Coupure de courant. Libération précoce d’un peuple qui décline, affamé. Il n’a pas cherché à comprendre le pourquoi du comment, il est parti. Ses guibolles se sont agitées, ses muscles se sont crispés et il a avancé. Encore, toujours, plus près. L’angoisse de les voir crever, et puis l’absurde excitation du vide et du néant. Si ils le coincent, il est mort. Ultime certitude. Rassurante, finalement.
Ils n’ont plus d’ascendance sur le district douze. Ils n’en ont plus non plus sur le onze. Qu’est-ce que ça signifie ? Il le sait, sans le savoir. Il a entendu des rumeurs, il a reçu des informations d’autres rebelles qui se planquent. Il se doute, en fin de compte. Et se met à courir à en perdre haleine, dans les ruelles charbonneuses. Galahad ne réfléchit plus, son instinct le guide. Lui dicte de dégager jusque dans les bois, de les traverser et de fendre les champs. De foncer droit dans le district 11 où tout va pouvoir se jouer ce soir. Cette nuit. Qu‘importe. Les derniers événements ont mené et fait converger ses semblables vers cette voie sans issue. Peut être n‘y aura-t-il même pas de lendemain. Il s’en fout, il va la retrouver. Une terreur lui vrille la cervelle et le fait chanceler. Le gosse dégénéré manque de se vautrer sur le sol lorsque sa cheville se tord désagréablement dans une petite crevasse. Et si elle n’y était pas ?
Ses paupières se plissent. Il sert les mâchoires et continue sur le rythme pour lequel il a opté depuis le début. Course contre la montre.
Le soleil décline, de minute en minute. Et l’électricité ne revient pas. Il lève sa frimousse vers le ciel et aspire à grande goulée l’oxygène vicié. Hématomes multiples sur une frimousse ravagée. Il n’a pas obéit au couvre feu, il a arpenté sa rue jusqu’à revenir dans son ancienne baraque. A sa recherche. Deux pacificateurs, des coups et des menaces. Gagnant ou pas, il n’avait semble t’il rien à faire là. Ca la fait rire, le sale gosse. Il a éclaté de rire comme à une excellente blague. Il ne rit plus des blagues. Et leur a craché au visage de son hémoglobine fraîche. Un choc supplémentaire, le trou noir. Un réveil difficile dans des draps propres. On l’a ramené chez lui, dans le quartier privilégié. Sa famille est à l’abri. Zone en dehors de la réalité. Il ne la supporte pas et s‘en évade la plupart du temps pour retourner à son ancienne existence.
Il soupire.
Elle est partie, encore. Elle est partie pour les préserver, les protéger. Juste avant les derniers événements. Depuis, silence radio. La colère, fidèle maîtresse, l’étreint et l’étouffe. Il abdique. Il n’a pas revu Rowan depuis des jours. Elle peut être n’importe où. Rowan est nulle part. Ils la lui prendront, surement. Ils l’a lui ont déjà prise, sans doute. Alors, la conviction d’aller dans le onze se densifie, se fortifie. Il déraille et la longue limite d’acier est devant ses prunelles sans éclats. Galahad percute le grillage froid, l’escalade agilement, ses doigts s’y accrochent. Il bascule de l’autre côté et reprend sa course effrénée. La possibilité de se faire arrêter ne l’inquiète pas plus que ça. Déconnecté de cette tangibilité. Bois, branchages, fougères, troncs et quelques ombres inquiétantes. Il connait le chemin à emprunter sans laisser de traces visibles pour les troupes de pacificateurs infectant les environs.
Il cavale et découvre enfin les champs de nourritures tant réclamés, dont ils étaient tous privés. Les gens s’y poussent et s’y pressent. Il se faufile, aveugle à la frénésie ambiante. Unique objectif : la grille du onze. Puis le centre ville. Elle y sera, forcément. Forcément. Cas contraire ? La vengeance est une bonne motivation. Il en est ivre. Il est définitivement paumé.


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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Mar 7 Aoû - 23:09




truth comes back always.
Alejandro me manquait. Son absence avait creusé un énorme trou à l’intérieur de moi, que je n’arrivais pas à combler. J’aurais tout donné pour rester dans ses bras, pour qu’il ne devienne pas une statue et pour que je ne sois pas emportée dans ce maudit tourbillon. Malheureusement, là n’était pas mon destin. Ils avaient pris une décision à ma place : m’enlever Alejandro. Ainsi, j’étais à présent seule. Je me sentais terriblement abandonnée. J’étais comme une ombre, qui flânait sans but. J’avais tout perdu. Ma vie et Alejandro. On m’avait tout supprimé, tout enlever. Le réveil avait été brutal. Trop brutal.

(…)

J’étais assise sur un banc, le regard vague. Mon visage semblait pâle, trop pâle trahissant ainsi l’état dans lequel j’étais depuis un mois, suite à la détention au Capitole. On m’avait juré que j’avais repris des couleurs et des formes, mais je ne les croyais pas. Puis, je me remis à penser à ce qui s’était passé pendant ce dernier mois. De toute façon, je ne pouvais aller plus loin. Passer au delà, je ne voyais que du noir, ou des vagues images qui demeuraient trop floues pour les comprendre. Face à cette difficulté, j’avais même renoncé à y voir plus clair, désirant ne plus ressentir ce mal de tête constant. En revanche, j’avais décidé de me renfermer dans les dernières paroles de cet homme que j’avais rencontré. Cet homme vêtu de blanc, qui avait été très protecteur et compatissant envers moi. Pendant notre discussion, j’avais vu de l’inquiétude dans son regard… Alors pourquoi il m’aurait menti ? Par conséquent, ne voulant plus souffrir, je m’étais résignée à croire Karlisle – c’était ainsi qu’il s’était présenté. Puis, comme il me l’avait promis, on avait pris soin de moi pendant mon séjour dans la Capitale. Ils avaient préféré me garder sous surveillance… Après une semaine et demie, on m’avait transféré mais malheureusement, contre toute attente, on m’avait emmené dans la caserne de la garnison des Pacificateurs du onze et non chez moi. Ils avaient prétendu quelques excuses, dont le fait que je n’avais plus aucune famille dans ce district… Cette nouvelle avait été tel un coup de couteau qu’on m’avait planté en plein cœur. J’avais été anéantie. Par conséquent, je m’étais plongée corps et âme dans mon apprentissage : depuis mon retour dans le onze, ils voulaient me réapprendre mon ancienne vie. Je n’avais pas bronché, refoulant ainsi mes larmes et ma souffrance. Après tout, c’était mieux comme ça…

(…)

La nuit était tombée. J’allais enfin rentrée dans ma petite chambre. Cependant, mes pas s’étaient arrêtés lorsque j’entendis un brouhaha venant du centre ville. Que se passait-il ? Je compris assez vite qu’il s’agissait d’une coupure d’électricité, ce qui signifiait que l’alimentation de la grille ne fonctionnait plus. Futée et intelligente, je fis rapidement le lien : le brouhaha, cette panne… Une révolte. Il ne fallait pas chercher plus loin. Je me mis alors à courir dans les couloirs de la caserne, voulant trouver quelqu’un dans le but de les prévenir. Malheureusement, il n’y avait personne. Ils étaient déjà tous partis, me laissant ainsi de coté ? Mais je ne fus pas étonnée. Depuis mon transfert, ils avaient toujours fait en sorte que je ne sorte pas. Ils m’avaient gardé au chaud, sous haute surveillance… Ils m’avaient couvé. Sauf aujourd’hui. Ils avaient oublié de laisser mes deux pacificateurs attitrés. Peut être à cause des évènements récents, suite à la précipitation que ces derniers avaient engendré.

Je sentis alors une bouffée de liberté, d’air frais. Etant seule, je pouvais tout simplement en profiter. Profiter pour retourner sur mes pas. Je pris alors la direction de la sortie, d’un pas déterminé et rapide au cas où s’ils revenaient soudainement. Puis, je me mis à courir dans les dédales des ruelles, le souffle coupé et la respiration haletante. Je me sentais pour la première fois libre, comme une hirondelle ! Plus j’avançais, plus les images semblaient revenir… Mais elles paraissaient encore floues. Trop floues pour que je les comprenne, et trop rapides. J’accélérai alors ma course, dans le but d’arriver dans le centre ville, là où sonnait le brouhaha. Arrivée parmi la foule, ce fut un tas d’images que je revis pour la première fois. Mais je n’arrivais toujours pas à leur donner un sens. Certains visages me semblaient familiers, mais ça en rester là malheureusement. Qui étaient-ils ? Pourquoi ils m’étaient autant familiers ? J’essayai alors de me frayer un chemin parmi les nombreux habitants, tout en restant discrète voulant éviter les pacificateurs… Là encore, je fus bouleversée par ce retour en images. Mais il y avait toujours cette limite qui m’empêchait d’aller plus loin… Finalement, les regards se posèrent sur mon visage. Je vis certains surpris, d’autres apeurés, et encore, quelques uns, contents… Pourquoi étaient-ils contents ? Je ne les connaissais pas… Enfin, tout ceci semblait paradoxal. On m’aurait peut être menti ? J’avais peut être de la famille ici ? Elle n’était peut être pas morte ? Je n’étais peut être pas un pacificateur ? Karlisle m’aurait dit des mensonges ? On m’avait couvé à la caserne, pour éviter que je découvre certaines choses qui m'étaient jusqu'ici cachées ?

Mais, soudainement, j’entendis des bruits. Des cris. Des hommes se ruèrent d'un coup, sur moi. C’étaient des pacificateurs. « Lieutenant Green ! » cria le premier, en m’attrapant un bras. « Interdiction de sortir de la caserne… On vous le rappelle » fit le second, froidement, tout en me prenant par l’autre bras. Puis, les pacificateurs commencèrent à me faire avancer à reculons, se dirigeant vers les rues que j’avais empruntées quelques minutes plus tôt. Brusquement, je me mis alors à crier. A hurler comme une dingue. Peut être une pulsion. Peut être mon subconscient car je ne savais pas pourquoi je criais autant. Après tout, je voulais rester libre… Je sentis alors la pression des mains masculines plus forte autour de mes petits bras maigrichons. Ils voulaient me ramener à la caserne. Je ne voulais pas. Je voulais rester ici. Alors j’essayais de me débattre comme une folle et mes hurlements firent retourner plusieurs personnes…

1 017 mots


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ϟ DISTRICT : Originaire du district 7.
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ϟ METIER : Vainqueur, il n'a plus besoin de travailler. Il exerce son "talent" comme on le lui demande.
ϟ LIFESTYLE : Il n'est pas à plaindre, au contraire.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : indécis
ϟ COMPÉTENCES : PROTECTOR
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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Mer 8 Aoû - 15:39

Breaking free.



Mon père ronflait comme un porc, devant la minuscule télé dont nous disposions, une bouteille à la main, en parfait ivrogne. Je crevais de faim, mes petits frères aussi, et il trouvait encore l'argent de s'acheter de l'alcool. Tout ça me dépassait. Au moins, il ne me frappait plus. De toute façon, j'étais avec Ephram, autour de la table de la cuisine, et nous discutions, de tout et de rien. Soudain, cette fameuse télé allumée attira notre attention, en s'éteignant brusquement, suivie de toutes les lumières de ma modeste maison. Au loin, on entendit une annonce, certainement diffusée par un écran géant, indiquant que le courant était coupé dans tout le district. Je jetai un coup d'oeil à Ephram, et, sans avoir besoin de mots, je compris qu'il pensait exactement à la même chose que moi. « Paris? Jean? Antoine? » appelai-je, désignant mes frères. J'entendis trois "oui" simultanés. Ils étaient dans leur chambre. « Restez avec papa, d'accord? Ephram et moi allons voir ce qu'il se passe. » C'était faux. On allait aller faire comme tout le monde. Se servir, manger à notre faim, et ramener assez de provisions pour nourrir nos familles respectives. Mais mes frères promirent de rester bien sagement à la maison, et ça me rassurait. Au dehors, on entendait une agitation sans pareil. Je saisis un sac en bandoulière que je passai sur mon épaule, je pris la main d'Ephram dans la mienne, et en courant, on sortit de chez moi.

(...)

J'étais faible depuis ma captivité. Si faible. J'avais perdu plusieurs kilos, et ce n'était pas ici que j'allais les reprendre. Une panne de courant nous avait donc semblé être une occasion rêvée, pour piller dans les récoltes, nos récoltes, que nous nous tuions à faire, pour ne même pas y toucher, et les distribuer au Capitole pour un salaire minuscule. Cela nous revenait de droit. Accompagné d'Ephram, et une foule autour de nous, je pus remplir un sac entier de fruit et de tout ce que je parvenais à trouver. La tension était palpable, nous étions hors la loi, mais nous n'étions pas les seul. Je redoutais le moment où les Pacificateurs arriveraient. Mais heureusement, on eut fini ce qu'on voulait faire avant qu'on en croise. Saisissant à nouveau sa main, on courut dans la pénombre pour s'éloigner du "lieu du crime". Je m’arrêtai un instant pour le prendre dans mes bras, pour me rassurer, le rassurant aussi par la même occasion.

(...)

Sans comprendre comment, on fut tous les deux happés par la foule, avançant comme un seul homme, alors que nous tentions de rentrer chez moi, pour faire profiter mes frères de ce qu'on venait de voler. Avant d'avoir pu saisir la main d'Ephram, il m'échappait, noyé dans la foule. Incapable de l'apercevoir, je me mis à crier son prénom. « Ephram?! » Tout cela plusieurs fois, en augmentant le timbre de ma voix, jusqu'à ce que cela devienne des hurlements perçants.« EPHRAM?! » Je sentais des larmes me monter aux yeux. Ces personnes qui nous séparaient, je les connaissais. Des visages familiers, habitants du district 11, crevant de faim. Mais que faisaient-ils? La réponse était simple. Le peuple s'était réuni, contre ce gouvernement. Leurs coeurs ne faisaient plus qu'un. La rébellion était en marche.

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    Celui qui recherche la vengeance devrait creuser deux tombes.
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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Sam 11 Aoû - 2:21




the crowd is howling
Minnie s'était rendu au petit stand du vieil homme qui l'avait embauché pour l'aider à déplacer les caisse de fruits et faire les comptes. Elle ne connaissait même pas son vrai prénom. Il avait divers surnom auprès de ses collègues, mais elle se contentait de l'appeler Monsieur. Assis sur sa chaise, il ruminait sur le manque de client. Le Onze avait changé pour sur. Les plus pauvres le sentait passer comme une claque en pleine figure. Les Pacificateurs marchaient par groupe d'une dizaine dans les rues. Ils réprimandaient le moindre regard trop incrédule et le vol n'était même plus envisageable. La moindre baie pouvait vous faire tuer sur la place publique. Adossée contre le mur, Minnie ferme les yeux et elle entend le train arriver à la gare dans l'ébranlement des rails, et de la foule qui les attends. Plusieurs personne cours dans la ruelle. Ils arrivent, ceux du Un! Elle n'esquisse pas un seul mouvement. Son engouement s'est endormi, pour laisser place à une torpeur, et un manque de volonté qui la transforme en un simple sac d'os. Elle se laisse emporter par la douleur que l'absence de son frère provoque. Petite, tu peux y aller toi aussi. D'un signe de tête, le vieillard indique la gare du Onze mais elle secoue la tête à son tour, en signe de négation.

Soudain, un bruit sourd parcours la ville entière. Le genre de bruit qui n'échappe à personne. Minnie sent son ventre se serrer. Pendant un long moment, on se demande ce qu'il se passe. La jeune femme s'avance sur la place et jette un regard derrière elle. Le vieil homme lui lance un regard approbateur, la poussant à continuer. Elle suit le groupe de personne, toujours en retrait sans rien dire. L'alimentation électrique de la grille a sauté ! Ses yeux s'écarquillent. Elle secoue la tête et d'un mouvement, elle s'engage, et se précipite vers les champs actifs, là où plusieurs travailleurs s'acharnent au travail. Lorsqu'ils entendent la rumeur, il lève la tête, étonnés, certains sceptiques. Minnie regarde à droite, à fauche. Prudence ? Sa voix se perd, et un grondement grandit. La rumeur se propage, les minces précautions ont été détruites. Les champs regorgent de fruits et légumes, qui ont tant fait baver les habitants du District Onze, en restant intouchables et interdits. Minnie devait retourner chez elle, s'assurer que tout le monde allait bien. Elle ne voyait pas sa mère qui devait travailler et sa sœur. Mais à peine avait-elle tourner les talons, que la foule la bousculait, et l'emportait dans les champs.

Noir de monde, elle n'attendit pas longtemps avant de comprendre que c'était maintenant qu'il fallait se jeter sur la nourriture, en prendre le maximum et repartir aussi vite. Elle s'accroupit et retira sa veste pour en faire un baluchon. Aussi vite que possible elle entassait les fruits, les yeux pleins d'étoiles elle se répétait que tout ça, c'était vrai. Qu'aujourd'hui sa famille mangera à sa faim. Elle se mêle à la foule, répond au sourires, aux cris de joies des plus excités. Elle lance un regard vers la gauche, et aperçoit la chevelure Brune et longue de Prudence. Son appel est perdu dans les martèlements du sol, des grillages. À droite, un mur de Pacificateurs empêche un groupe d'homme de s'attaquer aux réserves. Minnie baisse la tête, gourmande et l'eau à la bouche, ramasse un dernier fruit dans lequel elle croque avidement. Juteux et sucré, il a un gout de fraicheur, presque de liberté si elle osait le penser. Elle se relève, secouée et, et tant bien que mal, tente de rejoindre la ville, les bras chargés de fruit, les yeux trop pleins d'espoir.
640 mots - j'espère
que je suis pas hors-contexte, et que ça
plait même si c'est pas grand chose.


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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Dim 12 Aoû - 20:38




HELLO DARKNESS
C’était le premier coup de feu, la première balle tirée par le revolver de l’apocalypse. L’insurrection d’un sous-peuple visant à reverser l’autorité installée, afin d’y élever un despote au masque différent et aux ambitions similaires. Cette torpeur chaotique avait plongé le district 11 dans une hérésie démente, complète. Et c’est par une simple curiosité que je m’étais surprit à aller renifler près de l’embargo humain qui avait prit scène à sur les terres germées du district. Le spectre du drame avait déjà jeté son voile, enfermant la foule dans un écrin ténébreux. Ce district était un des axes majeurs de mon ascension, son climat une aubaine pour se voir attirer les faveurs de l’autorité en place, ou l’autorité nouvelle. Et cette virulente répression se dessinait à l’aurore de la moisson, ce qui dénotait une édition des jeux particulièrement véhémente. Autant de perspectives qui m’arrachèrent un sourire narquois.


Je jetai mon regard à l’horizon, identifiait difficilement quelques silhouettes pouvant m’être familière. La teinte paille qui j’escomptai n’était pas à la portée d’yeux. Je ne reconnu que la crinière ébène de Prue, bien que quelques dizaines d’esprits impétueux m’en séparaient. J’étais stoïque, véritable sculpture de marbre sur un champ de bataille. Je suivais la foule, me mêlait aux autres. Quand bien même j’incarnai un caprice du Capitole, il me fallait m’étiqueter comme un défenseur du peuple. Si intégrer les jeux par punition devenait le seul moyen d’y accéder, alors je m’y résignerai. J’endossai désormais ma panoplie favorite. Celui du virtuose à la philanthropie débordante, au manganisme exacerbé. Que mes pieds s’ancrent sur cette scène n’était pas qu’un fait du destin, qu’une coïncidence anodine. Non, ce théâtre était le miens, j’en jouais la réplique, en donnait la mesure. J’étais sa figure de proue, son acteur principal ;


J’endossai mon costume salvateur et me ruait dans la mêlée, slalomant entre toutes celles et ceux courbés, les ongles dans la terre, les mouvements affolés, afin de récupérer de quoi se nourrir. Je ne savais rien de ce comportement, de connaître la faim. J’avais tout. Davantage, j’avais désormais, au creux de mon veston, une demie-douzaine de fruit lorsque je m’extirpai des crocs des pacificateurs avenants. Je cherchai à présent Prue, afin de lui faire don de ma récolte. Son seul intérêt foncier. Cette fille s’imbriquait dans mon ascension, je devais tourner la conjecture présente à mon sied.


J’appliquai un mimétisme volontaire, courant, marquant des pauses ponctuées de coup de têtes angoissés. Un rôle qui me divertissait beaucoup. Trop. Piégé dans mon imitation, je finis par perdre la notion de distance. Prue disparu de mon regard et une ombre me flanqua au sol, laissant mes fruits rouler sous les semelles de la foule. Je dû tempérer mes iris courroucées, me concentrant à la récupération des rares nectarines encore entières. Une main attrapa celle sur laquelle je venais vainement de me jeter. Puis me la tendit. Un geste affable qui m’interloqua, sans que je ne lève les yeux pour identifier cette qui main venait de nourrir mes sombres desseins.





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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Ven 17 Aoû - 12:04
C’était une de ces soirées lourdes sans qu’on ne sache vraiment pourquoi. Après avoir attendu que la nuit tombe en tournant en rond, Gaby et moi nous étions retrouvés dans sa cuisine. Nous parlions de tout et de rien, même si je sentais bien qu’elle bougonnait après son père, qui était devant la télé. Mais c’était le temps qui était plombant, littéralement. Il commençait à faire chaud, et avec nos conditions de vie, c’était déjà difficilement supportable. Mais à chaque fois que le soleil tombait le soir, l’ambiance devenait lourde. Aussi, je n’étais pas tranquille. Et forcé de constater ô combien j’avais raison… Tout péta, réellement. Plus d’éclairage, plus de télévision, et c’était sûrement le cas dans tout le district, car nous étions plongés dans le noir complet. Ni une ni deux, Gaby et moi eûmes le même réflexe, la même pensée. Elle ordonna à ses frères de rester sagement dans la maison, ce à quoi ils répondirent positivement. Soulagés, nous pûmes sortir de la petite maison. Seule la lune éclairait la scène. Au loin, on entendait de l’agitation. Beaucoup d’agitation. Si tout le district avait eu la même idée que nous, ça allait être comique… Main dans la main, nous nous mîmes à courir en direction des champs.

Nous n’avons pas hésité longtemps avant de nous jeter sur les allées de réserves de récoltes qui attendaient sagement d’être distribuées ; le plus souvent pour le Capitole seulement. Nous remplîmes tout ce que nous avons pu trouver rapidement dans le sac que Gaby avait pris avec elle. Et aussi vite, nous avons déguerpi sans laisser de traces. Comme si nous avions besoin de dire « nous sommes innocents ». Mais l’important en cet instant était de pouvoir manger à notre faim et, surtout, refaire gagner à ma blonde quelques kilos. Non désireux de vouloir l’inquiéter, je devais bien avouer que son état était encore perturbant. J’avais peur qu’elle fasse des malaises ou d’autres choses dans ce genre là. Nous attrapâmes donc à nouveau notre main et elle se blotti contre moi. J’entourai mes bras autour d’elle pour la protéger peut-être inconsciemment, en tous cas cette étreinte nous fit du bien à l’un comme à l’autre. Une façon détournée de nous rassurer, nous calmer, avant de repartir en courant.

Seulement des groupes de foule étaient présents un peu partout dans le district, et nous étions dans l’obligation d’en traverser un pour rejoindre la maison de Gaby. Rapidement, ce fut très difficile d’avancer, et je commençai à avoir peur pour mon amie. Être trop compressée n’était pas conseillé dans sa condition. Aussi je m’assurai d’avoir bien sa main dans la mienne. Mais la foule était de plus en plus conséquente, comme si les autres groupes nous avaient rejoints en ce lieu du district. La main de Gaby m’échappa et je tendis la mienne pour la rattraper, en vain. Ne voulant pas céder à la panique de suite, je tentai de crier son nom, mais le bruit alentour était trop important, et je doutai qu’elle m’ait entendu. C’est au bout de plusieurs très longues secondes que je l’entendis finalement m’appeler. Mais pas moyen de la trouver des yeux. Je me pris la tête dans les mains et tournai sur moi-même dans l’espoir de croiser son regard. Mais je ne vis que celui apeuré et à la fois confiant des habitants. C’est là que je compris ce qu’il se passait. La rébellion. Elle avait belle et bien lieu. Seulement, si ça pouvait me donner du courage, la seule chose à laquelle je pensais en cet instant était Gaby. La retrouver, la serrer dans mes bras, et ne plus jamais la laisser filer. Je décidai donc de réfléchir et je me détachai du groupe, arrivant à trouver un bout sur le côté. Ce qui me permit de prendre appui sur un rocher et de monter dessus pour toiser le groupe de haut. Donnant des coups de tête dans tous les sens, j’allai céder à la panique en ne la trouvant pas, quand finalement mes yeux s’écarquillèrent. Elle était de l’autre côté, et elle me cherchait. Elle, par contre, avait l’air de paniquer plus que moi. Alors je descendis du rocher et me mis à courir autour de la foule en prenant soin de ne pas trop la coller pour ne pas me retrouver à nouveau embarqué. Je la vis de loin et accélérai le pas ; j’arrivai derrière elle, la retournai par les épaules et la pris dans mes bras. Je la serrai fort, très fort en soupirant de soulagement.

« Je suis désolé ! Je n’aurais pas dû te perdre, j’ai eu si peur ! Je… »

Je m’arrêtai. Ça n’était franchement pas le moment…
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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Sam 25 Aoû - 21:14
BREAKING FREE


L'EMEUTE
La colère grondait parmi la foule tandis que les Pacificateurs remettaient de l'ordre dans les vergers, refoulant les vandales aux portes du District. Les ordres étaient clairs, n'usez de la force que si la situation s'envenimait, ils leurs suffisaient de tirs de sommation dans les aires pour disperser la foule. Plus tard les images de surveillances des vergers seraient analysées pour déterminer qui s'était rendu dans les champs pour voler ce qui ne leur appartenait pas. La sanction viendrait lorsque l'émotion aurait été jugulée. La justice pouvait attendre, la sécurité des citoyens du Onze, de l'élite dirigeante dépendait de la bonne gestion de cette crise. Lorsque le dernier vandale eut quittés les vergers les Pacificateurs se postèrent le long de la grille afin de faire barrage à d'éventuels nouveaux remous. Mais les remous ne s'arrêtèrent pas là. Porté par la colère le nombre de vandales grossit subitement dans les ghettos de la "ville". Des vitrines explosèrent sous le jet de pierres, des débris de verre retombèrent sur la foule, accentuant la cadence du cortège. Des slogans anti-capitole jaillissaient de toute part. Des fourgons contenant des fruits furent renverser, des gens blessés ou piétinés et les Pacificateurs n'arrivaient plus à contenir la foule qui se dirigeaient vers l'Hôtel de Justice.

Les pacificateurs font front pour protéger l'édifice, formant un cercle dissuasif devant les grilles du bâtiment, menaçant la foule de leurs armes. Un mouvement de foule presse les premiers manifestants du cortège contre les grilles de l'Hôtel de Justice. Des échauffourées éclatent entre soldats et citoyens. Et soudain... Le chaos. Des cris résonnent, des tirs de tazer éclaircissent les rangs des Pacificateurs. Et un murmure enfle à l'arrière du convoi. Le maire, le chef d'escadron du district sont morts. Morts. Assassinés.




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MessageSujet: épisode 2   Dim 26 Aoû - 15:06

Nous étions en train de manger lorsque toutes les lumières avaient été éteinte dans le district 12 . Bientôt on attendit une voix annonçant que toute les lumières du district avaient été éteintes sans raisons apparentes . je croisai le regard de mon frère et je compris ce qu'il voulait : profiter de cette coupure pour aller chasser , profiter de cet incident pour tenter de manger ne serait ce qu'un seul jour à notre faim .Avant que nos parents aient pu dire quoi que ce soit, nous nous levâmes d'un seul homme pour aller prendre nos arcs dans la chambre de Seth .

(...)

A notre arrivée , la forêt grouillait d'enfants , d'adultes et même de personnes âgées qui comme nous tentaient de ramener de quoi nourrir leurs familles .Tandis que certains remplissaient leurs sacs de baies et de feuilles ,d'autres s'étaient organiser en groupe de chasse dans l'espoir de tuer un sanglier ou n'importe quel animal qui aurait le malheur de passer devant eux . Seth se joignit au groupe de chasse tandis que je remplissais mon sac de fruits ,la main tremblante. Malgré cette panne inopiné la tension était palpable et chacun jetait des coups à droite à gauche pour vérifier qu'aucun pacificateurs qui s'étaient multipliés comme des rats ces dernières semaines ,ne surgissent pour nous traquer .

- Les pacificateurs ! vite courez ! fit un homme d'un certaine âge à côté de moi avant d'avoir le cou transperçait par une balle .

C'est à ce moment que la panique envahit la foule , certains en lâchèrent même leur paniers remplis à ras bord de baies et de plantes comestibles pour fuir au plus vite les représentants de la loi .

- Seth ? criai-je apeurée

Autour de moi ce n'était que cris , pleurs et soupirs d'agonie ,j'aperçus un pacificateur qui attrapa un enfant chargé d'un panier et se mit à le rosser de coups .Soudain je vis mon frère , une longue balafre sur la joue venir vers moi . sans mot dire il me saisit la main et nous nous mîmes à courir le plus vite que le pouvaient nos jambes .
Soudain une douleur vive s'empara de ma jambe et je m'effondrai sur les feuilles mortes, une balle venait de se loger dans ma jambe et je fis une grimace de douleur tenant ma jambe comme si elle allait exploser .

- Cordy , relèves toi !m'ordonna mon frère , ils sont derrière nous !

Je passai un bras autour de mon grand frère et me relevai avec difficultés, je sentis les muscles de ma jambe meurtrie se contractait pour me permettre de distancer les pacificateurs , ma respiration haletante faisant écho à celle de mon frère .
Au loin je vis le grillage électrique désactivée et le trou qui avait fait mon frère . Dans un ultime effort je tentai d'accéléré ma course et lâchai mon frère pour me faufiler dans la petite ouverture. Avec une lueur d'espoir et une folle envie de échapper aux griffes des pacificateurs, j'accéléré ma course et lâchai Seth pour me faufiler dans la petite ouverture mon frère aîné à ma suite. Oubliant ma douleur de plus en plus forte, je détalai à toute vitesse, le peu qui restait de ma récolte dans mon sac .

Spoiler:
 
absolument navrée pour le retard ...
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MessageSujet: Re: EPISODE 3 : BREAKING FREE   Lun 3 Sep - 1:40


mindfuck.



breaking free.
Prudence recula d'un pas, laissant tomber quelques baies de ses mains. Les jeux de lumières produits par la branche d'arbre qui cachait le soleil couchant empêchait à la jeune femme de distinguer à qui elle avait à faire. Sa respiration était saccadée, mais la silhouette de l'homme si proche d'elle ne semblait pas lui vouloir du mal. Elle osait soupirer. La brune parvenait à distinguer l'arcade sourcilière du jeune homme qui avait l'air contrariée, voir peut être même surprise. Elle voulu poser une question mais le jeune homme lui attrapa la main, la tirant vers la grille. Soudain, dans l'esprit de Prudence, tout se précipitait. Les noms de ses soeurs. Où diable pouvaient-elles être ? La jeune femme aurait pu rebrousser le chemin pour vérifier qu'elles ne s'étaient pas faites faire prisonnières mais cette main l'avait tiré ailleurs. Les deux jeunes parvinrent à braver la foule houleuse afin de trouver un endroit plus reculé où ils pourraient échanger quelques mots. Le coeur de la brune battait à toute vitesse, elle était inquiète, en colère, et perturbée. Elle pensait à Kenneth. Elle priait pour qu'il aille bien, où qu'il soit. Quand ils finirent leur course, Prudence put enfin se remettre de ces efforts. Elle releva la tête qu'elle avait calé au niveau de ses genoux pour dévisager l'individu qui l'avait sauvé. Ce visage lui disait vaguement quelque chose. Mais peut être se faisait-elle des idées après tout, elle en voyait un tas, des visages. Mais celui-ci semblait s'être ancré dans sa mémoire puisqu'à sa vision Prudence leva automatiquement un sourcil. D'où pouvait-elle bien le connaître ? Le garçon parla avant elle. « Tu vas bien ? Nous devrions aussi nous diriger vers la même direction que les autres, pour voir ce qu'il s'y passe. Enfin, moi j'y vais, après, tu fais ce que tu veux. » Elle entre-ouvra la bouche pour prononcer quelques mots inaudibles. Prudence passa la main dans ses cheveux, souffla un bon coup et ramena son attention vers le jeune homme. « Oui oui, moi ça va, merci. Mais c'est toi qui n'a pas l'air d'aller. Besoin d'aide ? » répondit-elle vaguement, toujours un peu troublée. « Je te suis. » ajouta-t'elle à son attention. « Cela fait bien plusieurs années que je ne suis pas revenu ici, alors je te laisse me guider. En fait, je suis Hermès. » Elle fronça les sourcils. Il lui disait vraiment quelque chose. Elle le connaissait, elle en était désormais sûre. Si simplement elle pouvait savoir d'où, cela l'aurait bien avancée. « Je te connais, j'sais pas d'où, mais je te connais. Prudence. Prudence Dash. » bredouilla-t'elle le dévisageant toujours. Ces trais, elle les avait déjà vu. Cette voix, elle l'avait déjà entendu. Bon dieu, elle l'avait sur le bout de la langue. « Besoin d'aide pour marcher? C'est par là, suis moi. » Prudence glissa son bras sous celui d'Hermès pour l'aider à marcher et se dirigea vers l'Hôtel de Justice, d'où tout le monde semblait aller et venir.

(...)
Les gens criaient. De ce que l'on parvenait à entendre, le maire avait été assassiné. Lui, ainsi que le chef de l'escadron. Les Pacificateurs faisaient pression. La panique était là. La mort guettait ses proies, attendant le moment fatidique. Prudence dévisagea Hermès. Il faudrait mieux partir, mais elle n'en avait pas la force. Le bruit, la foule grouillant de monde. Cela la perturbait. Elle secoua doucement la tête, tentant de prononcer quelques mots qui ne venaient pas. « Il faut que l'on sorte de là. Et vite. » murmura-t'elle à l'attention d'Hermès tandis qu'elle sentait son corps tanguer.

désolée pour c'te shit + si quelqu'un veut s'incruster il peut hein, plus on est de fous plus on rit.. ok je sors

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EPISODE 3 : BREAKING FREE

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