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 What if you're making me all that I was meant to be? ∞ PRUE. [SAISON 1]

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CITOYEN DE PANEM
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MessageSujet: What if you're making me all that I was meant to be? ∞ PRUE. [SAISON 1]   Dim 15 Avr - 12:02


    Are you a saint or a sinner?


musique.

Flashback.


"Que je ne te reprenne plus à voler, compris? On a pas de deuxième chance, j'espère m'être bien fait comprendre." Un simple gamin, qu'il a vu chiper une pomme. Il n'a pas la moindre envie d'être la raison pour laquelle on le fouettera en place publique. C'est bien trop... cruel. Soudain, son coeur se met à battre un peu plus fort. Depuis quand discute t-il les lois que doivent appliquer les pacificateurs, et surtout, la nature des châtiments étant réservés aux hors-la-loi? Déterminé, il se dit que la prochaine fois, il sera plus dur, plus ferme, et que ces satanés habitants n'ont qu'à respecter la lois, s'ils ne veulent pas être fouettés, petits ou grands. Soudain, sur la place du marché, une agitation sans pareille attire son attention. Un de ses coéquipier semble avoir attrapé quelqu'un en train de voler, lui aussi. Sauf qu'il est impitoyable, et qu'il prépare certainement un châtiment de taille, pour faire payer le criminel. Ce dernier se révèle être une jeune femme, qui se débat de l'emprise du pacificateur. Ohtar la regarde un instant, absorbé par sa beauté, avant d'être prit d'horreur. Il ne peut pas la laisser subir le fouet. Sans trop y penser, il se précipite vers l'endroit où se tient la scène.  "Laissez, officier Camden. J'ai demandé à cette jeune femme de prendre ces baies pour moi." lance t-il, plein de confiance en lui, saisissant un fruit encore présent dans la main de la jeune femme, avant de l'avaler, sous le regard surpris de son collègue, et se la jeune femme.

Puis il sort une pièce de son uniforme, et la tend à la jeune femme. "Tenez, voilà l'argent." dit-il. Elle met un moment avant de sortir de son immobilité. Elle saisit la pièce, effleurant au passage la main d'Ohtar, qui frissonne, même sous son gant de cuir, composant son uniforme de pacificateur. Elle semble surprise, et choquée. Après tout, il peut comprendre. Pourquoi un pacificateur l'aiderait-il, doit-elle se demander. Et bien, il n'en a pas la moindre idée lui-même. "Je vous remercie, mademoiselle...? " commence t-il, avant de se rendre compte qu'il ne la connait ni d’Ève, ni d'Adam. "Dash." finit-elle répondre, sortant de son mutisme, mais toujours aussi perplexe. "Mademoiselle Dash." répète t-il, s’efforçant d'être convainquant dans sa reconnaissance, histoire de ne pas attirer trop l'attention de son collègue. Autour d'eux, la foule commence à se disperser, visiblement soulagée.  "Débrouillez vous tout seul la prochaine fois, Riddle, voulez-vous?" lance alors Camden, agacé par l'inconscience d'Ohtar et sa stupidité, ne soupçonnant visiblement pas la supercherie. "Oui monsieur. Pardonnez moi monsieur. " réplique Ohtar. Après tout, il se doit de montrer une parfaite soumission envers son supérieur, et collègue, ce qu'il fait avec brio.

La dénommée Dash reste immobile, un moment. Elle semble chercher une explication, qu'Ohtar ne peut pas lui offrir. Il ouvre la bouche, pour parler, mais en se rendant compte qu'il n'a pas la moindre idée de ce qu'il veut dire, il la referme automatiquement, se ravise, et fait volte-face, retournant à son boulot, essayant d'effacer de son esprit ce visage de poupée, qui hanterait désormais ses nuits.


(...)


Débarrassé de son uniforme de pacificateur il redevient un garçon normal. Presque normal. Il sait pertinemment que son visage d'enfoiré laisse des traces dans les esprits, et qu'on le reconnait à coup sur, qu'ils soit en uniforme, vêtu normalement, ou même affligé d'un ridicule costume de lapin. Il est pacificateur, et la population le hait, parce qu'il représente l'autorité Capitoline dans les districts, et qu'il applique les lois de ce gouvernement pourri jusqu'à la moelle. Ces derniers temps, il a l'impression de ne cesser de vouloir de faire pardonner de son travail. Par-ci, par-là, il montre un peu de clémence pour la population, chose qui lui est absolument interdite. Que lui arrive t-il? Lui même ne le sait pas. Le fait est que la jeune femme, cette Dash, a bousculé en lui des émotions qu'il ne se sent pas capable d'éprouver. Il a été... terrifié, à l'idée qu'on puisse lui faire du mal, à elle, cette parfaite inconnue. Et depuis, il est pris de compassion, envers toute les âmes qu'il se doit de punir. C'est un combat intérieur, qui naît, opposant le garçon plein de haine qu'il a toujours été à un jeune homme plus mûr, mature, qui commence à ouvrir les yeux sur le monde.

La tête remplie de questions lui brûlant la langue, il profite d'une soirée chaude pour se changer les idées, marchant sans but dans les rues du district. Au bout d'un moment, il se dit qu'une balade dans les champs ne lui ferait aucun mal. Après tout, il a toujours aimé cet endroit, depuis qu'il est arrivé ici. Arrivant dans un champs dont le propriétaire lui est inconnu, il s’assoit, le dos posé contre un arbre, serein. Ça lui change totalement d'univers, lui qui est habitué à la pollution et les usines crachant de la fumée du district 3. La campagne semble lui faire vraiment du bien, mais, éloigné de ses racines, de son district natal, il ne se rend pas encore compte qu'il commence petit à petit à s'éloigner de ce gamin prétentieux et adorateur du Capitole qu'il a toujours été. Pour devenir quoi? Seul le temps le dira. Mais une seule chose demeure certaine, même s'il n'en a pas du tout conscience; L'ère du changement est arrivée.
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MessageSujet: Re: What if you're making me all that I was meant to be? ∞ PRUE. [SAISON 1]   Lun 16 Avr - 3:08


it is never too late to be who you are meant to be


RUN DEEP, RUN WILD
Il a plu cette nuit. En cette fraîche matinée, la pluie tombe toujours, mais beaucoup moins que la veille. La pluie la rend nostalgique, maussade. En plus de cela, travailler sous la pluie ça n'a jamais fait plaisir à personne. Prudence incluse. Aujourd'hui encore il va falloir travailler, trier des fruits qui, une fois arrivés au capitole tomberont peut être à même le sol et seront jetés par la suite. A cette idée, l'aînée des Dash serre les poings. Elle se lève du lit, se dirige vers ce qui sert d'armoire à la fratrie Dash et tire une robe blanche. Il ne reste plus que celle là. C'est celle qu'elle met pour la moisson. Elle passe la robe légère. Au contact de sa peau, elle ne ressent pas la douceur d'un bon coton, elle ne ressent juste rien. Un regard vers son poignet lui rappelle un mauvais souvenir. Une griffure qui n'a pas cicatrisé, un souvenir de ce cher Camden. Prudence sort de chez elle, saluant rapidement sa famille et se dirige droit aux champs. La journée passe. Longue. Lente. La température augmente. Elle a chaud. Et la journée n'est pas prête de s'achever. Une jeune fille est attrapé pour du vol de baies, elle aimerait aller l'aider, mais elle n'a pas le temps de cligner les yeux que la fillette est déjà loin, accompagnée d'un pacificateur. Elle soupire, le coeur lourd et rempli d'amertume.

∆∆∆

Il pleut tellement que l'on distingue mal les formes. Elle court dans les champs, ayant échappée au regard du pacificateur. Une fois arrivée près d'un buisson, elle arrache rapidement une dizaines de baies. Prudence sourit. Elle pense à la tête de ses soeurs et de son frère. A leur sourire. Mais lorsqu'elle fait volte-face, le pacificateur est de retour, l'attrapant d'une poigne ferme et dur par le poignet. Prue se débat, mais rien à faire. Il l'emmène sur la place du marché. Pour l'humilier. Elle a volé, et c'est mal.

∆∆∆

Elle arrache une baie et la regarde, son ventre lui hurle de l'engloutir en vitesse, mais ses souvenirs ressortent et elle la range dans son panier, maudissant celui qui aura le privilège de goûter à ce fruit. Et la journée passe, malgré tout. Le soir arrive vite. Prudence est rentrée chez elle afin d'aider pour le dîner. La famille a mangé tôt ce soir. Et lorsque tout le monde regagne son lit, elle reste là. Seule, dans la pièce commune plongée dans le noir. La jeune femme n'a pas sommeil, pas encore. Elle se dirige vers la sortie, lançant un dernier regard à sa maison et s'enfuit dans la pénombre de la nuit tombante. Cela fait longtemps que la brune n'a plus peur du noir, plus peur des monstres qui pourraient l'attaquer. Car cela fait longtemps déjà qu'elle a comprit que les monstres sont les hommes. Ils peuvent vous détruire en une parole comme vous faire sentir exister en un geste. Ceux sont eux qui créent les monstres. Ils les créent à leur image. Détruits et vides, des hommes qui ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. Elle avance doucement, pesant chaque pas de peur de faire du bruit. Et se rend aux champs. Elle a dans l'idée d'aller se réfugier en haut d'un arbre. Finalement il n'y a que là qu'elle est bien. Loin des monstres. Là où ils ne peuvent grimper. Elle arrive à la lisière du champ. Quelques pacificateurs sont postés ici et là. Mais les vêtements nuit de Prue la dissimule suffisamment. Elle peux passer sans problème. Ils boivent et plaisantent sur les derniers inconscients qu'ils ont chopés la main dans le sac.. ou plutôt dans un buisson. La jeune femme pose doucement un pied sur le sol, viellant à ne pas faire de bruit, et recommence le tout jusqu'à être assez loin pour pouvoir courir en paix. Soudain, grâce au scintillement de la lune, elle distingue, adossée contre un arbre, une silhouette qui après peu de temps lui rappelle quelques souvenirs qu'elle aurait parfois désiré oublier.

∆∆∆

Elle se prépare à prendre un coup de fouet. Même plusieurs. Elle connait le sadisme dont le pacificateur fait preuve à longueur de temps. Elle a déjà vu le regard anéanti de ses pauvres petites victimes, prisonnières, tombées au piège dans la gueule du lion. Elle se prépare à avoir mal. A garder la tête haute, à cacher ce masque de honte. Toutes ces choses que l'on ressent lorsque l'on se fait attraper la main dans le sac. Elle oublie la peur. La peur n'est rien face au sentiment que pourraient ressentir les Dash. Que penseraient-ils ? Leur aînée se met au vol ? Comment le prendraient-ils ? Et elle.. comment se sentirait-elle après tout cela ? Mais alors qu'elle se fait toujours traîner sur la grande place par Camden, le pacificateur, un autre collègue débarque en plein dans la scène. « Laissez, officier Camden. J'ai demandé à cette jeune femme de prendre ces baies pour moi. » lance son sauveur d'une voix assurée et paisible. Prudence lève les yeux. Elle ne comprend pas. Pourquoi fait-il cela ? Que cela lui apporte-t-il donc ? Le pacificateur qu'elle n'avait jamais vu récupère alors au creux de sa main un fruit, le porte à ses lèvres et l'avale. Il sort alors une pièce de son uniforme et la tend à Prudence. « Tenez, voilà l'argent. » Elle fronce les sourcils, plongeant son regard dans celui de l'inconnu et saisit la pièce. Silencieuse, muette, comme si les mots ne venaient pas. « Je vous remercie, mademoiselle...? » Elle hésite un instant puis un petit son s'échappe de sa gorge. « Dash. » Elle le regarde toujours, partagée entre la peur et la curiosité. « Mademoiselle Dash. » répète t'il comme s'il était reconnaissant alors que cela devrait être l'inverse. La foule autour d'eux qui s'était formée se disperse. « Débrouillez vous tout seul la prochaine fois, Riddle, voulez-vous? » rétorque alors le pacificateur, visiblement agacé. Aujourd'hui il n'aura pas de victime à faire couler le sang. Du moins, ça ne sera pas celui de l'aînée des Dash. Et tout ça, c'est grâce à lui. Il s'est vaguement excusé auprès du pacificateur et après un moment de silence, il a tourné les talons, retournant à ses occupations.

∆∆∆

Elle s'avance vers la silhouette, doucement, mais sûrement. Sa tête part en vrac. Un gros bordel. Elle a des questions. Trop de questions à poser à cet inconnu qui l'a sauvé. Elle ne sait pas vraiment comment l'aborder. Elle ne sait pas vraiment s'il n'a été clément que pour cette fois. Elle n'a aucune idée du mal qu'il pourrait éventuellement lui faire. Après tout, il est un pacificateur. Il représente le Capitole au sein des districts. Il représente l'autorité, il est censé être craint. Mais pourquoi l'avoir sauvé dans ce cas ? Il a l'air paisible, adossé à son arbre. Prue peut le voir, le sentir, ce calme qui émane de ce corps. Elle s'arrête un instant. Elle va aller le voir,... et lui sortir quoi au juste ? Dans sa tête ça n'est même pas clair alors comment formuler ses pensées à voix haute ? Instinctivement, elle passe la main dans la poche de son pantalon. Et elle l'a sentit là. Présente dans sa poche. La pièce que lui avait donné le pacificateur. Elle ne s'en était pas servie. N'avait rien acheté. L'avait oublier sans vraiment l'oublier. Elle était simplement restée là. Prudence l'a sortie de sa poche et la met dans son poing, serré. Avançant droit vers le pacificateur, elle s'arrêta juste devant lui, tremblant légèrement. A quarante centimètres, à peine. Elle lui tend la pièce, la main hésitante, elle ne savait pas quoi en faire, de toute façon. Elle hésite sur ses mots. Elle hésite sur le sens qu'elle veut donner à sa phrase. Ce qu'elle va mettre dedans, le sens qu'elle aura. Elle ravale sa salive et plonge son regard dans celui du pacificateur. Comme lorsqu'il l'a sauvé. Sauf que son regard est plus hésitant. Et alors que les questions se bousculent dans sa tête, il n'y en a qu'une seule qu'elle arrive à formuler. Un simple mot qui descelle pourtant un tas d'autres questions. « Pourquoi ? » La jeune femme voudrait le remercier, lui rendre la monnaie de sa pièce, avoir l'air comme elle est, douce et agréable - la plupart du temps, certes -, pas froide et muette. Pas comme ça. Mais rien à faire, les mots ne sortent pas. Ils restent bloqués au creux de sa gorge.

1411 mots.

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MessageSujet: Re: What if you're making me all that I was meant to be? ∞ PRUE. [SAISON 1]   Mar 24 Avr - 23:39

    I feel so lost, but what can I do?

Il se sent calme, pour la première fois aujourd'hui, et ça lui procure un bien fou. Il ne supporte plus la haine et l'horreur qui règne sur son quotidien. Il ferme les yeux, pendant un certain temps, appréciant la douce fraîcheur de cette soirée.

La solitude ne lui fait définitivement aucun mal. Il s'en réjouit, même. Il essaie, tout d'un coup, de penser à un instant dans sa vie où il ne se serait pas sentit seul, et, étrangement, il n'y parvient pas. Il garde toujours cette impression, ancrée au creux de son ventre, d'être incroyablement seul, sur cette planète. Et, juste à l'instant même où il pense à cela, il ouvre les yeux, et découvre, dans le flou, une silhouette fine et élancée qui s'avance dans sa direction. A mesure qu'elle arrive vers lui, il ne met pas longtemps à l'identifier, et son coeur fait un bond dans sa poitrine: La dénommée Prudence.

Elle s'avance vers lui, hésitante. Il ne la quitte pas des yeux, soudainement muet, sachant qu'elle lui adressera la parole la première. Mais, avant de dire quoi que ce soit, elle lui tend quelque chose, et Ohtar pose son regard sur ses doigts, qui renferment délicatement cette pièce, qu'il lui a donné lorsqu'il l'a sauvée. Avec douceur, il la saisit, et reporte très vite son regard vers la jeune femme, troublé, autant par la situation que par sa beauté.

"Pourquoi ?" La question tombe, doucement et simplement, tellement attendue. Comment peut-il répondre, alors qu'il a eut bien trop peur de se poser la question, à lui même?

Elle veut vraiment la vérité ? La vérité, c’est qu’il n’a pas la moindre idée d’où lui vient cette audace de désobéir aux ordres. Depuis qu’il est arrivé ici, et qu’il s’est imprégné du réel devoir d’un Pacificateur, certaines pensées se bousculent en lui. Il commence à remettre en question l’autorité, rythmée par la compassion qu’il commence à éprouver pour les pauvres gens coincés dans la misère, là, dans le district de l’agriculture, ou dans tous les autres districts, en général. Il vient d’un coin aisé, lui, que connait-il du malheur ? Que sait-il des châtiments corporels imposés parce qu’on a volé deux ou trois baies ou se remplir le ventre? Que sait-il du marché où tout le monde se bouscule pour rafler la nourriture la moins chère? Que sait-il de tout ça, avec son esprit de bon petit bourgeois qui n’a jamais manqué de rien, et son corps digne de celui d’un carrière, qui a été sa seule préoccupation, jusqu’alors? Se donner les plus grandes chances de gagner aux jeux, et s'assurer de devenir Pacificateur, voilà ce qui avait rythmé son enfance et adolescence. Et maintenant qu'il rentrait dans le monde des adultes, bien malgré lui, il faisait un constat, bien piètre, de sa situation:

Son frère lui a été retiré, mort dans ces jeux, et leur relation a toujours été en tout point pourrie à cause de ces derniers. Il n'y a pas participé lui-même, d'ailleurs, alors que ça avait été son plus grand rêve, son souhait le plus cher. Son père, l'ayant entraîné dans tout ça, devient petit à petit dans l'esprit d'Ohtar un sacré bel enfoiré, n'ayant d'yeux que pour l'appas du gain, et la renommée. Et puis le gouvernement, c'était le pompon, la crème de la crème, la cerise sur le gâteau! Tout se ramène à lui, tout y est lié, quand on y repense. Si son père est un con, et si son frère est mort, c'est la faute des jeux. Et les jeux sortent de l'invention du Capitole.

Il a beau avoir une peur bleue face à un tel raisonnement, il ne peut s'empêcher de le faire, plusieurs fois par jour, et, sans qu'il ne s'en rende compte, il se surprendra, plus tard, à haïr la face de rat de Snow, à avoir envie de cracher sur quiconque représente le gouvernement, y compris lui-même; il voudra la rébellion, voilà tout.

Les pensées se bousculent, son souffle s’accélère. "Je ne sais pas." finit-il par lâcher, posant les mains sur le tronc d'arbre le soutenant pour se relever, et faire totalement face à la jeune femme. La réponse est si peu recherchée, si vide de sens, et pourtant, elle veut tout dire. Il est perdu. Il a beau chercher, il bloque, s'arrête, se remet à chercher une réponse, puis prend peur, et arrête à nouveau. Et ce processus continue, encore et encore, sans cesse. Étrangement, Ohtar se rend compte qu'il réfléchit beaucoup plus, sous l'emprise des yeux sombres de Prudence. Est-ce seulement possible, qu'elle soit la raison nouvelle à ses raisonnements fous? Si elle l'est... il faudrait que cela cesse, vite, très vite.

... Tout ça pour un simple "pourquoi". Il n'est pas si simple, au final. Oui, car demander la raison de ses actes, en ce jour, revient à se poser des quantités exorbitantes de questions, auxquelles il ne parvient pas à répondre. Il ne prend même pas la peine de les chercher, ces fichues réponses, parce qu'il se voile la face. Il n'a pas le droit de questionner l'autorité, il n'a pas le droit d'éprouver de la compassion envers qui que ce soit. Il doit obéir, et obéir. Il n'a pas le droit, en revanche, de commencer à penser que sa vide est devenue vide de sens, à cause de cette saloperie de gouvernement, qui l'a dépourvu d'amour paternel, qui lui a retiré son frère, et qui l'oblige à proférer chaque jours des atrocités envers un peuple innocent.

Mais putain, abruti, arrête de penser. se dit-il, en proie à un dilemme intérieur. T'es pas là pour tout remettre en question, t'es là pour obéir aux ordres, point barre. Oui. Il est bon de remettre les points sur les "i". Le Capitole est un gouvernement sain, bon. Les jeux sont un moyen génial pour rappeler que les jours sombres ont été une chose atroce. Et s'ils crèvent de faim dans le district 11... et bien tant pis. A cette pensée, sa gorge se noue. Qu'une jeune femme comme Prudence meure de faim ne le laisse pas indifférent, il ne peut pas le nier. Une jeune femme comme elle, un jeune garçon, un vieillard, ou une quelconque autre personne d'ailleurs. NON. Soudain, il se fait violence. Il a été formaté, pour penser ainsi. Deux ans de formation, longue, épuisante, pour devenir ce qu'il est aujourd'hui. Pour devenir ce Pacificateur prétentieux et insensible, infligeant des coups de fouets sans pitié, amendant quiconque désobéirait au Capitole. Il doit faire son devoir, et arrêter de se comporter comme un rebelle.

Sans qu'il ne s'en rende vraiment compte, machinalement, il fait tourner la pièce une bonne dizaine de fois, entre son index et son majeur. Elle signifie tellement, cette pièce minuscule. "Tu as vu l'heure? Tu devrais être chez toi, et tu es là, à traîner dans les champs." Il ne sait pas d'où cela lui vient, et pourtant il prononce cela avec une attitude totalement différente que sa première réponse. Cette fois, il n'est plus vulnérable, ni incertain. Il est froid, et ferme. Il fait son devoir de Pacificateur, quoi. "Je pourrais te faire arrêter pour ça." continue t-il, jouant encore avec la pièce, entre ses doigts. A quoi joue t-il? Il cherche à retrouver une once d'autorité, il se veut menaçant. C'est mal barré. Il espère qu'elle saura remarquer ce dilemme qui le bouffe. Ohtar n'a absolument rien contre elle, bien au contraire... Il a la désagréable impression d'être schizophrène, de ne pas savoir ce qu'il veut, aussi. Et peut-être, aussi, il sent que Prudence va lui mettre une gifle en pleine tête, tellement il est con.

Rêves pas Ohtar, t'es pathétique, pense t-il. Tu penses que c'est comme ça qu'elle va t'apprécier? Couillon! Hein? Quoi? Pourquoi pense t-il à ce qu'elle l'apprécie? C'est juste... une inconnue. Il ne pourrait pas s'en moquer plus, qu'elle l'aime ou non. Pourtant, dans un coin de sa tête, et surtout dans l'intensité des battements de son coeur, une idée à réussi à se faufiler à l’intérieur de sa chair: l'idée que, pour la première fois de sa vie, aussi merdique soit la situation, en compagnie de Prudence Dash, il ne se sent plus seul.

1363 mots.
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MessageSujet: Re: What if you're making me all that I was meant to be? ∞ PRUE. [SAISON 1]   Mer 9 Mai - 16:01


it is never too late to be who you are meant to be


RUN DEEP, RUN WILD
C'était impensable pour Prudence Dash qu'un Pacificateur ne soit pas comme tous les autres, au point de l'avoir aidé dans le passé. Elle disait aider parce qu'avouer qu'il l'avait sauver se révélait être un coup pour sa fierté. Il fallait qu'elle comprenne. Désormais, elle lui en devait une. Elle n'aimait pas être redevable envers quelqu'un. Elle aimait savoir qu'ils seraient quittes. Peut être un désir de liberté. Être redevable était peut être comme un emprisonnement. Quelque part, elle espérait qu'il serait un salopard à qui elle ne rendrait finalement jamais la monnaie de sa pièce. Un gars qu'elle pourrait éviter. Un gars qui, même si elle avait une dette envers lui, serait un trop gros con pour qu'elle puisse tenir sans le gifler. Mais le Pacificateur n'avait pas l'air comme ça. « Je ne sais pas. » Lâcha ce dernier en se relevant. Il faisait désormais face à Prudence. La jeune femme était insatisfaite de sa réponse. Trop courte, trop vide. Il n'y avait rien à creuser, rien à desceller. Surtout, cette réponse incertaine lui donnait cette impression qu'il n'était pas un gros con qui avait commit un acte courageux par le passé. Les sourcils froncés, elle attendait une réponse qui puisse l'éclairer. Parce qu'elle était paumée, avec ça. Prudence était une jeune femme qui savait très bien que l'on pouvait faire des choses attentionnées, gentilles, sans réclamer quelque chose par la suite. Sa meilleure amie était dans ce genre là, à donner sans attendre en retour. Mais jamais la brune n'avait pensé qu'un Pacificateur puisse agir ainsi. Dans le district onze, les Pacificateurs sont durs et dépourvus de pitié. Il n'y a qu'une chose qu'ils appliquent correctement : la loi. Et encore... Elle ne comprenait pas pourquoi cela était dur pour le jeune homme de s'expliquer, de trouver les mots. Peut être pensait-il qu'il ne devait pas de justifications à cette fille, qu'elle devrait plutôt le remercier. Après tout, c'était grâce à lui qu'elle avait évité un très mauvais quart d'heure. Prudence était perdue dans ses pensées tandis que le Pacificateur faisait tourner la pièce de monnaie entre son index et son majeur. Les yeux ailleurs, au niveau du sol, Prue ne fait plus vraiment attention à ce qu'il se passe. S'il ne veut pas l'aider à comprendre, elle le fera seule, après tout. « Tu as vu l'heure? Tu devrais être chez toi, et tu es là, à traîner dans les champs. » Ses prunelles brunes se relèvent et viennent se planter comme des flèches dans le regard du pacificateur. Elle est déboussolée. Où est passé cette hésitation du début ? Pourquoi est-elle devenue cette espèce de voix frigide et distante ? Elle ne retrouve plus le Pacificateur indécis. Elle retrouve le prototype du Pacificateur. Celui qui fait respecter la loi à la lettre. Ce genre de gars qu'elle ne peux pas supporter. Pourtant elle reste. Essayant de trouver quelque chose d'autre dans son regard, dans ses gestes. « Je pourrais te faire arrêter pour ça. » Prudence baisse la tête, réprimant ce petit sourire en coin qui s'affiche tout de même sur son visage et relève la tête. Elle voit qu'il joue avec la pièce de monnaie. Il aurait pût la jeter, les gars comme lui, ça n'en manque pas, de fric, si ? Elle inspire, prenant son courage à deux mains. Là, ça passe ou ça casse, comme on dit. « Alors vas-y. Arrête-moi. » Elle marque une pause. Nouvelle inspiration. « Si c'est vraiment ça que tu voulais, tu m'aurais pas.. aidé, la dernière fois. » Son regard s'enfonce dans celui du Pacificateur. « Tu m'aurais laissé là-bas. » Petite, on lui a souvent répétée de s'affirmer sans être insolente, d'être elle-même sans se relaxer, d'être ouverte sans être trop dure. Mais s'il y a bien une chose qu'on lui a formellement interdit, c'est de défier la Loi. Parce que ces gens-là vous laisseront pas de chance. disait la mère Dash avec une moue. Et cette consigne, Prudence l'a longtemps respecté, contenant cette envie de gifler ceux qui abusaient de leur pouvoir. Elle aurait pas fait long feu au district onze. Ici, c'est un peu marche ou crève. Alors cet élan de bonté provenant d'un Pacificateur, cette hésitation. Tout ça redonnait de l'espoir à Prudence. Les gens n'étaient pas tous perdus. Il y avait quelque chose en ce gars-là qui le différenciait des autres. Il avait pas une tête à être en réalité celui qui tabasse vos petits frères à la première infraction commise. Ce garçon-là avait l'air meilleur qu'eux. Toutes ces pensées firent esquisser un sourire à la jeune femme. Tout ça n'était pas hypocrite ou mesquin, c'était un sourire, tout ce qu'il y a de plus sincère. Elle venait à s'en demander comment était-il devenu Pacificateur. Ou alors quand avait-il décider de sauver les jeunes femmes à une punition publique. Et quand deviendrait il ce qu'il devrait être. Mais après tout, peut être qu'elle se trompait. Peut être qu'il était comme nous tous. Il avait juste commit une bonne action en contre-partie d'une dizaine d'abominations ? Peut être qu'elle se leurrait et qu'au final il l'arrêterait. Après tout, on ne sait jamais de quoi les gens sont capables tant qu'ils n'ont pas été confrontés aux épreuves de la vie. Peut être qu'elle aurait dû rester chez elle, ou qu'elle n'aurait sûrement pas dû venir lui demander des comptes. Elle aurait dû prendre ce geste comme un cadeau, pas comme une dette. Peut être. Mais peut être n'aurait-elle pas dû voler cette baie. La vie est parsemée d'épreuves, on les passe ou on les rates, mais il ne faut rien regretter. Le regret est le pire sentiment que connaisse l'aînée des Dash. Et pour une fois, elle ne le ressentait pas. Il aurait peut être fallu qu'elle le ressente en un tel instant, mais si elle devait mourir là, son seul et unique regret aurait été de ne pas avoir obtenu de réponse. Peut être était il de ces gars-là, ceux que Prudence aime bien. Mais peut être qu'il n'était qu'un connard. Elle aviserait en fonction de la réponse du jeune homme. Mais quelque part, même si elle aurait préféré ne pas être redevable, elle aurait aimé qu'il soit simplement un gars bien. Pour changer de tout ces couillons.

1045 mots.

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MessageSujet: Re: What if you're making me all that I was meant to be? ∞ PRUE. [SAISON 1]   Lun 28 Mai - 18:10

    And I don't know how to feel.

La laisser penser qu'il n'est qu'un énorme con, voilà en quoi consiste son plan. Plutôt pathétique, ah, ça oui, c'est certain. Mais il ne parvient pas à penser à autre chose, face à elle. Pourquoi ne pas simplement continuer à être ce sauver, ce garçon bien? Parce que ce ne peut être lui. Il ne peut pas se permettre de penser, ni même d'agir ainsi. Ohtar est un pacificateur, et ce métier est censé être ancré dans la haine envers autrui, pas la bonté. Il ne fait que son devoir en étant détestable. Mais va t-elle y croire? Va t-elle le haïr, elle aussi, alors qu'elle semble habitée en cet instant d'un sentiment plutôt contradictoire à son égard, à mi-chemin entre l'incompréhension et la gratitude? Seul la suite de cette conversation le dirait. C'était totalement banal. Deux inconnus, ou presque, se rencontrant dans un champs, lors d'une douce soirée. Oui, finalement, ça aurait pu être anodin. Mais Ohtar ne peut pas s'empêcher de penser que ce sera une discussion bien plus importante pour lui, presque décisive.

Il joue toujours avec la pièce de monnaie entre ses doigts, inconsciemment. Cela prouve à quel point il est troublé, ainsi que nerveux. Il aimerait tellement qu'elle soit le genre de fille à prendre sa menace au sérieux, il voudrait tellement qu'elle parte, qu'elle rentre chez elle, qu'elle se mette à le craindre, comme toute personne censée l'aurait fait. Mais, en même temps, il est habité de cette envie absolument contradictoire qu'elle reste, qu'elle lui tienne tête. Cela aurait été mauvais pour son statut, et surtout pour le déni dans lequel il habitait. Non. Il faut qu'elle s'en aille. Mais tu veux qu'elle reste... murmura une petite voix dans sa tête, qu'il s'empressa de faire taire.

Elle romps le contact visuel qu'ils entretiennent, en baissant la tête, après qu'il ait terminé de parler. Un instant, Ohtar caresse l'espoir que ses souhaits soient exaucés. Mais elle ne bouge pas. Leur yeux se retrouvent, à nouveau. Elle inspire, avant de répliquer. "Alors vas-y. Arrête-moi" Il n'en croit pas ses oreilles. Elle le défie. Parfaitement déconcerté, pourtant, il ne cille pas, tachant de garder cette expression de dureté sur son visage. Il réprime un sourire mi-surpris, mi-satisfait, et endosse encore et toujours sa tête de Pacificateur. Décidément, il ne semble pas au bout de ses surprise, avec une fille pareille. "Si c'est vraiment ça que tu voulais, tu m'aurais pas.. aidé, la dernière fois." continue t-elle, enfonçant encore et toujours son regard dans celui d'Ohtar. Celui-ci immobilise la pièce et la laisse dans son poing. Comment peut-elle - comment oses t-elle être aussi sure d'elle? Il aurait pu la tuer, ici, et ramener son corps sur la place publique en l'accusant de rébellion. Ou simplement la condamner à ces coups de fouets qu'elle aurait dû initialement recevoir s'il ne l'avait pas sauvé. Prudence, jeune femme stupide, pense t-il, soudainement. Mais au fond, elle l'est bien moins que lui. Elle ne tente pas, elle, de se voiler la face en pensant qu'il peut à tout moment endosser sa fonction de Pacificateur avec elle. Elle semble l'avoir percé à jour, et avoir découvert ce que lui-même n'a pas encore découvert: il n'a pas la moindre intention de lui faire un quelconque mal.

Elle marque une nouvelle pause. Il ne bouge pas, ne cille pas. "Tu m'aurais laissé là-bas." Hop, en plein dans le mille. Que peut-il répondre à cela? Une nouvelle menace aurait été si peu crédible, que l'idée ne lui traverse pas l'esprit. Elle est effrontée, et il ne peut pas s'empêcher d'admirer cela. Au fond de lui, il l'apprécie, et il ne peut pas le nier. Peut-être un peu plus à chaque instant, même. Mais c'est stupide, il ne peut pas se le permettre. Elle l'a déjà fait remettre en cause son métier, que va t-il advenir s'il se permet de s'attacher encore plus à elle? Il doit mettre de la distance, l'effrayer, l'ignorer, ne plus la croiser. Ne plus la côtoyer, la seule et unique solution. Mais la répulsion qu'il éprouve à cette simple idée est assez significative.

Ne la quittant pas des yeux, faisant face à son regard perçant, il laisse son visage s'éclairer d'un sourire en coin, presque aussi chaleureux que... menaçant."Tu en as, de l'audace, petite." réplique t-il, accentuant le dernier mot, comme s'il voulait mettre de la distance entre eux. Il veut son ton froid, pourtant lorsqu'on creuse bien, il demeure plutôt neutre. "Fais gaffe, à force de trop jouer avec le feu, on finit par se brûler. " Il tente la menace, dernier recours. Ses yeux semblent le transpercer, son coeur bat bien trop fort. Il baisse alors ses pupilles, pour parcourir les mains de la jeune femme. Il en saisit une, et dépose la pièce au creux de sa paume, presque symboliquement. A son contact, il a l'impression que sa peau toute entière le brûle. Puis il la lâche, et retrouve le contact de son regard. "Rentre chez toi. " Merde, pense t-il instantanément, après lui avoir conseillé ça. Son ton... bien trop amical, bien trop... protecteur? Oui. Un peu perdu, il commence à s'en aller, son épaule effleurant celle de la jeune femme au passage.
Il sait bien qu'il ne s'en tirera certainement pas aussi facilement...


887 mots.

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MessageSujet: Re: What if you're making me all that I was meant to be? ∞ PRUE. [SAISON 1]   Dim 8 Juil - 19:14


it is never too late to be who you are meant to be


you ain't gotta leave
Elle continuait de l'écouter débiter ses conneries de Pacificateur à la con. Elle aimerait lui dire qu'elle n'y croit pas à son petit jeu. Qu'il ne peut pas être du même groupe que ses camarades quand il la sauve d'une bonne raclée. Il ne peut pas être comme eux. Quelque part Prudence s'accroche à cette idée qu'il y a encore des gens de bons, que le Capitole n'a pas su conformer aux règles. Elle aurait aimé qu'il en fasse partie, qu'elle ne soit pas redevable à un gros con. Elle le voit bien, tenter de la rembarrer au surnom de petite. Elle, Prudence Dash, petite ? Elle qui participe à la maintenance en vie de sa famille entière ? Petite, elle ? Elle qui prend le plus de responsabilités possibles ? Comment ose-t'il l'appeler ainsi ? Qu'est-ce-qu'il a bien pu faire, lui ? Jouer un jeu de méchant pendant quelques années ? Qu'il maintienne les Dash en vie. Qu'il essaye. Prudence avait horreur d'être rétrogradée de la sorte. Elle n'était pas une gamine. Pourtant le ton que le pacificateur employait était loin d'être menaçant et attaquant. Il était plus.. protecteur. Comme s'il cherchait à lui éviter, une fois de plus, d'être dans la merde. Prudence fronça les sourcils, perplexe et absorbée par ses réflexions. « T'es pas comme eux. » commença-t'elle en s'approchant de lui, comme pour le comprendre un peu mieux, comme pour comprendre pourquoi il agissait ainsi envers elle. Prudence risqua à poser sa main sur le poing du pacificateur dans lequel il s'occupait avec la pièce. Elle referma sa main sur la sienne, les yeux dans ceux du Pacificateur. « Je ne rentrerais pas chez moi. » poursuivit-elle d'un ton doux, mais pourtant froid. Elle baissa les yeux vers sa main. « Pas avant d'avoir eu des explications. » acheva-t'elle en rompant tout contact avec le pacificateur. Elle recula d'un pas et croisa ses bras sous sa poitrine. L'âme du pacificateur, ses pensées et ses envies lui étaient impénétrables, elle n'arrivait pas à comprendre comment il agissait, et pourquoi. Quel était son objectif, se conduire en salaud toute la journée et une fois aider quelqu'un ? Non, ça ne pouvait pas être ça. Il ne pouvait pas être comme les autres, sinon pourquoi l'aurait-il aidé ? Elle ne représentait rien. Rien pour lui, rien pour personne, du moins mis à part sa famille et Emma. Qu'elle soit blessée ou brûlée n'aurait rien changé au quotidien d'un pacificateur comme les autres. Alors... pourquoi lui?
Il n'était pas mauvais.
Il n'était pas mauvais.
Ces paroles se répétaient en boucle dans la tête de Prudence Dash qui était face à un puzzle. Un être qu'elle ne parvenait pas à comprendre. Cela l'intriguait. Elle resterait.

452 mots.
(désolée de l'immense retard pour cette réponse pourrie. j'ai raccourci pour que je puisse répondre plus rapidement, mais si ça ne te vas pas je reviens à 900-1000 etc.)


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What if you're making me all that I was meant to be? ∞ PRUE. [SAISON 1]

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