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 RAZIEL ζ Face à la marieuse et au juge [SAISON 1]

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CITOYEN DE PANEM
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MessageSujet: RAZIEL ζ Face à la marieuse et au juge [SAISON 1]   Jeu 5 Avr - 0:14


Cette effervescence qui replissait la maison Rosier mettait Oz particulièrement mal à l’aise. Sa mère, Jude Rosier, était levée depuis l’aurore pour préparer cette soirée. Tout le monde dans la maisonnée pensait d’ailleurs qu’elle en faisait trop et à vrai dire que la simple idée d’avoir invité Raziel avec petit carton blanchâtre et écriture dorée était une très mauvaise idée. Evidemment, s’ils pensaient de la sorte, c’est parce qu’ils avaient les intérêts d’Oz à l’esprit et qu’ils savaient que ce ne serait pas évident de voir son ex pendant toute une soirée, de dîner avec lui en essayant d’adopter un ton badin. Tandis que Jude, elle, pensait naïvement, vaniteusement à la possibilité de les remettre ensemble, voire carrément de les marier. Elle ne cessait de répéter depuis le matin :



    JUDE – « Ce garçon est un vainqueur. Et il a beaucoup d’élégance. Tu ne trouveras probablement jamais de meilleur parti, Quinn. Tu dois t’accrocher ! »


Parfois, Oz se demandait même si sa mère avait conscience du monde autour d’elle. Après tout, c’était Raziel qui avait dit au revoir à la jeune femme et non le contraire. Par ailleurs, ces paroles blessaient immensément la jeune Rosier, car, effectivement, elle s’était accrochée pendant un temps. Et, d’ailleurs, au fond d’elle-même, elle continuait à croire dur comme fer que Raziel restait Le grand Amour de sa vie et qu’aucun homme ne pourrait avoir une telle place dans son cœur. Ce que Raziel avait vécu, cette désillusion. Tout cela faisait de lui un être humain que la jeune femme estimait beaucoup et elle doutait de pouvoir trouver autant d’humanité réelle, car éprouvée au travers des horreurs de la vie, chez quelqu’un d’autre. Néanmoins, elle ne répondait rien quand sa mère la sermonnait. C’était le plus loin qu’elle pouvait aller dans l’affichage de sa désapprobation, sans quoi elle serait devenue trop émotionnelle et cela aurait sûrement dégénéré en dispute. Mais ce silence était tout de même suffisant et il décourageait sa mère de continuer, la plupart du temps et se taisait enfin, assignant une nouvelle tâche à sa fille.

Aujourd’hui, ils avaient tout fait et sa mère avait demandé à Oz de venir tôt dans la matinée pour les aider, même si elle n’habitait désormais plus avec eux. A trois – avec sa mère et son Père, Neil – ils avaient nettoyé la maison de fond en comble. Et quelle maison ! Ce n’était pas une maison en bois sur pilotis, comme la plupart des habitants – et Oz – possédaient, mais une demeure en briques, se trouvant un peu à l’écart de la plage, plus proche des rues commerçantes que des petits villages de pêcheurs et qui possédait plusieurs pièces : une cuisine très large, qui servait de laboratoire culinaire à ses parents, une petite salle de bain avec une douche, une toilette et un lavabo, dans des tons bleus pastels, et une pièce principale avec un petit salon où on pouvait s’asseoir à cinq – un divan trois places et deux fauteuils bruns moelleux – en face d’une télévision milieu de gamme et de deux étagères de livres, le tout entourant une petite table basse en bois surmonté d’une plaque en verre et une table à manger pouvant contenir jusqu’à six personnes, en face d’un buffet où était stockée la vaisselle. Tous les bois utilisés dans la maison étaient clairs et en général les objets décoratifs étaient bleu clair et marron. Au-dessus, il n’y avait que deux chambres de taille modeste : la chambre de Jude et Neil et celle qu’avaient partagé à l’époque Maya et Quinn et qui avait été changée aujourd’hui en chambre d’invités avec un lit double. Oz avait la conviction que tout le vin que sa mère avait acheté et fait en sorte que sa fille installe dans un présentoir sur le buffet avait pour but d’émécher suffisamment Oz et Raziel pour les faire dormir dans ladite chambre. Il faudrait qu’elle fasse attention à ne pas se laisser entraîner par le poigner léger de sa mère et à contrôler la vitesse à laquelle le verre de son ancien amoureux se remplirait également.

La maison était fin prête quand sonnèrent six heures et demie du soir : les coussins des fauteuils avaient été tapotés, la petite table du « salon » avait été nettoyée, des sous-verres avaient été dressés dessus, ainsi que quelques bols, remplis de chips ou de ce que sa mère appelait des « bonbons au saumon » (des petits roulés de saumon fourrés au fromage frais et à la ciboulette), voire de carottes à côté d’un petit pot de sauce cocktail. Une bouteille de porto rouge – un investissement que Neil et Oz jugeaient inutile – était déjà sortie pour l’occasion. Sur la table, des sets de tables bruns avaient été disposés et de la vaisselle blanche, simple, avait été mise dessus, avec des couverts en argent – une sorte d’héritage familial qu’on ne sortait d’habitude justement qu’en famille. Oz était sûre qu’à un moment de la soirée, sa mère le ferait remarquer à Raziel. Elle avait honte d’avance.

Pendant les ultimes minutes avant que le blond n’arrive, Jude passait son temps à guetter le moindre grain de poussière restant, à vérifier la cuisson de son carré d’agneau – une autre folie inconsciente selon les deux autres membres de la famille – au four et à vérifier suspicieusement la tarte au fraises au frigo, vérifiant que les fraises n’avaient pas été disposées de travers par sa fille. Parfois, mécontente ou stressée, elle jetait un petit commentaire à Neil ou à leur fille, disant qu’ils pourraient l’aider davantage, qu’elle ne cherchait que le bien de la famille, qu’heureusement qu’elle était là pour aider à maintenir cette maisonnée à flot. Elle regrettait parfois le luxe du Capitole et se lamentait sur l’éloignement en temps des prochains jeux ou sur la tournure décevante qu’ils avaient pris l’an dernier. Neil, lui, était profondément enfoncé dans un fauteuil un verre d’eau à la main et grommelait dans sa barbe. Parfois on entendant le nom de Fawkes, tout de suite suivi de quelques compliments pimentés – comme « traître », « ingrat » ou « ordure » tandis qu’il marmonnait dans sa barbe.

La cloche retentit et l’homme redressa les yeux pour regarder sa fille, tendue à l’extrême, qui , pâlissant au son de l’arrivée de Raziel, s’était assise à l’extrémité de l’autre fauteuil une place, tandis que sa mère courrait à la porte en piaillant.



    JUDE – « Il est là, il est là ! Rentre le ventre, Neil ! Souris un peu, Quinn ! Si on lui fait une assez bonne impression, peut-être qu’il prendra pitié de notre fille et acceptera de lui donner une autre chance !» NEIL – « C’est ça … si lui me fait assez bonne impression peut-être que moi je prendrai pitié de lui, au moins suffisamment pour éviter de lui couper les … »OZ – « Papa ! » s'écria-t-elle pour le faire taire, tandis qu'elle entendait la porte d'entrée s'ouvrir sur l'homme pour qui elle n'avait pas été assez bien.




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