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 ERIN • to make your own life

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MessageSujet: ERIN • to make your own life   Lun 2 Avr - 10:21
sommaire


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CHAPITRE UN : Elle était là, assise en tailleur, profitant de la douce chaleur du soleil qui caressait sa peau pâle.

CHAPITRE DEUX : Pour moi, elle était forte, voire carrément invincible.

CHAPITRE TROIS : Nous étions intimement cachés des autres. Comme coupés du monde, de ce monde tellement cruel et injuste. ..... nouveau

CHAPITRE QUATRE : titre


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MessageSujet: Re: ERIN • to make your own life   Lun 2 Avr - 10:50
“ Elle était là, assise en tailleur, profitant de la douce chaleur du soleil qui caressait sa peau pâle... „

chapitre un

C’était un bel été. Certainement le plus bel été que j’ai passé avec elle. Ma mère. La personne que j’aime et que j’aimerais toujours autant. Elle était assise juste en face de moi, dans l’herbe de notre petit jardin. Elle était là, assise en tailleur, profitant de la douce chaleur du soleil qui caressait sa peau pâle. Elle aimait tellement sentir la chaleur sur sa peau. C’était un bel été. Un été chaud. Mais ce n’était pas une de ces chaleurs lourdes et insupportables. Car il y avait une légère brise qui était présente. D’ailleurs, elle faisait danser quelques mèches de ses cheveux blonds. A ce qu’il paraît, je ressemblais beaucoup à elle. Même couleur de peau, même cheveux et même traits de regard même si la couleur de mes yeux était celle de ceux de mon père. Mais de temps en temps, on pouvait retrouver cette couleur émeraude, soit la sienne. Tel un mélange d’un parfait amour. Elle était là, silencieuse, la tête légèrement penchée en arrière, les yeux fermés. Moi, petite fillette âgée seulement de trois ans, je la contemplais. Son silence avait engendré le mien donnant une atmosphère non oppressante, ni stressante. C’était plutôt un moment de tranquillité, où le silence et le regard parlaient à la place des mots.

« Erin ? Ma puce ? » Une voix douce et tendre me sortit de mes vagues pensées. C’était elle, qui m’appelait. Elle me regardait à présent, un sourire rempli d’une douceur infinie fixé sur ses lèvres roses. « Encore perdue dans tes pensées n’est ce pas ? » me demanda t-elle, tout en riant chaleureusement. Je rougis légèrement, baissant mes yeux, quelque peu honteuse. Puis, je murmurai comme si j’avouais une faute grave. « Oui. J’pensais à toi… ». Son rire s’emplit alors de joie et de tendresse, puis elle s’approcha de moi, me prenant sur ses genoux, toujours sur l’herbe ensoleillée. « Erin, Erin… Je vais te raconter quelque chose. Quelque chose de très important, qui va te servir pendant toute ta vie. ». Curieuse, je relevai mes yeux pour les planter dans les siens. Je lui fis un sourire enfantin, impatiente de connaître la suite. Elle me déposa un bisou sur mon front, puis elle commença son histoire. « Sache que cette histoire est loin d’être vraie. Mais la morale pourra te servir pour toujours. » Même si je ne comprenais pas où elle voulait en venir, je hochai quand même la tête afin de lui montrer que j’avais bien compris – même si je lui mentais légèrement. Mais rongée par l’impatience, je ne pus m’empêcher d’ajouter quelques mots, un immense sourire enfantin sur mes lèvres : « Maiiiis commences maman !… ». Attendrie, elle prit la parole et cette fois ci, elle commença à me raconter la plus belle des histoires.

« Il était une fois, dans un pays fort lointain mais où seuls les enfants connaissent réellement l’endroit, une roi et une reine vivaient dans le plus beau château du pays. Leur vie était paisible et joyeuse. Aucun paysan de leur pays ne mourait de faim donc il n’y avait aucune révolte contre ce roi et cette reine. Ainsi, tout le monde était heureux. Puis, la reine tomba enceinte. Suite à cette grande nouvelle, on organisa dans tout le royaume de nombreux banquets où une très grande joie régnait. Quelques mois après, la Reine accoucha enfin. Malheureusement, ce fut une fille… Et non pas le fils que tout le monde attendait, dont le Roi. Le Roi commença, alors, à ne pas aimer sa petite fille, l’ignorant la plupart du temps. Puis, plus les années passèrent, plus la princesse devint moche… Désespéré face à cette tragédie, le Roi décida d’abandonner la princesse dans la campagne sous un figuier, alors que celle ci avait seulement quatre ans. Alors, on l’habilla chaudement avec de nombreuses langes puisque c’était l’hiver afin qu’elle ne prenne pas froid. Puis, le soir qui précéda le jour de son départ, sa mère alla la voir dans le berceau une dernière fois bien que ça lui été interdit. A son oreille, elle lui murmura alors ces quelques petits mots : ‘ma fille n’aies jamais honte de ce que tu es.’ … ». Puis, elle s’arrêta doucement.

Pendant son récit, je m’étais un peu plus blottie dans ses bras, sentant le sommeil approché tellement la douceur de sa voix m’avait bercé. Mais soudainement, remarquant qu’elle n’avait pas dit une ‘fin’ comme ses précédentes histoires, je me mis à la regarder, avec surprise. « Et la fin ? La princesse ? ». Elle se mit alors à rire, et m’embrassa sur la joue tendrement et avec douceur. « Elle a été adoptée par un couple de paysans et elle a fini de grandir. Plus vieille, elle est devenue belle et elle a trouvé son prince qui est tombé follement amoureux d'elle. Enfin, ils ont vécu heureux et ont eu beaucoup d'enfants. ». J’aimais tellement quand ses histoires se finissaient bien. Alors j’applaudis, heureuse oubliant la morale. Mais elle me rappela à l’ordre, et me dit doucement tout me tapotant mon petit nez. « Donc, n’aies jamais honte de toi Erin Green. Tu es comme tu es... D’accord ? » m’interrogea t-elle, avec un sourire tendre. Je hochai la tête lui montrant alors que j'avais compris, tout en lui promettant à la fois que je resterai toujours la même. Depuis cette histoire, je n’ai plus jamais eu honte de moi. Et jusqu’ici, j’ai jamais changé au bon vouloir de quiconque.
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MessageSujet: Re: ERIN • to make your own life   Dim 15 Avr - 13:17
“ Pour moi, elle était forte, voire carrément invincible. „

chapitre deux

Je ne pensais pas que ce jour allait arriver. En faite, je n’y croyais tout simplement pas. Pour moi, elle était forte, voire carrément invincible. Elle ne pouvait pas s’effondrer ainsi. De cette manière là. Je n’avais rien vu venir de mes yeux enfantins de couleur émeraude. Peut être que j’étais trop naïve, trop innocente encore pour comprendre ce monde ; celui des adultes comme elle m’avait souvent répété. J’avais à peine trois ans quand elle nous avait quittés. Une toute petite fille, qui avait encore besoin d’elle pour grandir dans ce monde qui était devenu injuste lorsqu’elle m’avait abandonnée.

« Monsieur Green ! Monsieur Green ! ». Une voix que je ne connais pas. Je ne l’avais jamais entendu dans la maison. Elle était différente de celle de mes frères, d’elle ou encore de mon paternel. Alors qui ça pouvait être ? Pas une personne de mon entourage quoiqu’il en soit. Mais à croire mes oreilles – j’étais dans la chambre que je partageais avec mes frères pour faire ma sieste quotidienne – la personne avait du déambuler dans le salon, d’un pas précipité. Ce cri avait atisé toute ma curiosité d’enfant, et j’étais donc incapable de m’endormir pour me reposer. Je fixai l’obscurité qui englobait toute la pièce, tout en étant attentive à ce qu’il allait certainement se passer. Aucune réponse ne suivit cette interpellation. Mon père semblait être absent de la maison. Cependant, j’entendis d’autres pas. Ces derniers semblaient être encore plus précipités, voire cette fois ci carrément affolés. Ca devait être mon père. « Madame Daniels ? Que faites-vous ici ? Pourquoi venez-vous déambuler chez nous tout en criant mon nom ? » demanda mon père, à l'autre personne prénommée Madame Daniels – toujours inconnue pour moi. La voix de mon paternel semblait angoissée, stressée ; mon père était inquiet. Je sentis alors mon cœur qui commençait à se pincer. Pourtant, ma curiosité ne cessait de grandir en moi. Je voulais savoir ce qui se passait. Pendant ce temps, je fixai toujours le plafond, plongé dans ce noir intense. Le sommeil ne venait toujours pas. La discussion reprit quelques instants après la réponse de mon père.

« Monsieur ! Monsieur ! C’est… C’est… Quelque chose d’horrible, mon… mons… monsieur.... ». Cette Madame Daniels devait être âgée à en croire ses paroles qui ressemblaient à des bégaiements dus certainement à cette angoisse qui l’avait envahie quelques instants précédant son arrivée chez nous. « Madame Daniels, venez vous asseoir et reprenez vos esprits. Lorsque vous serez calme, vous me raconterez cette chose horrible. » répondit mon père, d’un ton qui semblait calme. Mais je savais qu’à l’intérieur de lui, il devait être lui aussi angoissé et paniqué tout comme cette certaine Madame Daniels. ‘Cette chose horrible’ devait attiser la curiosité de mon père, mais parallèlement, elle devait notamment attiser son inquiétude.

Je n’entendis plus rien pendant… un certain temps, qui me parut une éternité. Pourquoi cette Madame Daniels ne parlait plus ? Pourquoi je n’entendais plus la voix réconfortante de mon père ? Et ‘cette chose horrible’, c’était quoi ? Sentant soudainement une boule dans mon ventre, je pris mon ourson pour le serrer très fort contre moi. Je commençai à sentir la peur m’envahir. L'obscurité dans laquelle était plongée la chambre devint suffocante, oppressante. Cette chose horrible devait être vraiment horrible… Sinon, ce silence n’aurait jamais été présent dans la maison. Un silence qui sentait la mort. Je fermai alors les yeux, désirant déjà tout oublier. Cette sensation, cette peur, ces cris et ces mots. Au final, je m’endormis, vaincue par ces sentiments qui étaient trop puissants pour une petite fille de mon âge.

Je ne connus jamais la fin de la conversation qui s’était passée entre cette certaine Madame Daniels et mon paternel. Malheureusement, je compris très rapidement que cette ‘chose horrible’ était la mort de maman. Qu’elle m’avait quitté sans me dire au revoir, en m'embrassant avec tendresse mon front, comme le faisait à chaque fois quand elle partait quelque part. Qu’elle m’avait abandonnée sans me demander ma permission. Je compris que j’étais à présent seule. Que je n’aurais plus jamais ses bisous remplis d’un amour unique. Je compris que je ne la verrais plus jamais. J’avais compris tout ceci, au moment où mon père était venu me réveiller. Normalement, c’était toujours elle qui venait de sortir de mon lit. Ce fut là que j’avais vu dans les yeux de mon père une énorme tristesse qui déclencha d’un coup, des milliers de sanglots et de larmes. Je venais de perdre l’être le plus cher à mes yeux. J’avais encore besoin d’elle pour grandir. J'avais à peine trois ans…

Je connus la raison de sa mort longtemps après ce jour. Longtemps après son enterrement. J’avais posé de nombreuses fois cette question, mais mon père refusait de me la dire, changeant à chaque fois de sujet de conversation.
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MessageSujet: Re: ERIN • to make your own life   Ven 4 Mai - 21:03
“ Nous étions intimement cachés des autres. Comme coupés du monde, de ce monde tellement cruel et injuste. „

chapitre trois
flash back nominé pour le concours

Le paysage était à la fois magique et magnifique : le soleil caressait avec douceur les fleurs de coton, tout en leur donnant des éclats dorés. Le ciel bordait la plaine avec un dégradé de couleurs, entre le bleu et l’oranger passant par un léger violet. Le soleil commençait à décliner, mais ses éclats qui se reflétaient sur le champ demeuraient encore rayonnants malgré la fin de journée bien avancée. Une légère brise faisait danser les milliers de fleurs de coton, les guidant dans une légère et douce valse. Enfin, il n’y avait personne dans ce champ. Chaque travailleur était rentré chez lui, retrouvant ses proches. A cette heure ci, ils devaient même commencer à préparer un repas, qui sera malheureusement composé de maigres mets.

Mais nous étions ici, assis en tailleur parmi les fleurs de coton. Alejandro et moi ; l’amour de ma vie. Nous étions intimement cachés des autres. Comme coupés du monde, de ce monde tellement cruel et injuste. Nous étions tels dans notre propre bulle, dans laquelle juste l’amour - notre amour - régnait. « Arrête de me chatouiller ! C’de la triche Alejandro ! » dis-je en riant, à l’homme qui avait su conquérir mon cœur. Mais Alejandro ne m’écouta pas, et décida de continuer à me faire quelques chatouilles, ses mains envahissant mon corps mince et frêle. Comme s’il était amoureux de mon rire, qui ne cessait de résonner autour de nous, au milieu des fleurs de coton. Mon rire qui paraissait tellement chaleureux, réchauffant tous les cœurs en détresse ou effaçant toutes les tristesses existantes. Au final, le cœur battant la chamade, ses chatouilles provoquèrent avec surprise ma chute. Je tombai donc la tête dans les fleurs de coton, entrainant celle de mon amoureux. Mon rire devint alors un peu plus cristallin, volant aussi haut que les oiseaux. Alejandro, légèrement sur mon corps mais sans l’écraser pour autant, continuait encore ses chatouilles, comme hypnotisé par mon rire enfantin. Son rire se mêla alors au mien créant une musique harmonieuse et légère. Puis, ses chatouilles se transformèrent soudainement en des douces caresses, et le visage de mon amoureux se rapprocha du mien. Je le laissai faire, tout en l’observant avec curiosité. Puis, après un tendre et doux baiser déposé sur mes lèvres, je sentis son souffle chaud contre mon oreille. « Je t’aime Erin tu l'sais hein ? ». Je rougis en l’entendant prononcer d’aussi jolis mots. Mais ce n’était pas nouveau car à chaque fois où il me les disait, je rougissais. Mais pour la première fois, je ressentis une nouvelle émotion dans sa voix ; comme s’il voulait se convaincre de quelque chose, comme s’il voulait atténuer sa peur qui demeurait en lui… Finalement, il déposa un baiser sur ma joue, tout en plongeant son regard sincère et doux dans le mien. « Oui je l'sais. Et moi aussi je t’aime » répondis-je, d’une voix sincère et déterminée. Mais au fond de moi, j’étais moi aussi terriblement angoissée par le futur qui nous était à la fois réservé et inconnu à nos yeux. Cependant, je ne voulais pas prêter attention à cette peur qui avait envahi l’intégralité de mon corps, alors je déposai mes lèvres sur celles d’Alejandro pour finalement commencer une danse remplie de frénésie, de désir et d’envie. J’avais envie d’oublier, pendant un instant, ce que l’avenir pouvait nous réserver.

Enfin, il se redressa, un sourire en coin pour s’asseoir en tailleur. J’en fis de même, quelque intriguée. Pourquoi il venait de se relever aussi brusquement ? Je décidai alors de le regarder, silencieuse, mais avec curiosité. Ses cheveux ébouriffés par notre petite mascarade, il semblait chercher quelque chose dans sa poche. Ses gestes paraissaient néanmoins quelque peu tremblants. Que faisait-il ? Que cherchait-il ? Cherchait-il un mouchoir car il allait éternuer étant peut être allergique à une herbe ? Tant de questions que je voulais lui poser, mais aucune ne sortit de ma bouche car j’étais bien trop concentrée sur les gestes qu’il pouvait faire en cet instant précis. Quelques minutes plus tard, il sortit de sa poche une bague. Mon cœur fit un raté pour ensuite battre incroyablement vite. Il me prit alors délicatement ma main gauche légèrement tremblante à cause de l’émotion, tout en enfilant l’alliance à mon annulaire. Son regard amoureux plongea par la suite dans mes prunelles de couleur émeraude. Mon cœur allait faire un second raté, s’il ne se calmait pas maintenant. « Erin Green, veux-tu m’épouser ? » bredouilla t-il, avec les joues légèrement rosées. Second raté de mon cœur. J’en frissonnai. Mais face à l’impatience d’Alejandro qui attendait sans aucun doute une réponse j’étais dans l’incapacité de parler. Les mots me manquaient. Finalement, mes yeux s’emplissent de larmes et je réussis à murmurer juste un mot, un simple « Oui ... » laissant une perle salée, lourde en émotions, roulait sur ma joue… Un simple mot, mais sans aucun doute le plus beau et le plus profond. Car j’allais épouser l’homme que j’aimais au plus au monde. Affreusement excitée, mon cœur ne cessait de subir plusieurs ratés. Mais j’étais profondément heureuse malgré cette angoisse qui me rongeait à l’intérieur de moi : j’avais peur de la prochaine Moisson, de l’avenir... de le perdre tout simplement. L’avenir me parut à la fois soudainement trop oppressant et trop incertain. Un malaise s’installa alors en moi. Finalement, je sentis les lèvres d’Alejandro contre les miennes. Mon angoisse cessa alors pendant un bref instant ; juste le temps d’un baiser.

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