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 H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise

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CITOYEN DE PANEM
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MessageSujet: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Dim 29 Juil - 22:03


E. HERMIONE DE LISLE

19 ans ϟ district onze ϟ shay mitchell

PRENOM(S) ϟ Edelweiss Hermione. Les noms de fleurs en guise de prénom sont assez populaires par chez nous, et l'edelweiss est réputé pour sa beauté et surtout pour sa rareté. Mes parents ont toujours trouvé cette image très poétique, mais usuellement, on me nomme Hermione. C'était le prénom favori de ma grand-mère, décédée quelque peu avant ma naissance, et c'est en son honneur que l'on m'appelle ainsi. ; NOM ϟ De Lisle, ce qui fait gentiment sourire notre entourage. Il semblerait que ce soit un nom digne du Capitole, avec cette petite particule traduisant une lointaine noblesse. Personne dans la famille ne s'en soucie, et nous avons tous oublié l'origine de ce nom. C'est un nom, tout simplement. ; DATE DE NAISSANCE & AGE ϟ Le 14 octobre, il y a de cela 19 ans  ; DISTRICT ϟ District onze, l'agriculture. C'est assez plaisant de vivre entourée de verdure et d'entendre le gazouillis des oiseaux. ; METIER ϟ Guérisseuse, en suivant la lignée familiale. Même s'il m'arrive souvent de donner un coup de main en période de récolte. ; SITUATION CIVILE ϟ Fiancée depuis à peu près un an, même si la situation est assez tendue en ce moment ; ALLEGEANCE ϟ J'ai toujours écouté le Capitole, fait ce que l'on attendait de moi, comme la plupart des habitants de Panem. Pourtant je dois avouer que la misère environnante et la hantise des Hunger Games commencent à me peser, mais je ne suis pas emballée par la rébellion pour autant. Le désir de vengeance n'apporte souvent rien de bon, de toute manière. Je ne suis pas prête à sacrifier ce que j'ai pour un idéal quasi-irréalisable. Pour le moment, du moins. ; GROUPE ϟ Sacrified Lambs, comme tous les jeunes de mon âge. C'est malheureusement le prix a payer lorsqu'on voit le jour ailleurs qu'au Capitole. ; CREDIT ϟ Tumblr est mon ami


réponds aux questions de César
QUE PENSEZ-VOUS DU CAPITOLE ? ET DEPUIS L'ATTENTAT ? Je n'ai jamais vraiment eu à me plaindre du Capitole jusque là. C'est vrai qu'on a des conditions de vie assez difficiles, mais c'est pareil partout, et ce ne doit pas être facile non plus de gérer un tel pays, avec tous les problèmes que Panem a subit. Je dois avouer que les Capitolins m'agacent passablement, avec leurs délires esthétiques et leur vie de luxe, mais ça les regarde, et je me suis faite à l'idée que nous ne venions pas véritablement du même monde. En revanche, cette fascination morbide pour les Jeux et cette constante nécessité d'imposer la violence dans les districts devient de moins en moins supportable. Et depuis les attentats, n'en parlons pas. Le Capitole a décidé de s'en prendre à nous tous, de manière totalement arbitraire, alors que la plupart des habitants ne sont absolument pas impliqués dans les évènements de la fête du Printemps. Et Snow le sait. Savoir que le Capitole a prit quelques invités en exemple, pour faire payer l'ensemble de la rébellion, me retourne le cœur. Et savoir que celui que j'aime en fait partie, est tout bonnement impossible à avaler. Je commence à comprendre les rebelles, qui ont été personnellement touchés par les folies du Capitole, et à exiger réparation à mon tour. De là à franchir le cap de la rébellion, par contre... En tout cas, il est certain que désormais, je vois plutôt le Capitole d'un mauvais œil, comparé à mon indifférence primaire.
QUEL EST VOTRE AVIS SUR LES JEUX ? C'est probablement la pire des punitions que le Capitole pouvait infliger aux districts. On vit avec cette tension des Jeux, cette crainte d'être choisi, ou que quelqu'un que l'on aime soit moissonné. Un véritable enfer au quotidien, même si l'on fait comme si on trouvait ça parfaitement normal. Le pire, c'est sûrement d'être obligés de regarder les massacres perpétrés dans l'Arène, en faisant semblant d'apprécier le spectacle. Mais c'est comme ça. Il nous faut subir les erreurs de nos ancêtres du Treize. Être choisie m'angoisse affreusement, surtout quand l'on voit les capacités des Carrières, qui s'entraînent dès leur plus jeune âge. Je n'arrive vraiment pas à comprendre cet engouement, le plaisir de mourir pour le divertissement des riches. J'ai bien peur de ne pas réussir à tenir une journée entière, au cas où l'on m'enverrait aux Jeux, ou pire, de me transformer en être sanguinaire et de ne plus me reconnaitre. Cela fait de nombreuses années que cela dure, n'avons-nous pas assez payé le prix de la rébellion passée ? Il semblerait que non. Et, quitte à mourir aux Jeux, autant se battre, et montrer que l'on existe malgré tout...
RÉCEMMENT, LE CAPITOLE A SUBI UN ATTENTAT LORS DE LA FÊTE DU PRINTEMPS. QU'EN PENSEZ-VOUS ? J'en pense que c'est bien fait pour la tronche de Snow. Comme la majorité des spectateurs, j'ai été énormément surprise par l'explosion. Quelques bruits couraient comme quoi une rébellion s'était mise en place, mais j'étais loin d'imaginer qu'elle était autant aboutie, pour parvenir à lancer un attentat contre le président. En revanche, tenir les invités tirés au sort pour responsables m'a profondément choquée. A la place des Capitolins, j'aurais certainement pensé la même chose, mais... Quelles étaient les chances pour que, parmi tous les habitants de Panem, ceux choisis pour assister à la fête soient des rebelles ? Des rebelles prêts à sacrifier leur vie pour assassiner le président Snow, qui plus est. Et Kenneth... Jamais il n'aurait fait une chose pareille. Cela doit être pour l'exemple, pour montrer que le Capitole ne se laisse pas impressionner, mais à mes yeux, ce n'est juste que de la violence gratuite. Pour le plaisir de torturer. Comme lors des Jeux, pour le plaisir de voir de jeunes gens mourir, et de dévaster leurs familles restées dans les districts. Si les rebelles sont réellement à l'origine de cet attentat, ils ont vraiment mal réfléchi à leur coup. C'était sûr, qu'on allait s'attaquer à ceux présents lors de l'évènement, malgré leur innocence évidente. Et si c'était un moyen pour la rébellion de protéger ses propres rangs en accusant à tord de pauvres gens, elle ne vaut pas beaucoup mieux que le gouvernement de Snow.
QU'AURAIS REPRESENTE OU REPRESENTERAIS POUR VOUS DE PARTICIPER AUX JEUX ? Ce serait une véritable tragédie. Je viens du Onze, et dans le Onze, participer aux Jeux n'est vraiment pas un honneur, ou quoi que ce soit dans le genre. C'est un suicide au nom du Capitole, tout simplement. Être obligée d'abandonner mes proches, et de devoir tuer pour survivre, cela me noue l'estomac d'avance. Évidemment, je n'aurais pas d'autre choix que de me plier aux règles, de tenter de m'en sortir, d'espérer revenir en apportant de meilleures conditions de vie à ceux qui m'entourent. Mais je sais que la lutte est ardue, et ça m'effraie vraiment. J'ai une réelle peur panique de la journée de la Moisson d'ailleurs, et je suis certaine de ne pas être la seule. Quoi qu'il en soit, malgré mes réticences, je ferais tout pour que mon district soit fier de moi, en luttant au nom du Onze, même si être choisie ne m'enchante pas plus que ça.
QUELS SERAIENT OU A ETE OU AURAIENT ETE VOS ATOUTS DANS L’ARENE ? Mon seul atout serait sûrement de pouvoir guérir mes blessures. Et encore, il faudrait que l'Arène s'y prête, parce que si je me retrouvais au milieu d'une steppe glaciale sans la moindre racine, je ne pourrais pas faire grand chose. Et puis, je pense que je serais du genre à tenter de fuir les combats. Ou du moins, à ne pas les engager. A rester dans mon coin, que les choses se passent, en utilisant plutôt ma réflexion que mes capacités physiques assez limitées, bien que cela risque de ne pas plaire aux Juges. Question armes, je ne suis vraiment pas douée, de toute manière. C'est sûr que sur place, j'essaierai de me débrouiller avec ce que j'ai sous la main, que ce soit un couteau ou une vulgaire pierre. En tout cas, je ferais tout mon possible pour rester en vie, même si me transformer en monstre en tuant d'autres gamins ne me réjouit pas des masses. Assassiner ou mourir, sympa comme dilemme.
QUEL SERAIT L'OBJET PERSONNEL QUE VOUS EMPORTERIEZ DANS L’ARENE ? Certainement ma bague de fiançailles. Elle ne rappelle pas vraiment mon district, mais elle représente pratiquement tout pour moi. C'est une bague assez peu travaillée, qui semblerait plus que ridicule de simplicité pour un Capitolin, mais par chez nous c'est le type de bijou extrêmement rare pour lequel il doit falloir économiser pendant des années. Et savoir que mon fiancé a eu autant de mal à l'obtenir la rend encore plus précieuse, d'ailleurs. Et puisque j'aurais de toute manière énormément de peine à m'en séparer, autant la garder avec moi en guise d'objet personnel. D'un côté, cela serait un moyen d'avoir Kenneth à mes côtés, "jusqu'à ce que la mort nous sépare", comme on dit.
QUE PENSEZ-VOUS DE LA SPECIALISATION DE VOTRE DISTRICT, DE VOTRE NIVEAU DE VIE ? Étant issue d'une famille de guérisseurs, mon niveau de vie est, comparé au reste du district, plutôt bon. Je n'ai d'ailleurs jamais été contrainte de prendre des tesserae supplémentaires, c'est dire. Je n'ai vraiment pas à me plaindre. Même si nous sommes tous globalement pauvres, et que ma pseudo-bourgeoisie au niveau du Onze correspond à un niveau de vie plus que moyen dans la plupart des autres districts. Et par rapport au Capitole, je n'en parle même pas. En revanche, je vois les gens autour de moi qui n'ont pas de quoi se nourrir, qui se tuent à la tâche, sous le commandement de Pacificateurs pas toujours tendres. C'est à la limite du sadisme, de forcer des gens qui meurent de faim à ramasser de beaux fruits juteux et nourrissants sans pouvoir y croquer dedans. Je pense que c'est même pire que de travailler dans les usines de Trois, ou les mines du Douze. On a de la nourriture sous les yeux, constamment. C'est frustrant au possible. Mais il faut bien que quelqu'un le fasse, et c'est tombé sur nous, le Onze. Quand on pense que le Capitole s'engraisse sur notre dos, il y a de quoi nous faire bouillir, quand même.


entrez dans l'arène
ϟ PSEUDO Eyeshadow, mais vous pouvez très bien m'appeler par mon prénom, Gaëlle
ϟ AGE 18 ans
 ϟ COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? Par un partenaire, si je me souviens bien
ϟ AS-TU LU LA TRILOGIE ? Ouiiii Very Happy Et j'ai carrément adoré. D'ailleurs, j'ai dévoré les trois tomes en à peine quelques jours. (J'ai quand même lu les annexes histoire de, et je les trouve toutes très bien rédigées, claires, et sans faire de spoilers pour ceux qui aimeraient lire les bouquins après être venus sur le forum. Donc impec sur ce coup là, je dois dire)
ϟ CODE At the Hunger Games you win or you lose
ϟ COMMENTAIRES ? Je me contenterais d'un : OMFG, c'est trop beau *-*
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CITOYEN DE PANEM
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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Dim 29 Juil - 22:03


I'm gonna pick up the pieces and build a Lego house
If things go wrong we can knock it down


don't get lost into the woods
◇ ◇ ◇
PART I
Je m'efforçais de sourire, de me montrer joyeuse. D'être la plus naturelle possible. J'étais une piètre actrice, mais j'espérais que cela suffirait pour ne pas trop inquiéter mes parents. Je crois que je ne les avais jamais vus comme ça, comme enveloppés dans une boule de coton, les coupant du monde. Leur regard était vague, ils étaient perdus dans leurs pensées, et étaient incapables d'enchainer trois gestes corrects. D'un côté, je pouvais largement les comprendre, étant moi même terrorisée. Sauf qu'au lieu de me complaire dans ma léthargie, je m'obligeais à m'activer pour éviter de songer aux évènements qui s'annonçaient. Impossible cependant de passer à côté. Des banderoles se hissaient dans les airs au dessus de la grande place, au milieu de laquelle trônait désormais une estrade, et notre hôtesse était arrivée ce matin du Capitole. Un grand nombre d'escouades de Pacificateurs avait également fait son apparition, installant les cordes qui allaient séparer les groupes d'enfants. L'heure de la Moisson approchait. Ma première Moisson. Rien que d'y penser, mes muscles se crispaient. Et dire que c'était censé être un jour de fête ! Honnêtement, il n'y avait bien que la capitale pour fêter un tel truc. Éventuellement le Un, le Deux et le Quatre. Mais pour nous dans le Onze, la Moisson était probablement la pire journée de l'année, celle où l'on devait dire adieu à deux de nos proches. Quelqu'un de notre famille, notre voisin, et parfois même un camarade de classe. Car dans le meilleur des cas, même si le vainqueur venait de notre district, un seul seulement reviendrait en vie. Un seul. Le gagnant. Celui qui aura assez de courage pour tuer froidement d'autres gamins. Et ça, c'était le genre de comportement des Carrières, pas d'un pauvre trieur de fruits du Onze, pour qui entrer dans l'arène signifiait une mort imminente.
    — Hermione chérie, tu viens que je te coiffe ?
Je détestais que l'on attache mes cheveux, mais je n'avais pas réussi à dire non à ma mère. Elle tenait vraiment à me le faire, ce chignon, et je ne pouvais pas la priver de ce plaisir aujourd'hui. Il n'y avait certes que très peu de chances que mon nom sorte de la boule de verre, en ayant un seul tessera à mon actif. Mais on est jamais sûr de rien. Nous avions la chance de vivre assez correctement, marchandant comme l'on pouvait nos soins contre de la nourriture. Et vu que le nombre de blessés, à cause du travail des vergers ou de chutes d'arbres, était assez conséquent, on s'en sortait bien. Rien à voir avec l'excès de luxe du Capitole, bien entendu. Mais comparé aux autres habitants du district, nous étions vernis.
L'heure approchait. Tic tac. L'aiguille tournait avec une vitesse folle sur le cadran de l'horloge. A croire que quelqu'un l'avait trafiquée. Non, ce n'était pas possible. Il ne fallait pas déjà aller sur la grande place, si ? J'aurais presque encore préféré sentir mes cheveux être tirés, encore et encore, entortillés sur eux-mêmes, et fixés à l'aide d'épingles qui me rentraient littéralement dans le crâne. Pas maintenant. J'avançais bien malgré moi, comme si une force inconsciente savait que c'était ce que je devais faire. Je ne réfléchissais même plus. Je sentais l'odeur rassurante de mes parents dans mes bras, avant d'être poussée vers l'espace réservé aux filles de douze ans. J'étais entourée de la plupart de mes copines de classe, mais aucune d'entre elles n'avait réellement envie de parler, et c'était tant mieux. Les bras ballants de part et d'autre de ma robe crème, mon regard s'était fixé sur l'imposante boule de verre à droite de l'estrade, celle contenant le nom des filles âgées de douze à vingt-deux ans. Il devait y avoir des centaines de petits papiers, là-dedans. Peut-être même des milliers. Mon nom ne figurait que sur un seul. Noyé au milieu de tant d'autres. Voilà tout ce que nous étions. Des noms sur des bouts de papier, des noms qui devraient se battre entre eux pour survivre. Les jouets du Capitole, pour l'instant encore soigneusement rangés entre des cordes.
    — Elle est sacrément ridicule, tu ne trouves pas ?
    — Carrément. Ça pique les yeux, sa coiffure.
Ma voisine, de mon âge et donc dans la même section de cordes que moi, avait réussi à se mouvoir jusqu'à ma hauteur, et je dois avouer que sa présence me rassurait. Et au moins, si on se moquait de notre hôtesse et de ses horribles couettes jaune poussin, on ne pensait pas au tirage au sort. Ni à l'arène. Chaque année, on avait beau ne pas savoir à quoi elle ressemblerait, on gardait tout de même en tête une image préconçue. Basée sur les quelques éléments récurrents. La Corne, par exemple. Brillante, trônant au milieu de l'arène, regorgeant d'armes. En fait, c'était la principale image qui me venait à l'esprit quand on me parlait des Hunger Games. J'avais été contrainte de regarder un bon nombre d'éditions, et le plus choquant restait toujours le fameux bain de sang autour de la Corne d'abondance. C'était probablement le moment dont le Capitole se délectait le plus, étant le plus spectaculaire, mais personnellement j'en faisais tout simplement d'affreux cauchemars. J'avais beau tenter de fuir, m'éloigner de la Corne, je n'en réchappais jamais. Certes, ce n'étaient des cauchemars. Mais j'étais persuadée que la réalité n'aurait pas été bien différente. J'avais douze ans, et si j'étais désignée comme tribut, je ne survivrais pas bien longtemps.
    — Oh non ! Pas elle !
Ce n'était qu'un murmure, et je crois bien que personne ne m'avait entendue. Je n'avais pas été choisie, et mes muscles s'étaient instantanément détendus. J'étais hors d'affaire pendant encore au moins un an, sûrement plus. Après tout, il y avait énormément de tributs potentiels, et seulement deux par an étaient envoyés à la mort. Mais je n'aurais jamais pensé que j'aurais été autant touchée par la montée de quelqu'un sur l'estrade. C'était la première fois que je vivais réellement l'évènement de l'intérieur, et je redoutais d'avance l'année suivante où le même scénario se répèterait. Sauf que l'an prochain, lors de la Moisson, ma voisine d'en face ne serait plus là. Son regard était baissé sur les lattes en bois, résignée. Elle avait vingt-deux ans, et c'était la dernière Moisson à laquelle elle participait, la dernière année où elle était éligible pour représenter le Onze. Et voilà qu'elle allait mourir dans l'arène. C'était certain. Ce soir, les volets de la maison de l'autre côté de la rue seront fermés.
    — Tout va bien, ma puce. Tu es sauvée.
    — Moi, oui.
Je ne sais pas comment je m'étais retrouvée dans les bras de mes parents. On avait dû nous lâcher après la fin du tirage au sort, et j'avais dû me rendre auprès de la famille telle une automate. Pourquoi elle, et pas moi ? Nous étions deux bouts de papiers identiques, après tout. C'était parfaitement insupportable. Durant dix ans, je devrais subir l'injustice de la Moisson. Et, de surcroît, ne rien dire. Les Pacificateurs, aux oreilles affutées, trainaient un peu partout dans le district, et mieux valait que je fasse semblant de trouver les Jeux résolument divertissants et largement mérités au vu de la rébellion du Treize lors de Jours Sombres. Finalement, j'allais peut-être réussir à devenir une actrice crédible, qui sait ?

◇ ◇ ◇
PART II
La journée avait été particulièrement calme. Pourtant, nous étions en pleine période de récolte, et c'est à ce moment là que l'on voyait le nombre de blessés augmenter de manière considérable. Chutes d'arbres avec fractures, insolations, piqûres de guêpes tueuses, coups de fouets de Pacificateurs. Les raisons étaient bien nombreuses, et l'on faisait appel à nous, les de Lisle, pour guérir ces maux. La plupart du temps, je ne participais pas réellement aux soins, me contentant plutôt de faire la cueillette des diverses plantes et racines dont on avait besoins pour les baumes et autres médicaments, surveillée par deux Pacificateurs en prévention d'une éventuelle fuite de l'espace réservé au potager des plantes médicinales. Comme si j'avais une chance de m'en sortir vivante, n'aillant pour seule arme que des orties -et encore-, contre des pistolets hyper-perfectionnés qui pouvaient m'assommer en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Mais je ne bronchais pas. Je ne bronchais jamais, d'ailleurs. J'acceptais en silence, vu que de toute manière je n'avais pas le choix. J'étais du genre obéissante, de toute façon, et je respectais le Capitole et ses ordres. C'était comme ça, pour la sécurité de tous. Et puis même, ils ne me dérangeaient pas vraiment, à simplement graviter autour de moi, sans faire de bruit, bien qu'à l'affut de mes moindres faits et gestes. Une fois, il y en avait même eu un qui s'était intéressé aux feuilles que je ramassais. Il n'a pas tardé à se faire engueuler par son collègue, mais c'était quand même un geste assez appréciable. Puisque après tout, on ne soignait pas que les travailleurs du district, mais aussi les Pacificateurs. Même si eux avaient souvent la chance de bénéficier de médicaments envoyés par le Capitole.

Ma besace était tout de même aussi pleine que d'habitude, battant ma hanche à chaque pas, s'écrasant violemment contre l'os saillant. Au pire, nous aurions de la réserve pour l'hiver, lorsque la cueillette deviendrait difficile à cause du gel. D'un côté, je me réjouissais de savoir qu'il n'y avait pas de malades, que nos voisins étaient en relative bonne santé. De l'autre, si personne ne venait à avoir besoin de nos services, nous aurions du mal à manger correctement. Nous n'avions pas de champ, ni même de ferme, et même si j'aidais parfois à ramasser ou à trier les fruits, ce n'était pas ça qui allait nourrir ma famille. C'est affreux de se sentir partagée de la sorte. De devoir choisir entre son propre confort et celui des autres. Il m'était impossible de trancher. Et c'était peut-être ça le plus horrible, de trop peser le pour et le contre, et de ne pas choisir instinctivement le bien être du plus grand nombre. L'homme est égoïste, quand il s'agit de sa propre survie.
    — Hermione, c'est toi ? Dis moi, tu as ramassé des feuilles de phyllantus ?
Je n'avais même pas fini d'ouvrir la porte que ma mère me sautait déjà à la gorge. Qu'est-ce qui lui prenait, à être pressée comme ça ? Et puis, elle savait très bien que le phyllantus était une plante assez rare par chez nous, extrêmement difficile à faire pousser. C'était à la base une plante tropicale, et nous avions beau tenter d'installer des serres dans notre potager, on en obtenait que très peu. Quant à ses propriétés... Certes, c'était une plante assez efficace, mais on avait quand même peu de cas de diabète à soigner, dans le Onze. Ce n'était donc pas notre priorité. Qui donc pouvait avoir une telle maladie par chez nous ? Il est vrai qu'il y avait tellement peu d'occasions pendant lesquelles on pouvait manger quelque chose de sucré, qu'une difficulté à assimiler le glucose pouvait se révéler véritablement handicapante. Je plaignais cette pauvre personne, vraiment. Le traitement était très lourd, et on ne guérissait jamais vraiment. Même avec une greffe de foie.
    — Je... Je ne crois pas, pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ?
Je fouillais rapidement dans ma besace. J'avais fait un tour par les serres, selon mon chemin quotidien. Mais rien ne ressemblait de près ou de loin à ces fameuses feuilles, et ce n'était pas vraiment étonnant. Quand bien même j'avais réussi à en récolter une ou deux, cela aurait été à peine suffisant pour une seule infusion. Alors qu'une maladie comme le diabète en nécessitait au moins quatre par jour. Et ce, à vie. Il allait falloir annoncer à la famille qu'il n'y avait pas de moyen de guérison, et que tous nos efforts pour aider leur proche à vivre normalement seraient vains sans les médicaments spécialisés du Capitole. Que ça allait être très dur à vivre, que les séquelles étaient énormes. Perte de la vision, par exemple, dans les cas les plus graves. Mais mieux valait toutefois ne pas trop s'étendre sur le sujet afin de ne pas les effrayer. Ce serait trop difficile à encaisser d'un seul coup. J'étais déjà résignée en passant le seuil du bureau qui servait de salle d'examen. Un bon nombre d'habitants du district était déjà passé par là, s'allongeant sur la grande table en bois, recouverte d'une nappe que nous changions dès que nous le pouvions, afin de garantir le maximum d'hygiène. Mais cette fois-ci, je ne reconnaissais pas l'homme dont on s'occupait. Il n'était déjà plus très jeune, et c'était assez surprenant de le voir là pour la première fois. Je commençais à ouvrir la bouche, puis la refermais instantanément. Il était là, dans un coin de la pièce, accompagné de ses trois sœurs. On craquait toutes plus ou moins pour lui, à l'école, même s'il n'avait pas l'air de s'intéresser aux filles pour le moment. Kenneth Dash. Mais si c'était bel et bien son père sur la table, à qui l'on venait de diagnostiquer un diabète incurable, le moment des confidences était probablement très mal choisi. Il fallait que je me concentre sur ce que j'avais à faire, les pommades que je devais terminer de cuire, les racines qu'il me fallait couper, et les infusions que j'avais à préparer. C'était souvent moi qui me chargeait d'alléger le fardeau de la maladie auprès du patient, en restant à son chevet durant sa convalescence, en prêtant une oreille attentive à ses plaintes, en prenant soin de lui le mieux possible. Maintes et maintes fois, j'étais restée éveillée toute la nuit, au cas où l'on ait besoin de moi, besoin d'une main rassurante à serrer.
    — Je vais m'occuper de lui, si jamais vous voulez vous reposer un peu.
J'étais pratiquement certaine que les enfants Dash allaient me répondre d'un non catégorique, malgré mon sourire conciliant. Mes parents en rajoutèrent une couche, histoire de les persuader un peu plus, utilisant plutôt la carte de ma nécessité de travailler dans de bonnes conditions sans la famille pour me perturber. C'eut l'air de fonctionner plutôt bien, chacun se relayant auprès de leur père tout au long de la nuit. L'inquiétude première d'être épiée s'estompa rapidement, oubliant parfois complètement cette paire d'yeux fixant chacun de mes mouvements. Je demeurais pourtant silencieuse, angoissée à l'idée de dire quelque chose de travers, et ne répondais que de manière assez brève aux questions que l'on pouvait me poser. Cela ne me ressemblait pas, moi qui aimait expliquer quels traitements je prodiguais, et qui avait souvent le mot juste pour détendre mon patient et ses proches. Or là, j'étais tendue comme jamais. Probablement la présence de Kenneth. Il fallait que cela cesse, que je fasse le premier pas un jour ou l'autre. Ce n'était certes pas le bon moment, mais je n'étais pas particulièrement pressée non plus. L'instant opportun finira bien par se présenter. En attendant, mieux valait que j'aide Mr Dash à finir son infusion d'olivier, tentant de réduire les conséquences de sa maladie. C'était le moins que je pouvais faire, dans l'immédiat.

◇ ◇ ◇
PART III
Notre hôtesse arriva, toute joyeuse, ses cheveux vert d'eau formant un immense cône au-dessus de sa tête. Sa tenue était vraiment grotesque, comme toujours. Et se montrer ainsi, avec son corps potelé, au milieu d'autant de monde qui mourrait de faim, était d'un mauvais goût exemplaire. Cela n'avait pourtant pas l'air de la déranger, et elle entama son discours, osant parfois même faire quelques traits d'humour. Qui tombèrent à plat, cela va sans dire. Dans le Onze, nous n'étions pas vraiment du genre à rire des Hunger Games. On voulait que la Moisson se termine le plus vite possible, qu'on puisse rentrer chez nous, et éventuellement tenter de consoler les familles qui venaient de perdre un enfant. Pas vraiment le type de fêtes où on aime faire des blagues, donc.
    — Ces demoiselles, en premier !
Chaque année, le même rituel. La petite main de l'hôtesse plongea dans la boule de verre, tirant innocemment un petit bout de papier. J'avais cessé de croiser les doigts, dans l'espoir que cela servirait à ce que mon nom ne soit pas désigné. Je voulais juste qu'elle se dépêche, qu'on en finisse. Que je puisse serrer mes parents dans mes bras, leur dire que tout allait bien, et que cette année encore, j'étais parvenue à passer entre les gouttes. Que je puisse déposer un baiser sur les lèvres de Kenneth, aussi, heureuse de le garder à mes côtés pendant un an supplémentaire. Avec un peu de chance, cela allait même tomber sur des personnes que nous ne connaissions pas, même si c'est plutôt affreux de le dire ainsi. Mais, au moins, notre douleur serait beaucoup plus passagère. C'est toujours beaucoup plus compliqué à avaler lorsque l'on connait personnellement les tributs.
    — Rosalie Ó'Bràdaigh !
La petite voix chantante de l'hôtesse me ramena directement à la réalité. Ce n'était pas moi. Mes muscles se détendirent instantanément, soulagée d'avoir été sauvée une année encore. Rosalie O'Bràdaigh. Ce nom me disait vaguement quelque chose pourtant, même si je n'arrivais pas précisément à savoir quoi. Elle avait sûrement dû venir à la maison pour se faire soigner. Oui, c'était bien ça. Au vu de la lenteur de son pas, je ne me trompais pas. Une autre fille finit cependant par briser le silence qui s'était abattu sur la place, se portant volontaire visiblement pour épargner cette pauvre Rosalie qui n'aurait pas survécu puis de dix minutes dans l'arène. C'est quand je la vis, que je compris véritablement de quoi il en retournait. Ses longs cheveux blonds voletant derrière elle lorsqu'elle monta sur l'estrade. Je me raidis à nouveau. Kenneth semblait ailleurs, le regard vide. Celle qu'il aimait partait pour les Jeux. Et ce n'était pas moi. Malgré tous mes efforts pour être l'épouse parfaite, jamais il ne me regarderait ainsi si je venais à être un tribut. J'avais beau jouer les innocentes, je n'étais pas non plus totalement stupide et naïve. Je voyais bien qu'il ne pensait qu'à elle. Je l'ai su très rapidement, d'ailleurs, mais j'avais préféré faire comme si de rien n'était. Pour le garder. Je l'aimais, et il a toujours fait de nombreux efforts pour me rendre la plus heureuse possible, alors... Je passais outre. Mais là, tout allait changer. Nous allions être obligés de la voir se faire probablement tuer par un Carrière sanguinaire et surentrainé. Ça allait être une véritable torture, autant pour lui que pour moi. Je n'avais qu'une envie, le prendre dans mes bras. Essayer de lui faire croire que tout se passerait bien. C'était un peu mon rôle, non ? Je devais être là pour lui. Me montrer douce et patiente, comme je l'avais toujours été. C'était d'ailleurs sûrement pour ça qu'il m'avait choisie moi, parmi ses nombreuses prétendantes.

Les jours qui suivirent me semblèrent insurmontables. Les interviews de César, les notes d'entrainement. Les yeux rivés sur le vieil écran de télévision, je serrais les mains de Kenneth entre les miennes. J'avais beau tenter de détendre l'atmosphère, de me montrer optimiste quant aux chances d'Emma dans l'arène, rien ne portait véritablement ses fruits. Certes, il faisait semblant de rentrer dans mon jeu, tentant d'oublier sa peine, voulant peut-être passer à autre chose. Mais il y avait cette lueur dans ses yeux qui semblait s'être éteinte dès lors qu'Emma avait décidé de prendre la place de sa cousine.
    — Tu sais, Emma a toutes ses chances. Son volontariat est vraiment émouvant et c'est une très jolie fille, ça peut lui apporter pas mal de sponsors, au Capitole.
Un petit sourire en guise de réponse. C'était mieux que rien. Pourtant, parler du Capitole de la sorte me nouait l'estomac. Choisir de jeunes gens pour qu'ils s'entre-tuent, et en soutenir quelques uns pour de simples critères esthétiques. Tel était le monde dans lequel les Capitolins vivaient. Mais tout était bon pour se changer les idées. Se moquer des moustaches de chat, des teintures de la peau qui effrayaient les enfants plus qu'autre chose, ou des tatouages dorés en relief autour des yeux. Le look risible du Capitole était un sujet bien plus léger que les attaques que subissait Emma. Elle s'en sortait plutôt bien, mais chaque jour, nous craignions de voir son nom affiché parmi ceux des tués du jour. Plus le nombre de candidats diminuait, plus j'avais de mal à contenir mes nerfs. Celui que j'aimais avait beau la préférer à moi, cette fille représentait tout de même le Onze. Et malgré tout, je me devais d'encourager mon district. Même si me dois d'avouer que l'idée de son retour, victorieuse, riche et couverte de gloire, m'angoissait réellement. Kenneth n'aurait plus rien à perdre à tenter sa chance avec elle, me laissant de côté.

◇ ◇ ◇
PART IV
Ils s'étaient entre tués. Malgré leur amour, ils avaient préféré mourir tous les deux, plutôt que de laisser le Capitole gagner une fois de plus. Les soixante-quinzièmes Hunger Games se soldaient par un échec, n'ayant aucun vainqueur à proposer à la population. Tant de sang versé pour rien. Je restais bouche bée devant ma télévision, le regard braqué sur les deux corps sans vie qui gisaient sur le sol de l'arène. J'avais l'impression d'être en proie à un voyeurisme malsain, qui cherchait à tout voir, à savoir, à comprendre. La raison de ce sacrifice ne me sauta pas directement aux yeux, sûrement parce que je n'avais rien de vraiment personnel contre le Capitole. Le président Snow n'avait pas brisé ma vie, et l'idée de ne pas suivre les règles ne m'avait pas réellement effleurée. Mais pour eux, ce devait être totalement différent. Être obligés de partir pour l'arène une seconde fois avait dû les anéantir. A leur place, j'aurais certainement voulu faire comme eux, montrer aux Juges et au Capitole qu'ils n'avaient pas gagné. Que le peuple n'était pas d'accord. Pourtant, assise au bord de ma chaise, je n'arrivais pas à capter l'étendue des dégâts, qui avaient dû se répandre jusque dans les districts comme une trainée de poudre. Le Capitole n'avait eu aucune emprise véritable sur ce qui se passait dans l'arène, et deux pauvres gens malheureux avaient brisé de l'intérieur les certitudes de domination de la capitale. Snow devait être fou de rage.
    — Il n'y a donc pas de gagnant ?
    — Il semblerait que non...
    — Ils ne vont quand même pas envoyer à nouveau vingt-quatre gosses, pour qu'on ait un vainqueur cette année, si ?
Ça ne m'avait pas traversé l'esprit, mais mon père n'avait peut-être pas tord. En soixante-quinze ans de Hunger Games, il y avait toujours eu un vainqueur. Et il était fort à parier que cette année n'allait pas déroger à la règle. Encore plus de massacres. C'était le prix à payer pour en avoir fait qu'à sa tête, à défier le Capitole. Cela me semblait même logique, qu'une seconde Moisson ait lieu quelques jours plus tard. Afin de compenser. Et de faire taire les rebelles qui cherchaient à lutter contre l'injustice de ces Jeux morbides.

Finalement, on nous laissa tranquilles, dans les districts. C'était trop beau pour être vrai, d'ailleurs. J'étais intimement convaincue que le Capitole n'allait pas se comporter comme si de rien n'était, et que Snow trouverait bien un moyen de nous faire payer à tous la trahison des dernières minutes de l'Expiation. Les responsables étaient morts, et les seuls qui pouvaient en pâtir à leur place c'était nous, les habitants des districts. La vengeance est un plat qui se mange froid, comme on dit. Et visiblement, d'après l'attente que l'on subissait, ils aimaient le surgelé, au Capitole. Un tirage au sort eut lieu quelques mois plus tard, afin d'inviter quelques chanceux à assister à la fête du printemps, en plein cœur de la capitale de Panem. Or par chez nous, les tirages au sort n'annonçaient jamais rien de bon. On n'était certes pas séparés par des cordes, et n'importe qui pouvait être choisi, mais je n'étais pas particulièrement rassurée pour autant. Je tâchais toutefois de faire bonne figure, faisant même semblant d'espérer prendre le train vers le Capitole. Le train. Je ne l'avais jamais pris. Il nous était pratiquement impossible de passer d'un district à l'autre, en temps normal, et je n'avais toujours connu que le Onze. Je m'y plaisais assez, là n'était pas le problème. Mais j'aurais bien aimé prendre le train, au moins une fois dans ma vie. En principe, il me restait encore pas mal de temps, et peut-être en aurais-je l'occasion un jour. Mais je voyais toutes ces personnes âgées autour de moi, claudicantes et mal nourries, qui n'avaient jamais quitté la misère du Onze, ne serais-ce que pour quelques jours. C'était tout de même triste, de les voir ainsi.

Je n'avais pas été choisie, et pour être honnête, je ne m'en portais pas plus mal. En revanche, c'était mon fiancé, ainsi que sa sœur ainée Prudence, qui avaient été désignés gagnants de cette loterie extraordinaire. J'avais beau tenter de me dire que c'était une occasion en or de prendre un peu l'air, de voir l'architecture du Capitole, de s'amuser lors de la Spring Celebration, je sentais que quelque chose clochait, quelque part. C'était bien la première fois que des habitants des districts avaient l'occasion de se mélanger aux Capitolins. Et avec les évènements des derniers Hunger Games... Enfin bref, je devais me faire des films. J'avais toujours eu une imagination débordante, et j'angoissais souvent mon entourage plus qu'autre chose. On verrait bien, après tout. De toute manière, la fête allait être retransmise en direct à la télévision. Je n'allais manquer ça pour rien au monde, bien entendu. Je n'en avais pas le droit, d'ailleurs, de manquer ça. Cela faisait partie des lois du pays, nous devions regarder les émission nationales. Cette fois au moins, il ne serait pas question de sang et de morts, et ce n'était pas négligeable.
    — Ça commence !
J'étais excitée comme une puce. Pour moi, la fête du printemps était synonyme de joie, de fleurs, de danse et de chant. A peu près tout ce que j'aimais, donc. J'étais souvent enthousiaste pour participer aux chorales, qui se mettaient traditionnellement en place lors d'importants évènements, et même si je chantais affreusement faux, on ne m'en tenait pas rigueur. Chanter était un peu un mode de vie, par chez nous. On chantait pour la moindre occasion. Pour les naissances, les mariages, les anniversaires, ou tout simplement à la fin de la journée de travail. En revanche, les Capitolins n'avaient pas l'air d'apprécier ce qu'ils devaient considérer comme un art trivial, et la fête du printemps consista principalement à montrer le Président faire son discours. Discours qui fut d'ailleurs stoppé net au bout de quelques minutes seulement.
    — Qu'est-ce qui se passe ? C'est quoi, ça ? Qu'est-ce qui se passe, bon sang ?
Des flammes, de la fumée, des cendres. J'étais paniquée, forcée de contempler le spectacle par le biais de ce fichu vieil écran de télévision. Le Capitole, réputé pour être inatteignable, venait de subir un attentat sans précédent. Je n'en croyais pas mes yeux. Impossible de tenir en place. Instinctivement, je me jetais contre l'écran, tentant de rechercher parmi les images de la catastrophe celui que j'aimais. Il était là-bas. Peut-être était-il blessé, d'ailleurs. Alors que moi, j'étais bloquée dans le Onze, ma trousse de premiers secours sous la main, sans pouvoir lui venir en aide. C'était carrément insupportable. Qui avait donc pu faire exploser la moitié de la capitale ? Qui était assez stupide pour risquer de tuer de pauvres innocents ? Je n'appréciais pas particulièrement les Capitolins et leur goûts en matière d'esthétisme plus que discutables, mais tout de même. La plupart n'étaient que de pauvres gens, ayant simplement eu la chance de naitre au bon endroit. C'était ainsi que j'avais été élevée, à ne pas porter de jugement hâtif, et à tenter de garantir la sécurité de tous malgré les différents que l'on pouvait avoir. Pour moi, il était inconcevable que l'on puisse sciemment faire du mal au peuple de la sorte, et je m'insurgeais véritablement contre les auteurs de ce drame. Soigner le mal par le mal n'avait jamais été une solution, de toute façon. Une chose était certaine : le Capitole allait réagir. Et pas de la manière la plus tendre, c'était clair.



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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Dim 29 Juil - 22:15
Bienvenue parmi nous, courage pour ta fiche et choix énorme de scénario. I love you
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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Dim 29 Juil - 22:28
Ton avatar est magnifique. Merci de ton inscription. Kenneth est actuellement emprisonné au Capitole, tu peux donc en tenir compte pour répondre aux questions au sujet des attentats si tu le désires Smile
Bienvenue parmi nous et si tu as la moindre question n'hésites pas à t'adresser à moi ou à Kenneth s'il s'agit du personnage Wink

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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Dim 29 Juil - 23:56
Bienvenue et bonne chance pour ta fiche I love you
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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Lun 30 Juil - 0:42
hey gaëlle, bienvenue parmi nous I love you
crystal est un très bon choix et le scénario également !

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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Lun 30 Juil - 13:07
Merci beaucoup à tous, vous êtes trognons
Le scénario est à tomber par terre, j'ai pas pu résister... Et pas de souci pour les questions, je prendrais tous les évènements en considération, pour être le plus cohérente possible I love you
(En ce qui concerne Crystal en avatar, j'avoue en avoir fait un peu à ma tête, j'espère donc que ça ne dérangera pas...)
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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Lun 30 Juil - 14:46
Bienvenue parmi nous ! I love you
Hey keupine de prénom irl hein Bon courage pour ta fiche^^
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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Lun 30 Juil - 16:16
Oh yeah, coupine I love you (avec Kaya, en plus... J't'aime déjà *-*)
Merci
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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Lun 30 Juil - 19:55
Bienvenue misstinguette
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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Mer 1 Aoû - 15:36
Merci, beau champion
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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Sam 4 Aoû - 19:43
BIENVENUEEE .
J'espère que tu seras la bonne Hermione pour notre Ken national (a). En tout cas ton avatar rox, et se fond parfaitement dans le forum ♥️. Bonne courage pour la fin de ta fiche .
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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Dim 5 Aoû - 12:28


Ohlala, j'avoue ne pas y croire Une Hermione ? Ca fait très longtemps que j'avais arrêté d'y croire à force J'espère que tu ne disparaîtras pas, toi aussi. *attache Hermione avec mille cadenas, cordes épaisses et autre menottes et l'attache à son poignet pour l'éternité * Tu ne partiras plus jamais maintenant, muahahah !

J'avoue détester Reed, mais du moment que tu es motivée pour le rôle et que tu pars pas, je t'en prie, fais comme bon te semble *_*

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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Dim 5 Aoû - 15:38
Merci Cyrène
(Freya, quel très bon choix *-*)

Gnaaa, Kenneth
T'inquiète, je peux même t'aider à faire des nœuds, si tu veux ! J'compte bien rester, le scéna' est juste mortel (je suis un peu pot-de-colle, dans mon genre, de toute façon... bref.)
Pour l'avatar, on peut négocier sans souci, hein. Ça serait quand même mieux que tu apprécies la bouille de ta fiancée ^^
Je m'active pour ma fiche, au passage
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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Lun 6 Aoû - 15:53
    Bienvenue à toi avec ce magnifique scénario
    Bon courage pour la fin de ta fiche de surcroit !
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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Ven 10 Aoû - 14:57
[en mode boulette qui répond à la bourre]
Merci beaucoup Styx
Au passage, prénom super original, j'aime beaucoup **


Comme mentionné dans le topic spécial, j'ai fini ma fiche. Pour être honnête, je ne suis pas pleinement satisfaite (surtout vu le temps que j'ai mit à la boucler Arrow ) mais j'espère qu'elle vous plaira quand même. Si jamais il y a le moindre souci, je modifierais sans problème, évidemment I love you
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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Ven 10 Aoû - 14:59
Je veux prendre l'avis de Kenneth avant de m'atteler à ta fiche Wink Dès qu'il aura donné son point de vue je me pencherais sur la lecture de ta petite fichounette Smile

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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Sam 11 Aoû - 12:42


Tu as fait d'Hermione un personnage simplement bouleversant je trouve son dilemme entre souhaiter la santé des gens et vouloir qu'il viennent se faire soigner, par exemple, était super humain et m'a vraiment ému ! J'adore ce que tu as fait du personnage, te l'étant réellement fort approprié. A mon sens, tu n'as vraiment pas du tout à être déçue de ta fiche bien au contraire !

J'espère pouvoir me mettre rapidement à RP avec toi



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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Sam 11 Aoû - 14:35
Hààn *.* Que de compliments, ça fait super plaisir !
Je suis vraiment contente que ça te plaise, en tout cas, et j'espère continuer à me montrer à la hauteur par la suite En ce qui concerne le rp, j'ai vraiment hâte de m'y mettre (en fait, je trépigne d'impatience, j'avoue...)
Bref, merciii
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MessageSujet: Re: H. DE LISLE ◇ Just another day in Paradise   Sam 11 Aoû - 15:40

WELCOME, WELCOME


Bienvenue officiellement parmi nous !

Après avoir été validé, n'oublie pas d'aller te recenser dans ces sujets, le registre Population étant obligatoire. I love you Tout comme celui des Tesserae et Carrières, si ton personnage a l'âge pour être éligible à la Moisson. N'hésite surtout pas à passer sur la chatbox, ne serait-ce que pour tisser des liens, comme ici. Sans oublier répertoire de tes sujets rps, et la partie autobiographie (si jamais tu souhaites développer le passé de ton personnage).

Aussi, dès que tu postes un rp ou accomplis une action dans la liste, n'hésite pas à venir réclamer ton argent ici. Une action extrêmement importante pour la suite, car cela te permettra d'obtenir des avantages non négligeables si tu es tribut ou si tu veux sponsoriser l'un des tributs dans l'arène.

BON JEU PARMI NOUS !


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