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 Absent le chat, les souris dansent. [Isobel & William]

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MessageSujet: Absent le chat, les souris dansent. [Isobel & William]   Lun 9 Avr - 18:47
La journée commençait très mal. Bizarrement, Isobel ne comprenait pas pourquoi il lui fallait une escouade à chaque fois qu’elle quittait le Capitole. Si c’était une escouade de Pacificateurs, passe encore, il suffisait qu’elle fronce les sourcils et hausse un peu le ton pour avoir la paix. Mais non, là, il s’agissait de civils, et pas n’importe lesquels, des stylistes ! Parce que, vous comprenez, le général des Pacificateurs doit avoir une fière allure quand il se rend dans le District Douze, pour bien faire comprendre à ces bouseux à quel point ils sont inférieurs, et tout et tout, et patati et patata … Isobel avait tenu deux heures. Deux heures, avant d’envoyer son regard le plus hostile aux stylistes qui piaillaient autour d’elle avec leur accent aussi tranchant que ridicule, faisant saigner ses yeux avec leurs couleurs vives qu’ils arboraient. Sans déconner, on se croirait au Carnaval, ou à la Gaypride, bien qu’il n’y ait ni Carnaval ni Gaypride au Capitole ou dans les Districts. Elle leur avait clairement fait comprendre qu’il était absolument hors de question qu’ils lui injectent du vert dans la peau ou qu’ils teignent ses cheveux en rose. La seule couleur qu’elle aurait à peu près supporté, pour ses cheveux, c’est le roux, et encore, très foncé alors. Pour les vêtements, pareil, elle n’avait pas hésité à sortir son arme pour empêcher ces tarés de remplacer ses vêtements par des … Tours en crinoline et en dentelle absolument importables. Elle avait fini par hausser le ton et leur dire que, bon, elle est Pacificatrice, et Général en plus, comment peut-elle se battre si elle est attifée comme une … ? Oui enfin, effectivement, elle n’avait pas prononcé le mot, mais l’intonation était assez éloquente pour que les stylistes comprennent qu’il était hors de question qu’elle se laisse pomponner comme une poupée à maquiller, et que pareillement, hors de question d’approcher ses soldats, ou ça va chier dans les éprouvettes. Bon. Au programme de la journée, une fois ce maudit train quitté, c’est de rencontrer le maire du District Douze à l’hôtel de ville histoire de savoir pourquoi diable les Pacificateurs semblent ne pas bien faire leur travail. Si elle réussissait à échapper à la visite du District Douze, ce serait génial. En fait, elle comptait fausser compagnie à toute sa troupe pour se rendre compte par elle-même de l’état des lieux, sans qu’on ne lui cache misère et pauvreté au moyen d’artifices douteux. Ah ça y est, le train entrait en gare. Isobel attrapa son manteau noir et l’enfila, attachant ses armes à sa ceinture et son couteau de chasse à sa jambe gauche. On se croirait dans un film de tueurs de vampires, oh yeah ! ~

A l’hôtel de ville, ça se passa très mal. Le maire faisait des ronds de jambe pour ne pas l’énerver, multipliait les hypocrisies aussi lécheuses que mielleuses, tournait autour du pot, et finalement, Isobel finit par lâcher son masque de femme sympathique pour agiter celui de général des Pacificateurs, une des grandes entités du Capitole, qui pourrait les réduire tous en miettes d’une pichenette. Ni l’un ni l’autre ne parlèrent de la Plaque, marché noir du District Douze. Isobel parce qu’elle n’était pas sensé le connaître, elle qui vivait au Capitole, et le maire parce qu’il ne souhaitait pas le voir fermer, lui qui s’y approvisionnait en viande, certainement. Bref, le maire finit par demander lui-même l’envoi de nouveaux Pacificateurs dans son District, et lui proposa une visite de la ville. Bon. D’accord. Comme Isobel s’y attendait, la visite fut pour le moins hypocrite. Aucun passage par la Veine, seulement les beaux quartiers. Le maire, comme tous les autres, devait ignorer que les hauts gradés chez les Pacificateurs connaissaient chaque lieu de chaque District. Elle se contenta juste de le suivre, essayant de ne pas croiser les regards des habitants du District Douze. Haineux, pour la plupart, à cause de cette histoire de couple maudit. Ah, si seulement Isobel pouvait leur montrer le geai moqueur qui ornait sa montre ! Mais ce serait compromettre sa couverture. A la fin de la visite, elle réussit à s’esquiver discrètement, sans rien dire. Bah, de toute manière son équipe connaissait son besoin de solitude et son caractère de louve. Quand Isobel a décidé de s’isoler, inutile de lui courir après, sauf pour le plaisir masochiste de s’attirer ses foudres. Elle fila vers la Veine, s’attirant les regards surpris des habitants du District. Elle n’était pas habillée comme un Pacificateur, elle était pourtant armée, des vêtements de bonne facture et un profil propre, racé. Bref, qui était-elle ? Les gens eurent vite la réponse, à savoir, quelqu’un qui vient d’ailleurs, mais qui a du cœur. Parce que non loin, à un étal, elle entendit du grabuge, et elle s’y dirigea donc, les doigts posés sur son arme à feu. C’était … Un homme, charpenté, qui tenait la main d’un gamin de douze ou treize ans.

« Sale petit voleur ! Je devrais te couper la main ! »
« Non, s’il vous plaît, j’en ai besoin pour nourrir ma famille ! »
« En me volant, tu m’empêches de nourrir la mienne ! Troÿ ! Va chercher les Pacificateurs ! »

Il y eut un murmure dans la foule. Un murmure dangereux, comme si l’homme risquait gros à vendre le gosse aux Pacificateurs. Isobel poussa doucement mais franchement les gens pour passer et se planter face au boucher.

« Un souci, monsieur ? »

Le boucher posa les yeux sur elle … Et les plissa, brusquement méfiant. Il y a de quoi, quand même.

« Ce gamin m’a volé, j’attends les Pacificateurs, circulez, y a rien à voir. »
« Oh que si. Je suis Pacificatrice, je viens d’arriver par le train. Cette affaire me concerne donc. »
« Ah ! Vous allez agir, alors ? »
« Bien sûr, bien sûr. La punition pour le vol, c’est une main coupée et vingt coups de fouets en place publique, si je me rappelle bien, mais j’ai plus intéressant à vous proposer. Vous la vendez combien, cette viande ? »

Au bout de quelques négociations, et après avoir posé sa main sur celle du boucher pour qu’il lâche le jeune garçon, Isobel acheta le bout de viande, et baissa le regard vers le gamin qui tremblait. Elle lui tendit la nourriture, qu’il accepta avec une docilité désabusée, puis elle lui ébouriffa les cheveux avec un demi-sourire sérieux.

« Prends garde, gamin, tu ne tomberas pas toujours sur des Pacificateurs humains, la prochaine fois tu pourrais bien la prendre, ta punition. »

Après avoir hoché la tête, le gamin s’enfuit prudemment, et quand elle releva les yeux, Isobel constata qu’elle était le point de mire de tous les regards. Les gens semblaient méfiants, ils la regardaient avec l’air de se demander si elle était vraiment gentille ou si cela cachait quelque chose. Ne se formalisant pas de ces regards, les préférant même largement aux regards hypocrites des gens du Capitole, elle continua sa route, ayant envie de jeter un petit coup d’œil à la Plaque. La Plaque était difficilement localisable, mais elle finit par la trouver après avoir tourné en rond pendant près d’une heure. Elle poussa la porte et se dirigea vers le bar pour commander de quoi manger et boire. Elle se fichait bien de savoir que le bœuf annoncé était en réalité du chien sauvage, ça la changerait de la nourriture maniérée du Capitole tiens. Elle alla s’asseoir à une table, observant le petit monde de son regard ambré. Alors qu’elle commençait à manger – parce que bon, les dîners gastronomiques dans le train, ça va cinq minutes, après tout Isobel est une louve, pas un chien, c’pas ces merdes chimiques qui vont la nourrir – elle vit une nouvelle personne entrer dans le hangar, et au vu des murmures des gens, c’était un Pacificateur. Qui vint directement vers elle. Isobel reposa sa fourchette pour lever les yeux vers l’homme. Hm … Kleinst. William Kleinst. Chef des Pacificateurs du District Douze. Bel homme, bien fait de sa personne, tiens.

« Je m’absente quelques heures, et le Capitole est perdu ? »

Isobel esquissa un léger sourire, et poussa la chaise face à elle du bout du pied pour inviter le capitaine à partager sa table, s’il le désirait. Oui, elle a des moments de gentillesse, ça lui arrive des fois.

« A moins que vous ne passiez complètement par hasard et que vous ne sachiez pas qui je suis, ce qui me changerait un peu de ces courbettes hypocrites ? »
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MessageSujet: Re: Absent le chat, les souris dansent. [Isobel & William]   Mar 10 Avr - 16:08
    J'attendais adossé contre un mur, mon arme en main près à descendre quelqu'un. C'était une des formalités de la présence d'une personnalité au district douze, c'est clair qu'avec la richesse des lieux le seul attentat possible ici c'est de se prendre une marche de trottoir et encore ici les trottoirs sont rares. Ici ils ont peurs de représailles donc je ne vois pas l'intérêt de supprimer la générale à part si on veut raser le district comme le treize, enfin bon... J'attendais les ordres du maire et de la garde d'Isobel Felicity Flicorn, la générale, le sommet de notre hiérarchie de pacificateurs. C'était une vraie icône parmi le cercle des pacificateurs et surtout elle est admirée pour ses compétences extraordinaires. Enfin elle m'inspirait surtout le privilège et le superflus, je jugeais peut être un peu trop vite. Le Maire sorti enfin avec une garde de stylistes.. pourquoi des stylistes ? La question me fit sourire, c'était d'une idiotie. Les stylistes sont fais pour mettre en valeur et dans le 12 il suffit juste d'avoir un pantalon sans trou pour être considéré comme une divinité, c'était complètement exubérant. Le Maire toujours aussi enrobé se poste devant moi paniqué, je me demandais ce qu'il avait, mais je m'attendais à toutes les formes d'excentricités possibles, une fois on m'avait appelé en urgence car le Maire avait perdu la clef de la mairie. Enfin je m'attendais à tout, sa voix grave et surexcité brisa le silence :

    - Il faut la retrouver ! On l'a vu partir à la Plaque ! C'est un drame, je suis fini si quelqu'un lui fait quelque chose où je ne sais quoi, le district va finir rasé et moi avox ! (muet)

    - Euh... vous n'en faites pas un peu trop, légèrement ? C'est une générale elle sait se défendre ce n'est pas comme si on avait lâché un mouton sur la plaque...

    - NON MAIS VOUS NE VOUS RENDEZ PAS COMPTE ? On va finir tous brûlé ou je ne sais quoi avec votre comportement ! Allez la chercher au lieu de rester planter là comme un âne !

    - Petit un je ne suis pas votre chien, petit deux je ne vois pas ce qui me retient de vous loger une balle dans la tête, petit trois ce n'est pas avec votre comportement d'ours mal léché ayant perdu son pot de miel que vous allez changer quelque chose. Surtout avec votre putain d'égoïsme je me ferais tout petit !


    Ils me fixaient plus que choqué comme si je venais de traiter le président Snow d'imbécile. Je roulais des yeux pour finalement lancer :

    - Ca va, je vais la chercher votre divine princesse !

    Ils ne bougèrent pas d'un pouce, je soupirais devant ces loques tout en me retournant rangeant mon arme dans mon dos. Elle ne me servirait pas, je connais ce district les habitants sont peureux et s'en prennent rarement aux pacificateurs.

    Je me dirigeais vers la Plaque, le légendaire marché noir du district 12. Là bas la pauvreté était affligeante et ce quartier était mal famé, le vole y était fréquent. Je m'attendais à un caprice du Général, mais mes fondements s'écroulèrent que je vis tous les regards tournés vers elle. Elle était agenouillée en face d'un garçonnet lui tendant un morceau de viande. J'étais devant cette scène ahurit par ce geste, je sais que c'était hypocrite de ma part car, je ne supportais pas les préjugés sur moi, alors que ce geste je l'avais fait une semaine après mon arrivée ici. Je baissais les yeux doucement me mordant la lèvre inférieure. Elle repartit doucement vers une autre direction, je la suivais tout en essayant d'être discret sûr de moi. Elle finit par entrer dans un bar qui est assez populaire dans le districts douze et où les pacificateurs n'étaient pas les biens venus. Mais c'était rare d'avoir une femme pacificatrice ici, alors aucun soupçon devait se tourner sur elle même avec ses armes. J'entrais à mon tour dans le bar qui était assez sombrement éclairé par quelques lanternes. Quelques murmures portaient sur moi et des regards froids qui me fusillaient sur place. Je baissais encore une fois le regard hésitant à repartir, j'ai des tendances de claustrophobie surtout avec des regards qui me cernent. Mais j'avançais doucement vers Isobel qui me fixait avec un léger sourire :


    - Je m’absente quelques heures, et le Capitole est perdu ? A moins que vous ne passiez complètement par hasard et que vous ne sachiez pas qui je suis, ce qui me changerait un peu de ces courbettes hypocrites ?

    - Ils ont peurs c'est tout, veuillez les excuser, Général. Vous les intimidez, mais pour une fois qu'ils pensent à quelqu'un d'autre qu'eux même ça ne va pas leur causer de tort.


    Je souriais faiblement m'installant en face d'elle n'ayant pas vraiment faim. Elle était différente, ça se voyait. Je jouais avec mon verre pensif :

    - Je vois que vous avez découvert la culture locale, je fixais son assiette tout en souriant. Peu de personnes se mettent à leur place, peu de personnes pensent à la souffrance qu'ils ont ici au douze... même pas notre maire égocentrique. Même moi, je ne mesure pas la souffrance qu'ils subissent, néanmoins ils ont su se passer du superflus du Capitole et se recentrer sur les bonheur de la simplicité. J'ai vu de nombreux districts et celui là est le plus marquant de tous.


    Mes yeux étaient figé sur mon verre, je défendais ce district et même le maire et mon équipe de pacificateurs que pourtant je haissais.

    - Certes ils essayent de vous cacher la réalité, mais ils ont peurs... et vous savez où mène la peur... aux Hunger Games.


    Je soulevais mon regard sur elle. Je pouvais être exécuté pour ce que je venais de dire, je jouais avec le feu et je m'en fichais.

    - Alors essayez de comprendre, ils ne veulent pas que vous voyez la Plaque car ils ont hontes d'eux même.


    Je souris une nouvelle fois faiblement, ses yeux étaient pétillant et ses cheveux bruns voluptueux. Elle était plutôt séduisante et surtout naturelle, quelque chose de rare au Capitole. Je commençais à l'apprécier finalement, je venais de tout lui déballer sur ce district, ça avait une allure de rapport et de constat. Elle était venue pour ça... chose faites...

    Finalement j'interceptai le serveur pour prendre un verre d'alcool, j'avais besoin de me détendre. Je commençais à étouffer ici. Je retirais ma veste noire de pacificateur pour me mettre en débardeur de la même couleur. Mon regard se portait vers son bracelet, je fronçais légèrement des sourcils l'ayant déjà vu quelque part...

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MessageSujet: Re: Absent le chat, les souris dansent. [Isobel & William]   Mer 11 Avr - 18:44
Finalement, la Plaque, c’est chouette comme coin. Isobel écoutait d’une oreille distraite les conversations autour d’elle, ne cherchant pas à espionner, mais plutôt à s’échapper. Elle savait bien qu’on l’avait vu filer vers la Plaque et que le maire enverrait vite un de ses petits toutous pour la ramener avant qu’il ne lui arrive malheur. Comme s’il pouvait lui arriver malheur. Ca va, c’est une grande fille, elle n’a pas eu son grade dans un paquet de Kellogs, elle peut se débrouiller seule, merci la confiance. Puis, ce n’est pas comme si quelqu’un allait se tourner pour lui planter un couteau dans le dos. D’abord, il prendrait une balle dans le ventre avant d’avoir pu lever le bras, ensuite, les habitants du District Douze semblaient assez soumis, vis-à-vis des Pacificateurs. Certes, elle se doutait bien que le braconnage devait aller bon train vu la pauvreté du District, même les Pacificateurs veulent manger à leur faim. Puis elle n’est pas stupide, elle sait bien que c’est du chien sauvage qu’elle mange, pas du bœuf, il n’y a même pas de bœufs ici, sauf dans les assiettes des plus riches. Elle mastiquait âprement sa viande, appréciant avec cynisme de manger de la vraie viande, et pas une espèce de bouillie infâme saupoudrée de trucs chimiques non identifiés, quand un homme, assez charmant, rentra dans la Plaque, s’attirant les regards hostiles des habitants assis autour des tables, qui reculèrent prudemment à son approche. Pacificateur. Pas besoin des murmures de colère sourde pour s’en rendre compte. Eh bien, ils ne sont pas très aimés ici, les Pacificateurs, ce qui est étrange, vu qu’ils encouragent le braconnage. Ah, quoique, logique, ils représentent l’extérieur, cet extérieur riche qui a accepté de lécher les bottes du Capitole et de venir ici les maintenir dans la pauvreté au lieu de les aider à s’élever. L’homme se dirigea vers elle – William Kleinst, chef d’escadron du District Douze – et elle l’invita à s’asseoir, poussant la chaise du bout du pied. Il s’assit en souriant faiblement, lui disant qu’ils avaient peur d’elle parce qu’elle était intimidante, mais si ça les sort de leur égocentrisme, ne nous en plaignons pas.

« Quoi, je suis si effrayante que ça ? »

Elle avait volontairement adopté un ton amusé, levant un sourcil pour marquer qu’elle plaisantait. Elle récupéra sa fourchette et recommença à se battre contre son bout de bœuf chien sauvage, pour le forcer à rester dans son assiette, et accessoirement dans son estomac. C’est que c’est costaud, cette saloperie. Le chef d’escadron reprit la parole après sa petite boutade, tombant dans les sujets sérieux. Il n’avait pas froid aux yeux, tout ce qu’il disait pouvait lui valoir le peloton d’exécution … Si Isobel avait eu un temps soit peu de conscience professionnelle version Capitole. Elle finit par abandonner le couteau, sortant son propre couteau de chasse pour tailler la viande en petits morceaux. Ah, tu fais moins le malin, hein, espèce de vieux clébard crevé. Le capitaine continuait son rapport, et Isobel l’écoutait, découpant sa viande en même temps. Il n’avait pas tout à fait tort, le joli gradé. Le District Douze en bavait à mort depuis des années, et personne n’essayait de se mettre à leur place, de les aider, chacun restant calfeutré dans son intérieur douillet … En tout cas plus douillet que les baraques du District Douze. Même lui disait ne pas parvenir à ressentir toute cette souffrance, parce qu’il était mieux logé que les autres, profitant gratuitement des arrivages des autres Districts de par son statut de Pacificateur. Il dériva sur les Hunger Games, en disant qu’ici tout le monde avait peur et que la peur menait aux Jeux de la Faim. Normal. Le District étant très pauvre, les enfants se chargeaient en tesserae, et un jeune de vingt-deux ans, ici, devait bien avoir une bonne centaine de papiers à son nom, si ce n’est plus. Et ils ne faisaient jamais long feu dans l’arène, en plus de cela. Il termina finalement en disant qu’ils ne voulaient pas lui montrer la Plaque et qu’ils niaient son existence, parce qu’ils ont honte d’avoir un marché noir aussi populaire dans le District Douze. Même les Pacificateurs y allaient. Après un temps de silence, Isobel piqua un bout de viande pour le mâcher et l’avaler. Sec, comme viande, le chien sauvage.

« Merci pour votre rapport, capitaine. Parce que si le maire parle beaucoup, il omet les sujets importants, lui. »

Un peloton d’exécution ? Où ça ? Ce n’est que le rapport militaire détaillé d’un capitaine à un général, enfin, pas de quoi monter dans les aigus. Elle piqua le dernier bout de chien sauvage avec son couteau de chasse pour terminer son assiette. De la vraie nourriture, ça fait du bien.

« Quant à la cuisine locale … Ce n’est pas comme si je n’avais pas l’habitude de manger du bœuf génétiquement modifié. Encore, là, ça va, c'est du chien sauvage qu'ils font passer pour du boeuf histoire que ça passe mieux, mais au Capitole ... Ils ont une drôle de mode, au Capitole, ça s’appelle la cuisine chimique, moléculaire, enfin un truc comme ça. Pas très appétissant, et quelle perte de temps, franchement, de dépenser tous ces sous dans une mode qui passera dans quelques jours. »

Clash sur le Capitole, livre un. Et encore, elle eut le tact de ne pas mentionner les buffets gargantuesques, et les petits verres de liqueur à prendre aux toilettes pour vomir et continuer à manger. Parler de cela dans un District pauvre, c’est malvenu. Subtilement, elle remarqua que le capitaine semblait lorgner sa montre. Le verre de sa montre, plus précisément, comme s’il cherchait à voir quel animal y était gravé. Aïe. Elle ne pensait pas qu’il serait si visible, son petit geai moqueur, sinon elle aurait pris soin de le faire bien plus discret que ça. Il suffisait qu’il reconnaisse le geai moqueur, symbole de la rébellion, pour qu’elle soit foutue, vu qu’il irait certainement tout balancer au maire, qui ferait remonter au président Snow. Bien, note à elle-même, poncer et graver un geai moqueur plus discret. L’air de rien, elle posa ses coudes sur la table et l’attrapa les mains, recourbant ses doigts, et cachant ainsi l’aiguillage de sa montre au capitaine Kleinst. Jouons-la prudent, ma petite Isobel.

« Ca se passe bien, dans le District Douze, pour les Pacificateurs ? Vous ne remarquez pas d’abus ou d’incivilité, d’un côté comme de l’autre ? On vous traite avec respect, ou vous sentez clairement que vous n’êtes pas les bienvenus, et que votre présence est tolérée parce que vous avez des armes et le Capitole derrière vous ? »
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MessageSujet: Re: Absent le chat, les souris dansent. [Isobel & William]   Jeu 12 Avr - 18:19
Elle me souriait ironiquement, dans un sens cela me détendait et dans l'autre j'avais l'impression qu'elle se fichait complètement de moi et de ce district n'ayant qu'une envie : partir d'ici. Je ricanais légèrement voyant qu'elle se battait avec sa viande. La spécialité locale ici, ce qui était drôle c'est qu'ils ont nommé ce plat du « boeuf sauté » alors qu'ici les animaux présents sont les oiseaux quelques chats et des chiens errants. Alors l'origine de la viande n'était pas surprenante comparé à la richesse du district et ce qu'on pouvait y trouver. Elle cacha soudainement son bracelet étrange, j'étais pourtant sûr de l'avoir vu quelque part et le malaise qui s'était installé dans son regard m'indiqua que cela signifiait quelque chose... peut être un objet de famille ou quelque chose du genre. Chaque pacificateur avait au moins un objet de leur famille, moi ? Mon aigle aux ailes déployées sur mon pendentif, je portais ma main à mon cou le cherchant. Il était en argent pur, même s'il ne venait pas de mes parents il me les rappelait. Mais c'était une forme de rédemption sur la vie, juste après la disparation de mes parents et ma flagellation. Je baissais les yeux, abattus par les souvenirs. Je commençais à me perdre oubliant tout autour de moi, il fallait que je remonte à la surface avant de me noyer.

Je secouais la tête me faisant couper par la question d'Isobel qui m'aida plus qu'autre chose à sortir des réminiscences :


« Ca se passe bien, dans le District Douze, pour les Pacificateurs ? Vous ne remarquez pas d’abus ou d’incivilité, d’un côté comme de l’autre ? On vous traite avec respect, ou vous sentez clairement que vous n’êtes pas les bienvenus, et que votre présence est tolérée parce que vous avez des armes et le Capitole derrière vous ? »

Je clignais légèrement des yeux souriant, comme si elle venait de dire une imbécillité avant de rire ironiquement. Il y avait une légère touche d'arrogance dans mon attitude que je devais régler, mais c'était quelque chose d'incontrôlable, j'avais l'impression qu'elle se fichait un peu de moi alors je lui renvoyais la chose. Je ne répondais pas, j'avais dégainé ma dague. Celle qu'avaient cachés mes parents pour que je ne sais quoi. Je l'avais pris en cachette avant leur disparition soudaine pour jouer avec dans mon coin. Je fixais la lame ignorant la présence d'Isobel.

« Vous le savez déjà, alors je ne vois pas pourquoi vous posez la question, Général, dis-je tout en jouant avec ma lame. Si on exclus le sadisme parmi quelque pacificateur que j'ai sanctionné moi même, si on exclus les égoïstes et égocentrique voir même les narcissiques il n'y a plus personne... »

Je la fixais maintenant intensément, avec un sourire narquois sur les lèvres. Puis je bandais mon bras pour expulser ma dague qui vint se loger dans une des poutres qui soutenait le bâtiment. Mon geste était parfaitement effectué. La dague était parfaitement perpendiculaire et la puissance de l'impact l'avait presque enfonçai entièrement. Un cri strident de surprise avait retentit, un autre homme saoule était tombé de sa chaise surpris et un silence religieux avait envahi la pièce, ils me fixaient tous, choqué par mon geste et surtout terrorisé. Moi ? J'étais serein les ignorant tous sans exception avec un sourire hypocrite et surtout arrogant.

« Voilà... ce qu'on subit, enfin pour les plus humanistes d'entre nous... »


Je baissai le regard enragé, sa question avait maintenant une réponse. Je bus mon verre cul sec avant de le reposer avec une autre esquisse. Le silence était toujours là, les regards toujours tournés sur moi, je compris que je devais partir.

« Si vous voulez vraiment découvrir le District 12, Général. Restez ici jusqu'à la nuit, nous avons une chambre, pas aussi douillette que le Capitole, mais elle est très bien. Si vous voulez vraiment voir le district, je vous le montrerais . Seul sans garde ni arme, n'ayant que pour seul escorte... moi. Si vous partez... vous ne valez pas plus que les autres du Capitole... Général. »

Je la fixais sérieusement me redressant de ma chaise, je voulais protéger ce district et j'étais sûr de moi. Je savais comment faire, je lui adressais un dernier sourire. En quelque sorte je manipulais son jugement pour éviter que ce district soit rasé, si le président veut le radier elle s'interposerait pour défendre ce lieu. Je décrochais ma dague avant de sortir.
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