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 Il ne faut jamais perdre espoir, rien n'est impossible. [PV MAYA]

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CITOYEN DE PANEM
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MessageSujet: Il ne faut jamais perdre espoir, rien n'est impossible. [PV MAYA]   Jeu 24 Mai - 1:24
    il ne faut jamais perdre espoir, rien n'est impossible.



    Je dors d'un sommeil sans rêve. Je crois que c'est le premier depuis des mois. Habituellement, j'ai quelques cauchemars des Hunger Games ou alors d'autres rêves que j'associe à mes foutus hallucinations. Même si cela fait 27 ans que j'ai gagné les Jeux, il m'arrive de revoir le visage du tribut du un. Il est gravé dans mon esprit et je sais que seul la mort l'en effacera. Mais avoir sortit vainqueur apporte aussi un lot d'autres cauchemars, ceux-là bien réel. Je suis condamné à être l'un des mentors des deux tributs qui sont élus à chaque année. Vous ne pouvez savoir toutes l'angoisse et les responsabilités qui vous tombe dessus à l'arrivé d'une nouvelle édition. Chaque fois qu'un tribut meurt, je mets ça sur ma faute, on a beau tenter de m'expliquer, je n'oublie jamais. Et ce sont ces tributs de mon district qui sont morts, alors que je devais leur trouver des sponsors, qui surgissent dans mes rêves. C'est un véritable martyre. Je me retourne plusieurs fois dans mon lit et cherche le sommeil, je l'accueillerais à bras ouvert s'il me faisait dormir profondément en ce moment.

    Au lieu de cela, l'affreuse et cinglante sonnerie de mon téléphone retentit. Je trouve un oreiller à tâtons et me le plaque sur l'oreille. Qui peut bien être assez fou pour m'appeler si tôt ce matin? La sonnerie résonne encore de longues fois puis elle finit par s'arrêter aussi brusquement qu'elle avait commencé. Je relâche la pression sur l'oreiller en poussant un énorme soupir de soulagement. Je vois la tête de mon docteur avec ses cheveux verts et bleus danser mon esprit car je sais que c’est lui qui a appelé. Qui d’autres voudraient bien me passer un coup de téléphone ? Je me lève même si mon corps entier proteste et l’espace d’un instant, la pièce tourne si vite autour de moi que je me rassois pour ne pas tomber. Je me prends la tête entre les mains puis fais un nouvel essai nettement mieux que le premier. J’arrive à me rendre dans la cuisine et à me trouver quelque chose à manger. Je me prends du pain et du ton et me dirige nonchalamment vers la table. Je m’apprête à prendre une bouchée de mon délicieux petit déjeuné quand le foutu téléphone sonne encore. Je repose mon pain et me rue sur l’appareil que je décroche brusquement :

    « Quoi?
    - Monsieur Alyn…
    - Fiche-moi la paix, je ne veux pas de tes services, affreuse marionnette du Capitole. »

    Et je lui raccroche au nez. Ce type souffrait peut-être d’une maladie grave qui lui fait perdre la mémoire car je lui sors toujours la même réplique et il continue de m’appeler comme si nous étions les meilleurs amis du monde. Alors que tout ce qu’il veut s’est parler de mes hallucinations, comme si je voulais lui raconter ce que je voyais. Je retourne auprès de mon déjeuner et l’engouffre avant qu’on ne tente de me contacter à nouveau.

    Comme il y a un grand soleil dehors et qu’il semble faire plutôt chaud, je mets un chandail brun sans manche ainsi que des jeans courts et mes vieilles bottes. Je quitte ma maison alors que la chaleur et les rayons du soleil me heurtent de plein fouet. L’odeur salée de la mer vient chatouiller mon nez et je décide d’aller faire un petit tour vers la plage. En fait, je ne sais pas du tout où aller, je veux simplement sortir prendre l’air. Une fois à la plage, j’enlève mes bottes et mes chaussettes pour profiter du sable chaud qui réchauffe mes pieds. Puis je me dirige vers l’eau et je m’avance jusqu’à mes mollets avant de m’arrêter et contempler l’horizon. Les seuls sons qui parviennent à mes oreilles sont ceux des vagues qui vont et viennent lécher le sable ainsi que quelques oiseaux qui virevoltent au-dessus de la mer. C’est si étrange de voir ce tableau de paix, se sentir si libre alors que je me trouve en réalité dans le district 4. Ma condition est meilleure que les autres, ceux qui doivent trimer dur à chaque jour, alors que je me prélasse dans la mer. Je pourrais peut-être être en train de pêcher. Je tente d’imaginer un moi, qui n’aurait jamais participé aux Jeux et qui n’aurait pas d’hallucinations, faire quelque chose de normal, comme tous les autres. Je m’imagine tout cela alors que le vent de la mer souffle doucement mon visage et balaye mes cheveux que j’aime tenir coupé juste avant mes épaules.

    Soudainement, je sens un truc étrange se frotter contre ma jambe droite et je fais un bond en arrière en frappant l’eau avec mes pieds afin d’éloigner la chose. Mais cela ne fonctionne pas car je sens qu’il y a en encore deux autres qui viennent de me frôler. Je reprends mon manège de plus bel avec mes pieds en me sentant envahit de ces petits monstres. Il me semble même qu’ils poussent des cris aigus très agressant. Quand je prends une petite pause pour regarder à l’horizon, je vois la mutation génétique créer par le Capitole d’il y a 27 ans foncer sur moi. Je suis paralysé alors que les petits monstres marins grimpent sur mon corps et que la créature rougeoyante de sang se dirige dans ma direction. Je cligne des yeux puis tout s’arrête brutalement. Je respire rapidement et fouille le fond de l’eau des yeux minutieusement, en proie à une autre attaque. Après plusieurs secondes, je me passe la main dans les cheveux puis me laisse complètement tomber dans l’eau fraîche. Je réalise que ce n’était qu’une autre de ses hallucinations et m'asperge le visage avec mes mains. J’aimerais tellement que tout s’arrête. J’étais tellement préoccupé avec tout ce que mon esprit veut bien me faire imaginer que je n’ai pas entendu les clapotis des pas dans l’eau. Toujours recroquevillé sur moi-même, les vêtements trempés, je tourne brusquement la tête pour voir qui s’approche, prêt à quitter les lieux en toute vitesse. Même si je sais que c’est improbable, j’avais peur qu’il ne s’agisse de mon docteur qui vient me chercher pour m’enfermer au Capitole. Mais j’ai tellement tourné la tête vite que des étoiles dansent devant moi, brouillant ma vision, si bien que je ne sais pas si la silhouette que je vois est réelle ou non.

    1 061 mots.




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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais perdre espoir, rien n'est impossible. [PV MAYA]   Lun 28 Mai - 22:08
Soyons réalistes, exigeons l'impossible.




Cette odeur si familière pour la jeune femme. Une odeur qui faisait partie des étapes du réveil. Bien que cela faisait plusieurs heures que Maya était réveillée. Disons que l’odeur des gâteaux et des cupcakes surtout étaient assez envahissante. Généralement, elle arrivait à préparer tout ces cupcakes pour la journée même avant le levé du soleil. Il fallait être prêt pour les premiers clients, alors tout devait être parfait. Elle s’assura que le café était en marche pour être servi à l’arrivée du premier client, toujours ponctuel. Ils n’ouvraient pas si tôt que cela le samedi matin, mais disons qu’il faut tout de même être lève tôt pour arriver en premier. De plus, Maya était toute seule pour l’ouverture d’aujourd’hui, ses parents étant partie pour la journée au Capitole et Oz qui était surement occupée à… en fait elle ne savait pas ce que sa sœur était en train de faire à ce moment précis, mais bon tout cela pour dire qu’elle était seule ce matin-là. Maya s’assura que tout était en ordre, en replaçant certaines tables qui avaient été collé la veille afin qu’un groupe puisse s’asseoir ensemble. C’était une belle boulangerie. Pas très grande, certes, mais très chaleureux. Et puis, Maya détenait un coin de la boulangerie où les gens pouvaient venir s’asseoir et prendre leur café du matin ou bien lire le journal avec une vue sur la rue. Malheureusement, les nouvelles n’étaient pas souvent très joyeuses, mais c’était surtout le cas dans les autres districts plutôt que dans le district quatre. Il faut dire que la plupart des habitants du district quatre ont des emplois grâce à la pêche, et Dieu seul sait combien de métiers peuvent s’y rattacher. Dieu? Avait-il sa place dans un tel système régit par le Capitole? Vraisemblablement, nous pouvons croire que c’est la classe dirigeante du Capitole qui manipule tout. Tout est dicté par eux. Chaque pas, chaque geste de quiconque est pratiquement surveillé, sauf les leurs bien sûr. Enfin bref…

La petite sonnette à l’entrée retentit à ce moment. Il était à l’heure, cela faisait à peine une minute que la boulangerie était ouverte. Toujours ponctuel ce Monsieur Watson. Elle s’approcha tranquillement de lui en souriant et dit d’une voix chaleureuse.

« Bonjour Monsieur Watson! »
« Oh! Bonjour ma belle Maya. »

Maya s’empressa de l’aider à s’asseoir à sa place habituelle, c’est-à-dire près de la vitrine à l’avant dans un coin afin de pouvoir rester tranquille. Elle prit son chapeau et sa canne pour allait l’accrocher pas très loin. Elle revint et lui dit.

« Un grand café au lait comme d’habitude monsieur Watson? »
« Oui, mais cette fois-ci accompagné d’un croissant aux amandes s’il-te-plaît. »
« Je vous ramène cela tout de suite. »

Maya retourna derrière le comptoir pour verser le café jusqu’à la moitié de la tasse, pour ensuite continuer avec du lait. Elle plaça la tasse sur une petite assiette où elle avait déposé un napkin. Elle se dépêcha de prendre le croissant aux amandes qui se trouvait de l’autre côté de la boulangerie, près des autres types de pain. Elle revint vers monsieur Watson et posa le tout sur la table devant lui.

« Merci! », lui dit-il.

Maya s’apprêtait à partir lorsqu’il l’arrêta en agrippant son bras et dit d’une voix sérieuse.

« J’espère que tu ne traînes plus avec cet homme aux bottes étranges… Il n’est pas fait pour toi, crois-moi. Il passe ses journées à parler tout seul…»
« Vous allez me dire qu’il vous est jamais arrivé de parler tout seul monsieur Watson? », répondit-elle en gardant son grand sourire.
« Tu sais très bien de quoi il est question. »
« Monsieur Watson, pourquoi autant de méfiance envers cet homme? »
« Je ne saurais dire pourquoi, mais l’ayant observé vagabonder dans les rues aujourd’hui, il vaut mieux faire attention. Qui sait ce qu’ils lui ont fait…»

Maya ne put s’empêcher de rire gentiment des propos du monsieur. Elle n’avait pas l’intention de lui manquer de respect bien au contraire. C’est juste que ce genre de discours, elle l’entendait à journée longue. Et puis, la peur et la méfiance étaient ce qui régnait le plus sur Panem. Alors les mises en garde, elle pouvait s’en passer facilement, surtout de ce genre. Néanmoins, il y avait toujours quelque chose plus fort qu’elle qui cherchait à se défaire de ces rumeurs. Oui, il était un peu différent des autres, mais n’est-ce pas ce que l’on cherche chez quelqu’un?

Au même moment, Oz entra dans la boulangerie. Sans lui laisser le temps de dire quoique ce soit, Maya enleva le tablier qu’elle portait, prit son chapeau et se dirigea vers la sortie. Elle dit en un éclair.

« Je reviens dans une heure. Tout est prêt, ne fais pas payer monsieur Watson, il laisse toujours trop d’argent. À plus tard! »

Il faisait assez chaud, le soleil était complètement sorti. Une bonne idée ce chapeau. Il appartenait à son père lorsqu’il était plus jeune. Elle le trouvait simple et pratique. Il allait avec tout, notamment les jeans bleu et la chemise verte qu’elle portait. Étrangement, Maya savait exactement où elle allait et pour quelle raison. En fait, non la raison elle ne le savait pas, mais quelque chose lui disait qu’elle devait y aller. Était-ce Dieu qui lui disait? Personne ne pouvait répondre, même pas Dieu lui-même. Elle déambulait dans les rues du district en passant par les quartiers résidentiels afin de gagner la plage plus rapidement. Une fois passer le port, elle arriva enfin à destination. Elle enleva ses souliers pour les tenir dans sa main et roula le bas de ses jeans avant d’avancer tranquillement sur le sable. Le vent de la plage était plus fort que dans les autres endroits du district. Elle dut tenir son chapeau avec son autre main afin de ne pas le perdre. Elle s’arrêta un moment pour apprécier la vue autour d’elle et la sensation de ses pieds dans le sable. Puis, elle l’aperçut au loin dans l’eau. En fait, elle n’était pas sûr que c’était lui, puisqu’elle ne le voyait pas très bien. Ce qu’elle voyait n’était qu’une personne en train de bouger sans cesse, faisant ainsi des grands éclats d’eau autour. On aurait dit un poisson qui cherchait à se délivrer de toutes ses forces avant de pouvoir retourner paisiblement dans l’eau. Une fois arrivée à la hauteur où l’eau toucha ses pieds, il se tourna vers elle et elle le regarda avec un sourire aux lèvres.

« Ça t’arrives souvent de nager avec tes vêtements? »

Elle ne disait cela que pour le taquiner un peu. Aux yeux des autres, il paraissait fou, étrange, farfelu. Pourtant, pour Maya il était simplement drôle. Néanmoins, elle était persuadée qu’une relation entre les deux ne pouvait réellement démarrer, surtout à cause de la différence d’âge. Elle était trop jeune pour lui. Il avait besoin de quelqu’un de son âge, mature comme lui, avec du vécu. Malgré tout, Maya continuait à passer du temps avec lui. Elle ne pouvait s’en empêcher. C’était le seul moment où elle se sentait à l’aise.

Voyant qu’il était toujours dans l’eau, l’air perdu, Maya se pencha pour lui lancer un peu d’eau au visage, histoire de le réveiller.

« Dur dur le réveil monsieur Alyn? », dit-elle d’une voix presque sérieuse. Son visage trahissait son air moqueur.

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais perdre espoir, rien n'est impossible. [PV MAYA]   Mar 29 Mai - 3:16
    il ne faut jamais perdre espoir, rien n'est impossible.



    Il faut que j’attende que les millions d’étoiles qui dansent dans mes yeux s’arrêtent. Mais je dois avouer que ça semble durer une éternité. Peut-être veulent-elles garder le suspense sur l’identité de la personne qui se trouve devant moi ? Malgré cela, je ne crois toujours pas qu’il puisse s’agir du docteur qu’on m’a assigné car je suis certain que je pourrais voir ses cheveux affreux même les yeux fermés. Et ses yeux aussi. Or. Si brillant, si pétant que l’on sait tout de suite que c’est des lentilles. Si laids aussi. En réalité, Dr. Merill est le citoyen le plus ridicule du Capitole qui m’ait donné de voir. Non seulement du Capitole, mais de tout Panem ! Il est grand, mince, avec des ongles colorés de différentes couleurs. Son visage est pointu, il a un diamant incrusté dans la joue, les cheveux verts et bleus et ses sourcils possèdent les mêmes teintes. Ses dents sont trop blanches, ce qui contraste avec son rouge à lèvre turquoise. Et ses yeux sont or, mais il s’amuse à se donner des airs supérieurs et sérieux avec des fausses lunettes. Je le trouve tout simplement affreux et pathétique. Non seulement car il porte du rouge à lèvre et du vernis, je n’ai rien contre les femmes qui en porte, mais je trouve que ça ne va pas bien à un homme. Surtout lui. Et mon cher Dr. Merill s’amuse particulièrement à me prendre pour un déficient mentaux. Je ne sais pas s’il considère vraiment mes hallucinations comme un quelconque symptôme de déficience. Ou alors, il aime juste me harceler de lui raconter ce que j’imagine. Je possède encore toute mon intelligence et mes ressources, il m’arrive juste quelques fois de mélanger la vérité et mon imagination, je dois dire, très développés.

    C’est encore pire quand je compte le nombre de personnes dans la rue qui me prenne pour un fou. Les rumeurs ont commencés à circuler, à 16 ans, plusieurs semaines après les Hunger Games, quand j’ai ramené un panier vide, alors que je le croyais plein, chez mon commerçant préféré et que j’en suis ressortit comme un coup de vent en bousculant tout le monde. Au début, ça faisait mal de voir les enfants me pointer du doigt alors que leur parent détourner leur regard. Pourtant, je n’étais pas un monstre, j’étais juste différent. Mais ne le sommes-nous tous pas ? Ensuite, on a commencé à parler dans mon dos, mon père était désespéré. Il ne savait plus quoi faire et mes deux petites sœurs se faisaient presque intimidées de m’avoir comme frère. J’étais désolé pour elles. Puis, je me suis habitué. Qu’ils me trouvent tous fou si ça leur fait plaisir, je m’en fiche. Je les enverrais tous dans l’arène voir comment ils pourraient se débrouiller. Je suis certain que la plupart ne survivrait pas, et si certains s’en sortaient, ils y en auraient beaucoup comme moi. Et à ce moment là, j’irais les voir, tout souriant, et leur rappellerais tous ce qu’ils m’ont fait subir. Mais je crois que je suis trop bon pour ça, donc peut-être que je me contenterais de les observer faire de loin, en souriant du coin des lèvres, heureux que tout s’inverse… Enfin, j’aurais encore ces imaginations mais je ne serais plus le seul.

    Pour revenir à ce qui m’obstrue la vue et qui m’empêche de voir qui s’approche, les étoiles ont quittés mes yeux et je peux enfin discerné qui se tient devant moi, ce qui ne manque pas de me faire sourire. Maya. Toujours aussi rayonnante. Probablement l’une des quelques personnes qui n’a pas honte d’être en ma compagnie. Si elle es t bien réelle.

    « Ça t’arrives souvent de nager avec tes vêtements? »

    J’échappe un petit rire malgré moi avant de regarder ma situation. Il est vrai que je suis assis dans l’eau, les bras autour de mes jambes, les cheveux et les vêtements tout trempé. Au moins, j’ai sauvé mes bottes et mes chaussettes qui bronzent tranquillement sur la plage. J’observe à nouveau Maya. Elle est si jeune, elle a encore toute la vie, sans que les Jeux ne l’attrapent et l’oblige à se battre. Alors que moi, je suis déjà vieux, les Jeux m’ont vieillis, j’ai l’impression d’avoir quarante ans de plus qu’elle, je pourrais presque être son père. Alors qu’en fais, nous n’avons que 17 ans de différence. C’est… grand, mais pas énorme. J’ai déjà connu pire. Suis-je en train de dire que cette différence d’âge m’intrigue ou alors qu’elle n’ait aucune importance ? Peut-être. Ou alors peut-être que j’essaie d’insinuer que cette jeune femme devant moi, qui tient son chapeau pour empêcher le vent de l’emporter, m’intéresse ? Je suis peut-être fou de ressentir un truc pareil, mais on dit déjà de moi que j’ai perdu la tête, alors qui sais si Maya existe vraiment où si elle est le fruit de mon imagination? Quelque chose me porte à croire qu’elle existe mais tous ce que j’ai imaginé auparavant étaient aussi réaliste que la réalité elle-même.

    Pour ne pas paraître associable, ou alors sourd, je lui réponds en souriant :

    « C’est plutôt fréquent, mais tu devrais essayer, c’est doublement rafraichissant ! »


    J’écarte les bras, comme pour l’inviter à se joindre à moi, penche la tête sur le côté et continue de lui sourire. En faisant ces gestes, des milliers de gouttelettes d’eau s’écoulent de mes bras et de mes mains pour retomber là où elles proviennent. Vraiment, je suis plus trempé que quiconque sur cette Terre, aucun doute là-dessus. Peut-être est-ce en partie à cause de la bagarre que je livrais à mes montres invisibles. Je secoue ma tête pour chasser cette pensée mais mon geste passe discrètement comme si je me secouais les cheveux pour faire tomber l’eau. Elle se pencha vers moi et me lança de l’eau au visage et je sursaute. J’imagine qu’elle s’est aperçue de mon air perdu. Les femmes remarquent absolument tout.

    « Dur dur le réveil monsieur Alyn? »

    Sa voix était presque sérieuse mais je voyais facilement son expression moqueuse. Sans crier gare, je la saisi avec mes deux bras par la taille et la fait tomber dans l’eau. Au passage, j’attrape son chapeau et me le mets sur la tête. Je lui réponds, l’air espiègle :

    « Et le vôtre, miss Rosier, pas trop brutal ? »

    Par la suite, je m’empresse de me lever et de m’enfuir d’elle en riant, m’enfonçant plus profondément dans les vagues avant qu’elle ne puisse se venger. Tenant son chapeau sur ma tête pour qu’il ne soit pas happer par le vent qui souffle.


    1 103 mots.



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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais perdre espoir, rien n'est impossible. [PV MAYA]   Mer 6 Juin - 2:46
Soyons réalistes, exigeons l'impossible.



La jeune femme le regardait, alors qu’elle venait de se moquer de lui. Pas de manière méchante. Non, Maya n’en était pas réellement capable. Son cœur restait tendre après tout, elle n’a pas eu a participé aux Jeux. Dieu, à vrai dire le Capitole seul sait ce qui aurait pu lui arriver. Son comportement aurait-il changé? Serait-elle devenue plus agressive? Moins empathique? Tant de questions qui demeureront sans réponses, heureusement. Néanmoins, sa personnalité avait été forgé par, malgré elle, par le Capitole. Cette haine dévouée contre lui et ses habitants. Oui, les habitants également, car ils étaient tous complices. Et puis, on le sait déjà assez bien, que. En effet, Maya n’avait pas de pitié pour ces gens. Pourtant, elle pouvait tout de même comprendre le fait que certains restent silencieux par crainte de mort. Or, ce n’était qu’une question de temps avant de devoir choisir son camp. Oui. Choisir son camp, car tous les indécis devront choisir sous pression. Il n’y aura plus d’entre deux. Juste un ou l’autre. Et puis, c’est impossible de ne pas avoir de camp. Ne pas avoir de camp revenait à être dans le camp du pouvoir en place. Les gens restent complices alors qu’ils ont le pouvoir de changer les choses. Enfin, ce n’était pas encore le cas, donc autant ne pas s’attirer des ennuis et simplement regarder vers ou les gens tendent pour le moment afin de mieux se préparer pour la suite.

« C’est plutôt fréquent, mais tu devrais essayer, c’est doublement rafraichissant! »

Ah en effet, c’est pour cette raison qu’elle avait pris soin d’enlever ses soulier afin de se rafraichir les pieds. Elle ne pouvait se permettre de plonger dans l’eau, même si elle avait un maillot de bain pour le faire. Encore moins, si c’était tout habillé. Elle devait retourner à la boulangerie dans pas longtemps. Elle avait laissé sa sœur toute seule à gérer tout. Et donc, ces vêtements devaient rester intacts.

« Et le vôtre, miss Rosier, pas trop brutal? »

La jeune femme s’apprêtait à lui répondre, mais n’eut pas la chance de le faire ou plutôt le temps. Cannon venait de la tirer vers lui pour tomber dans l’eau. En effet, ce qu’elle cherchait à tout prix à éviter venait de ce produire. Elle ne se rendit même pas compte que celui-ci lui avait enlevé son chapeau. Elle était plus préoccupée par ce qui venait de se passer, c’est-à-dire être carrément tombée dans l’eau. Son sourire avait à présent disparu de son visage. Elle ne s’y attendait pas du tout, même qu’elle espérait ne pas en arriver là. Elle pouvait bien être naïve. Il fallait bien s’en douter, c’était le prix à payer après tout pour ce qu’elle avait dit. Rira bien qui rira le dernier. Maya le vit s’éloigner, elle ne voyait pas pourquoi il cherchait à faire cela. De toute façon, elle était un peu irritée. Alors, plaisanter n’était pas trop dans ses plans. C’est à ce moment qu’elle remarqua qu’il portait son chapeau. Bien évidemment, ce chapeau lui faisait comme un gant. Or, Maya n’allait pas lui faire savoir. Au contraire, elle se releva tant bien que mal, avec les vagues qui l’emportaient par moment. L’eau dégoulinait tout le long de son corps. Il faut souligner que la jeune femme n’aime pas trop nager. Encore moins lorsqu’elle n’est pas équipée. Un peu étrange pour une habitante du district quatre, celui de la pêche. Elle n’a jamais vraiment aimé nager. Elle est plus une fille de terre, avoir les deux pieds sur un sol ferme. Cependant, ceci n’était pas une manière pour elle de renier la pêche. Elle avait appris comme nombreux du district l’art de la pêche. Elle sait apprécier les métiers entourant la mer. À vrai dire, elle admire le courage des habitants qui se dédient entièrement à cela, car cela prend énormément d’effort, persévérance, courage et force. Disons que sa passion pour la pâtisserie lui a permis de trouver sa place, assez confortable il faut le dire. Elle s’éloigna de l’eau, tentant de le faire rapidement. Or, elle avait plutôt l’air ridicule dans sa tentative. Vous avez déjà essayé de courir dans l’eau? Et bien, voici de quoi à quoi ça ressemble. Les vagues qui vous tirent vers la mer à intervalles réguliers, parfois plus fortes d’une vague à l’autre. Pour remédier à la situation, vous décidez de faire des grands pas pour éviter d’avoir les pieds dans l’eau lorsque vous mettez un pied devant l’autre. Néanmoins, le tout ensemble ne fait que vous faire perdre l’équilibre. Et comme vous l’aurez deviné, vous tombez. C’est exactement ce qui se produisit au moment ou elle essayait en vain de s’éloigner. Se retrouvant à nouveau dans l’eau salée, les cheveux remplis d’algues et de sables, elle toussota l’eau qu’elle venait d’avaler. Elle chercha du regarder ou se trouvait Cannon, persuadé qu’il se retenait de rire. Lorsqu’elle l’aperçut pas très loin, elle dit assez fort pour qu’il entende.

« Oh ça va, pas besoin d’en ajouter! »

Oui, Maya était encore irritée. Elle était ainsi parfois. Son orgueil était parfois plus fort qu’elle. Ce qui rendait son humeur un peu désagréable. Généralement ça ne dure pas longtemps, mais qui sait ce qui pourrait arriver. Maya se releva et dit avant de lui tourner le dos pour retenter sa tentative de se retrouver au sec.

« Tu es mieux de ne pas perdre mon chapeau! »

Étrangement, elle ne l’avait pas réclamé sur le champ. En effet, il faut dire que malgré tout Maya lui faisait confiance. D’ailleurs, il doit bien être une des rares personnes à qui elle fait réellement confiance. Ce doit être dû à quel point ils s’entendent bien et qu’elle se sent à l’aise en sa compagnie. Était-ce le cas présentement? Comme dit auparavant, ce qui se dégageait en ce moment n’était que son orgueil. Finalement arrivée au sec, en ayant pris bien soin de prendre son temps et de garder son équilibre à chaque pas, elle tenta d’enlever tout le sable qui s’était accumulé sur elle. C’est à se moment qu’elle réalisa que sa chemise était devenue transparente. Il ne manquait plus que cela.



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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais perdre espoir, rien n'est impossible. [PV MAYA]   Mar 19 Juin - 0:24
    EDIT 22 JUIN: [ Voilà le rp! ]

    il ne faut jamais perdre espoir, rien n'est impossible.



    Alors que je cours difficilement contre les vagues pour me rendre je ne sais où plus profondément dans la mer, je m’arrête quelques instants pour contempler l’horizon mais surtout l’eau qui s’étend à perte de vue. Ça me rappelle quand je partais en mer avec mes sœurs sur notre beau bateau neuf. Nous nous arrêtions très, très loin des pêcheurs pour ne pas les déranger et éloigner leur prise. En fait, on ne les voyait même pas. Nous étions seuls sur cette étendue liquide si puissante. La plupart du temps, nous sautions tour à tour dans la mer et on faisait des concours divers. Lorsque la température n’était pas en notre faveur et que les vagues étaient déchainées, nous restions tous près de la plage et on attrapait des mollusques. Mon père nous disait sans cesse de ne pas aller trop loin par temps de tempête mais on n’en faisait qu’à notre tête. C’était le bon vieux temps. Celui qui a suivit les Hunger Games. Car avant ça, c’est le néant total et ça m’effraie de tenter d’y voir plus clair. Malgré les quelques hallucinations que venaient titiller mon cerveau quand cela leur disaient, je réussissais à être heureux… ou alors je restais enfermé dans ma chambre à la maison à me morfondre sur mon état quand je subissais une si grande humiliation que je ne pouvais plus bouger de là.

    Une vague me heurte les jambes et manque de me faire perdre l’équilibre. Une main sur le chapeau et l’autre tendu pour tenter de retrouver une position stable, je me rappelle soudainement que je suis sensé m’enfuir de Maya. Et avec le temps où j’étais perdu dans mes pensées, elle devait être près, très près. Je vais mériter une terrible vengeance si je ne bouge pas tout de suite. Je fais volte-face et plusieurs expressions se disputent mon visage. Il y a d’abord la moquerie, la surprise, l’étonnement puis un soupçon de tristesse quand je vois qu’elle n’a pas bougée, voir pire encore, qu’elle s’est éloignée. Je poussai un petit soupir de découragement car ma tentative d’amusement ne l’avait visiblement pas… amusé. J’imagine qu’elle ne voulait pas être trempée. Zut. J’ai fait une petite erreur.

    Je la contemple se batailler contre les vagues pour regagner la terre ferme et je réalise qu’elle a peine à s’y rendre car Maya tombe plusieurs fois dans l’eau. À première vue, je suis toujours étonné de voir quelqu’un du district 4 qui se débrouille mal dans l’eau mais il est vrai que le métier de Maya n’est pas en lien avec la mer. Je ne rigole pas de sa situation car je ne suis pas le genre de personne qui se moque des autres lorsqu’ils ont de la difficulté. Je ris beaucoup aux plaisanteries mais pas celles qui peuvent humilier une personne. Après une ou deux minutes d’actions à la regarder se faire ramasser par les vagues chaque fois qu’elle fait un pas de plus, je décide d’aller l’aider. Je me jette à plat ventre dans l’eau, en tenant le précieux chapeau jusque là toujours sec, et commence à nager rapidement et souplement vers Maya. Chaque vagues qui vont lécher le sable m’apportent leur soutient car elles me poussent vers la brunette mais lorsqu’elles retournent d’où ce qu’elles viennent, je nage légèrement sur place. Lorsque je ne peux plus nager convenablement, je me redresse et me mets à courir vers ma « cible ». Enfin, courir est un bien grand mot. Je me contemple de lever les genoux bien haut pour ne pas être ramener vers la mer en essayant d’avancer le plus vite possible. Je la vis tomber une dernière fois dans l’eau, les cheveux pleins de sable et d’algues, en train de toussoté l’eau salée. Elle s’écria avec une voix irrité que je n’avais pas besoin d’en rajouter. Elle était peut-être persuadée que je riais de sa situation ? Je secouai la tête à la négative pour tenter de lui faire comprendre que je ne riais pas du tout. Mais j’imagine que mon visage mi-sérieux mi-inquiet était suffisamment convainquant. Au moment où j’ouvre la bouche, Maya me tourne le dos et reprends sa guerre avec l’eau. Elle trouve quand même quelques secondes pour me lancer :

    « Tu es mieux de ne pas perdre mon chapeau! »

    Je lève machinalement les yeux vers le chapeau sur ma tête que je vois à peine et me mets les deux mains dessus pour être sur qu’il ne s’envole pas et que je l’ai encore une fois que j’aurais rejoint le sable près de Maya. Je me remis à courir dans l’eau en tenant toujours le chapeau sur ma tête avec mes mains.

    « Hey! Attends ! »

    Je devais surement donner un spectacle délirant à me battre avec mes jambes contre les vagues et mes mains sur le chapeau pour empêcher le vent de l’attraper avec ses griffes. Mais heureusement, elle ne me voyait pas. Quoique si elle avait eu la gentillesse de se retourner pour voir ma situation, cela l’aurait peut-être fait rire et son orgueil aurait chuté d’un coup. Mais bon, il semble que Maya ait déjà regagné la terre ferme alors que moi j’approche à petits pas de canard. Elle commençait à enlever le sable sur elle quand j’atteignis moi aussi la terre sec. Le sable se colla immédiatement à mes pieds tendis que je me ruais sur ma petite brunette. Et on a probablement réalisé en même temps que sa chemise était devenue transparente car je me figeais au début puis repris ma course vers elle en lâchant ;

    « Oh merde…»

    Une fois près d’elle, je lui mis son chapeau sec sur la tête en m’efforçant d’avoir un sourire qu’elle n’interpréterait pas comme de la moquerie ou comme si je m’amusais de la situation alors que je me sentais plutôt mal à l’aise. Maya semblait encore plus frustrée mais ça lui donnait un air plutôt mignon. Je tentai de bafouiller quelques excuses ;

    « Maya, je suis désolée, sincèrement. Je… enfin, ma jeunesse me manque… enfin une partie. Je ne pensais pas que tu le prendrais mal. Et... euh... désolé pour ta chemise aussi. »

    Je baissai alors les yeux et aperçu mon chandail brun collé à ma peau. Je jetai un mince coup d’œil à mon interlocutrice puis enlevai le t-shirt que je portais pour le tordre et enlever un peu d’eau. Je le secouai ensuite pour lui faire reprendre sa forme. Il était peut-être un peu trop grand et vraiment tout trempé mais c’était mieux que rien et ça enlèverait peut-être le malaise qui s’est installé alors je lui tendis mon t-shirt brun avec un petit sourire sincère. Ça ne me faisait rien d’être torse nu, je n’avais plus mon corps d’antan mais il en restait quelques miettes et c’était mieux que Maya ne se promène pas avec une chemise transparente dans tous le district.

    « J’imagine que tu ne venais pas faire une petite baignade… »




    1 161 mots.



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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais perdre espoir, rien n'est impossible. [PV MAYA]   Jeu 5 Juil - 6:28
Soyons réalistes, exigeons l'impossible.



Maya était tellement concentrée sur le fait qu’elle était trempée de la tête aux pieds et par le fait même, qu’elle s’était assez irritée, qu’elle avait un peu négligé la réaction de Cannon. En effet, elle n’avait pas remarqué qu’il avait tenté de l’aider lorsqu’elle était dans l’eau. Trop têtue pour croire qu’il ne se moquait pas d’elle? Peut-être bien. Il faut dire que Maya le connaissait certes, mais pas dans les détails tout de même. En fait, ils se connaissent depuis déjà plusieurs mois, étant de bons amis. Cependant, l’on pouvait remarquer un changement dans le lien qui existait entre les deux êtres. Était-ce le moment pour franchir le pas pour l’étape suivante? C’est une possibilité. Laissons le temps décider de la suite. Pour l’instant ce qui nous préoccupe est plutôt l’attitude de Maya. Elle avait eu une réaction normale, n’est-ce pas? Ou peut-être pas. En y repensant, elle avait un peu exagéré. Surtout que son intention n’était pas du tout pour se moquer de la jeune fille. Maya regretta aussitôt ce qu’elle venait de faire. Elle réalisa qu’elle avait été froide avec lui. Cannon venait tout juste d’atteindre la hauteur de Maya lorsque celle-ci s’était aperçue de la transparence de sa chemise. Elle se sentie un peu gênée. Oui, vous avez bien vu le un peu, mais bon inutile de vous dire la raison derrière cela. Elle ne savait pas quoi faire sur le moment. Devait-elle se cacher? Ou bien rester tranquille? Comment allait-elle faire pour retourner jusqu’à la pâtisserie dans cet état? Non, elle ne pouvait retourner ainsi. Alors qu’elle réfléchissait à comment résoudre ce petit problème, Cannon avait laissé échapper « Oh merde! » , signe qu’il avait lui aussi remarqué la transparence de sa chemise. De par ses gestes, il tenta de ne pas faire trop attention à ce petit détail. À vrai dire, il passa vite fait à autre chose. Il lui redonna son chapeau en le plaçant sur la tête de la jeune femme avant de dire.

« Maya, je suis désolée, sincèrement. Je… enfin, ma jeunesse me manque… enfin une partie. Je ne pensais pas que tu le prendrais mal. Et... euh... désolé pour ta chemise aussi. »

Maya regretta à nouveau d’avoir réagit ainsi. Comme elle pouvait être désagréable à cause de son orgueil. Un de ses pires défauts… Elle allait devoir travailler là-dessus. Prendre le temps de bien réfléchir calmement au lieu de céder hâtivement à ses émotions. Cannon ne cherchait qu’à s’amuser, rigoler, vivre le moment présent, puisque nous savons tous que dans le monde que nous connaissons, ses moments il fallait en profiter au maximum. Oui, les moments de ce genre sont ceux qui nous poussent à continuer dans la vie, malgré tous les obstacles. Des obstacles, il y en avait, c’était le cas de le dire. Bien que les deux individus ne fussent pas dans la pire de situations, ils avaient eux aussi leurs lots d’obstacles qui s’érigeaient devant eux. Ceux de Maya étaient bien entendu lier à sa sœur, Oz. Elle savait qu’elle allait devoir garder son passé en elle peu importe où elle irait, plus précisément cet évènement en particulier. Enfin, elle n’avait pas à se préoccuper de cela en ce moment. Maya afficha un sourire gêné, histoire de montrer qu’elle était désolée. Et puis, elle était sur le point de s’excuser, mais Cannon se mit à enlever son t-shirt. Maya resta muette, à vrai dire elle était plutôt bouche bée. Elle ne pouvait s’empêcher de regarder son torse nu. Il était musclé, mais pas trop. C’était juste… parfait. Oui c’était le mot juste pour qualifier ce qu’elle voyait. Bon c’est vrai que ce n’était pas le corps d’un jeune homme, mais cela ne voulait rien dire pour la jeune femme. De plus, les gouttes qui coulaient le long de son torse firent frissonner la brunette. C’était plus fort qu’elle. À vrai dire, comment résister à ce qui se trouvait sous ses yeux. Une chance qu’il n’avait pas remarqué sa réaction étant plus occupé à tordre son t-shirt. Elle ne voulait pas passer à autre chose, rester dans ce moment, mais malheureusement il fallait revenir à la réalité. Cannon lui tendit le t-shirt qu’il venait de retirer. Maya resta un moment à regarder bêtement le t-shirt, étant toujours dans le moment. Elle regarda sa chemise et puis à nouveau le t-shirt avant de réellement comprendre. Ce n’était pas bête comme idée. C’était une très bonne idée en fait. Pourtant, elle ne le prit pas sur le moment. Maya commença plutôt à déboutonner sa chemise en partant du haut. Elle se disait que c’était mieux qu’elle enlève sa chemise afin de l’étendre pour laisser l’air frais la sécher. Et puis, Cannon n’aurait pas à rentrer torse nu. Ce qu’elle n’avait pas réalisé c’est que ceci pouvait envoyer un autre message à Cannon. Elle s’arrêta brusquement en réalisant ce qu’elle était en train de faire. Elle n’osa pas regarder Cannon dans les yeux. Non, elle sentait ses joues rougir. Il avait dû comprendre sur le moment ce qui se passait. Elle lui dit d’un souffle.

« Oh désolée j’ai pas fait attention… »

La jeune femme lui tourna le dos afin de continuer à déboutonner sa chemise. Une fois la chemise complètement déboutonnée, elle sortit ses bras des manches. Puis, elle secoua tout le sable qui se trouvait sur la chemise. Cannon, pour sa part, devait sûrement voir tout le sable qui s’était accumulée sur le dos de Maya. Elle se demandait bien à quoi il pensait à ce moment-là, mais n’osa pas se retourner tellement elle avait honte de ce qu’elle venait de faire. Elle resta de dos et tendit la main vers lui cherchant le t-shirt, mais elle n’arriva pas à l’atteindre. Il faut dire aussi qu’elle le faisait à l’aveuglette. Elle devait avoir l’air ridicule ainsi. Il lui suffisait de se retourner et de prendre le t-shirt. Mais non, Maya ne voulait pas faire face à Cannon. Elle se résolue à lui demander gentiment.

« Tu peux me le passer, s’il-te-plait? »

Elle était là à attendre, lui tournant le dos et la main tendue dans le vide en sa direction.

1026 mots.




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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais perdre espoir, rien n'est impossible. [PV MAYA]   Ven 27 Juil - 17:17
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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais perdre espoir, rien n'est impossible. [PV MAYA]   
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Il ne faut jamais perdre espoir, rien n'est impossible. [PV MAYA]

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