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 ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration

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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 11/01/2012
ϟ MESSAGE : 407
ϟ AVATAR : Capitole
ϟ MULTICOMPTE : Aucun
ϟ DISTRICT : Capitole
ϟ AGE : Immortel
ϟ METIER : Président du Capitole
ϟ LIFESTYLE : Luxueuse
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : contre
ϟ COMPÉTENCES : LEADER
MAY THE ODDS BE IN YOUR FAVOR
MessageSujet: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Dim 1 Avr - 20:14

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
spring celebration.


introduction : le cadre
Comme chaque année, le printemps repoussait doucement le carcan glacé de l'hiver pour réchauffer les côtes de l'ancienne Amérique du Nord. Comme chaque année, chaque district se préparait à célébrer le retour d'un climat plus clément avec la bénédiction du Capitole. Depuis plusieurs semaines, les Districts bruissaient des diverses activités que nécessitaient les préparatifs. Le printemps cette année, serait fêtée avec plus de panache et d'enthousiasme que les années précédentes, chacun semblait avoir besoin de cet interlude en plein conflit national. Mais, cette fois, tout était différent. Pour la première fois, le Capitole avait convié des citoyens de chaque district pour un grand banquet dans la Capitale même. Le Président Snow avait ainsi organisé une loterie exceptionnelle afin de désigner les heureux gagnants de cette journée de festivité en plein coeur du Capitole, espérant faire oublier "l'incident" de l'Expiation.

Cette année, le thème de la fête du printemps est l'hommage. L'hommage aux Vainqueurs disparus lors de l'Expiation, un hommage vibrant.


Éléments de contexte
AU CAPITOLE : Vous avez été convié au Capitole par le Président, votre nom a été tiré au sort lors de la Loterie. Afin de faciliter votre acclimatation, vous avez été réparti par "paire" par les autorités (vous trouverez votre cavalier/cavalière dans la liste ci-dessous). Lors de votre arrivée, vous avez été pris en charge par des stylistes, maquilleurs, coiffeurs avant de dîner tous ensemble au coeur de la résidence présidentielle. Le Président n'a malheureusement pas fait d’apparition, seulement son ministre des Jeux. Vous avez ensuite eu quelques temps pour flâner dans la capitale - sous bonne escorte - et désormais, la nuit tombe sur Panem. Votre convoi prend la direction d'une ancienne arène, une immense plaine entourée d'une forêt luxuriante. Une table de banquet a été dressée, ainsi qu'une estrade et un écran géant, des lanternes sont accrochées aux arbres. L'ambiance est féerique. La fête bat son plein. Le Président se tient à distance de votre délégation. Vous venez d'arriver mais le "tout Capitole" se presse autour de vous. Quelles sont vos réactions ? N'hésitez pas à échanger entre vous, des liens ont pu se tisser durant le trajet et votre préparation à cette soirée.

PENDANT CE TEMPS DANS PANEM : Diverses cérémonies ont lieu dans chaque district, dans lesquelles se mêlent danses, musiques et banquets - plus ou moins copieux selon les districts. La soirée officielle est retransmise sur la Place Publique de chaque district via les écrans géants qui servent d'ordinaire aux Jeux. La célébration apporte une petite parenthèse d'insouciance à chacun. Pourtant, dans la Capitale tout comme dans les Districts, les diverses soirées sont sous haute surveillance. D'innombrables pacificateurs sont présents. Rien n'est laissé au hasard quand il s'agit de la sécurité.


ORGANISATION DU SUJET
AU CAPITOLE :Petite précision, les membres faisant partie des "Fame&Fortune" (anciens vainqueurs) ont été convoqués par le Capitole pour assister à la fête dans la capitale, pour coller au thème de la soirée "Hommage" aux tributs disparus. Ils ne font pas partie de la délégation officielle mais escortent les autres. Pour vous aider à créer des liens lors de ce RP collectif des "duos" ont été formés. Rien ne vous empêche de créer des petits RP à deux ou plusieurs en dehors du sujet collectif et en dehors de votre partenaire, mais veillez à privilégier le sujet principal. Un ordre de passage a été défini, il n'est valide que pour le premier tour, dès celui-ci achevé, Rplayez comme vous le désirez. N'oubliez pas : amusez vous !

DANS LES DISTRICTS : ceux n'ayant pas inscrits leur nom pour participer au sujet commun, peuvent malgré tout participer à l'intrigue générale. Plusieurs rebondissements auront lieu au Capitole - qui seront donc visibles lors des fêtes des districts via les écrans géants. Pour autant, les habitants de Panem n'ayant pas été tirés au sort, profitent pleinement de cette fête de printemps dans leur district d'origine sans être agglutinés devant les écrans. Vous pouvez très bien faire des rps entre vous, ou des rps libres, faites comme vous le désirez !

Si vous avez besoin d'éclaircissement pour quoique ce soit, n'hésitez pas à envoyer un mp au staff !





PREMIER TOUR

Kenneth E. Dash puis Suzanna J. Everglade
J. Erin Green puis Nale L. Targethnam
Deion S. Esnath puis Prudence E. Dash
Rosalina Fields puis Gaby L. Tonkins
Bonnie Basley puis Mercutio A. Heatherton

LES DUOS

Kenneth E. Dash & J. Erin Green
Nale L. Targethnam
& Rosalina Fields
Prudence E. Dash
& Suzanna Everglade
Bonnie Basley
& Deion S. Esnath
Gaby L. Tonkins
& Mercutio A. Heatherton


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CITOYEN DE PANEM
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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Lun 2 Avr - 18:59


Cette fête était de la folie à l’état pur. Kenneth ne revenait toujours pas de ce qui s’était passé. Cette loterie, ce voyage pour arriver jusqu’au Capitole … Et ensuite la manière dont lui, Prudence, Gaby et Erin avaient été accaparés par quelque styliste pour les faire « beaux ». Il y avait un air surréaliste à tout ce qui s’était passé depuis leur départ pour le district onze. La visite du Capitole et maintenant cette ‘fête’ dans une ancienne arène. Quel genre d’hommage était-ce cela, sérieusement ? Quel esprit tordu devait-on avoir pour organiser un évènement au beau milieu d’un champ de bataille où le sang d’enfants innocents avait été versé ? Parce que, vraiment, ce n’était que de cela qu’il s’agissait : le dernier lieu où avaient vécu et trouvé la mort vingt-trois jeunes personnes qui auraient dû vivre. Cette perspective rendait Kenneth nauséeux et il ne pouvait s’empêcher d’examiner, à la lueur des lanternes jaunes, blanches, rouges, orange, dorées et argentées dispersées partout au-dessus de leurs têtes – comme si elles flottaient dans l’air par magie, presque – chaque brun d’herbe, chaque centimètre carré d’écorce à la recherche de quelque tache de sang qui aurait prouvé qu’un massacre avait bel et bien eu lieu à l’endroit où la célébration la plus extravagante qu’il avait jamais vu avait lieu. Après tout, c’était ici, jadis, sur cette plaine circulaire qu’avait eu le bain de sang qui inaugurait chaque jeu.

Mais rien. C’était comme si les lieux avait été soigneusement nettoyés. Kenneth pouvait presque imaginer un bataillon d’hommes encagoulés en enveloppés dans des costumes blancs venir à la fin des Jeux pour tout « remettre en ordre ». Ou peut-être le temps avait-il simplement emmené les traces de ces combats sanguinaires au loin, sous la terre. La vie avançait et on oubliait les morts.

Le décor de l’endroit était somme toute assez épuré : des lanternes partout, de couleurs assez semblables, auraient pu donner cet air familier et chaleureux aux districts où se serrer les coudes était une habitude relevant de la survie, de même que la longue table recouverte d’une nappe blanche en tissu noble, brodée de splendides arabesques dorées, où étaient empilées des quantités astronomiques, et pour tout dire assez indécentes, de nourriture à la disposition de tous les convives. Le tout était d’ailleurs agréablement rehaussé par de ponctuels points de lumières, apportés par une centaine de lucioles, voletant paisiblement au milieu des convives, trouvant leur chemin entre les rires et les cris suraigus des Capitolins. Tout cela, mixé avec la piste de danse qui se trouvait pile au centre de la plaine et formait un rond parfait, blanc luminescent par moments parcourus de quelques lumières faiblement dorées, comme s’il s’agissait du cœur d’une cible, ainsi que l’estrade où un micro, vide, était installé, surplombant ainsi l’assemblée et mettant en avant le gigantesque écran qui se trouvait derrière, encore noir et éteint, aurait dû donné un air magique à cette soirée.

Si ce n’avait été pour les Capitolins, justement. Ils étaient loin de cet aspect épuré qu’avait su donner le Président Snow – lequel était attablé à l’écart, à une table apparemment très privée entourée de cordons blancs, montés sur des piquets dorés et gardée par deux gardes aussi gros que des gorilles – à la réception. Ils étaient, au contraire, hauts en couleurs les plus folles et les plus vives : du vert pomme, du rose fushia, du jaune canari et du bleu turquoise, partout, sur leur peau, leurs ongles, leurs vêtements et même leurs cils démesurément longs. Aux yeux de Kenneth, habitué à les voir seulement à travers un écran, ils semblaient venir d’une autre planète. Ils dansaient, riaient si fort qu’on les aurait probablement entendu en étant dans la forêt, tanguaient sous l’effet de l’alcool et puis trébuchaient pour se retenir les uns aux autres en affectant un air légèrement honteux. Et puis ils avaient cette drôle d’habitude d’aller régulièrement chercher ces petits verres – des shots d’alcool ? – sur la table ronde en verre qui jouxtait le buffet.

Kenneth les regardait faire avec un mélange de satisfaction et de gêne. Il ne s’était pas encore servi à manger depuis qu’ils étaient arrivés avec Erin, mais la réflexion d’une Capitoline hilare –
« Ho, le pauvre petit ! Si peu habitué à manger, il ne sait même pas voir qu’il y a de la nourriture là-bas. Vas, mange, petit oiseau ! » - qui l’avait presque forcé à se lever de sa chaise en lui tirant le bras l’avait décidé à aller se servir une première assiette. Mais de quoi ? Rien ne semblait familier. Il se décida finalement pour des petites boules fries, fourrées à Dieu seul savait quoi et un morceau de bœuf plus épais qu’il n’en avait jamais vu dans toute sa vie. Il retourna avec cette assiette blanche aux bords dorés, modérément pleine, vers la table qui lui avait été assignée. Là, il retrouva quelques uns de ses « camarades » des districts, dont Erin à côté de qui il s’assit. Il jeta un regard circonspect à son assiette et déglutit. Il ne voulait pas manger dans cet endroit mortuaire.

C’est alors qu’une femme, habillée dans une robe des plus étranges – blanche et moulante des épaules jusqu’à la taille, de telle sorte qu’on voyait ses tétons pointer à travers le tissu légèrement transparent, et rouge sang et bouffante de la taille aux genoux – et maquillée avec des cils et des lèvres écarlates qui lui donnaient l’air d’une créature malfaisante vint prendre place avec eux, s’affalant sur une chaise en poussant un long soupir avant de pouffer en les regardant.

    CAPITOLINE – « Regardez-moi ces jeunes gens ! Certains d’entre vous vont-ils se porter volontaire aux prochains jeux ? »

Elle laissa glisser un regard déjà rendu vitreux par l’alcool sur eux. Son front perlait de sueur. Elle attrapa une des boulette frie dans l’assiette de Kenneth et la présenta à la bouche d’un autre habitant de district, pressant la nourriture contre ses lèvres

    CAPITOLINE – « Mangez donc, voyons ! Voyez-moi comme votre sauveuse, vous arrachant à vos pauvres districts pour vous faire entrer dans mon pavillon des mille plaisirs. » conclut-elle avec un clin d’œil aguicheur.


1028 mots

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CITOYEN DE PANEM
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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Lun 2 Avr - 21:26



Qui ne rêvait pas de découvrir le Capitole sous un autre regard que celui de nos écrans ? Qui parmi tous ces jeunes n'avait jamais été, ne serait-ce qu'un tantinet, curieux de savoir à quoi il ressemblait ? Cet endroit si luxueux et inaccessible que les districts devaient amuser chaque année ? Même le plus orgueilleux de tous serait forcé de reconnaître sa curiosité, quand bien même une fois sur place ses préjugés se seraient avérés justes. Suzanna était de ceux qui n'appréciait ni ne détestait le Capitole, mais qui le voyait comme un outil et un moyen de réussir. L'ambition, l'orgueil, la perfection. Trois critères qui définissaient assez bien la demoiselle du district quatre, celle dont la soeur aura marqué les esprits à jamais, celle qui devait se contenter d'être son ombre et de lui rendre hommage.. L'idée même lui donnait la nausée, mais lorsqu'elle sut qu'elle avait une chance de se rendre au Capitole, tout était devenu secondaire. Elle obtint sa place et aujourd'hui la voilà, c'était la seconde fois qu'elle mettait les pieds au Capitole et elle en avait toujours la même opinion. Toutes ces extravagances, ces milles et une couleurs, ces différences parfois répugnantes lui donnaient des haut-le-cœur.. Elle désirait peut-être s'attirer les faveurs du Capitole, elle refusait tout bonnement d'adopter leur mode, de vie ou de vêtement, sincèrement elle était très bien au bord de l'eau ! Quoiqu'on en dise, elle aimait son district et n'avait jamais voulu y partir pour vivre ailleurs..

Arrivée à destination, on la prit en charge et elle se considéra très vite comme une petite princesse. Des stylistes s'étaient occupés d'elle et l'avaient rendu plus éclatante que jamais et pour le coup, elle devait bien l'avouer: elle avait eu l'impression de revivre. Ce n'était pas tous les jours qu'elle pouvait se sentir fraîche et jolie, même si elle ne pourrait pas faire cela tout le temps.. On ne mentait pas lorsqu'on disait qu'il fallait souffrir pour être belle, elle trouvait ces Capitolines bien courageuses. Elle ne voulait pas leur ressembler pour autant, en temps normal Suzanna avait toujours été plus ou moins masculine et ça ne lui déplaisait pas. Vestimentairement parlant, bien que son caractère laissait parfois quelques doutes.. Ceci dit, elle n'était jamais contre une petite touche de maquillage. Surtout si cela pouvait lui permettre d'attirer les regards, de plaire.. mais à qui ? Il ne faisait pas partie des chanceux.. Paris ? Oh mon dieu, non ! A quoi pensait-elle ? Elle secoua la tête et suivit son convoi en affichant le plus grand, mais aussi le plus faux des sourires. Que la fête commence !

Elle avait passé la journée tantôt dans les rues immenses de la ville tantôt dans les appartements qu'on lui avait assigné, la seule chose qui l'intéressait était le banquet du soir. Elle n'était pas là pour baver devant les multiples boutiques de chaussures ou de friandises, là encore elle n'avait pas vu l'intérêt de donner ces "quartiers libres" aux habitants des districts, sachant qu'aucun d'eux ne pouvait s'offrir quoique ce soit.. c'était un peu irrespectueux pour le coup. Mais si on s'engageait sur ce chemin-là, alors toute cette mascarade était de l'irrespect total. Ou de la nargue peut-être. Inviter des habitants, voire des futurs tributs -qui sait- à qui l'on ne rendait pas la vie facile, était-ce vraiment une intention généreuse que de les inviter à la table de leurs bourreaux ? Tous ces gens qui bientôt se tiendraient devant leur écran, à crier le nom de celui-ci ou de celui-là, s'amusant de la mort stupide ou prévisible d'un tel ou de la férocité d'un autre. Quand bien même Suzanna faisait partie de ces Carrières qui se portaient volontaires pour l'honneur, elle n'encourageait pas cela pour autant. Cependant, et sans doute était-ce ce que l'on pouvait lui reprocher: elle était tout à fait contre la rébellion. Pour elle, les districts avaient aussi leurs torts et elle avait fait un choix. Ainsi donc ce soir, elle n'était pas plus enthousiaste par la présence des Capitolins que par celle des habitants des districts. Ils étaient clairement une gêne, mais peut-être devait-elle leur laisser une chance de la divertir. Elle espérait, quelque part, que cette soirée ne soit pas trop plate et qu'elle ait le mérite de rester gravée dans sa mémoire aussi longtemps qu'elle vivrait ! Elle n'était qu'une adolescente de dix-sept ans, elle avait encore l'âge de rire d'un rien et de s'amuser ! Même si elle avait sa propre définition de "distraction".

Le banquet se situait en plein air, en un lieu qui avait autrefois servi d'arène et Suzanna trouvait l'idée plutôt bonne. De plus, elle préférait cela à une salle où elle aurait sans doute finit par étouffer.. Elle se déplaça de plats en plats, le buffet étant du genre très spacieux, elle n'en touchait pourtant aucune nourriture et ne faisait que saluer quelques gens. Elle commençait son petit manège, hypocrite comme pas deux, mais très vite elle s'en lassa et vint s'asseoir à une table. Il y avait d'autres personnes de districts et même si l'idée de s'asseoir avec eux ne l'enchantait pas tellement, elle était restée là à observer. Silencieuse, elle ne vit pas l'arrivée du garçon avec son assiette, en revanche elle ne put rater celle de la Capitoline. Celle-ci prit place sur une chaise à côté d'elle, mais par miracle elle ne s'attaqua pas à Suzanna, mais bien à son autre voisin.

CAPITOLINE – « Mangez donc, voyons ! Voyez-moi comme votre sauveuse, vous arrachant à vos pauvres districts pour vous faire entrer dans mon pavillon des mille plaisirs. »

Elle était là pour s'amuser, non ? Et puis, c'était dans son caractère. Ainsi Suzanna ne put empêcher ces quelques mots de franchir ses lèvres.

« Madame n'est pas Miss Monde. Je pense qu'il y a rectification: nous sommes vos sauveurs. Voyez, il semblerait que sans nous, vous ne soyez pas capable de vous amuser. »

Elle adressa elle aussi un clin d'œil à cette femme, ayant bien entendu fait allusion aux jeux de la faim. N'était-ce pas grâce aux districts ? Mais tout cela avait été de l'ironie. Elle n'approuvait ni ne désapprouvait les jeux.. c'était un peu compliqué. Elle les trouvait honorable pour les gens comme elle, mais elle comprenait aussi leur cruauté pour les gens ...qui étaient à cette table. Du moins pour la plupart.



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CITOYEN DE PANEM
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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Mar 3 Avr - 21:55
« Lena ? ». J’avais posé mon regard interrogateur, sur le visage de mon amie qui ramassait les derniers fruits. La journée prenait peu à peu fin, le soleil se couchant progressivement. Cependant, j’avais oublié d’annoncer une ‘nouvelle’ à Lena. Celle ci, surprise par mon état, avait mis les fruits qu’elle avait récolté dans la caisse puis m’avait regardé, arquant un sourcil. « Quoi ? Arrêtes de faire cette tête hein ! » m’avait-elle répondu, avec un petit sourire en coin. « T’sais que demain c’est la fête du Printemps. Et que certains d’entre nous auront la… chance d’être conviés à la fête du Capitole ?... » Elle avait acquiescé, commençant à comprendre où je voulais en venir. Alors au lieu de me laisser finir, elle avait rajouté. « Et tu es conviée mais t’sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle? C’est ça ? ». J’avais écarquillé les yeux, surprise. Mais j’avais hoché la tête, puisqu’elle avait entièrement raison. « Erin, tu hais le Capitole. Tout ce que tu veux, c’est sa chute. Alors profites de cette occasion pour foutre l’embrouille non ? Ou bien, tu t’amuses en te mettant dans un autre personnage. Ou encore tu profites de l’excellente nourriture qui vont te servir, de ta jolie robe de soirée que tu porteras… - j’avais senti une touche d’ironie et de scepticisme dans sa voix – Mais promets moi quand même, que je vais pas te retrouver derrière les barrières dans deux jours, d’accord ? » m’avait-elle avoué à la fin. Je lui avais souris doucement, tout en lui promettant d’être ‘sage’ pendant la journée de demain.

Lorsque j’aperçois les quelques rayons de soleil qui passaient entre mes misérables rideaux – c’était plutôt un tissu qui avait la fonction d’empêcher la lumière – je quitte d’un pas rapide mon lit. Je ne dormais plus depuis déjà quelques heures, du à l’appréhension que je ressentais. En effet, j’avais été tirée au sort pour assister à la Grande Fête du Printemps mais cette fois ci à l’intérieur même de la Capitale. Je suis tout intriguée par cette étrange invitation. Je me demandais aussi depuis quelques jours comment cette journée allait s’organiser. De plus, ça faisait aussi plusieurs jours que j’hésitais à propos de mon comportement. Pour une fois, je me demandais si je devais être ‘raisonnable’ pour éviter de me retrouver derrières les barreaux. Finalement, tout en me préparant pour rejoindre Ken et Gaby pour prendre le train, je décide de ne plus me poser de questions et de laisser faire les choses.

« Vous êtes là pour me rendre belle hein ? ». Je les regarde tous, avec un air mi-désespéré, mi-dégoutée par leur comportement. Je ne comprendrais jamais les manières du Capitole. Pourquoi demander à des gens – des stylistes et des maquilleurs en autre – de nous habiller dignement… De nous rendre ‘beaux’ et ‘belles’ pour cette festivité ?... A quoi tout ça rimait ? Même si j’étais loin d’être pour, je me laisse embellir comme si on restaurait un vieux meuble pour le rendre joli à la vue … Pour au final, en ressortir avec un chignon accompagné de quelques mèches bouclées en guise de coiffure et une robe, dans les teintes argentées. En bref, on ne me reconnaissait plus. C’était comme si je n’étais plus cette Erin du onzième district. Je soupire doucement. Une fois de plus, dégoutée.

« Regardez-moi ces jeunes gens ! Certains d’entre vous vont-ils se porter volontaire aux prochains jeux ? ». Une Capitolienne parmi tant d’autres, toutes s’esclaffant de joie ressemblant à des hystériques. Je lève les yeux discrètement, préférant garder mon silence pour l’instant. Tout cette atmosphère de festivité commençait sérieusement à me rendre malade. Mais, j’avais promis à Lena de rester ‘tranquille’ pendant la soirée. Cependant, cette capitolienne qui semblait très excentrique en passant, se la ramène une seconde fois. « Mangez donc, voyons ! Voyez-moi comme votre sauveuse, vous arrachant à vos pauvres districts pour vous faire entrer dans mon pavillon des mille plaisirs. ». Un fois de trop, selon moi. Mais je n’étais pas la seule qui paraissait désespéré par l’état de cette femme. Une jeune fille d’un certain district, légèrement plus jeune que moi, prend la parole affirmant son point de vue. « Madame n'est pas Miss Monde. Je pense qu'il y a rectification: nous sommes vos sauveurs. Voyez, il semblerait que sans nous, vous ne soyez pas capable de vous amuser. ». Et un point, pour la jeune fille qui était d’un district. Je souris en coin, satisfaite. Malheureusement, celle ci aperçoit du coin de l’œil mon sourire. Et bien entendu, toute situation était pour elle un prétexte pour jeter son venin sur d’autres personnes plus faibles qu’elle. « Et toi, jolie demoiselle du onzième district, comment vas tu depuis la mort de ce cher beau jeune Alejandro ? ». J’écarquille les yeux, ne pouvant retenir ma colère qui venait de surgir en moi. Comment pouvait-elle oser ? Sentant que j’avais du mal à me retenir, la Capitolienne continue, trouvant certainement un malin plaisir dans ce petit jeu. Son venin semblait bruler ma peau, tellement ses paroles étaient blessantes. « Je me souviens de sa mort lors des Jeux. Une mort très belle mais surtout très excitante car sans ça, les jeux auraient été très ennuyants. Mais heureusement que le Capitole a décidé d’envoyer ces guêpes… Sinon, je me demande comment j’aurais fais pour me divertir ? » se demande t-elle plus à elle même qu’aux convives de la table, posant sur ses lèvres pulpeuses un de ses doigts montrant un ongle richement coloré, faisant mine de réfléchir. Rongée par la rage, les poings serrés, je bouille. Je ne peux pas rester de glace. Alors, brusquement, je me lève lui donnant un coup sur son visage - qui était enseveli par quelques couches de maquillage. Elle tombe à la renverse sous l’impulsion de mon geste qui avait été très habile. « Osez une fois de plus prononcer son prénom et vous ne ressortirez pas vivante de ces Arènes… »


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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
ϟ MESSAGE : 1155
ϟ AVATAR : Liam Hemsworth
ϟ DISTRICT : Originaire du 4, il est est actuellement un fugitif dans le 13.
ϟ AGE : 25 ans. Il a gagné la 64ème édition des jeux à 14 ans.
ϟ METIER : Il est assigné à l'intendance dans le 13, en cuisine.
ϟ LIFESTYLE : Le niveau de vie est correct et surtout équitable à chaque habitant, merci le 13. Mais sachant qu'il est un vainqueur et qu'il est originaire d'un district assez riche, il n'a jamais eu à se plaindre.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : pour
ϟ COMPÉTENCES : SURVIVOR
MODÉRATEUR DE DAUGHTER OF FIRE
MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Mer 4 Avr - 16:30

Prendre le train pour me rendre au Capitole n’était plus une grande surprise pour moi. J’avais arrêté de me prendre d’admiration pour ces wagons tous plus luxurieux les uns que les autres. D’autant plus qu’avec mon statut, autant carrière que vainqueur, je me devais d’apprécier ces choses. Alors dans mon cas, je le faisais paraître, et je me moquais de ce que les autres pouvaient en penser. Les personnes qui me connaissaient bien m’appréciaient comme ça et je n’avais pas à jouer la comédie. Je m’installai de façon désinvolte à la tablée préparée spécialement en notre honneur, à Deion, Suzanna, Raziel et moi. Nous étions les quatre à avoir été tirés au sort pour satisfaire le Capitole dans sa nouvelle lubie concernant la Célébration du Printemps, pour ce qui était du Quatre. Nous étions aussi à l’aise les uns que les autres, du moins c’est ce qui me sembla. Ni une ni deux, je ne me laissai pas perturber par le cadre et la raison pour laquelle nous étions là, et m’emparai du plat le plus proche de moi : Des langoustines crues présentées en tartare avec de la mayonnaise, de la chaire de crabe et du citron. Je venais du district de la pêche et j’aurais donc pu en avoir marre de manger du poisson, sachant que le plat avait certainement été fait en notre honneur ; or, ce tartare était tout bonnement exquis. Je soupçonnai même le Capitole de l’avoir réalisé pour nous donner de la bonne humeur et de ce fait contrôler nos émotions en vue de nous accueillir. En gros, il nous manipulait, son activité favorite. Je pris la liberté de taper dans deux autres petits plats, histoire de combler la durée du trajet, mais de garder de la réserve au cas où il nous fallait manger en arrivant. C’était presque si les repas étaient l’activité favorite des Capitolins, alors même si l’on n’avait pas vraiment très faim, mieux valait ne pas les vexer sur ce point.

Nous n’avons pas beaucoup échangé sur le reste du trajet. Non pas que nous ne nous n’apprécions pas ou que nous n’avions rien à nous dire, mais notre préoccupation était ce qui nous attendait à notre arrivée. Je ne connaissais pas vraiment Raziel, Sue et moi nous contentions des échanges nécessaires sur ce moment précis, et finalement, je n’étais complètement détendu qu’avec Deion. Même s’il était encore jeune, s’il avait encore toutes les chances d’être pris pour les Jeux, si aller au Capitole dans ces conditions était sûrement effrayant, je savais que je pouvais compter sur lui et ça me rassurait. J’espérais de tout cœur que c’était réciproque en tous cas. Notre halte au Capitole même ne fut pas de très longue durée. Nous avions retrouvé les autres districtiens sélectionnés pour l’occasion, et après avoir été répartis deux par deux, maquillés et habillés, nous nous étions tous retrouvés à manger dans les appartements du Président lui-même. Bien sûr, pas une fois nous ne l’avons vu, ce qui ne m’étonna qu’à moitié. Erin, et surtout Prue, étaient là, et je me senti presque mal de les savoir autour de moi. Il ne manquait plus qu’Estya pour compléter ce tableau totalement étrange. On nous autorisa une balade en ville plutôt courte avant de nous trimballer à nouveau je ne savais où.

Je restai bloqué à mon arrivée à l’arène, Rosalina à mon bras. Le Capitole savait y faire. Même trop. Une bonne partie des invités étaient des Vainqueurs, et nous amener au cœur d’une ancienne arène où s’étaient déroulées des tueries sans nom, tout comme nous l’avions vécu était d’une atrocité incroyable. Une multitude de sentiments montèrent en moi et je n’osai pas avancer, comme si je craignais qu’en faisant un pas de plus, je doive tuer tous ceux qui se trouvaient ici. Je laissai Rosa rejoindre les autres en m’excusant. « Vas-y… J’ai pas envie d’être un poids. Va t’amuser. » Je supposais que quelque part, elle devait me comprendre. J’avais juste besoin de temps, besoin de me faire à l’idée que j’allais manger en ce lieu, entouré non seulement de mes proches mais en plus de Capitolins qui avaient l’air plus qu’aux anges de se trouver ici, dans un endroit historique pour eux ; ça devait être un réel privilège. Après plusieurs inspirations qui au bout du compte manquèrent de me faire tourner la tête, je me constituai une façade sur mon visage pour que personne ne devine mon malaise. Je n’avais pas envie de passer pour faible, et surtout pas devant les Capitolins. Je remarquais petit à petit la décoration, mais je ne m’arrêtai pas dessus. Ça n’était que broutilles pour moi, sans intérêt, et loin d’être étonnant. Un immense buffet était planté là, élément raccordant un nombre incalculable de tables plus petites auxquelles chacun était assis à sa guise. J’en repérai une où je connaissais du monde. Avant de m’y arrêter, j’allai m’emparer d’une assiette et la remplis avec toutes sortes de mets que je ne pris pas la peine de détailler. En arrivant à la hauteur de la table désirée, je me plantai, debout, derrière des personnes assises, dont une Capitolines, qui n’avaient pas encore remarqué ma présence ; et j’étais loin de vouloir me donner en spectacle. Une altercation semblait se produire entre Erin et l’extravagante dame ; j’écoutais plus attentivement. « Et toi, jolie demoiselle du onzième district, comment vas-tu depuis la mort de ce cher beau jeune Alejandro ? Je me souviens de sa mort lors des Jeux. Une mort très belle mais surtout très excitante car sans ça, les jeux auraient été très ennuyants. Mais heureusement que le Capitole a décidé d’envoyer ces guêpes… Sinon, je me demande comment j’aurais fait pour me divertir ? » Malgré moi, je sentis mes doigts se refermer sur ma fourchette. Mais avant que j’aies pu faire quoi que ce soit, c’est Erin qui réagit « Osez une fois de plus prononcer son prénom et vous ne ressortirez pas vivante de ces Arènes… » Après quoi je la vis la faire tomber à la reverse à cause d’une claque magistrale que je me serais moi-même interdit.

C’est là qu’elle me vit. L’expression d’Erin changea du tout au tout à ma vue. Je ne pense pas qu’elle fut calmée pour autant, mais elle donnait l’impression de ne pas devoir être ainsi en ma présence. Pour la rassurer, j’enfournai un bout de je ne savais quoi dans ma bouche et je souris largement, trop heureux de voir le pot de peinture les quatre fers en l’air à débiter une horde de mots sans queue ni tête pour exprimer son outrage. Sans même l’aider à se relever, je l’enjambai et m’installai sur sa chaise, poussant son assiette pour mettre la mienne à sa place dans un geste complètement désinvolte. Je levai les yeux pour voir Sue et Kenneth sur les sièges après Erin, qui avaient l’air de trouver mon comportement de je-m’en-foutiste plutôt pas mal. Je leur rendis leur sourire étrange. « Alors, sur qui on commère ? » Je fourrai un nouveau morceau de nourriture bizarre entre mes dents ; peut-être que la soirée n’allait pas être si affreuse, après tout ?

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CITOYEN DE PANEM
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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Dim 8 Avr - 22:52

Je n'étais pas dans mon monde. Pas du tout même. En montant doucement les marches du train, je regardai à l’intérieur. Un monde parallèle. Quelque chose qui ne te correspondait pas. Point du tout même. Tu te demandais qu'est-ce qui t'avait pris d'accepter cette offre ? Être tiré à la loterie, remporter un aller-retour pour le Capitole. Caprice d'adolescent. Une partie de toi était tout simplement heureuse de ce dénouement. Tu allais passer la Célébration du Printemps avec ton neveu. C'était le seul être au monde avec qui tu pouvais passer les fêtes sereinement. Tes parents bougonnaient le plus clair de leur temps et ta sœur ne voulait même pas se rapprocher. Cependant, l'idée de se retrouver au Capitole ne te rassurait guère. Le Capitole était un tout autre monde. Peuplé de gens assez étranges. Très étranges. Ceux qui adoraient la mort des tributs venus des Districts. Des gens qui s'habillaient très distinctement. Avec des perruques exubérantes. Et regardant une dernière fois mon District, je m’engouffrai enfin dans le train où je pris place à côté de Nale. Et en face de Suzanna. Je lui rendis un sourire gêné. Moi et Suzanna, ce n’était pas la grande amitié. C’était tout l’inverse. Quel plaisir de me torturer à l’école depuis que je l’avais bousculé dans les couloirs. Ce n’était qu’un accident. Et la folle furieuse en avait pris pour son grade. A côté d’elle se trouvait Raziel. L’ancien fiancé d’Oz. Intérieurement, tu avais envie de quitter le train immédiatement et de t’enfermer chez toi. Et tu l’aurais fait si tu ne te trouvais pas à côté de Nale. Et à côté de cette nourriture si riche. Tes yeux meurtris de faim depuis quelques jours se languissaient en regardant tous ces mets. Nale n’avait donc point menti. La nourriture au Capitole semblait royale. Et c’est ainsi que je pris mon assiette et me servit à manger. Sans tenue. Mon comportement était digne d’un porc, d’un clochard du District Douze qui n’avait pas mangé depuis une semaine. Voyant les dégâts, je baissai les yeux avant de quitter la table. Tout ce que je ne voulais pas voir, c’était ce sourire moqueur de Suzanna.

Le sourire moqueur. Il semblait trôner sur ce styliste qui me fixait avec arrogance. Et sa remarque : « On dirait que tu as été élevé par des loups. ». Je ne m’étais pas changé depuis quelques jours, en effet. Je n’avais même pas pu prendre un bain. Parce que les jours s’enchainaient à une vitesse fulgurante, et entre le travail, les heures supplémentaires, mes préoccupations, j’étais considérablement débordé. La mission, ce serait de me faire beau. « Beau. » On ne m’avait jamais fait ce compliment avant. Même implicitement. Ou alors avec sincérité. Les filles se moquaient beaucoup de moi. Et les garçons me traitaient de laideur absolue. La beauté n’était alors jamais rentrée en ligne de compte pour moi. Tout ce qui m’importait, c’était Nale et mon travail à la boulangerie Rosier. Et mon père meurtri implicitement. En ce moment-même, il se trouvait à l’hôpital, sur un lit de repos. Bourré à différents médicaments. La vieillesse. Il allait nous quitter. Tôt ou tard. « Beau » En me regardant dans la glace, j’étais « beau ». Les cheveux démêlés, coiffés et je me trouvai dans une tenue assez sobre tout en mettant une pointe d’excentricité. Une surprise.

Des surprises plutôt. Je n’en étais pas au bout. Nous irons dîner dans une ancienne arène. Je ricanai ironiquement. Le Capitole pouvait être à ce point ignoble ? Manger au milieu des cadavres ? Marcher sur le lieu de corps dépecés des victimes des Jeux de la Faim. Et encore, je m’interrogeai sur l’arène. Toundra ? Désert ? Lac ? … Forêt finalement. Un grand buffet était déployé de part et d’autres au milieu de l’arène. Cette même arène que j’avais vue il y a des années de ça sur mon siège d’école. Nombreuses étaient les fois où l’institutrice nous diffusait des extraits des Hunger Games. L’extrait. Je m’en rappelle comme si c’était hier. Ce qui c’était passé à cet endroit-là. Un épieu planté dans le cœur de ce pauvre tribut du District 10. Le tribut du Un ne l’avait pas épargné. A quoi bon ? Le but était de s’entretuer, donner du spectacle au public. Parce qu’après tout, c’est ce que les capitoliens recherchaient, du spectacle.

Assis à la table où se trouvaient d’autres élus du tirage au sort, j’essayai de manger tout en essayant de faire taire les infamies émises par les Capitoliens à notre égard. Parce qu’on ne savait pas manger, ni se tenir. Ils nous traitaient de malpropre. Toutefois, je préférai nettement être un malpropre qu’être un monstre. Un monstre. Cet être qui se délecte de la souffrance des autres, en l’occurrence celles des tributs arrachés à leur District pour donner du spectacle à un public assoiffé de sang. Entre les provocations des Capitoliennes et le renvoi d’attaque du peuple des Districts, je n’arrivais pas à trouver ma place. Ce malaise s’était instauré en chacun de nous. Vainqueurs ou élus du tirage au sort. On était traité comme de la vermine. Pour les Capitoliens, on devrait se réjouir de la mort de nos compatriotes. Quelque chose d’affreusement banal, normal. En réalité, on était blessé au fil des années. Voir nos amis se faire tuer. Mon meilleur ami se faire tuer. Ma nièce se faire tuer.

« Je vais aller boire … J’en ai besoin. » Je me levai de table avant d’aller à la table ronde en verre. De l’alcool. Le Capitole en avait forcément. Ce n’était guère mon liquide favori. Mais parfois, un remontant ne faisait point de mal. Surtout dans ces circonstances. Des shots d’alcool. Quelques Capitoliens me regardaient, pouffant de rire. Et leur adressant un regard froid, je pris un verre et le bus cul-sec. Les fixant, je leur prononçai sur un air de défi. « Vous croyez que j’en suis pas capable ? » Je voulais leur montrer que je n’étais pas un peureux. Surtout pas devant eux. J’étais capable de boire à la suite plusieurs verres d’alcool. Prenant un autre, je le bus. Et je saisis le troisième à la main. Avant de le boire d’une traite.

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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Lun 9 Avr - 1:28


this is nothing much than a stupid tv show.


SPRING CELEBRATION
Le vent est frais. Tout le monde vient d'arriver. Ceux du Capitole dégagent cette joie qui la répugne. Cette attitude hypocrite et exaspérante. Prudence tourne la tête pour découvrir le décors. Un banquet est dressé sur lequel se trouve une multitude de plats sûrement aussi exquis les uns que les autres. L'aînée des Dash écarquille les yeux. Elle découvre avec horreur que le décors de la Spring Celebration n'est autre qu'une ancienne arène dans laquelle se sont entre-tués vingt-quatre innocents. Ses doigts se crispent. Son teint devient blafard. Elle savait à quel point le Capitole était sans pitié et cruel, mais au point de faire se dérouler un évènement soit-disant heureux dans une arène remplie de souvenirs sanguinaires ? Prue se souvient de cette édition qui fut terrible. Elle ne se sent pas très bien. Puis elle regarde les autres habitants issus des districts prendre place au banquet. Prudence repère Nale. Elle se sent mal. Non pas pour ce qu'il y a eu entre eux auparavant, mais parce qu'il a connu ça. L'arène, les jeux, la pression, la peur qui vous ronge. Et on le ramène là. Elle repère aussi Raziel et Rosaline, des anciens vainqueurs eux aussi.

D'un coup la chaleur la gagne, son ventre se tord.
Pourquoi Prue, as-tu mis ton nom dans ce jeu ? Tu ne t'en souviens plus ? Tu étais dans les champs, et tu regardais le plus loin que tu pouvais. Tu te souviens avoir voulue l'espace d'une seconde t'enfuir ? Et qu'as-tu cru, que le Capitole te le permettrait ? Maintenant tu es là. Alors tu vas serrer les dents et garder la tête haute, c'est pas toi qui a vécu dans l'horreur des jeux, c'est pas toi qui a perdu quelqu'un, alors sois forte. Et ruine pas ton maquillage.
Prudence est vêtue d'une simple robe couleur crème faite en soie. La soie. Une matière douce qu'elle n'avait jamais touché, pas même effleurée. La robe lui arrive au dessus des genoux. Ses cheveux sont lâchés, démêlés et bouclés. Pour finir, la styliste qui s'est occupée d'elle lui a appliqué du crayon au tour des yeux en faisant un effet smokey eye ainsi qu'une touche de mascara.

Elle lance un regard à la scène. Des lanternes volaient aux dessus des têtes des heureux élus. Certains prennent déjà place sur les petites tables non loin de la grande table sur laquelle se trouve les plats. Plus loin, se trouve une table où les Capitolins prennent place. Prue soupire. Désormais tout le monde est assit. Une Capitoline s'approche d'elle, l'air moqueur collé au visage. Elle s'exprime d'une voix forte, remontant de temps à autre sa perruque violette qui ne cesse de tomber sur son nez. « Alors, tu as peur ? Allez, viens, je vais te montrer les tables où tu pourras prendre place. » Son air est sarcastique, elle tend la main vers Prue, lui faisant signe d'avancer vers elle. Elle prend Prue pour une gamine apeurée. Au fond, elle n'a peut être pas tort. Tout le monde craint le Capitole parce qu'il a de quoi nous faire tomber. La Capitoline se met à rire. Quelques Capitolins qui l'ont entendu l'imitent. Prudence est agacée. « Au fait, vous avez vos cheveux qui tombent sur votre nez, madame. » répond la jeune femme d'une voix posée, levant les yeux au ciel. Elle se met à marcher vers le buffet, prend trois petits verres qu'elle pose sur la table et remplie de rhum, d'un citron (par verre) et de sucre. Elle rattrape les trois verres. Il faut qu'elle se pose. Prudence repère Kenneth et se dirige vers lui, les trois Ti-Punch à la main. Elle les pose sans se préoccuper d'avoir l'air précieuse et fragile et se tire une chaise. Enfin assise, elle lève les yeux pour observer à côté de qui s'est elle assise. Il y a cette fille, son binôme, Suzanna, Kenneth et ... Nale. Nouveau soupire. La soirée sera longue. Elle sourit brièvement et s'enfile les trois Ti-Punch cul sec les uns après les autres. Prudence, ne devrais-tu pas y aller doucement ? Tu vas te retrouver saoule avant même d'avoir dit ouf.. En effet, peu de temps après, son esprit commence à vaciller, c'est que cet alcool est fort, dites donc ! Elle n'a pas vraiment les idées claires. Elle se met à glousser bêtement. Prudence regarde Suzanna, lui attrape une mèche de cheveux et lui dit : « T'es.. trop... mignonne ! » articule-t'elle en se levant de sa chaise. Elle se dirige vers Nale. Lui sourit comme si elle était une gamine timide, lui attrape le menton et lui plante un baiser sur les lèvres. C'est qu'il est sacrément mignon ce soir ! Prudence, arrêtes tes conneries. La jeune femme se relève, passe une main dans ses cheveux bruns propres et soyeux puis se dirige vers la table des Capitolins. Sur le chemin, un vieux Capitolin est amusé, il porte un énorme chapeau, Prue le lui retire et le pose sur sa tête. « Haha, finalement c'est pas le chapeau qui vous rend crétin ! » dit elle en riant à moitié. Deux pacificateurs balèze s'approchent d'elle. Prudence se remet à rire, lève les mains au niveau de sa tête et lâche : « Je.. plaisantais... vous n'aimez pas rire ? » Et elle repart dans son délire, enchaînant les gaffes, manquant deux fois de tomber pour donner son chapeau au Capitolin. Elle retourne à la table, l'air boudeuse. « Je trouve que... ça manque de musique, tout ça. J'ai une folle envie de danser. » Elle se tourne vers Kenneth. « Pas toi ? » Finalement, la soirée ne s'annonce peut être pas si ennuyeuse...

935 mots.

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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Lun 9 Avr - 20:33
Première Intrigue
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Retour une nouvelle fois au Capitole, mais cette fois Rosalina se sentait encore plus mal que d'habitude, la peur la tenaillait plus profondément et elle essayait de cacher ses tremblements. C'était une chose de venir pour une soirée organiser par une quelconque personne riche qui veut que vous soyez présente, que vous finissiez dans ses draps contre sa volonté. Elle aurait nettement préféré cela que ce qu'on allait l'obliger à devoir affronter. Quand on lui avait annoncé que la soirée allait être donnée dans une des anciennes arènes, elle n'avait pas pu cacher sa stupéfaction, il était tout bonnement impossible que l'on puisse faire vivre cela aux anciens vainqueurs. Depuis, ses cauchemars étaient de plus en plus présents et il était visible sur son visage que son inquiétude n'était pas feinte. Cela n'allait être qu'une partie de plaisir pour les personnes vivant au Capitole, ils allaient être dans l'ambiance des jeux, allaient-ils au moins penser aux jeunes gens qui avaient perdu la vie dans ce lieu ? C'était moins sur. Le voyage en train avait été terrible, elle n'avait adressé la parole à personne et une fois arriver auprès de l'équipe qui allait s'occuper d'elle afin de la rendre présentable, elle avait seulement entendu les critiques à cause de ses cernes. Rosalina n'avait pas bougé d'un pouce, restant impassible jusqu'à ce que le grand juge ne vienne lui rendre une petite visite, l'invitant d'un ton doucereux à profiter de sa demeure jusqu'à son départ. Il était clair que ce n'était pas que de l'hospitalité, mais elle accepta avec un petit hochement de tête et un sourire de circonstance. Impossible de lui montrer ce qu'elle pouvait ressentir, après à ses yeux elle n'était qu'une petite poupée dont il pouvait jouir tant qu'il voulait. « Cette soirée va vous étonner ma chère, ce sera sublime. » Elle pouvait le croire, mais cela ne la réjouissait pas le moins du monde, faire la fête sur le lieu de nombreux crimes, très peu pour elle. Mais voilà, il lui était impossible d'y échapper et elle allait faire avec en espérant pouvoir quitter l'endroit le plus rapidement possible. Le styliste, un jeune homme habillé d'une manière vraiment excentrique lui fit passer une robe plutôt simple à son grand soulagement, blanche et qui lui arrivait jusqu'aux genoux. En se regardant dans le miroir elle avait l'impression de ne plus se reconnaître, comme à chaque fois. C'est au bras de Nale qu'elle fit son entrée dans cet endroit qui la révulsait et elle du se retenir pour faire bonne impression et ne pas prendre la fuite. Voir la nourriture en abondance, entendre les rires de la haute société de Panem, lui donnait tout simplement envie de hurler. Avait-il souvenir de ce qu'avaient vécu les pauvres enfants dans cet endroit, de l'horreur qu'ils avaient tout bonnement vécue pour leur procurer une distraction ? Se souvenait-il qu'alors qu'ils étaient en train de manger et boire à leur faim, ça n'avait pas été le cas pour eux. En tout cas, Nale avait l'air d'avoir le même genre de réaction qu'elle, ce qu'il avait vécu devait aussi remonter à la surface. « Vas-y… Je n'ai pas envie d’être un poids. Va t’amuser. » Rosalina le laissa s'éloigner, le regardant avancer alors qu'elle n'avait elle-même pas encore trouver le courage, les souvenirs de cette arène lui revenant en tête. Comment ne pas se souvenir de ceux qui étaient mort ici, elle avait l'impression de revoir le départ de ces jeux comme-ci c'était hier. Prenant une grande inspiration, elle prit son courage à deux mains et avança tout en regardant les personnes autour d'elle, pour la plupart c'était des inconnus, elle avait tout sauf l'impression d'être dans son monde. Qu'est-ce qu'elle n'aurait pas donné pour être auprès de ses parents ou en train de déambuler dans les champs ? Elle vit quelques anciens gagnants avec qui elle avait déjà eu le plaisir de discuter, mais elle n'avait pas le cœur de les déranger. En découvrant les tables ainsi que le décor, une grimace prise place sur son visage, masque qu'elle efface très vite en voyant un homme s'approcher d'elle avec une coupe de champagne. Lester Hollstrom, un de ses habitués. « Vous êtes magnifique ce soir, cette robe vous sied à merveille. » Nouveau sourire de circonstance tout en attrapant la coupe qu'il lui tendait avec un air indéfinissable sur le visage. « Je vous remercie, votre costume vos mets aussi en valeur. » Faire des courbettes et des compliments sur commande était devenu comme automatique chez elle, comme une seconde nature. Après tout il était impossible de dire à haute voix que cette couleur était horrible et lui donnait l'air malade, ce qui était le cas. Alors elle avala une gorgée de sa boisson tout en l'écoutant discuter distraitement de ses affaires en cours ou encore de sa fille qui n'allait pas tarder à épouser un jeune homme tout à fait bien comme il fallait. Cela lui importait vraiment peu. Mais des éclats de voix l'interpellèrent et elle tourna son regard vers l'une des tables où une jeune femme n'avait pas l'air d'être de bonne humeur, une au moins qui avait la chance de montrer ce qu'elle ressentait. En tout cas, sa cible n'avait pas l'air heureuse de sa réaction, peut-être pensait-elle que les jeunes des districts étaient tous des simplets. « Voilà encore quelqu'un qui ne sait pas se tenir, c'est vraiment incroyable, elle a la chance de pouvoir se retrouver ici et elle se fait remarquer. Manque certains d'éducation, n'est-ce pas ? » Rosalina attrapa une nouvelle coupe de champagne avant de répondre. « Que voulez-vous, certains n'arrivent pas à mesurer que cet un honneur de se retrouver ici ce soir, en si bonne compagnie. » Cette lui donna envie de vomir et elle s'excusa auprès de l'homme afin d'aller vers la table des alcools, il lui fallait quelque chose de beaucoup plus fort, pour oublier, pour occulter le fait qu'elle était ce soir dans un endroit qui avait été baigner par le sang de nombreux innocents.

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ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
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ϟ DISTRICT : Originaire du district 7.
ϟ AGE : 31 ans.
ϟ METIER : Vainqueur, il n'a plus besoin de travailler. Il exerce son "talent" comme on le lui demande.
ϟ LIFESTYLE : Il n'est pas à plaindre, au contraire.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : indécis
ϟ COMPÉTENCES : PROTECTOR
MAY THE ODDS BE IN YOUR FAVOR
MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Mer 11 Avr - 21:20
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    Pray for the deads.


Tout cela n'est rien d'autre qu'un avant-gout des Jeux, pensa Gaby, ne pouvant s'empêcher de sentir la peur lotie au creux de son estomac. Lorqu'elle fut choisie à la grande loterie du Capitole, Gaby ne put s'empêcher d'avoir de sombres pensées, s'imaginant à quel point ce serait difficile pour elle, si elle venait à être choisie lors de ces satanés jeux. Après tout, il n'y avait pas une très grande différence entre les deux. Elle avait été menée par un train jusqu'au Capitole, on avait essayé de la rendre le plus joli possible en la mettant entre les mains d'une styliste réputée, et enfin, on l'avait lâchée dans une arène. Bien sur, une minuscule chose différait: elle, au moins, ne mourrait pas ici. Dieu soit loué.
Elle avait naïvement pensé que la soirée allait être mémorable, et parfaitement géniale, à l'image de tout ce qu'on leur faisait croire à propos des soirées Capitolines, mais tout se gâta dans son esprit, lorsqu'elle découvrit le lieu qui allait les accueillir; le lieu d'un massacre horrible, celui de la 75ème édition d'Expiation. En apprenant ça, elle eut un haut-le-coeur, et eut beaucoup de mal à s'en remettre, si bien qu'elle passa une bonne demi-heure assise sur une chaise, incapable d'avaler quoi que ce soit. Qu'ils organisent une cérémonie de commémoration, soit, mais à l'endroit précis où les tributs avaient péri? L'idée était carrément atroce, et dégoûtait absolument la jeune femme. Les yeux perdus dans le vague, elle ne remarqua même pas qu'un homme s'approchait d'elle. "Vous devriez peut-être tenter de vous amuser, mademoiselle" lui annonça t-il, à voix basse, histoire qu'elle seule puisse l'entendre. Ce n'était pas une proposition, mais plutôt une sorte d'ordre. Surprise, Gaby sursauta lorsqu'il s'adressa à elle.


Ce que je peux être stupide, pensa t-elle. Bien sur, il faut que je donne l'illusion de m'amuser, d'être parfaitement réjouie d'être ici, c'est ce que désire le Capitole. Perdue et dégoûtée, elle lança un regard étrange au Pacificateur, qui voulait à la fois montrer qu'elle allait obéir, mais elle ne put s'empêcher de l'emplir de reproches. Quelque peu désorientée, elle se leva enfin, et se dégourdit les jambes, jusqu'à atteindre une table remplie de mets étrangers et semblant particulièrement délicieux, devant laquelle elle envisagea fortement de passer une bonne partie de sa soirée. Observant les alentours avec une drôle de curiosité, elle goûtait les petits fours un par un, savourant à chaque fois de nouvelles saveurs inconnues. "Ce que vous goûtez là, c'est du saumon." lança une voix masculine, à sa droite. Elle se tourna vers l'inconnu, qui s’avéra être un habitant du Capitole, la trentaine, affublé d'un costume bleu parsemé de paillettes, avec une coiffure de la même couleur, qui impressionna Gaby par sa structure qui semblait tenir sans effort à la verticale. Ils devaient avoir de drôles de produits pour faire tenir leur cheveux ainsi. Comme il ne reçut que des yeux ronds de la part de Gabrielle, il sembla utile d'expliquer un peu plus ce qu'il était en train de dire. "Du poisson. Venant tout droit du district 4." Oh, elle comprenait mieux à présent. Et bien, elle n'en avait encore jamais mangé, mais cette espèce de poisson était parfaitement délicieuse. Pensant soudain à tous les pauvres gens mourant de faim, là-bas, dans son district, un mal de ventre la saisit, et elle décida de ralentir un peu sur les petits-fours. "D'où venez-vous?" demanda t-il, le plus naturellement du monde. Lorsqu'elle lui répondit, aimablement, qu'elle venait du district 11, il ne la regarda pas avec dégoût ni pitié, comme avait tendance à le faire beaucoup de monde. Il se montra, au contraire, très aimable, et ils continuèrent ainsi à parler pendant presque une demi-heure. Il lui raconta quelques anecdotes sur le Capitole et ses soirées mondaines, et commença même à énumérer la liste des invités, qu'il semblait connaitre sur le bout des doigts, ajoutant à chaque fois un commentaire hilarant sur la personnalité ou le physique de la victime. Ce qu'il disait n'avait pas toujours une grande utilité, mais au fond, Gabrielle était contente d'avoir trouvé quelqu'un qui l'aiderait à tuer le temps. Elle retrouvait chez lui un cliché typique du peuple du Capitole: une allure excentrique et un esprit frivole.

Ils en étaient venus à parler de l'alcool présent sur la petite table à côté d'eux lorsqu'ils furent coupé par une action qui n'échappa pas à Gaby. Erin mettant un coup de poing dans la figure d'une Capitoline, qui tomba à la renverse. "Voilà encore quelqu'un qui ne sait pas se tenir, c'est vraiment incroyable..." entendit-elle quelqu'un prononcer près d'elle, sans qu'elle ne puisse totalement entendre la suite, car déjà elle se précipitait vers l'endroit de l'altercation, son compagnon Capitolin la suivant de près. Elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle allait faire, et pourtant, presque automatiquement, elle s'approcha de la femme à terre, et l'aida à se remettre sur pieds. Secouée, elle était bien trop surprise pour décrocher ne serai-ce qu'un minuscule petit mot. Aidée du Capitolin, qui se révéla être nommé Zaina, elle emmena la Capitoline un peu plus loin, et l'aida à s'assoeir sur une chaise, pour qu'elle reprenne ses esprits. Ce n'est qu'après avoir convaincu Zaina de rester avec la Capitoline qu'elle décida de retourner "aux festivités". De loin, elle croisa le regard d'Erin, à laquelle elle lança un regard plein de reproches, qui ressemblait, à s'y méprendre, à celui d'une mère qui voit son fils faire une bêtise. Décidément, cette fois, Erin avait bel et bien perdu la tête. Frapper une habitante du Capitole lors d'une cérémonie? Désirait-elle se faire arrêter, ou quelque chose dans ce genre? Levant les yeux au ciel, dépassée par les évènements, elle frissonna. Si sa robe-bustier argentée à paillettes, agrémentée d'un bas mousseline était jolie, elle ne permettait pas vraiment à Gabrielle se la protéger du froid. Seule et à nouveau désorientée, elle sourit en voyant au loin un jeune homme qui bu trois verres, certainement remplis d'alcool, d'un seul trait, sous l'oeil surpris de quelques Capitolins. Elle était aussi certaine que Prudence avait un peu abusé de l'alcool elle aussi, car, de loin, elle avait l'air particulièrement... festive. Souriant en voyant tant de gens s'amuser, et pensant qu'une fois encore, elle se contentait d'observer au lieu d'être elle même au coeur de l'évènement, elle ne put s'empêcher de soupirer. Cependant, cette soirée promettait d'être riche en émotion.


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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Jeu 12 Avr - 12:10


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and that's where the beginning of the end begin.



SPRING CELEBRATION


Les corps s’agitaient autour de moi comme une vaste plaisanterie. Un homme noir à la carrure impressionnante ajusta mon bustier, tout devrait être parfait selon lui. Tout devait être parfait, sinon il ne serait sans doute plus embauché nulle part songeais-je. Maladroit au possible il planta par trois fois l’aiguille dans ma peau, et par trois fois il s’excusa en manquant de fondre en larmes. Je ne disais rien. Ce gros nounours me faisait de la peine. J’avais pitié de lui comme des autres personnes invitées. Tous des brebis. Tous des moutons. Il m’indiqua un miroir. Mes cheveux bruns étaient attachés en une simple queue de cheval décontractée et ma robe moulait ce que je tentais de cacher depuis ma puberté. Mes formes. J’esquissais une lourde grimace en dévisageant ce miroir hypocrite. Il me rendait presque belle. Presque désirable. Je soupirais, baissant la tête. Quelle bêtise d’être venue. Quelle bêtise que de vivre cette vie. Et maintenant je devais jouer. Jouer un jeu dangereux. Jouer pour tenter de gagner le cœur des gens. Mais comment se faire aimer, alors que l’on n’arrive même pas à fixer son reflet plus de trente secondes. Un assistant de noir vêtu attrapa mon bras et m’indiqua une porte au loin. Je m’y dirigeais d’un pas assuré. Tête haute. N’est pas carrière celle qui entre dans l’arène tête basse.

Les capitolins semblaient jouer un jeu, des gestes exagérés, des vois trop aiguës ou trop graves pour être réelles. Un jeu. Tout ceci n’était qu’un putain de jeu. Un sourire s’installa sur mon visage. Faire bonne impression. Le Capitole ne te fera rien, si tu joues le jeu. Une femme, petite, habillé en jaune canari, des cheveux orange foncé s’installa près de moi et me donna une coupe de champagne. « Vous ne rêvez que d’une seule chose je paris. Sortir d’ici en courant et rentrer chez vous. » Je portais la légère coupe à mes lèvres, levant les yeux au ciel. Alors même avec un sourire de rigueur je n’arrivais pas à duper le monde. Pathétique petite Bonnie. « Faire semblant n’a jamais été un de mes talents. » dis-je à voix basse sur un ton neutre. Elle rit un bon coup. Trop fort. « Au moins vous semblez plus à l’aise que vos petits camarades. » La jeune femme pointa le groupe assis à une table quelques mètres plus loin. Tous semblaient mal à l’aise. Ce qui n’était pas mon cas. Je prenais donc congé de la jeune dame (ou bien était-elle âgée ?) en lui offrant un sourire des plus radieux. Elle ne répondit que par un faible rire, comme si ma présence ne l’avait amusée que quelques secondes. Étions nous là pour divertir ce beau monde ? Assurément. Tels des animaux auxquels on aurait vulgairement offert robe de créateur et coiffé. Au loin j’aperçus Raziel Hawkes. Le revoir me serra l’estomac. Je l’aimais bien ce vainqueur. Il me ressemblait un peu d’une certaine manière. Je lui souris, sourire qu’il me rendit. On aurait sans doute l’occasion de se reparler dans la soirée. Et trouver ici un allié tel que lui était un soulagement. Au moins tu n’es pas seule petite Bonnie. Mes jambes me portèrent jusqu’au buffet à boisson. L’alcool était formellement interdit dans les camps d’entraînements du deux mais je n’étais pas novice. Le barman me parla quelques secondes des différentes boissons qui se trouvaient sur son bar, tout en me complimentant sur ma tenue. J’esquissais un faux sourire gênée en le remerciant avec un sourire qui méritait d’être (à mon avis) gravé dans les annales. Il m’apporta un verre de liquide incolore, l’odeur m’indiqua qu’il s’agissait sans doute d’un cocktail à base de rhum. J’en avalais une gorgée avant de reposer le verre sur le comptoir. Au fond, j’espérais qu’il se passe quelque chose. Un jeune garçon s’approcha du bar, et comme provoqué par quelques capitolines il s’enfila trois verres. Je reconnus alors de qui il s’agissait. Deoin, celui qui était censé être mon binôme. Un long soupire m’échappa. Une bande de bras cassés. Je haussais les sourcils, incrédule. C’est alors qu’il se passa quelque chose au loin, vers une des tables. Une jeune blonde frappa une capitoline au visage. Je demandais de l’action. Et j’étais servie. Une magnifique blonde aida la capitoline à se relever. Gabriella ou Gaby un truc dans le genre. Je me dirigeais vers elles deux. Elle posa la Capitoline sur une chaise, elle semblait un peu sonnée par l’évènement. Je fusillais celle qui avait porté le coup du regard. Désirait-elle mourir ce soir ? Les Capitolins nous dévisageait. Les pacificateurs présents frôlaient dangereusement le bout de leur arme. Si c’était le cas je serais plus que ravie de lui tordre son jolie cou de blonde. Rien que pour m’éviter des problèmes futurs. Je m’approchais calmement de celle quii venait de porter le coup. Excédée. « Frappe-la une seconde fois et c’est tes jambes que je me promets de briser, blondie. » Ma voix était sèche et sans retenue. Elle savait désormais à quoi s’attendre. Je n’attendais aucune réponde de sa part, je pris place non loin de ce petit groupe. Juste assez près pour sentir l’haleine pleine d’alcool de la jeune Prudence. Elle était visiblement trop joyeuse. L’alcool faisait visiblement tourner bien des têtes ce soir.

Mais à peine assise, je me sentais trop lasse pour parler avec eux. Je n’aimais pas parler. Pas du tout. Ajustant mon bustier rouge flamme je me dirigeais vers ce qui semblait être un autre vainqueur. Son visage me disait vaguement quelque chose. Tout le monde ferait sans doute l’affaire comparé à la petite bande qui hurlait et gesticulait dans tous les sens. Des enfants. Une femme s’approcha doucement de moi, les cheveux orange, les habits jaune. « Ces gens vous insupportent non ? » déclara-t-elle sans retenue. « Ils ne sont pas.. » « Comme vous. » m’interrompra-t-elle, son sourire s’agrandit. « Vous voyez là-bas l’homme qui s’approche du bar, celui que vous fixez depuis quelques secondes ? » Me surveillait-elle ? Sans doute. Je hochais la tête. Elle enchaîna. « Mercurtio Heatherton, vainqueur de son état et magicien de talent. » Ainsi Bonnie se remémora cette édition des jeux. La 68th. Il était du sept. Mais cette édition n’était pas une de celles qu’elle connaissait par cœur. « Allez. Je vais vous le présenter. » Sans un mot de plus, elle attrapa mon bras et malgré mes protestations nous arrivions bien trop près du jeune homme. Jusqu’à me retrouver face à lui. « Mercurtioooo, Fiona Gradeway directrice de la salle de spectacle Olympie. Vous vous souvenez sans doute de moi. Comment m’oublier. » Sa voix avait pris un drôle de roucoulement. Était-elle en train de lui chanter une sérénade amoureuse ? L’idée était plus qu’absurde. Tête haute, elle me présenta sans retenue. « Cette jeune fille ne trouve point de cavalier qui lui sied. Et j’ose espérer que vous ne refuserez point. Regardez comme elle est subliiiiiime dans cette robe rouge. » Je la dévisageais. Une rencontre arrangée. La situation l’amusait grandement. Pas moi. Elle lui susurra quelques mots à l’oreille avant de nous quitter. Je me mordis la lèvre. « Je ne cherche pas de cavalier sachez-le. » mes mots sortaient de ma bouche sans réfléchir. « Je cherche juste de quoi m’amuser un peu. » Le verre de rhum commençait sans doute à faire effet, car un demi-sourire déforma mon visage. Mon dieu, il me faut vite un deuxième verre.


1244 mots.


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and i'm a long way, from your hill or cavalry. and I'm a long way from where I was, where i need to be. if there is a light you can always see and there is a world we can always be. if there is a kiss i stole from your mouth and there is a light, don't let it go out.
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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Ven 13 Avr - 8:04
Il ne s'autorisa à respirer de nouveau qu'au moment où les mains armées de brosses, de pinceaux à fond de teint et d'aiguilles de couture du styliste se furent éloignées. « C’est vraiment ravissant. Taillé sur mesure, tu le savais ? Absolument parfait. Avec un peu de chance les gens ne remarqueront même pas à quel point tu as l’air de t’ennuyer. » Le ton de son styliste était froid : ils se connaissaient depuis des années mais ne s’était jamais entendu. Corrius de son prénom, c’était un petit bonhomme trop gras pour les standards du Capitole qui portait les cheveux longs – longs -, d’une vibrante couleur rose. C’était là son trait le plus distinctif. Mais il était fade. Vide. Tout au Capitole l’était, à la vérité, de la nourriture aux esprits en passant même par le ciel. Arrivé quelques jours plus tôt pour servir de toutou aux riches de la Capitale, il ne s’était cependant pas préparé à ça. Il ne faisait pas suffisamment partie du petit comité que formaient les intimes du Président pour qu'on ait pris la peine de lui indiquer l'endroit de la réception : une vieille arène. C'était peut-être celle de ses Jeux à lui, qui sait. Ou peut-être pas, il ne se souvenait pas. Il avait tenté d'oublier et y était presque parvenu. Il savait que c'était un moyen trouvé par Snow pour amuser les gens du Capitole tout en signifiant aux gens des Districts que tout faux mouvement vous vaudrait plus que les flagellations familières. C'était son truc, au valeureux et bienveillant chef de Panem. Ça, et les éliminations sommaires d'individus compromettants. Vieillards. Enfants. L'âge ne comptait pas dès alors que la réputation du Capitole était en danger.

Allez savoir pourquoi, il ressentit un certain vide lorsque Corrus le confia aux Pacificateurs chargés de l'escorter jusqu'au lieu de la réception - contrairement à certains autres vainqueurs que le Président tenait en affection il n'avait jamais été autorisé à circuler librement au Capitole. « T’as de la chance, toi, mioche. Le droit de manger, le droit de boire. Le droit de disparaître pendant un moment avec une des invitées… pendant que nous on reste là à rien faire. Parce que ces idiots de fils de pauvres ne peuvent rien tenter, hein ! » Il se demandait parfois pourquoi le bon sens et la subtilité ne faisaient pas partie des critères de sélection des Pacificateurs, mais ce n’était pas important pour le moment. Son problème principale était grand, chirurgicalement modifié et orange. À peine avait-il eut le temps d'attraper une coupe de champagne - autant s'engourdir dès le départ pour que le temps passe plus vite - qu'elle se dirigea vers lui, toute pimpante. Elle traîna dans son sillage un visage inconnu mais foncièrement mauvais, une gamine de quoi, dix-sept ans ? La pauvre ne semblait ni avoir l'envie ni le temps de suivre Mara - ou était-ce Sonia ? Clara ? -, néanmoins en moins d'une seconde la Capitoline avait traversé la pelouse et se plantait devant lui. Les lanternes projetaient sur ses cheveux des reflets étranges et les ombres de son visage la vieillissaient encore plus que son atroce maquillage. Elle l'agrippa par le bras. Il se rappela que frapper les gens en publique n'était pas approprié juste au bon moment et évita de se dégager. Il n'avait rien contre la chaleur humaine, mais la chaleur capitoline... oh ! les blagues qu'il avait fait avec ses amis, avant la 68ième édition. Rire du Capitole. Rire de Samuel Karterpiler qui ne parlait à personne et était toujours si grincheux, si accroché à sa bouteille. Moins d'une année après ces plaisanteries stupides Karterpiler était devenu l'une de ses bouées, un de ses seuls repaires, avec Marcus et tout ce qui pouvait lui permettre de perdre un petit peu contact avec la réalité. Il faisait des détours de plus d'un kilomètre pour éviter de passer par son ancien quartier et passait la plupart du temps que le Capitole l'autorisait à passer au Sept cloîtré dans sa maison du Village des Vainqueurs. Il avait barricadées les fenêtres. Recouverts les meubles avec de grandes toiles, comme il l'avait fait pour la maison de Marcus après sa mort. Comme s'il était parti, lui aussi, lors de l'Expiation. Et cette fichue Expiation, il ne pouvait s'en sortir les images de la tête. C'était vingt-quatre de ses amis - ou à tout le moins, des gens qu'il aimait bien - que Snow avait envoyé à l'abattoir. Il s'était tenu avec Marcus et Karterpiler, presque un an auparavant, dans le petit carré réservé aux potentiels '' tributs '' sur la place publique. Et il devait l'avouer, il avait été soulagé en comprenant que le nom pigé n'était pas le sien. Puis le soulagement avait fait place à l'horreur. À la panique. Il avait regardé ses deux amis comme si la simple force de sa volonté avait eut une chance de faire tomber le Capitole. Comme il avait rit avant la 68ième. Comme il aurait pleuré, maintenant, si les regards haineux des Pacificateurs n'avaient pas été dardés sur lui.

Il fut ramené à la réalité en voyant Sonia - Mara ? - s'éloigner. Mais elle n'avait pas ramenée la gamine avec elle, et après une brève hésitation il décida que finalement, c'était une bonne chose. Puisque peu importe d'où elle venait, la petite, c'était d'ailleurs qu'au Capitole. Il y avait forcément du bon dans quelque chose qui n'était pas sorti tout droit de la manufacture Snow. Les premiers mots qu'elle lui adressa recelaient néanmoins une attaque : « Je ne cherche pas de cavalier sachez-le. » Il ne trouva rien à répondre à ça. Elle avait l'air en colère. « Je cherche juste de quoi m’amuser un peu. » Elle se serait adressée à n'importe quel autre type imbécile du Capitole que l'issu de la soirée aurait été rapidement décidé ; néanmoins c'est à un simple type du Sept qu'elle parlait, et vainqueur ou pas il n'avait jamais apprécié ce genre de soirée. Alors il adopta le même ton défensif. « Nous sommes dans une ancienne arène. Si vous en avez envie je peux vous monter l’endroit où ils ont tué mon mentor ? Ou la petite Arabella ? Comme il vous plaira. Et la rivière, un peu plus loin dans la forêt, est absolument charmante. Du moins, quand un homme n’est pas en train d’y perdre ses entrailles. » Il vit Clara - peu importe son prénom - hausser les sourcils un peu plus loin devant le sujet douteux de leur conversation. Cela le fit sourire. « Nos bienveillants amis du Capitole trouveraient cela fascinant. Pour nous, petits agneaux, ce serait surtout un moyen de chasser cette vilaine migraine, pas vrai ? » Voyant Fiona - non, ça ne pouvait pas être ça, si ? - s'accrocher comme une guenon au bras d'un de ses autres toutous, il offrit son bras à la gamine de façon tout à fait caricaturale.

Spoiler:
 
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ϟ 1ERE MOISSON : 11/01/2012
ϟ MESSAGE : 407
ϟ AVATAR : Capitole
ϟ MULTICOMPTE : Aucun
ϟ DISTRICT : Capitole
ϟ AGE : Immortel
ϟ METIER : Président du Capitole
ϟ LIFESTYLE : Luxueuse
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : contre
ϟ COMPÉTENCES : LEADER
MAY THE ODDS BE IN YOUR FAVOR
MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Sam 21 Avr - 10:37

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EP. 1: spring celebration.


DEUXIÈME TOUR : VIDEO GAME
Il observait la fête battant son plein au cœur de l'ancienne arène depuis le poste de commandement des Hunger Games. Machinalement, il frotta ses mains l'une contre l'autre, il avait assisté à l'arrivée des habitants des districts ainsi qu'à celle des anciens vainqueurs. Tout se déroulait comme prévu. Il n'avait même pas eu à forcer le destin. Ils étaient sauvages, agressifs, ils buvaient, se moquaient, se comportaient comme les animaux que les Capitolins s'attendaient à voir. Tout était parfait. "Monsieur le Président, vous êtes à l'antenne dans 10 minutes. Il est temps." Le président Caïus Snow se redressa, sa longue silhouette se déployant à la verticale. "Tout est prêt ?" Demanda-t-il d'une voix tranchante. "Oui Monsieur le Président." Caïus hocha la tête et accepta enfin que la maquilleuse blanchisse légèrement son teint, tandis qu'un styliste ajustait les plis de son costume et fixait une rose blanche à sa boutonnière. La rose blanche, emblème de la "dictature" des Snow sur Panem. Une rose dont le parfum douceâtre soulevait le cœur de la majorité de ses collaborateurs et qu'il abordait fièrement comme pour rappeler au peuple qui il était et ce qu'il pouvait faire. Entouré d'un escadron de Pacificateurs, il quitta la salle sécurisée pour faire ses premiers pas dans la 75ème arène des Hunger Games. Amnelia Parkerbols glissa son bras sous le sien, et ensemble, ils gravirent les quelques marches menant à l'estrade. Un silence lourd tomba sur les convives lorsque le Président prit place à la tribune. Les Capitolins cessèrent leurs bavardages et l'attention se concentra sur cet homme, grand charismatique, et surtout charmeur, qui surplombait la foule. Il se dégageait de Caïus Snow une aura d'autorité et d'assurance qui glaçait le sang des habitants des Districts et charmait les Capitolins. "Bienvenue citoyens de Panem à la cérémonie d'hommage aux tributs qui ont sacrifié leur vie dans l'Arène. Bienvenue à tous." Le Président marqua une pose symbolique avant de se tourner vers l'écran de géant sur sa gauche. "Pour commencer.... Souvenons-nous." L'écran s'éclaira, un champ funèbre du District 7 retentit, et les premières images apparurent. Sur l'écran défilèrent les portraits de tous les tributs morts dans l'Arène, ainsi que quelques images de plus beaux combats de ces derniers. Une émotion sembla enfler à la table des "représentants" des districts. Sur ces images, certains reconnaissaient leurs frères, leurs sœurs, l'amour de leur vie, un parent, une cousine, un ami...Un petit sourire éclaira le visage du Président tandis qu'il se délectait de leur réaction. Il n'était que des pièces de son échiquier. Rien que des pièces.

ORGANISATION DU SUJET
LA RÉACTION DES CAPITOLINS : Sur la vidéo défile tous les visages de ceux que vous avez perdu, vos frères, sœurs, cousins, amants, amis. L'émoi est visible à votre "table". Autour de vous les Capitolins essuient des larmes à la vision de ces visages qu'ils ont parfois soutenus et qui faisaient figure pour eux de "tribut préféré" et qui sont morts à leur plus grande déception. Certains capitolins échangent des murmures entre eux, persuadés d'être discrets ils commentent parfois le sort de certains de petites piques ou d'exclamation de leur déception quant à leurs morts etc.

ATTENTION : Ne vous avancez pas sur la suite du discours du Président la suite interviendra dans le prochain poste du Capitole. La vidéo dure un certain temps, elle s'accompagne de commentaires "anciens" de César ou d'extraits de combats ou d'interviews des vainqueurs ou du président. C'est une vidéo patriotique et les représentants des "districts" ont conscience que ce n'est en rien un hommage mais une preuve "du pouvoir" qu'a le capitole sur eux. Ne vous rebellez pas ouvertement devant des Pacificateurs : rappelez-vous, vous êtes au Capitole.

RAPPEL : Vous n'êtes plus obligés de suivre l'ordre indiqué lors du premier tour pour répondre au sujet. Répondez quand vous le souhaitez. Il serait préférable que vous postiez un post vide pour signaler que vous avez l'intention de répondre dans les 24 heures qui suivent.

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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Lun 23 Avr - 9:56


Kenneth souleva les sourcils au même moment où il baissa la tête. Cette femme était-elle sérieuse ? Quelle méchanceté … Et malgré de telles pensées, le jeune homme ne pouvait simplement pas se résoudre à aider la personne à qui elle s’adressait. Chacun faisait ce qu’il pouvait pour rester loin des ennuis, y compris lui. Il poussa du bout de sa fourchette les boulettes dans son assiette, dégoûté, mais se força à en manger une, puis deux, rapidement, pour éviter que la Capitoline ne vienne se servir encore. C’était le mieux qu’il puisse faire … n’est-ce pas ?

    SUZANNA - « Madame n'est pas Miss Monde. Je pense qu'il y a rectification: nous sommes vos sauveurs. Voyez, il semblerait que sans nous, vous ne soyez pas capable de vous amuser. »

La tête brune du jeune homme se releva rapidement, tandis qu’il faisait des yeux grands comme des soucoupes à café et avalait de travers sa boulette en voyant la très jeune demoiselle gratifier la dame d’un clin d’œil qu’on aurait pu qualifier de provoquant en terminant sa petite tirade. Certes, elle avait raison mais … était-elle seulement autorisée à dire des choses pareilles ? La première réaction de Kenneth fut d’attraper les bords de sa chaise et de la faire sautiller le plus loin de Suzanna possible, se rapprochant ainsi d’Erin. La Capitoline, après un visage choqué de circonstance et quelques insultes dans sa barde, se tourna vers Kenneth, occupé de sautiller et fit une grimace de dégoût. Cela devait certainement ne pas être approprié. Il stoppa net, craignant qu’elle ne conjure quelque garde pour chasser la bête sans manière aucune qu’il était à ses yeux sur-maquillés. La deuxième fut de regarder aux alentours, guettant l’arrivée sûrement inévitable de Pacificateurs prêts à faire manger sa langue à l’insolente qui osait défier la suprématie de leur boss : le Capitole. Mais rien ne vint, excepté un sourire carnassier sur les lèvres purpurines de l’invitée de marque à leur table tandis qu’après avoir toisé Kenneth elle décidait maintenant de s’en prendre à Erin.


    CAPITOLINE - « Et toi, jolie demoiselle du onzième district, comment vas tu depuis la mort de ce cher beau jeune Alejandro ? Je me souviens de sa mort lors des Jeux. Une mort très belle mais surtout très excitante car sans ça, les jeux auraient été très ennuyants. Mais heureusement que le Capitole a décidé d’envoyer ces guêpes… Sinon, je me demande comment j’aurais fais pour me divertir ? »

Du venin. Du feu. Tant d’agressivité contre quelqu’un qu’elle ne connaissait même pas. Il fronça les sourcils, ne pouvant plus longtemps caché son dégoût pour cette femme. Comment savait-elle seulement qu’Erin avait été la femme d’Alejandro ? Sûrement une quelconque interview lors de ces Jeux – ceux qu’Emma avait gagnés ne put s’empêcher de préciser mentalement Kenneth, avec une pointe de culpabilité – qui aurait marqué la citadine. Que pouvait-il dire pour lui répondre sans aller trop loin ? En y réfléchissant, il tendit son bras sur le côté, cherchant à poser une main calmante sur l’épaule d’Erin, dont il se sentait toujours si responsable. Mais ses doigts ne vinrent à la rencontre que du vide et à une vitesse surprenante, si rapide qu’il n’eut presque pas le temps de réaliser que son amie était debout et qu’elle assénait un prodigieux coup de poing à la femme.


    ERIN – « Osez une fois de plus prononcer son prénom et vous ne ressortirez pas vivante de ces Arènes… »

La bouche du jeune Dash tomba, le laissant bouche bée, debout à côté d’Erin. Quand s’était-il levé ? Il n’y avait pas réellement fait attention. De la peur à l’état pur courait dans ses veines pour la blonde à ses côtés. C’était sûr, quelqu’un allait l’embarquer. Il lui attrapa le bras sans réfléchir et la força, avec un peu plus de force qu’il n’en aurait eu besoin, à sa grande honte, à se rassoir en lui assénant un regard colérique. Voulait-elle mourir ? En tous les cas, un pareil spectacle ne serait sûrement pas pour déplaire à Suzanna. Il se pencha vers elle en prenant un air furieux sur son visage. Pour tous les autres qui regardaient, mais dans le creux de l’oreille de la jeune femme, il parla avec gentillesse, la voix pleine de supplications tacites. Sa main pressait avec un mélange de colère et de réconfort l’épaule dénudée de la jolie blonde. Elle n’avait pas sa place ici, pensait-il, en première ligne où ses émotions risqueraient se la mettre six pieds sous terre.

    KENNETH – « Erin, que fais-tu, bon sang ? Tu veux te faire tuer ? Je comprends ton énervement, crois-moi, mais tu ne dois pas donner au Capitole ce qu’il veut : d’autres raisons, des prétextes pour nous réprimer davantage. Tu dessers tout le monde en faisant cela. »

C’est à ce moment qu’il vit Nale se diriger vers eux, arborant un grand sourire. Kenneth le lui rendit avant de voir avec quelle désinvolture il enjambait le corps de la Capitoline sur le sol. Ne s’était-elle toujours pas relevée ? En fait, elle ressemblait un peu à ces tortues qui une fois mises sur le « dos » ne pouvaient plus se retourner, sauf qu’ici, il semblerait que ce soit son jupon rouge écarlate et bouffant qui l’empêchât de se redresser. Kenneth soupira et contourna la table pour rejoindre la dame à terre. Cela ne lui plaisait vraiment, vraiment, vraiment pas, mais quelqu’un à cette table d’inconscients devait mettre son égo de côté et essayer de recoller les morceau de leur image détruire ensemble pour … oh, trois fois rien, une broutille … les garder en vie, quoi, simplement.

Il s’abaissa donc vers la jeune femme et attrapa sa main, au même instant où une jeune fille, la jolie Gaby à qui il adressa un petit sourire et qu'il adorait tellement, mais redoutait tout autant, attrapait aussi la main de la Capitoline pour la redresser. Instantanément, elle referma ses doigts crochus sur son poignet, enfonçant ses ongles richement parés dans la peau tannée du jeune homme. Il retint une grimace et tira pour la remettre debout. Elle était légère comme tout. On n’aurait pas pu dire qu’elle mangeait à sa faim, voire plus, depuis qu’elle était enfant. Elle ne devait pas peser beaucoup plus qu’une fille moyenne au district onze. Étrange. Avant que le Capitolin qui accompagnait Gaby et cette dernière n'enlève la jeune femme, Kenneth commença sa litanie d’excuses, se sentant humilié, possédé par cette femme, tout en regardant le bout de ses chaussures. Peut-être prendrait-elle cela pour un geste d’humilité et non pour ce que c’était vraiment : la rage de voir tout honneur qu’on possède s’échapper entre ses doigts, sans pouvoir rien faire.

    KENNETH – « Madame je vous prie d’accepter nos excuses les plus plates. Mon amie ne s’est toujours pas remis de son deuil et, chez nous – vous savez, on vient d’un district très pauvre – nous n’avons pas les moyens pour soigner son mal être. Elle est un peu folle » dit-il à la femme dans une voix précipitée, comme s’il se dépêchait de sortir ces mensonges pour les oublier. Il détestait dire cela d’Erin. Elle lui en voudrait sûrement. Mais que pouvait-il faire d’autre pour elle que de plaider la folie, hein ? « Je puis vous assurer que ça n’arrivera plus j… » continua-t-il, sur une voix presque passée en ‘mode automatique’. Mais la jeune femme couleur de sang – un présage ? – frappa ses mains en poussant des petits cris mi-effrayés, mi-enragés pour l’éloigner et elle énonça clairement, avec un aire menaçant, les paroles qui allaient hanter Kenneth jusqu’à la fin de la soirée.

    CAPITOLINE - « Je vais aller le dire, jeune home ! Vous et votre clique ne vous en tirerez pas comme ça, croyez-moi. On est pas dans la jungle, ici ! Mais je suppose que c’est trop demander à comprendre à une bande de babouins sauvages tels que vous. »

Elle cracha presque le dernier mot, mettant tout le mépris qu’elle avait pour eux dans cette unique syllabe et tourna les talons, aidée par Gaby et l'homme à ses côtés. Tout cela allait virer à la catastrophe, il n’y avait pas d’autre alternative possible. Kenneth regarda Gaby s'éloigner, tendant la main pour une dernière caresse, fraternelle, dans le haut de son dos, tandis qu'il lui adressait quelques paroles à voix basse, affichant un air abattu alors qu'il remarquait combien la jeune femme avait l'air perdue :
« Au moins, maintenant, tu sais où me trouver. N'hésites surtout pas à venir à notre table si tu te sens seule. On déménagera même à deux ailleurs, si tu le souhaites. »Ca avait toujours été ainsi avec la jeune blonde : il se sentait protecteur envers elle, tant il la considérait comme une sixième sœur. Il retourna s’asseoir et s’affala sur sa chaise, au bord des larmes. Mais il ne les laisserait pas couler. Dût-il mourir ce soir, il ne voulait pas donner cette satisfaction au Capitole.

    NALE – « Alors, sur qui on commère ? »

    KENNETH – « Sûrement sur nous, Nale. Nous sommes la bande de sauvages de la soirée et les prochains condamnés à mort que le Capitole aura le plaisir d’annoncer. Aucun de vous ne sait-il se tenir ? Voulez-vous mourir ? Nous sommes ici en ‘territoire ennemi’, entouré par plus d’une centaine de Capitolins, au moins bien une trentaines de Pacificateurs. Et nous, combien sommes-nous ? Vraiment pas beaucoup. C’est pas le moment de déconner ! » murmua-t-il avec un regard blessé. S’ils voulaient tous mourir, ça les regardait à la limite. Mais lui ne voulait pas les suivre juste parce qu’il avait eu le malheur de s’asseoir à la même table/ Et tant pis s’il passait pour un rabat-joie. La vie méritait bien cela. Il tourna son regard vers Suzanna et ajouta des paroles qu’il regretta aussi tôt, déversant la frustration engendrée par sa peur sur elle. « Tout le monde n’a pas la chance de venir d’un district privilégié et ils seront sûrement moins cléments avec Erin et moi qu’avec toi qui a pourtant commencé avec tes petites piques. A quoi diable pensais-tu ? Ce n’est pas l’époque pour agir comme une écervelée, grandis un peu ! »

Il regarda les trois personnes assises à sa table. Il les ennuyait probablement avec ses sermons, mais il n’avait pas envie qu’ils meurent. Même pas cette « Suzanna » qui était en binôme avec sa sœur et qu’il n’avait jamais vue dans sa vie avant aujourd’hui. Comme toujours, Kenneth se sentait responsable pour tout le monde autour de lui et il craignait que leur comportement ne fasse tournée cette soirée au désastre. Mais c’était sans compter sur Prue, son aînée, qui s’affala à leur table et engloutit de grandes quantités d’alcool sous leurs yeux. Kenneth la fusilla du regard, mais ne dit rien. Il n’était pas habitué à devoir faire la morale à sa sœur et ne s’en sentait pas le droit à vrai dire. Il ne put s’empêcher un léger sourire quand elle caressa une mèche de cheveux de la petite brune revêche entre deux doigts en disant :

    PRUDENCE – « T’es.. trop… mignonne ! »

Après tout ce qui venait de se passer, Kenneth trouvait l’ivresse naissante de sa sœur presque comique. A ce stade-ci, ça ne le dérangeait presque plus qu’elle pose un baiser sonore sur les lèvres de Nale. Il pointa vers le blond un doigt faussement accusateur, blaguant mollement. Mais le cœur n’y était pas vraiment. Cette soirée était si stressante. Etre au cœur d’une horde de Capitolins à la langue aiguisée était un calvaire.

    KENNETH – « T’as intérêt à l’épouser, toi, maintenant ! »

Il se reposa sur sa chaise et ferma les yeux.

Plus tard, Prue revint vers lui, clairement éméchée.

    PRUDENCE – « Je trouve que... ça manque de musique, tout ça. J'ai une folle envie de danser. Pas toi ? »

    KENNETH – « Ca pourrait être chouette si on était pas les seuls. Les Capitolins ne pensent qu’à manger … Si tu veux on dansera quand on sera de retour chez nous. Je n’ai pas l’impression qu’ils apprécieraient notre rythme à sa juste valeur ici, de toute manière. »

Lui répondit-il en souriant. Il avait l’impression que de danser ici serait quelque peu déplacé et mal venu. Sa maison lui manquait, le district onze lui manquait. Au moins là-bas, aussi difficile que la vie soit, il n’avait pas l’impression de risquer sa vie en permanence.

Dire que Kenneth était surpris aurait été loin de la vérité. En réalité, à plusieurs égards, il était même choqué par l’audace – et parfois, lui semblait-il, la stupidité – de ses « camarades » de district. Bien entendu, lui aussi était absolument contre les agissements du Capitole et cette cérémonie ignoble le répugnait profondément, tout autant que son commanditaire, le Président Snow. Néanmoins, il ne lui serait jamais venu à l’esprit de le faire savoir aux Capitolins ou de se moquer d’eux. Peut-être n’était-ce dans le fond qu’un manque de courage de sa part. Il n’avait pas les couilles d’une Suzanna ou d’une Erin et restait terré dans son coin jusqu’à ce que choses se tassent. Oui, peut-être était-ce cela. Mais dans ce cas, était-ce réellement si répréhensible ? Après tout, Kenneth ne voulait pas mourir pour quelques piques lancées par des individus pourris gâtés. S’ils se rebellaient maintenant, ils n’auraient aucune chance, à dix pauvres petits habitants des districts contre les Pacificateurs qui infestaient l’endroit. Et cela restait vrai même si on comptait les vainqueurs, tous démunis sans leurs armes.

D’ailleurs, le calme de ces pacificateurs surprenait beaucoup le jeune Dash. Leur impétuosité non-éduquée ne devrait-elle pas être réprimée avec les plus sévères châtiments afin de préserver le calme dans un tel évènement ? Leur inertie soufflait au brun en costume-nœud papillon que quelque chose puait vraiment à cette soirée et que ça ne venait pas des fragrances entêtantes de tous ces Capitolins qui se mélangeaient en un seul parfum étrange et vomitif.

Il en était là dans ses pensées quand le Président Snow, arborant la fleure blanche qui semblait être au cœur de la décoration de cette soirée, monta sur l’imposante estrade de bois clair, se tenant devant le gigantesque écran. Toute sa personne suintait de puissance et Kenneth ne pouvait s’empêcher de regarder un peu à côté de lui, afin de ne pas devoir regarder l’homme en lui-même. La vision de celui-ci l’oppressait et lui donnait l’impression d’être une bête prise au piège.


    PRESIDENT SNOW – « Bienvenue citoyens de Panem à la cérémonie d'hommage aux tributs qui ont sacrifié leur vie dans l'Arène. Bienvenue à tous. Pour commencer.... Souvenons-nous. »

Après cela, l’écran derrière lui s’anima à la vie pour, paradoxalement, montrer la mort de dizaines d’innocents. Sur les écrans, Kenneth reconnu Arabella et entendit quelqu’un dans la foule des Capitolins dire
« Rah, celle-là je ne pouvais pas la blairer quand elle a gagné la première fois. J’ai été heureuse qu’elle meure à l’Expiation, quitte à ce qu’on n’aie pas de gagnant. Même si je suis une des seules à penser ça sûrement. » en gloussant sur la fin, comme si elle admettait quelque chose d’honteux, mais compréhensible. Le jeune Dash ferma les yeux, se sentant insulté par une telle remarque. Bon dieu, mais Arabella était une mère qui, en mourant avec son mari dans l’arène, avait abandonné un enfant en bas-âge derrière elle. Ne pouvaient-ils pas au moins respecter cela ? De tous côtés, des gens riaient ou pleuraient en fonction des images. Presque personne ne détournait le regard, dégoûté par le sang qui emplissait l’écran à intervalle régulier. Les oreilles de Kenneth se mirent à bourdonner, tandis qu’il sentait la nausée prendre possession de son corps. Son ventre lui faisait mal et il se sentait de plus en plus malade. Mais il se voyait mal se lever maintenant pour aller vomir dans un coin, alors il attrapa la main d’Erin, cherchant quelque secours auprès d’elle. Presque une seconde plus tard, le visage d’Alejandro apparu sur l’écran, suivi par un essaim de guêpes mutantes. Une voix suraigüe rigola plus loin, de manière pratiquement hystérique. Pas besoin de se demander qui c’était. Kenneth échangea un regard inquiet avec Nale. Le faisaient-ils exprès, bon sang ?

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ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
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ϟ DISTRICT : Originaire du 4, il est est actuellement un fugitif dans le 13.
ϟ AGE : 25 ans. Il a gagné la 64ème édition des jeux à 14 ans.
ϟ METIER : Il est assigné à l'intendance dans le 13, en cuisine.
ϟ LIFESTYLE : Le niveau de vie est correct et surtout équitable à chaque habitant, merci le 13. Mais sachant qu'il est un vainqueur et qu'il est originaire d'un district assez riche, il n'a jamais eu à se plaindre.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : pour
ϟ COMPÉTENCES : SURVIVOR
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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Lun 23 Avr - 11:19

Ce qui était sûr, c’est que Kenneth était de toute évidence la personne la plus censée et rationnelle de la soirée, à notre table. Il nous fit la morale – bien que je ne me considérais pas comme dangereux pour la soirée étant donné qu’Erin et Suzanna avaient fait pire que moi, à savoir ne pas ramasser une Capitoline étalée sur le sol – et je m’efforçai de dissimuler mon sourire. Mon moral était plutôt bas et je savais qu’il ne fallait rien faire de compromettant, mais je ne pouvais m’empêcher de me délecter des victoires de mes compagnons sur les Capitolins. C’était un petit plaisir, une sorte de victoire personnelle, en fait. Surtout que la soirée était loin d’être finie, et je continuais de rire intérieurement quand je vis Prue nous rejoindre et boire comme un trou, sous les yeux de son frère qui devait sûrement bouillir en essayant de le cacher. Mais c’était sans compter sur la brune fraîchement bourrée qui vint m’embrasser avant de s’en aller comme elle était venue. Je n’avais pas eu le temps de réagir et à vrai dire, c’était mieux ainsi. Si je m’étais écouté, je l’aurais arrêtée dans sa course et essayé de lui faire entendre raison. Mais elle m’avait agréablement surpris, et même si notre « relation » était normalement terminée, je ne pouvais m’empêcher d’apprécier ses baisers. Et puis, vu la situation comique que ça provoquait, je ne pouvais que me réjouir. Car après qu’elle fut partie, je souris largement en croisant mes bras derrière ma tête en signe de contentement, ce à quoi Kenneth répondit par un faux regard noir et un doigt tendu vers moi comme si j’étais fautif. Après tout, c’était sa sœur, et je pouvais quand même comprendre cette réaction.

« T’as intérêt à l’épouser, toi, maintenant ! »

Je levai mes mains devant moi en signe d’innocence et souris davantage. La situation était trop comique et plaisante pour que je n’en profite pas un peu.

« Mais oui, je l’épouserai quand elle sera sobre ! »

Je secouai la tête pour lui montrer que je me jouais gentiment de lui et qu’il ne fallait pas le prendre mal. Sa sœur était assez grande pour assumer son état et ses actes, et le comportement vieux jeu de Ken ne faisait qu’attiser mon humour, certes non approprié.

« Bienvenue citoyens de Panem à la cérémonie d'hommage aux tributs qui ont sacrifié leur vie dans l'Arène. Bienvenue à tous. Pour commencer.... Souvenons-nous. »

Je sursautai. J’étais tellement perdu dans mes pensées après notre petit amusement que je ne remarquai même pas le changement d’ambiance et l’arrivée de Snow. Il inspirait toujours autant de bonnes choses, celui-là. Je me redressai correctement sur ma chaise et sentis que mon sourire n’était plus aussi sincère que cinq minutes auparavant. J’étais curieux de ce qu’il nous voulait, mais je n’étais pas rassuré pour autant. Et lorsque je vis les images défiler sur l’écran géant, je me décomposai. Mon sourire s’effaça totalement et je serrai la mâchoire.

« Rah, celle-là je ne pouvais pas la blairer quand elle a gagné la première fois. J’ai été heureuse qu’elle meure à l’Expiation, quitte à ce qu’on n’ait pas de gagnant. Même si je suis une des seules à penser ça sûrement. »

Je me tournai vers la fautive avec un air qui aurait pu lui faire peur si elle m’avait regardé. Un air qui en disait long sur ma façon de penser et sur mon envie de la soulever et la planter à un endroit de l’arène – où nous nous trouvions – où un tribut était mort, histoire de lui rappeler que moi aussi, j’avais fait des dégâts, et que je pouvais recommencer sur elle. Elle en serait sûrement honorée mais dans le fond, personne n’aime mourir, pas vrai ? Et puis je me calmai malgré moi, car c’était d’Arabella dont on parlait. Et Arabella, c’est moi qui m’en étais occupé pour ses premiers Jeux. Je ne la connaissais que trop bien et avais été bien plus affecté par sa mort que d’autres. C’était une véritable épreuve de revoir ces images-là, surtout dans une soirée qui devait se vouloir joyeuse. Et puis je reconnu Alejandro. Celui-là même de qui j’avais été jaloux, qui était tout pour Erin ; Erin, qui se trouvait juste à nos côtés. D’un coup, j’eu peur, très même, et je me tournai vers Kenneth qui me rendit un regard inquiet. Je ne pouvais que comprendre la jeune femme et je me demandais comment elle faisait pour tenir alors qu’elle s’était emportée quelques minutes plus tôt. Allait-elle faillir ?

Mais avant que je n’aie pu attendre pour voir si elle allait nous offrir une réaction démesurée, je restai figé devant l’écran qui diffusait la mort de ma sœur. C’était confirmé, tout ceci était une jolie mise en scène pour nous faire flancher et nous tomber dessus si nous nous rebellions. Comment pouvait-il en être autrement ? Les images étaient trop bien ciblées. Je ne pouvais détourner mon regard de ces images toutes plus atroces les unes que les autres. Styana. Transpercée par deux immenses lames qui la maintenaient redressée contre un arbre, attendant la fin, attendant l’hovercraft. Je me pris à agripper la table devant moi et la serrer avec mes mains qui tremblaient légèrement. Je retenais également des larmes qui malgré moi, ne demandaient qu’à s’échapper. Mais je ne voulais pas donner ce plaisir au Capitole, et surtout pas à Snow.


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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Mar 24 Avr - 21:48


S’asseoir à cette table n’avait peut-être pas été la meilleure des choses à faire, mais maintenant qu’elle y était elle y restait. A ses côtés la Capitoline avait décidé de répondre à la provocation de Suzanna en mentionnant le nom d’un défunt. Il ne lui fallut pas longtemps pour avoir le privilège de saluer le sol, entraînée par la force d’un coup que la jolie blonde du onze lui avait offert en plein visage. Erin qu’elle s’appelait. Idiote, pensa Sue, mais peut-être ne serait-ce pas arrivé si elle ne l’avait pas elle-même provoqué. Pourtant c’était à peine si elle se sentait un peu coupable. Après tout, Erin aurait pu se contenter de serrer les poings, au lieu de cela elle s’était donnée en spectacle et mettait à présent tout le groupe en danger. Même ses amis furent contraints de le reconnaître, pour être folle, elle l’était ! Même si de la bouche de ce Kenneth, cela sonnait beaucoup plus faux que dans l’esprit de Sue. Kenneth, le frère de son binôme Prudence, visiblement trop gentil et aussi trop raisonnable.. était quelqu’un de discret à qui elle n’aurait prêté aucune attention en temps normal. Cette soirée devenait aussi étrange qu’intéressante, jamais elle n’aurait pensé partager un jour une table avec le onzième district. Puis Nale arriva tranquillement et s’installa à leur table avec le sourire, adoptant une attitude qui amusa beaucoup la jeune carrière. Enfin un visage familier ! Et apparemment pas seulement pour elle. Tous à cette table semblaient le connaître et sans doute mieux qu’elle, aussi elle se fit discrète et ne lui adressa qu’un sourire. Derrière elle, la Capitoline crachait toute son indignation sur la « bande de sauvages » qu’ils étaient et finalement, Suzanna ne s’en alarmait pas plus que cela. Ils seraient déjà morts si on l'avait voulu, or personne n’avait bougé le petit doigt.. La brune s’inquiétait plutôt sur la réelle raison de cette loterie et de leur présence ici ce soir. Lécher les bottes du Capitole ne lui sauverait pas plus la mise qu’à ces paysans, surtout pas lorsqu’on portait le nom d’une Everglade… Et ce Kenneth aurait pu rester discret et sans quelconque intérêt s’il n’avait pas eu l’audace de lui faire la morale, à elle, qui la subissait déjà assez au quotidien pour supporter les sermons d’un inconnu ! Que savait-il sur elle pour oser la juger sur de simples faits ?


KENNETH: « Tout le monde n’a pas la chance de venir d’un district privilégié et ils seront sûrement moins cléments avec Erin et moi qu’avec toi qui a pourtant commencé avec tes petites piques. A quoi diable pensais-tu ? Ce n’est pas l’époque pour agir comme une écervelée, grandis un peu ! »

Elle aurait préféré garder ses mains sur ses cuisses, à froisser le tissus si coûteux de sa robe, mais elles frappèrent simultanément la surface de la table tandis que son corps tout entier s’était redressé. Se tenir à carreau, complimenter celui-ci et celui-là, se faire bien voir, peut-être que pour la première fois depuis trop longtemps Suzanna avait laissé sa fierté prendre le dessus. Soutenir une cause ne voulait pas forcément dire qu’elle appréciait tous ces rigolos qui la composaient, mais quand l’un n’allait pas sans l’autre, il fallait s’y faire. Une petite provocation, qu’était-ce à côté d’une agression ? Pourquoi insulter une fille dont on ne connaît rien d’écervelée lorsqu’il en avait la définition même à ses côtés ?


SUE: « Qu’en sais-tu ? C’est facile de juger … que sais-tu de moi ? Je viens du quatre, alors je suis pourrie gâtée, hin.. Tu ne dois pas savoir ce que l’on ressent quand tes faits et gestes sont constamment surveillés. Et je ne parle pas de cet endroit. Ma vie ne vaut pas plus que la votre, quand bien même ça m’arracherait presque la langue de l’admettre ! »

Sa famille était en effet placée sous étroite surveillance depuis la fin des derniers jeux, mais pour Suzanna ce n’était pas tellement cela le plus difficile.. Et vivre dans le luxe était finalement secondaire, même pour ces gens du Capitole, on la mettrait au même rang que les autres. Elle reprit aussitôt son calme et regretta de s’être emportée pour quelque chose qui n’en valait finalement pas la peine. Elle avait un peu réagi comme Erin, sauf qu’elle n’avait frappé personne et qu’elle n’avait proféré aucune menace. Elle n’avait même pas levé la voix, à quoi bon ? Ce Kenneth avait en partie raison et puis il était loin d’être méchant en soi ou arrogant. Il était plus « la voix sage » de la soirée et son trop plein de bonté exaspérait assez la brunette pour qu'elle l’ignore et passe à autre chose. Elle n’avait même pas la force de le rabaisser. Elle le foudroyait d’un regard aussi sombre que pouvait l’être sa robe du soir, d’un magnifique bleu nuit agrémenté de quelques diamants ici et là, tandis que ses cheveux reposaient sur ses épaules, légers et parfaitement lisses. Tout avait bien démarré pour bien se terminer, mais il ne fallut que quelques minutes pour tout gâcher. Et pas seulement à cause du brun, ou de sa sœur dont elle avait repoussé la main sans grande brusquerie, mais aussi par ce qu’il se produisit ensuite. L’arrivée du Président. Avec le numéro de Prudence et les réactions qu’elle avait suscité autour de la table, Sue n’avait plus porté son regard ailleurs et tentait aussi bien d’oublier l’altercation que de retrouver le sourire. Et pour cela, elle comptait principalement sur la bonne humeur contagieuse de Nale, peut-être était-ce l’occasion de lui prouver qu’elle n’était pas mécontente d’avoir voyagé avec lui. Mais alors qu’elle voulut lui adresser la parole pour la première fois ce soir, elle fut coupée par la voix grave et assurée d’un homme qui ne l’avait jamais vraiment rassurée, mais qu’elle respectait au plus haut point.


PRESIDENT SNOW: « Bienvenue citoyens de Panem à la cérémonie d'hommage aux tributs qui ont sacrifié leur vie dans l'Arène. Bienvenue à tous. Pour commencer.... Souvenons-nous. »

Sue s’était tournée vers l’estrade et son regard passa très vite du Président Snow à l’écran placé au dessus de lui.. Les images qui défilèrent étaient différentes morts de toutes les éditions précédentes et comme elle s’y était attendue, elle assista de nouveau aux dernières images des soixante-quinzième jeux, celui où sa sœur avait chamboulé Panem de façons différentes.. Au Capitole, on était loin d’applaudir son geste et pour cause, il avait été aussi stupide que celui d’Erin. Une provocation loin d’être anodine et dont elle ne paierait pas les pots cassé, la maligne, maintenant qu’elle n’était plus de ce monde.


CAPITOLINE: « Rah, celle-là je ne pouvais pas la blairer quand elle a gagné la première fois. J’ai été heureuse qu’elle meure à l’Expiation, quitte à ce qu’on n’aie pas de gagnant. Même si je suis une des seules à penser ça sûrement. »

Autant elle appuyait ces paroles sans le moindre remord, autant le fait que ce soit cette femme qui osait les prononcer la mettait plus en colère qu’autre chose. Mais elle ne fit aucun commentaire et détourna bientôt les yeux de l’écran. Elle était peut-être de ceux que l’on nommait Carrière, elle trouvait peut-être honorable le fait de participer aux jeux et elle méprisait sans doute les districts les plus faibles… elle n’acceptait pas pour autant ce genre de chose. Elle n’avait perdu qu’Arabella durant les jeux, mais elle savait très bien que si elle y avait perdu des amis …ou l’un de ses grands frères, peut-être aurait-elle moins apprécié ce spectacle. Elle n’était pas assez gentille pour compatir à la douleur de ses compagnons, elle ne les connaissait pas assez pour cela non plus. Mais elle pouvait au moins montrer que même en étant pro-capitole, on n’oubliait pas d’où l’on venait. Elle était fière d’être née dans un district, de faire partie des « babouins sauvages » et cela, même si un jour elle réussissait dans ses ambitions, ça ne changerait jamais. Un regard furtif du côté de Nale lui rappela que l’arrivée de Snow l‘avait coupée dans son élan, mais aussi que la douleur se lisait aussi bien sur son visage que celui des autres. Et dans une vaine tentative de le rassurer, la brune posa timidement sa main sur l’épaule du jeune homme. Ce fut presque naturellement que ces mots franchirent ses lèvres tandis que l’écran ne s’éteignait toujours pas. Et son regard déjà plus alarmé se posait un peu partout, les avait-on invités pour les humilier ?


SUE: « A quoi ils jouent… »

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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Mar 24 Avr - 22:14


Somebody told me that in this place, everybody's fake.


SPRING CELEBRATION
L'alcool bouillonne dans le ventre de Prue, elle ne sait plus vraiment ce qu'elle fait, et ça se voit. Après avoir embrassé Nale, parlé à Sue comme si elle n'était pas plus grande qu'une gamine de dix ans et demandé à Kenenth de danser, elle a toujours le besoin de faire quelque chose. C'est donc officiel, Prudence Dash ne tient pas franchement bien l'alcool. Et c'est également officiel : quand elle rentrera au onze — si le Capitole compte bien les faire retourner chez eux — elle aura honte. Aînée d'une famille nombreuse, la voilà saoule, avec des images rediffusées en direct à travers tous les districts, elle aura honte d'avoir agi ainsi. Elle verra en ses actes une faiblesse. Comme si à la première marche elle avait déjà besoin de la rambarde. Quoi qu'en ce moment ce soit plutôt un objet ayant pour effet inverse qu'elle tienne de main forte. Un truc qui l'enfonce. Rien de bénéfique. Au moins, quelques crétins devant leurs pots se moqueront gaiement. Et ça égayera leur journée. Au pire, on s'en fiche.
Ou pas.

« Ca pourrait être chouette si on était pas les seuls. Les Capitolins ne pensent qu’à manger … Si tu veux on dansera quand on sera de retour chez nous. Je n’ai pas l’impression qu’ils apprécieraient notre rythme à sa juste valeur ici, de toute manière. » Les paroles de son petit-frère la sorte de ses pensées. Elle est ailleurs. Si loin qu'elle n'eu pas remarqué le regard de Kenneth qui la descendait sur place. Heureusement, qu'elle ne l'avait pas surprit. Elle leva les yeux au ciel de la même manière qu'une pauvre adolescente en pleine crise. Puis son regard retomba vers Nale. Il n'avait pas l'air mal en point. Prue souriait alors brièvement au garçon puis détourna les yeux vers Kenneth. « De toute façon, ici, personne ne sait s'amuser. Et quand bien même ils le voudraient, leurs tenues sont trop serrées pour permettre de se détendre. » Elle s'affale dans sa chaise. Et aux toilettes cette quelconque classe qu'elle aurait pût avoir facilement avec cette robe. Mais Prue n'est pas là pour jouer les jolies connes qui pivotent dans leurs robes si chères qu'à elle seule pourraient acheter leurs maisons. Elle ne sait même pas pourquoi elle est là, pourquoi elle a joué. Mais merde Prudence, ressaisie-toi ! Mais la Prudence qu'elle est ce soir est sourde aux plaintes de son alter-ego. Si elle est au Capitole, autant qu'elle en profite un minimum, non?.. On ne vit qu'une fois, après tout. Soudain, les conversations et autre bruits externes s'étouffent dans un murmure commun. Une forte odeur de rose nauséabonde s'approche à grands pas. C'est le Président Snow qui monte calmement sur l'estrade, après tout, les gens ne sont là que pour son bon plaisir. Prue a subitement un haut-le-cœur. Un deuxième. Et ça se voit comme le nez en plein milieu de la figure. Ce dégoût que lui éprouve le Président et les jeux. «Bienvenue citoyens de Panem à la cérémonie d'hommage aux tributs qui ont sacrifié leur vie dans l'Arène. Bienvenue à tous. Pour commencer.... Souvenons-nous. » Et l'écran derrière lui s'anime. Des innocents défilent les uns après les autres lors de morts également plus atroces que les précédentes. Elle n'a rien écouté, trop pré-occupée par ses foutus remontées. Elle se lève de sa chaise, se foutant éperdument de boucher la vue aux autres et se dirige vers une table non loin des Capitolins. Elle attrape un verre d'eau glacée et le finit en une gorgée. Quelques Capitolins sont amusés par son comportement. Prudence attrape un cocktail légèrement alcoolisé et se tourne vers eux, un sourire satisfait et leur lève son verre. « A votre santé, m'sieur-dames. » Sur le banquet, elle chope un produit mente fraîche et l'ingurgite pour faire passer le goût des trois punchs. Elle retourne à sa place, ni vue, ni connue. Soudain Arabella Evergalde apparut dans la liste des victimes et une voix se profila, venant du coin des Capitolins. « Rah, celle-là je ne pouvais pas la blairer quand elle a gagné la première fois. J’ai été heureuse qu’elle meure à l’Expiation, quitte à ce qu’on n’ait pas de gagnant. Même si je suis une des seules à penser ça sûrement. » Dans son état normal, cette phrase aurait choquée Prudence, elle se serait retournée pour fusiller du regard celui qui avait osé parler ainsi de la femme qui avait, dans sa chute, nourri l'espoir de la rébellion dans le cœur des habitants des districts. Leurs mise en garde contre le Capitole. Merci, Arabella. aurait-elle pensé. « A quoi ils jouent… » lâche Suzanna Everglade. L'aînée des Dash tourne la tête vers la jeune femme. Elle s'adresse à Nale. Ce dernier a perdu son sourire, d'ailleurs.
Les images continuent de défiler. Prudence reconnaissait parfois les visages aperçu issus du district onze. Ses pupilles s'élargissent lors de leurs morts. Elle ne pleure pas. Elle ne les connaissait pas, après tout. Elle tourne la tête et observe le visage des autres. Puis le visage du frère d'Erin vint à l'écran. Elle ne le connaissait pas. Mais depuis qu'il était mort et qu'Emma était revenue, Prue se sentait mal vis-à-vis d'Erin et ne cesse de l'éviter depuis. Mais pour la première fois, un regard compatissant s'empare d'elle lorsqu'elle pose ses yeux sur la silhouette de la blonde. Elle feint un sourire mal réalisé et tourne la tête, le regard sur l'écran. Elle attrape un couteau avec lequel elle joue, comme une gamine.

Elle étouffe. Toute cette pression l'étouffe. Ses cris de douleurs provenant des bath reliés à l'écran lui serrent les poumons. Elle a besoin d'air. Cette ambiance morbide lui fou la chair de poule. Mais bon sang, pourquoi regardent-ils ça ? Pourquoi doivent-ils toujours remettre les jeux sur le plateau ? Pourquoi pas.. n'importe quoi ? Autre chose ? La météo, par exemple ! Qu'est-ce-que ça leur apporte de briser des gens qui sont de toutes façon condamnés à être esclaves du Capitole ? Prudence fixe alors le président Snow, embarqué dans le visionnage des derniers morts des jeux de la faim, si elle n'avait pas malgré le taux d'alcool dans ses veines, la peur de se faire descendre, elle aurait déjà logé un couteau aiguisé dans le cou de ce cher président. Et ses yeux sombres le laissait clairement voir. Son dégoût. Son mépris. Elle ravale sa salive et se tais, imaginant une mort affreuse qui viendrait les chercher les uns après les autres pour tous leurs pêchés, tous leurs affronts. Puis une nouvelle mort défile. Un autre rire strident s'échappe des rangs du Capitole. La main de Prudence se serre et le couteau s'enfonce dans la table. Ils paieront. Ils paieront. Ils le doivent.

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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Mer 25 Avr - 11:30
« Osez une fois de plus prononcer son prénom et vous ne ressortirez pas vivante de ces Arènes… ». Tout était allé trop vite. L’arrivée de la Capitoline. Le moment où elle a jeté son venin sur les autres puis sur moi. Mon élan pour lui donner un coup de poing en pleine figure provoquant par conséquent sa chute à terre, suivie d’une menace sortie de ma bouche. Je n’avais pas réussi à me contrôler. A repousser cette haine, cet énervement et ce dégout qui bouillaient en moi, comme l’eau qu’on laissait sur le feu trop longtemps. A présent, je suis là debout, honteuse. Quelque chose clochait et il ne me fallut que quelques secondes pour comprendre qu’est ce qui clochait. « Voilà encore quelqu'un qui ne sait pas se tenir, c'est vraiment incroyable... ». Donc, ce qui clochait c’était moi tout simplement. Les regards dirigés vers moi – Nale, les autres convives de la table ou encore certains capitolins – me confirment cette théorie. Mais ce n’est pas pour autant que je suis calme, apaisée et sereine. Non, au contraire. J’ai une putain de boule au ventre, qui tord mon ventre.

Puis, la voix de Kenneth vient bourdonner dans mes oreilles. Qu’est ce qui voulait bon sang ? « Erin, que fais-tu, bon sang ? Tu veux te faire tuer ? Je comprends ton énervement, crois-moi, mais tu ne dois pas donner au Capitole ce qu’il veut : d’autres raisons, des prétextes pour nous réprimer davantage. Tu dessers tout le monde en faisant cela. ». Je ne comprends pas toutes ses paroles, juste la globalité à peu près : il me faisait la morale en quelque sorte. Je soupire, ouvrant la bouche espérant que les mots sortiront. « Je ne sais pas Kenneth. J’ai honte. Comment aie-je pu faire ça ? ». Les mots étaient sortis difficilement, brisés. Ma voix avait ressemblé à un murmure, ou encore à une lamentation. Je suis perdue. Puis la voix de Kenneth se met à bourdonner une seconde fois. Mais cette fois ci, ce n’est pas adressé à moi. « Madame je vous prie d’accepter nos excuses les plus plates. Mon amie ne s’est toujours pas remis de son deuil et, chez nous – vous savez, on vient d’un district très pauvre – nous n’avons pas les moyens pour soigner son mal être. Elle est un peu folle… Je puis vous assurer que ça n’arrivera plus j… ». Le mot folle que venait d’employer Kenneth se met à raisonner dans ma tête comme une grosse cloche qui ne cessait de sonner bruyamment. Suis-je vraiment folle ? Est ce la véritable explication ? Perdue, effondrée, et quelque peu vexée, je reste muette. Je décide finalement de juste observer la scène : Kenneth qui murmure quelques mots - que je n'entends pas - à Gaby avant qu'elle s'éloigne, accompagnée de la Capitoline. Observant Gabrielle partir avec la Capitoline, je me sens un peu coupable de toute cette agitation. Même, affreusement coupable. Par conséquent, je vais devoir m'excuser auprès d'eux, et en remercier certains dont Gabrielle et Kenneth. Je soupire doucement, triste et déçue.

Vaincue, je me laisse alors tomber sur la chaise que j’avais quitté quelques minutes auparavant. Une seconde crampe au ventre vient alors surgir à l’intérieur de mon ventre, le tordant à nouveau férocement. Je veux partir d’ici. Trop d’émotions, et tout me dit que c’était loin d’être fini car à mon avis, Snow nous préparait quelque chose qui ne présageait rien de bon… Perturbée par la douleur qui envahissait mon ventre, je ne fais pas attention à la réponse de la Capitoline, ni à ce qui se passe après. C’est comme si je ne vois que les images, sans le son. Comme si je suis dans une bulle, coupée des autres. Je vois seulement Gabrielle qui éloigne la Capitoline de mon champs de vision, celle ci affichant un air à la fois bougon et énervé. Elle devait une fois de plus pester. La regardant partir, je soupire de soulagement, bien que ce n’était pas vraiment le cas. Je suis tétanisée à l’idée qu’ils viennent me chercher. Voulant me rassurant, je balaie de mon regard toute la foule, dans le but de vérifier s’ils se dirigeaient ou non vers moi pour me prendre. Personne. Je soupire une nouvelle fois.

C’est là que j’aperçois Prudence, l’ainée des Dash, complètement bourrée et par conséquent, qui se mettait en spectacle face à cette foule de capitolins. Habituellement, ça m’aurait fait rire. Mais là non, étant prise de douleurs infernales au ventre, qui me donnaient la nausée. Puis, je vois également Kenneth qui tente de faire de l’humour avec Nale en pointant son index feignant de le menacer sur quelque chose que j’ignore – le son n’était pas encore revenu, mon bulle n’avait pas encore éclaté. C’était comme si j’étais figurante dans une scène de théâtre. Mais malheureusement, j’avais trop agi pour l’être vraiment.

Mais pour la quatrième fois dans la soirée – ça ne se finira donc jamais ? - une voix vient bourdonner dans mes oreilles brisant donc ma bulle. Néanmoins, contrairement à la voix de Kenneth, celle ci m’avait provoqué un effet des plus désagréables : c’était comme si cette voix me criait dans les oreilles alors qu’il y avait personne à coté de moi faisant ceci. Mon ventre se crispe à nouveau, me volant une grimace. Comme si ça annonçait un mauvais présage. « Bienvenue citoyens de Panem à la cérémonie d'hommage aux tributs qui ont sacrifié leur vie dans l'Arène. Bienvenue à tous. Pour commencer.... Souvenons-nous. ». Evidemment, c’était lui. Le présent Snow. A écouter sa voix, j’en frisonne violemment tout en serrant les poings afin de me contenir cette fois ci. Je ne peux pas lui donner ce qu’il veut – ce privilège.

Puis, tout se passe très vite. Les images. La remarque de la Capitoline à propos d’Arabella. Puis juste après, son image. Lui. Alejandro, un essaim de guèpes mutantes le poursuivant. Une image prise certainement quelques secondes avant sa mort. Au même moment, un rire vient alors rompre le silence, tel un éclair. C’était elle. Celle qui avait jeté son venin sur moi peu avant l’intervention du Président Snow. Mais mes yeux fixent toujours son visage ravagé par la peur. Alejandro. Alejandro… L’amour de ma vie. Mon fiancé. Décédé lors des Jeux. Mort suite à la bonne volonté du Capitole pour mettre un peu plus d’action jugeant qu’il n’y en avait pas eu assez. Mon sang ne fait qu’un tour. Les battements de mon cœur connaissent un raté. J’allais défaillir. Alors j’essaie de chercher la main de Kenneth. Je ne peux pas me permettre de montrer ma souffrance ou de laisser couler mes larmes. Pas devant eux. Je commence à paniquer, ne trouvant pas la main de Kenneth. Au final, c’est lui qui vient trouver la mienne, qui est tremblante, comme s’il avait senti mon malaise. Alors, je décide de la serrer fort – peut être trop fort d’ailleurs. A ce moment là, qu’importe si les gens me trouvent faibles… Mais je ne veux pas offrir ce que le président Snow veut. Tout en serrant la main de Kenneth, les traits de mon visage se décrispent peu à peu. Je deviens alors calme bien que les larmes demeurent au bord de mes yeux…


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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Dim 29 Avr - 20:24
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    May they rest in peace.

Avant que le Capitolin n'aille emmener celle qui venait tout juste de se faire frapper par Erin, Kenneth débarqua, ce qui eut le don de soulager Gaby. Enfin un peu d'aide, pensa t-elle. " Madame je vous prie d’accepter nos excuses les plus plates. Mon amie ne s’est toujours pas remis de son deuil et, chez nous – vous savez, on vient d’un district très pauvre – nous n’avons pas les moyens pour soigner son mal être. Elle est un peu folle. " annonça t-il, à toute vitesse, débitant ces mensonges comme si cela sortait naturellement de sa bouche. "Je puis vous assurer que ça n’arrivera plus j… " continua t-il, tout aussi rapidement, comme subissant un stress incroyable, et ne parvenant pas à s'arrêter. Cependant, la Capitoline réagit, et figea absolument Gaby avec ses paroles. "Je vais aller le dire, jeune homme! Vous et votre clique ne vous en tirerez pas comme ça, croyez-moi. On est pas dans la jungle, ici ! Mais je suppose que c’est trop demander à comprendre à une bande de babouins sauvages tels que vous." Gaby resta estomaquée pendant quelques secondes, et se mit automatiquement à aider la Capitoline à l'aide de Zaina. Avant de se mettre en marche, elle sentit cependant une caresse dans le haut de son dos, venant de Kenneth. Elle se tourna vers lui, voyant qu'il affichait un air assez dépité, certainement compatissant envers Gaby, qui était absolument effrayée, et plutôt perdue. " Au moins, maintenant, tu sais où me trouver. N'hésites surtout pas à venir à notre table si tu te sens seule. On déménagera même à deux ailleurs, si tu le souhaites. " lui dit-il avec douceur. "Merci beaucoup. Je te rejoins très vite, promis." répondit-elle avec un sourire maigre, mais sincère, avant de s'éloigner, guidée par Zaina.

Kenneth venait de la tirer d'une solitude certaine, et pour cela, elle lui en était grandement reconnaissante. Il était comme un frère pour elle, et avait toujours eut le don de lui rappeler son frère, Louis, mort durant les jeux. Au bout d'un moment, Zaina lui demanda de le laisser seul avec la Capitoline, toujours très choquée, et proférant par moments des insultes, du style "bande de rats!" ou "saleté de pauvres!", ce qui donna à Gabrielle une très singulière envie de vomir, si bien qu'elle fut totalement soulagée lorsqu'on lui demanda de s'en aller. Elle s'éloigna donc de ces deux là, et prit un moment pour s'adosser à un mur, fermant les yeux, voulant reprendre ses esprits aussi bien que son souffle, et tentant d'empêcher les larmes qu'elle retenait de couler. Il lui fallut pour cela redoubler de courage, et elle qui était réputé pour son hyper-sensibilité semblait faire des progrès en la matière.

Elle se remit en marche, et, se souvenant des mots de Kenneth, elle décida de se joindre à lui, comme il l'avait proposé. Elle tira donc l'une des chaises à sa gauche, et s'y posa, soulagée d'avoir trouvé un peu de compagnie, même si, trop bouleversée par les évènement ayant précédé, elle n'avait pas envie de parler. Elle connaissait beaucoup de tête par ici, comme Nale, un jeune vainqueur qu'elle avait croisé lors de l'une de ses tournées. Elle serait bien allée lui parler, mais ne put s'empêcher d'être soulagée lorsque le président Snow s'avança pour faire un discours, sa timidité l'ayant toujours bloquée pour engager de quelconques conversations. "Bienvenue citoyens de Panem à la cérémonie d'hommage aux tributs qui ont sacrifié leur vie dans l'Arène. Bienvenue à tous. Pour commencer... Souvenons-nous." annonça t-il. Gabrielle ne put s'empêcher d'être surprise par son apparition soudaine, et quelque peu impressionnée, également. Il se tenait là, devant l'assemblée... le président de Panem!

Mais, tout émerveillement naïf s'éclipsa bien vite, lorsque ses paroles commencèrent à avoir un sens. "Souvenons-nous". Ces deux mots résonnèrent dans sa tête, alors que des images horribles commencèrent à apparaître sur l'écran géant. Les tributs, tous morts selon le bon vouloir du Capitole. A ce moment précis, plus rien autour d'elle n'a d'importance, plus rien ne semble digne de son attention. Cette écran géant absorbe tout son être, et il ne peut empêcher " Rah, celle-là je ne pouvais pas la blairer quand elle a gagné la première fois. J’ai été heureuse qu’elle meure à l’Expiation, quitte à ce qu’on n’aie pas de gagnant. Même si je suis une des seules à penser ça sûrement. " entendit-elle cependant, au loin. Elle eut un hoquet de stupeur, puis resta figée, regardant les morts, défilant encore et encore. " A quoi ils jouent… " Elle ne reconnaissait pas la voix, mais approuvait totalement.

A quoi cela rimait-il? Était-ce donc l'idée qu'ils se faisaient d'une commémoration? Horrifiée, elle regardait les visages apparaître puis disparaître, toujours suivit d'un autre, et parfois même avec des bribes de combats atroces. Gabrielle sentit sa gorge se nouer en voyant apparaître le visage d'Alejandro. Elle pensa subitement à Erin, et à quel point voir ça devait lui faire du mal, mais, toujours scotchée, elle ne détournait toujours pas les yeux de l'écran géant, même lorsque résonna au loin un rire atroce et cruel, celui de la Capitoline. Puis, comme elle s'y était attendu, le visage de Louis apparut sur l'écran, pendant une ou deux seconde, qui lui parurent une éternité. Un frisson parcourut son corps entier lorsque son visage, si doux, fut suivit d'un bref instant du combat qui lui avait coûté la vie, avec un saleté de carrière. Elle laissa échapper une petite plainte aiguë, masquée par la musique, mais que certains avaient dû entendre tout de même, laissant des larmes noyer ses joues. Elle était faible, oui, et alors? Aurait-elle du prétendre que voir tout ces visages, donc celui de son frère, ne lui faisait rien? C'était bel et bien au dessus de ses forces. Elle détourna ensite les yeux de l'écran, ne supportant plus cette vidéo stupide, supposée honorer les morts des tributs, décédé à cause de jeux orchestré par le capitole. Au fond, avaient-ils seulement le droit de faire cette cérémonie? N'avaient-ils pas honte? "Louis." souffla t-elle, sans trop savoir pourquoi, en tournant ses yeux embués de larmes vers le président, qui observait l'assemblée. Il lui sembla, à l'instant ou elle avait murmuré, que les yeux de Snow s'étaient arrêté sur elle pour une fraction de seconde, mais elle préféra se persuader qu'elle avait rêvé. Ne regardant désormais plus l'écran, mais exclusivement le président, elle vit naître sur son visage un sourire. Un sourire de satisfaction. Un sourire qu'il réservait au peuple, tout entier, représenté ce soir par Gaby elle-même, et tout ses compagnons venant des différents districts.
Pleurant à chaudes larmes, silencieusement, ne lâchant plus le président des yeux, une question vint à l'esprit de Gaby. Elle se demanda, l'espace d'un instant, comme Snow parvenait à dormir, la nuit.





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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Mer 2 Mai - 15:04

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EP. 1: spring celebration.


TROISIÈME TOUR : VICIOUS GAME
Il se délectait de leur réaction. Ils n'étaient que des pièces dans son jeu, des pions qu'il était très facile de manipuler, de déplacer. Un sourire effleura le coin de ses lèvres tandis qu'il ne quittait pas la table des "provinciaux" des yeux. Anciens vainqueurs, futures victimes, traîtres, fidèles serviteurs, tous réagissaient différemment aux images projetées derrière lui sur grand écran. Fureur, haine, peur, tristesse, appréhension. Ils étaient si prévisibles. Le film était une idée d'Amnelia Parkerbols. Une excellente idée. Caïus Snow profita de cet interlude pour réajuster la fleur à sa boutonnière, savourant le parfum capiteux et sucré que dégageait la rose d'un blanc éclatant. Il était prêt, prêt à la suite des évènements. Son discours avait été préparé, minuté, tout était planifié, tout irait parfaitement bien. Lentement Snow se rapprocha du pupitre et se pencha légèrement vers le micro pour continuer son discours. Tout avait été prévu. "Souvenons-nous chers concitoyens, rappelons-nous d'eux et de leur sacrifice, c'est grâce à leur mort, à leur victoire que Panem est une nation en paix, administrée justement. Aujourd'hui nous rendrons hommage à ces jeunes hommes et jeunes femmes qui ont si dignement supporté l'épreuve, eux qui sont morts pour préserver l'harmonie de notre nation." Il marqua une pose, comme pour laisser le temps à ses paroles d'être assimilées et comprises. "Les évènements tragiques ayant eu lieu lors de l'Expiation ont ravivé la colère et la tristesse de chaque personne ayant perdu un proche au cours des Jeux. Je le comprends. Je vous comprends. Cette journée est la vôtre. N'ayez pas honte de pleurer vos disparus. Aujourd'hui c'est la main du pardon que vous tend le Capitole. Aujourd'hui sera le jour qui marquera la disparition des Hunger Games." Un brouhaha sonore enfla soudainement dans l'Arène, partout dans Panem les habitants se figèrent. Arrêter les Jeux de la Faim pour de bon ? Était-ce un rêve douteux ? "La liberté vous est désormais of..." Alors que le Président continuait son discours un homme caché de tous, pressa le bouton d'un petit boitier niché au cœur de sa main. Une explosion survint alors au pupitre sur lequel Snow donnait son allocution. L'explosion souffla l'estrade, le Président disparu de la vision de chacun. Les écrans de télévision se brouillèrent quelques instants, les caméras ayant interrompu leur diffusion, perturbée par le souffle de l'explosion. L'Arène était en feu, et déjà les premiers cris s'élevaient. Les Pacificateurs firent front tel un seul homme, en quelques minutes l'Arène fut encerclée et les secours intervenaient près de l'estrade. Des corps sans vie gisaient près de l'Arène. Le Président n'était visible nul part? Mort ? "Arrêtez les ! Assassins ! Traîtres ! Ils ont tués le Président" Le cri avait fusé de la gorge fluette d'une Capitoline dont une profonde coupure marbrait la joue. "TRAÎTRES ! ARRÊTEZ-LES !!!" De son index tremblant elle désignait les "provinciaux" qui, projetés au sol par l'explosion et parfois légèrement blessés, se redressaient, hagards. "ASSASSINS !" Les Pacificateurs les encerclèrent, arme au point. "ASSASSINS !" Le cri fut repris, encore et encore. Forcés de se mettre à genoux l'un après l'autre, suivant leur degré de résistance, furent menottés. Lorsque l’hovercraft fut au-dessus d'eux, la retransmission de la cérémonie fut brutalement interrompue dans les Districts. Les "suspects" furent alors conduits dans l'Hovercraft. La petite sauterie venait de prendre fin pour eux, le rêve tournant en cauchemar.


ORGANISATION DU SUJET
CE QUI VOUS FAUT SAVOIR: Dans ce poste n'hésitez pas à décrire l'attentat, la réaction de votre personnage, ce que vous entoure, ce que vous pensez de l'évènement etc. Sachez ensuite que vous pouvez avancer légèrement dans la suite. Pour cela quelques précisions : vous êtes menottés et conduit à bord de l'Hovercraft, les Pacificateurs vous surveillent tous, il vous est interdit de parler, on vous traite tel des traîtres, ils sont persuadés que vous êtes les "responsables" de l'attentat contre le Président. Personne ne sait si Snow est ou non en vie. Votre poste peut se terminer avec l’atterrissage de l'Hovercraft et l'attente de la "suite" des évènements.

RAPPEL : Vous n'êtes plus obligés de suivre l'ordre indiqué lors du premier tour pour répondre au sujet. Répondez quand vous le souhaitez. Il serait préférable que vous postiez un post vide pour signaler que vous avez l'intention de répondre dans les 24 heures qui suivent.

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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Jeu 3 Mai - 16:24


Cette soirée était assurément prenante et très stressante, mais cela n’empêchait pas Kenneth de penser qu’il avait quelque part de la chance d’être ici. Cela lui permettait entre autre d’être là pour Gaby ou Erin, qui malgré la ‘distance’ qui les séparait, étaient toutes les deux comme des sœurs pour lui. Être là pour les supporter par un délicat touché ou pour les sermonner quand elles perdaient pied semblaient faire partie, à ses yeux, des devoirs qu’il avait envers ces jeunes femmes. Être ici lui permettait aussi d’apprécier un peu plus Nale et son humour décalé, de faire une trêve, en quelque sorte, avec lui – même si ça ne l’empêcherait sûrement pas de le regarder de très près, méfiant quant à ce qu’il pourrait faire avec ou contre sa sœur. Mais le vrai apport de cette soirée, ce fut la réflexion de Suzanna qui, en priorité, l’avait plongé dans une longue réflexion. Quelque part, ces mots douloureux l’avaient fait se sentir moins seul, moins défavorisé et, par conséquent, un peu plus humain. Il avait simplement répondu un petit : « Je ne dis pas le contraire … mais tout comme les conditions de vie d’Erin ne justifient pas son geste, les tiennes ne sauraient pas justifier tes mots imprudents. » Mais au fond de lui-même, Kenneth s’était dit qu’il y avait sans doute plus à savoir sur la jeune Everglade que ce que tout le monde savait déjà : qu’elle était la sœur de la brillante Arabella.

Cependant, le sentiment de Kenneth avait changé quand les images de souffrance et de violence avaient été diffusées sur l’écran géant. Voir le désespoir contenu d’Erin ou le chagrin de Gaby, à sa gauche le blessait. Il aurait aimé pouvoir avoir une main pour chacun, en cet instant, tandis qu’il voyait combien certains de ses proches étaient affectés. Mais en dehors de la main déjà glissée dans la paume d’Erin, il ne lui en restait plus qu’une, qu’il utilisa pour enserrer doucement les doigts de Gaby alors qu’elle prononçait dans un murmure le nom de son défunt frère. Assez de sadisme ! Comme l’avait dit Suzanna, à quoi jouaient-ils donc ? Sa seule consolation était que Prue était trop saoule, en ce moment, pour vraiment être transportée comme les autres, même si eux deux n’avaient peut-être pas autant de raisons que les autres de se sentir blessés par ces images. Quoique … comme toujours, Kenneth se sentait coupable de s’être réjoui du retour d’Emma, sans penser au fiancé d’Erin.

Les images continuaient de défiler et le Président Snow s’avança vers le micro pour continuer son discours. Kenneth n’y prêta qu’une oreille distraite, peu désireux d’observer attentivement le venin couler de la bouche perfide de l’homme pour venir se répandre sur eux, les « provinciaux » et les brûler comme de la chair à canon.


    PRÉSIDENT SNOW – « Souvenons-nous chers concitoyens, rappelons-nous d'eux et de leur sacrifice, c'est grâce à leur mort, à leur victoire que Panem est une nation en paix, administrée justement. Aujourd'hui nous rendrons hommage à ces jeunes hommes et jeunes femmes qui ont si dignement supporté l'épreuve, eux qui sont morts pour préserver l'harmonie de notre nation. »

Du coin de l’œil, Kenneth observa sa sœur planter un couteau aiguisé dans le bois de la table, transperçant la nappe hors de prix. Ses yeux glissèrent sur les plateaux, à l’autre bout de la grande table de buffet, où une argenterie fine était disposée, à la disposition des convives de cette soirée luxueuse. La plupart des gens se servaient une assiette, utilisaient un jeu de couverts, allaient se resservir et prenaient d’autres couverts. Ces ustensiles en argent finement décorés semblaient être à usage unique. Birèvement, Kenneth se demanda s’il en était de même dans la tête des Capitolins pour les habitants de districts, qu’on portaient tous les ans aux Jeux, qu’on pomponnaient afin de les rendre désirable, puis qu’on jetait à la poubelle sans un regard bienveillant, reconnaissant.


    PRÉSIDENT SNOW – « Les évènements tragiques ayant eu lieu lors de l'Expiation ont ravivé la colère et la tristesse de chaque personne ayant perdu un proche au cours des Jeux. Je le comprends. Je vous comprends. Cette journée est la vôtre. N'ayez pas honte de pleurer vos disparus. Aujourd'hui c'est la main du pardon que vous tend le Capitole. Aujourd'hui sera le jour qui marquera la disparition des Hunger Games. »

Suspens dans l’univers. Kenneth aurait sincèrement pu croire qu’en cet instant, le monde avait cessé d’exister dans le temps, pendant un bref instant, pendant une éternité délicieuse. Il ne respira plus, ne bougea plus, ne pensa plus. Un sentiment de paix, de joie, comme jamais il n’en avait connu, traversa ses veines comme un feu rugissant. Ces mots doux résonnaient à ses oreilles comme une victoire durement gagnée. Il pensa instantanément à Hermione, avec qui il était fiancé. Maintenant qu’il n’avait plus peur de mourir aux prochains Jeux, cet engagement lui semblait soudain précipité. Emma … Elle serait l’une des dernières à avoir connu les Jeux, personne ne la comprendrait plus après cela. Elle ne pourrait pas vivre sans soutient, sans amour.

Kenneth cligna des yeux et le monde revint à la vie, reprenant un cours normal. Il tourna la tête, galvanisé, vers Prue et lui sourit. Tellement bouleversé par le bonheur qu’une telle annonce pouvait lui procurer, Kenneth avait perdu tout sens critique et ne cherchait même pas à savoir si cette information était vraie. Elle devait l’être, c’était obligé ! A côté de lui, il entendait déjà quelques Capitolins protester, crier au futur ennui qui les accableraient, parler de leur « raison de vivre » qui s’en iraient. Le jeune Dash priait pour qu’ils se taisent, pitié, qu’ils ne fassent pas changer le président d’avis ! Il se leva, déterminé à aller à la rencontre de Prue, l’enserrer dans ses bras. Cela faisait des années qu’il craignait tant de partir et maintenant … Il avait lâché la main d’Erin et s’apprêtait à lâcher celle de Gaby quand …


    PRÉSIDENT SNOW – « La liberté vous est désormais of... »
Boum.
Kenneth sentit son corps décoller, après avoir tourné la tête vers Prue et il sentit son contact tactile avec Gaby se briser. Pour la première fois dans sa vie, il volait. Et, à dire vrai, il s’en serait bien passé. Ce baptême du vol fut accompagné d’un rush de peur courant sous sa peau, lui donnant la chair de poule et lui redonnant envie de vomir. En étant soulevé par le souffle de l’explosion, il vit, comme au ralentit, des débris de bois, provenant sûrement des petites tables de groupe à l’avant, près de la scène, qui avaient été éclatées en mille morceau par l’explosion. Il vit également Gabrielle voler à côté de lui et cette vision augmenta sa peur. Il eut une pensée fugace pour Hermione, pour Emma. Que devaient-elles pensées, là-bas, sur place ? Il ferma les yeux, blessés, trahi. Tout cela n’avait été qu’un mensonge, le timing de cette bombe était trop parfait, trop spectaculaire. Il avait été, comme depuis sa naissance, un pantin entre les mains du cruel Président Snow.

Son dos heurta le sol avec violence, envoyant une décharge électrique de peine à travers sa colonne vertébrale. Des pleurs surgirent dans l’assemblée, ainsi que des cris, vides et effrayés, et d’autres hurlements, remplis de souffrance physique palpable. Une pluie de projectile, à plus ou moins grande vitesse, volèrent vers les convives et Kenneth roula en gémissant, aussi vite qu’il le put pour mettre un bras et une partie de son corps sur Gaby, qui était, naturellement, tombée non loin de lui. Quelques larmes roulèrent de ses yeux – des larmes de colère, des larmes de déception, d’humiliation, mais aussi de douleur, tandis que certains de ces projectiles traversaient sa peau et s’enfonçaient dedans.

Un nuage de poussière s’était formé et c’est tout ce qu’il resta, après que les gens et les débris eurent retrouvé une place normale sur la terre ferme. Un bref silence plomba la scène, tandis que tout le monde digérait la catastrophe, que chacun contemplait les dégâts sur son corps et cherchait ses proches. Le feu avait démarré sur le buffet et quelques chaises, en bois, contaminaient leurs voisines renversées sur le sol à une vitesse fulgurante. Kenneth se redressa, s’assit en gardant une main en contact avec Gaby. Il grimaçait. Puis le bruit de la vie repris et les cris recommencèrent, plus hystériques, plus fous. Il ne pouvait même plus s’entendre penser. Il se tourna vers Gabrielle et essaya de lui sourire.


    KENNETH – « Tu penses que tu peux te relever ? Il faut qu’on s’en aille. »

Pour aller où ? Il n’en avait aucune idée, mais tout cela sentait très mauvais – et ça n’avait rien à voir avec l’odeur de poussière et de fumée qui emplissait la clairière désormais. Il ressentait un besoin urgent de partir. D’une main, il agrippa le manche du couteau qui avait transpercé sa main droite , sûrement propulsés à une vitesse hors de toute commune mesure par l’explosion, directement en provenance du plateau d’argenterie qui se trouvait sur le buffet, près de l’estrade, et tira dessus. Quelques larmes supplémentaires s’échappèrent de ses yeux, plus par surprise que par douleur cependant – il était trop assommé par le flot de sang qui jaillissait de la blessure qui transperçait littéralement de part en part sa main pour encore sentir une quelconque forme de douleur physique. Son bras droit, qui avait servi à protéger Gaby, était quant à lui constellé de morceau de bois, de quelques millimètres de longueur à deux centimètres de longs, qui avaient été se loger dans sa peau, mais il ne pouvait rien faire quant à cela. Il en garderait sûrement une moche cicatrice, des bosses partout sur son bras, en plus de la coupure qui avait déchiré sa chemise dans le bas de son dos.

Et dire que tout cela se passait dans une arène … ça avait quelque chose d’ironique. Il rigola nerveusement avant se commencer à se redresser, comme beaucoup de gens autour de lui. Il allait demander si quelqu’un avait besoin d’aide, parmi les gens autour de leur table, alors qu’il tendait une main à Suzanna pour l’aider à se relever, quand un cri, puissant, aigu, fou, se détacha de la masse des pleurs et des plaintes, pour assommer les habitants de districts.

    CAPITOLINE – « Arrêtez-les ! Assassins ! Traîtres ! Ils ont tué le Président ! TRAÎTRES ! ARRÊTEZ-LES !!! »

Black out complet. Sans réfléchir, sans considérer ses options, sans observer les Pacificateurs qui portaient les mains à leurs armes automatiques, Kenneth s’élança, transporté par une frayeur complète, une adrénaline nouvelle, vers la table du buffet en criant le nom de sa sœur :
« Prudence ! » Il tendit la main devant lui, étirant ses doigts au maximum, désireux d’arriver jusqu’à elle, d’empoigner son bras, de la tirer vers la forêt et de s’enfuir avec elle. Peut-être qu’il aurait le temps de revenir sur ses pas et de récupérer Gaby et Erin avec lui ? Mais Prue passait avant n’importe qui dans cette arène. Elle était sa force, le courage de tous les Dash, celle qui lui faisait croire qu’il y aurait une vie plus calme, plus sensée après toute cette folie. Il ne pouvait pas la perdre. Jamais. Il ne se le pardonnerait jamais. Emma non plus, ne le lui pardonnerait jamais.

    CAPITOLINE – « ASSASSINS ! ASSASSINS ! »

Il s’approchait de plus en plus de son aînée quand un Pacificateur le plaqua au sol, en venant le percuter sur le côté, frappant directement dans ses côtes. Ils tombèrent tous les deux sur l’herbe tendre, souillée de débris et de poussière et roulèrent sur quelques mètres, se battant – l’un pour s’échapper, criant le nom de Prue sans relâche, tentant par tous les moyens de se rapprocher d’elle et l’autre pour immobiliser le sauvage qu’il venait d’appréhender, le faire abandonner tout espoir de rébellion contre son autorité suprême. Finalement, le soldat sortit son arme automatique à un moment où il dominait Kenneth, étant au-dessus, et la pointa sur la tête du jeune homme. Effet immédiat, il cessa de bouger et s’immobilisa, essoufflé, rageant, pleurant, humilié. Qu’allait-il leur arriver ? La fuite avait été leur seule chance, maintenant qu’on les prenait pour des terroristes. Des terroristes ! Quelle bonne blague, pensa amèrement le jeune brun. Comme si n’importe qui de sensé aurait tenté un attentat contre le Président au moment-même où il enlevait le glas qui avait pesé au-dessus de leurs têtes depuis l’instant où chacun d’entre eux était né. Ca n’avait tout simplement aucun sens !

Le pacificateur blond, musclé, objectivement splendide au-dessus de lui sourit de toutes ses dents. Il ressemblait à un féroce prédateur. Il tapota la pointe de son arme sur le front de Kenneth en rigolant doucement. Son rire était formé de notes cristallines, angéliques et le jeune Dash se demanda confusément comment une telle personne pouvait avoir un rire aussi beau.


    SOLDIER 1 – « On fait moins le malin hein maintenant ! Tu vas être bien sage pendant que je te passe ces menottes aux poignets. Compris ? »

Le sang coulait toujours de la main du jeune homme, épuisé, abattu. Il ne répondit rien et détourna le regard, combattant l’idée de cracher à la figure de l’homme. Peut-être qu’il ne faisait qu’obéir aux ordres, peut-être répugnait-il à faire captif des innocents évidents ? … Il essayait du moins de s’en convaincre, de chercher des excuses à cet homme qui le retournait, face contre taire, et attachait dans des cercles d’acier froid ses mains dans son dos. Il se sentait tellement impuissant.

L’homme se redressa et tira sur les poignets liés de Kenneth pour le faire se redresser, ce qui tira un cri de douleur au jeune homme. Une fois sur ses pieds, il dut avancer devant le soldat, l’arme de ce dernier pointée entre ses épaules pour le maintenir au pas, bien sage, comme un agneau qu’on mènerait à l’abattoir. Tout d’abord, le métayer se demanda où il était emmené, mais quand il vit un hovercraft se matérialiser au-dessus de la réception dévastée, une échelle descendant près de leur ancienne table, il comprit mieux où il allait : à la mort, au mieux, à la torture, au pire. Anxieux, le jeune homme jeta un coup d’œil aux écrans. Ils ne diffusaient plus que de la neige et heureusement, car il devait sûrement avoir le visage crasseux, les vêtements abimés et le sang dégoulinant du bras, ce qui aurait fait une image parfaite des « sauvages de la rébellion » pour soutenir cette fabuleuse mise en scène. Un hovercraft pouvait-il voyager aussi vite et arriver en quelques minutes au-dessus d’une ancienne arène, isolée de tout ? Kenneth avait vraiment du mal à y croire et il pensait davantage qu’il avait attendu là que la ‘catastrophe’ aie lieu, pour qu’il puisse servir de prison aux provinciaux.

Alors qu’ils passèrent près de l’endroit où Kenneth avait été soufflé par l’explosion, un second pacificateur s’adressa à celui qui le menait à la baguette en s’esclaffant.


    SOLDIER 2 – « Ces terroristes, même pas foutus de survivre à leur propre attentat ! Regarde celle-là, elle bouge même plus ! »

Il accompagna son rire grossier d’un coup de botte dans une cuisse pâle, faisant bouger la chair inerte d’une blonde couverte de poussière. Aucune réaction. Il ne fallu pas longtemps à Kenneth pour reconnaître Erin. Il sentit toute couleur quitter son visage, alors qu’il était subissait une énorme chute de tension. Il essaya de faire un pas de côté, déviant de la trajectoire tracée pour lui par le pacificateur qui le dirigeait, voulant aller serrer la pauvre Erin contre son torse, lui donner une dernière étreinte avant qu’elle ne rejoigne Alejandro. Et c’était eux les meurtriers ? Ils avaient tués Erin ! Le soldat derrière lui tira sur ses menottes et le mis en garde, le défiant d’encore essayer bouger.


    SOLDIER 1 – « Pas de détour, gamin. Tu montes gentiment dans l’hovercraft et tu laisses mon pote s’occuper de ta copine. »

Kenneth rua, tentant de se dégager, furieux, dévasté parce qu’il croyait être le décès d’une Erin sale et sanguinolente. Derrière lui, le soldat le ceintura dans ses bras, tentant de le calmer, mais les jambes de Kenneth battait furieusement l’air tandis qu’il appelait
« Erin » en pleurant. Il donnait des coups de pied autour de lui, imaginant Prue dans un état similaire, gisant quelque part, attendant qu’il vienne l’aider. Et Gaby, avait-elle été arrêtée ? Suzanna serait-elle épargnée, car elle était originaire d’un district riche ou, au contraire, serait-on plus dur avec elle, parce qu’elle était la sœur de la défunte Arabella, la rebelle ? Le pacificateur luttait pour garder Kenneth immobile et appela à l’aide l’un de ses collègues :

    DWAIN – « Oh, dis, que dirais-tu d’un coup de main, Burt ? »

    BURT – « Ca vient , Dwain ! »

Répondit l’homme qui avait bousculé Erin comme on pousse du pied un déchet. Il entra dans le champ de vision de Kenneth et fit passer sur sa tête un sac en toile, imbibé d’une lotion calmante. Avant que son monde ne devienne irrémédiablement noir, le jeune Dash eut le temps de voir de lourds nuages envahir soudainement le ciel au-dessus de la clairière et déverser sur les têtes de tous les convives abîmés des trombes d’eau, sous la forme d’une pluie torrentielle. Les lucioles qui avaient mis une ambiance si particulière avaient déserté les lieux et maintenant, c’était au tour des lanternes de vaciller, mourant doucement, dans l’indifférence et le silence les plus totaux. Alors que Kenneth se faisait engloutir de noirceur à cause de la capuche dont on le coiffait, le reste des convives subissaient le même sort, engloutis par les sinistres ténèbres de cette soirée tragique.

Le jeune homme pensa avec un rire jaune que cette pluie rajoutait une dimension si tragique, si noire au tableau, qu’elle devait sûrement être le fait de quelque Maître des Jeux, bien au chaud dans une salle de commande, qui avait simplement pressé un bouton pour rajouter du cachet à la scène. Kenneth aurait pu jurer qu’une caméra filmait de nouveau l’évènement et que tout serait montré au peuple plus tard – les Capitolins allaient adorer cette tragédie, ces effets lourds et prenant. Avant de sombrer dans une semi inconscience, alors qu’il était installé sur l’échelle pour le monter dans l’hovercraft, il entendit une bribe de conversation entre deux pacificateurs.


    BURT – « Fait chier qu’elle bouge plus. Je vais devoir porter Blondie pour l’emmener dans l’hovercraft. Je suis sûre qu’elle doit peser une tonne ! »

Sans aucun doute, il parlait d’Erin. Une voix timide, faible lui répondit. Enfin quelqu’un de sensé dans les forces armées pensa Kenneth avec reconnaissance.


    SOLDIER 3 – « Les gars … vous êtes pas obliges d’être comme ça. On sait même pas si c’est vraiment eux … je veux dire … avouez que ça aurait pas beaucoup de sens. »
Pitch black.


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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Jeu 3 Mai - 19:50
La soirée était en train de virer au cauchemar. Et parallèlement à cela, mon ventre ne cessait de se tordre dans tous les sens, me faisant ainsi subir des nausées épouvantables. Tout ce que je voulais, c’était sortir d’ici. De m’enfuir. Mais malheureusement, cette idée ne pouvait être réalisable. Il y avait des pacificateurs partout, à toutes les entrées et sorties possibles. On était comme piégés, tels des bêtes prises dans une cage. On ne pouvait pas partir. Et, une sensation de nervosité et de mal-être envahissaient de plus en plus l’intégralité de mon corps, allant de la pointe de mes ongles jusqu’à la racine de mes cheveux, celle ci accompagnée de mes nausées devenues récurrentes.

Les images continuaient toujours de défiler, faisant apparaitre d’autres visages que je connaissais plus ou moins bien. Je serrais toujours autant la main de Kenneth, afin de pouvoir paraître plus calme – ce qui n’était pas le cas à l’intérieur de moi. Même si les visages ne m’étaient pas toujours familiers, j’avais mal pour eux, pour leur famille et enfin pour leurs proches. Perdre un être cher était carrément douloureux. Puis, le visage du frère ainé de Gabrielle, une de mes plus vieilles amies, fit son apparition sur l’écran. Je posai alors mon regard quelque peu inquiet sur le visage de Gabrielle, observant son comportement car j’avais été prête à défaillir lorsque le visage d’Alejandro avait apparu précédant la photo du frère ainé de Gaby. Je savais que la perte de son frère l’avait profondément attristée. En conséquence, je me mis à fixer pendant quelques minutes Gabrielle, tristement. Je me sentais pour une fois, envers elle, affreusement impuissante. J’entendis alors un vague murmure de sa part. Un petit « Louis », soit le prénom de son frère. Alors une énième nausée vint me tordre mon ventre. J’allais vraiment vomir un moment ou un autre, si ça continuait ainsi. Et pour moi, la mascarade était loin d’être terminée… Elle venait à peine de commencer. C’est à ce moment là que le président Snow décida de refaire surface – bien qu’il était présent par son aura jusqu’ici – en s’avançant vers le micro dans le but de continuer son discours. La voix de Snow me procura une nouvelle fois, un bourdonnement insupportable et une nouvelle crampe au ventre. « Souvenons-nous chers concitoyens, rappelons-nous d'eux et de leur sacrifice, c'est grâce à leur mort, à leur victoire que Panem est une nation en paix, administrée justement. Aujourd'hui nous rendrons hommage à ces jeunes hommes et jeunes femmes qui ont si dignement supporté l'épreuve, eux qui sont morts pour préserver l'harmonie de notre nation. ». J’essayai de ne pas l’écouter, voulant absolument faire disparaître ce bourdonnement strident qui se situait dans mes oreilles. Alors je me mets à regarder Kenneth qui semblait peu intéressé par le discours du chef de Panem, puis Gabrielle, en passant par Prue et Nale. Mais malheureusement, mon bourdonnement ne disparaissait pas s’expliquant par le fait que le Président Snow n’avait tout simplement pas fini son discours. « Les évènements tragiques ayant eu lieu lors de l'Expiation ont ravivé la colère et la tristesse de chaque personne ayant perdu un proche au cours des Jeux. Je le comprends. Je vous comprends. Cette journée est la vôtre. N'ayez pas honte de pleurer vos disparus. Aujourd'hui c'est la main du pardon que vous tend le Capitole. Aujourd'hui sera le jour qui marquera la disparition des Hunger Games. ». La dernière phrase prononcée par le Président Snow me provoqua un frisson qui sembla glacial. « Aujourd'hui sera le jour qui marquera la disparition des Hunger Games. » ; elle ne cessait de résonner dans ma tête, comme quand résonne une cloche dans la tour d’une église… Ca ne pouvait être vrai. Ca devait être un coup monté… Ou encore une nouvelle stratégie de la part du Capitole dans un but précis. Mais malgré cette petite voix qui flânait dans mon esprit, je refusais pour une fois de l’écouter parce que je voulais croire que c’était la vérité… Je voulais croire qu’une vie normale allait enfin pouvoir être possible. « La liberté vous est désormais of... ».

BOUM… Je ne connaitrais jamais la fin de la phrase du président Snow, car je me fis sauvagement propulser en avant suite à une explosion dont j’ignorais sa provenance. Je vis alors le sol qui défilait sous mon corps frêle et pale. J’arrivais, avec peine, à apercevoir entres les milliers de morceaux de bois, de plateaux dans lesquels avaient reposé la nourriture succulente du diner... et parmi la fumée grise ce que devenait Kenneth, Gabrielle et les autres provinciaux. Alors je vis Kenneth qui volait tout aussi bien que moi. De même pour Gabrielle. Puis, des cris, des lamentations et des pleurs se mirent brutalement, à exploser autour de moi.

Puis soudainement, un nouveau boum… suivi d’un calme parfait. Plus aucun bruit ; les cris et les pleurs avaient cessé. Puis, une obscurité qui devint très vite oppressante, commença alors à recouvrir mon regard de couleur émeraude. Mais quelques secondes plus tard, je retrouvai la vue : Alejandro apparaissait dans une aura d’une blancheur éclatante, dégageant une sérénité parfaite et une tendresse infinie. Je le revoyais enfin. Il ressemblait tellement à un ange, vêtu de cet habit dénudé de toute couleur mise à part le blanc et dans cette posture sereine et calme. Je revoyais enfin son regard. Ce regard qui m’avait tellement manqué… Ce regard dans lequel je puisais chaque jour la force de vivre dans de telles conditions aussi misérables soient-elles et de subir, impuissante, l’autorité capitoline. Il se rapprochait de plus en plus vers moi. La robe que je portais à l’occasion de la fête du Printemps avait été remplacée par une simple chemise, d’un blanc cassé, arrivant à mi distance entre mes genoux et le haut de mes cuisses. Mes cheveux étaient à présent détachés, ayant fait disparaître le chignon que m’avait fait le styliste pour la soirée organisée par la capitale. Tout avait changé, bien que je ne savais pas où je me trouvais exactement. Qu’importe en réalité car, Alejandro était là. Et à chaque fois qu’il était présent auprès moi, je me sentais protégée, en sécurité et sereine. Alors, je ne devais pas avoir peur de l’endroit. Finalement, Alejandro finit par me rejoindre, et me prit dans ses bras. Je sentis alors sa chaleur. Cette chaleur qui m’avait elle aussi beaucoup manqué… Je me mis alors à la respirer, comme si elle me paraissait une drogue. Puis, mon rythme cardiaque commença à faiblir, petit à petit. Mais je n’avais pas peur car Alejandro était là, avec moi donc il n’y avait rien à craindre. Il finit par embrasser mes lèvres, me donnant ainsi un baiser à la fois amoureux et rempli d’une tendresse infinie. Alors le silence s’installa à l’intérieur de moi, me procurant un calme incroyable et un bien fou. Tout était paisible. Au final, j’avais eu raison de croire qu’un jour, la vie serait plus sereine… Mon espoir était loin d’être vain.

Erin était allongée, inconsciente. Des lambeaux de bois, de porcelaine et un tas de couverts en argent couvraient son corps inerte. Ses beaux yeux étaient à présent fermés, cachant ainsi leur couleur émeraude. Son visage semblait néanmoins calme, reposé et illuminé par un sourire rempli de douceur, celui ci demeurant au coin de ses lèvres. On aurait dit qu’elle dormait, faisant un merveilleux rêve. Mais c’était tout autre chose en réalité. Le pot en or massif dans lequel quelques fleurs présidaient – du jasmin et des iris - en était bien la preuve ainsi que la flaque de sang qui demeurait à coté de la tête de la jolie blonde, dans laquelle, trempaient quelques mèches de ses cheveux dorés. Erin était alors coupée de ce monde. Elle était à nouveau dans sa bulle. A nouveau à l’écart de ces cris, ces pleurs et ces agressions prononcées par les Capitolins à l’encontre des provinciaux. Personne ne se souciait d’elle. Elle demeurait cachée de ce monde si cruel. Mais, grâce – ou à cause – d’un certain hasard, le corps sans vie d’Erin fut enfin retrouvé. Par un pacificateur, prénommé Burt. Il avait remarqué un corps, lorsqu’il avait parcouru les anciennes arènes parmi une foule surexcitée et angoissée par tous ces évènements, afin de retrouver tous les terroristes de cet attentat. Après avoir dégagé le corps de la jeune femme de tous ces débris de bois et de porcelaine, il reconnut Erin inconsciente, ou du moins, une des personnes des districts qui avaient été choisies lors de la loterie « Ces terroristes, même pas foutus de survivre à leur propre attentat ! Regarde celle-là, elle bouge même plus ! » s’esclaffa-t-il à un de ses collègues tout en donnant un coup sans douceur dans la cuisse dénudée de la jolie blonde. Son collègue, quant à lui, était en train de s’occuper lui aussi d’un autre terroriste, celui ci étant beaucoup plus turbulent que la pauvre Erin endormie. Sans en prendre soin, il prit le corps inerte d'Erin dans ses bras afin de l’emmener à l’endroit où tous les coupables devaient être amenés morts ou vivants – ça n’avait pas été précisé. Finalement, il prit la direction de l’hovercraft accompagné de son collègue et de l’autre assassin. Quant à Erin, elle dormait encore et toujours aussi paisiblement, se foutant royalement de ce qui se passait autour d’elle. Son visage ravagé par quelques plaies qui saignaient encore un peu et notamment par la poussière restait immobile. Elle ne donnait aucun signe de vie, au désespoir de ceux qui la contemplaient…

J’étais à présent auprès d’Alejandro, blottie dans ses bras et contre son torse. Sa chaleur masculine me réconfortait de plus en plus, me procurant ainsi un sentiment de bien être infini et une immense sérénité. Mon cœur avait fini par ne plus battre, provoquant ainsi un silence qui en devenait apaisant. J’étais tout simplement bien. Je ne voulais pas repartir. Je ne voulais pas qu’Alejandro m’abandonne une nouvelle fois. Je voulais à présent rester à jamais à ses côtés. On s’était promis de s’unir. Alors pourquoi ne pas le faire maintenant, tout de suite ? Et puis, tout semblait tellement paisible que je ne voulais plus connaître aucune autre horreur, aucune autre souffrance ou encore aucune autre atrocité. Alors sentant que mes yeux avaient envie de se fermer, je décidai donc de ne plus lutter… Je m’endormis alors dans les bras d’Alejandro. Mon ange.


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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Jeu 3 Mai - 19:53


You're here to finish me off, sweetheart?


SPRING CELEBRATION
Pour la première fois depuis le commencement de la soirée, Prudence ne s'amusait plus à enfiler des verres les uns après les autres. Son attitude était froide, quoi que toujours saoule, et distante. Elle ne buvait pas les conneries que sortait le président Snow. Cela faisait bien longtemps qu'elle ne croyait plus un mot prononcé par le Capitole. Les jeux abolis. Ah, l'ultime plaisanterie de la soirée. Prudence levait les yeux au ciel, enfonçant un peu plus le couteau dans la table. Les Capitolins commençaient à se plaindre. Pauvres chéris, promis, on ré-instaure les jeux mais on change de brebis, on prend vos enfants, on les mets dans un terrain vague et les jeux reprennent. Kenneth se tourna légèrement, souriant à Prudence. C'est en ce bref instant que la Dash se souvint que malgré tout, il restait naïf, malgré les tessrae, elle devait le protéger coûte que coûte. Elle le regardait, le regard vide d'expression. Elle ne lui rendait pas son sourire, trop préoccupée à ne pas rendre sur-le-champ ce qu'elle avait dans l'estomac. « La liberté vous est désormais of... »

Un bruit sourd. Un seul et unique bruit sourd. Tout volait en éclat. Les tables partaient dans tous les sens. Les gens criaient. Tout ça arrivait d'une façon bien particulière à Prudence. Elle avait l'impression que les gens se dirigeaient tous vers elle, qu'ils étaient désormais tous comme des projectiles humains. Son esprit en vrac, elle revoyait l'une de ses jeunes sœurs courir dans les champs pour lui annoncer la victoire d'Emma. Elle entendait ses paroles en boucle. Elle revoyait des visages. Des cris. Des baies. Des flash des anciennes éditions. Elle se revoyait expliquant à Nale qu'elle ne pouvait pas tenir les jours où il partait. Elle revoyait Kenneth rire aux côtés de sa jumelle. Il y avait aussi Ohtar qui surgissait de nul part, la sauvant à nouveau. Toutes ces images se brouillaient dans son esprit.
Mais la dure réalité la frappa en pleine face. Ses idées d'avenir se fanaient comme une rose. Ils allaient tous crever là. Là ou ailleurs. Mais ils crèveraient.
Un Capitolin volait au dessus d'elle, un cri d'horreur sortit de sa gorge. Instinctivement elle leva le couteau et le planta dans le cou du garçon qui venait de se faire propulser. Sauf que tout cela n'était que le fruit de son imagination. Il n'y avait pas de Capitolin-volant. Il y avait simplement Prue, et ce couteau enfoncé dans la chair de son genou. Puis son corps vola dans les airs. Elle avait l'impression de planer et de crever à la fois. Bordel, Prue, réveille-toi ! Puis cette impression nauséabonde se métamorphosa en une chaleur infinie. Les bras de sa mère. Puis une douce odeur de vergers. Le onze. En réalité, son corps venait d'être envoyé dix mètres plus loin, elle venait de chuter sur le sol, laissant tout le loisir au couteau de s'enfoncer dans sa tendre chair et de lui faire un bel hématome. Elle ouvrait à nouveaux les yeux à mi-clos, tant de bien que de mal. Les gens couraient, criaient, hurlaient, pleuraient. Non loin d'elle un corps de Capitolin sans vie gisait sur le sol.

Pendant ce temps-là, une Capitoline hurlait la mort aux traîtres qui auraient tué le président. « Arrêtez-les ! Assassins ! Traîtres ! Ils ont tué le Président ! TRAÎTRES ! ARRÊTEZ-LES !!! » Personne ne savait d'ailleurs où se trouvait ce dernier, mort ou vif, telle était la question. Soudain Prudence entendit son nom, au loin. C'était Kenneth qui l'appelait. Automatiquement, sans réfléchir, la jeune femme ouvrait à nouveau les yeux. Se servant de ses mains comme appui pour se redresser elle retira le couteau de son genou, réprimant un cri effroyable, et se mit à courir comme elle le pouvait en direction de la voix, le couteau toujours en main. Elle se foutait éperdument d'avoir mal, de crier la mort, d'être folle de rage ou même triste. Rien n'avait vraiment d'importance en l'instant présent excepté Kenneth. Les idées se bousculaient à nouveau dans l'esprit de Prudence mais cette dernière tentait tant de bien que de mal de les interrompre. Elle vit plusieurs corps familier au sol. Si elle n'avait pas eu à chercher Kenneth, elle se serait certainement arrêté afin de les aider. Mais elle n'avait pas le temps. Il fallait qu'elle le retrouve avant un pacificateur. « Kenneth ! Kenneth ! » Hurlait-elle à plein poumon. Puis soudain, un petite voix surgit de derrière elle. Elle fit volte face. Les yeux écarquillés devant la silhouette de Lily, l'une de ses petites sœurs. Elle retournait alors sur ses pas pour récupérer Lily au passage. « Lily ma... » Sa voix se brisa. Il n'y avait tout simplement personne. Pas de Lily. Puis le corps de Rose, une autre de ses petites sœurs, se matérialisa. « Tu ferais mieux de courir. Ils vont t'attraper. » murmura la gamine avec un sourire malsain. Prudence cligna des yeux. Elle avait entendu Rose parler avec la voix de Snow. Elle déraillait pour de bon, c'était tout simplement officiel. Et elle retourna, courant du mieux qu'elle le pouvait, vers l'endroit où elle avait entendu la voix de Kenneth. Elle ignora au passage les hallucinations que lui provoquait l'alcool et la peur et arriva finalement sur place.

La pluie tomba par la suite pour ajouter du drame à la scène, se fracassant sur le sol. Il fallut que Prudence cligne des yeux à deux reprises pour voir qu'il n'y avait personne. Où était Kenneth?! En moins de deux secondes, un corps s'était jeté sur elle. Croyant à l'illusion, la jeune femme cracha sur le Pacificateur et parvint à se défaire de son emprise. « Oh la garce ! Pillburg, chope la gamine ! » Beugla le pacificateur, s'essuyant le crachat avec le pouce. Le dénommé Pillburg, une armoire à glace, se précipita à la poursuite de la Dash. Il ne lui fallu pas longtemps pour attraper la brune qui ne parvenait pas à courir correctement à cause de sa sévère entaille au genou. « C'est qu'on est pugnace pour une fille, dites donc! » Lança-t'il une fois qu'il lui eu attrapé les deux bras qu'il avait joint derrière le dos de la jeune femme. C'était drôlement réaliste, pour une hallucination, se disait Prudence. Si elle avait su... Elle tentait alors de se débattre de l'emprise du Pacificateur qui lui semblait de plus en plus réelle quand celui-ci, pour stopper les actions de la jeune femme lui planta un doigt dans sa blessure, l'enfonçant dans sa chair. Toute tentative de rébellion était désormais impossible. Prudence avait trop mal pour pouvoir se défendre. Quand elle vit le couteau qu'elle tenait en mains il y a quelques instants au sol. Elle se pencha malgré la douleur, le saisit et le planta dans la jambe de l'armoire à glace. Le pacificateur enleva son doigt de la blessure de Prudence pour ôter le couteau de sa cheville gauche. Un autre Pacificateur surgit au passage, donnant un coup à la jeune femme au niveau du front. Cette dernière perdit alors connaissance.

(...)

Lorsqu'elle ouvra à nouveau les yeux, elle se trouvait devant l'hovercraft. Complètement déboussolée elle se mit à s'agiter, si bien qu'une Capitoline fini par lui enfoncer une seringue contenant des calmants dans le bras. « Y en avait marre de ses gémissements, merde. » Lança-t'elle à l'égare d'un Pacificateur qui surveillait les actions de Prudence.
Tout redevenait alors doucement plus clair dans l'esprit de Prudence Dash. Elle réalisait pour la première fois la taille de son entaille au genou ainsi que le bleu qu'elle s'était prise en plein front. Et tournant la tête, elle apercevait son frère installé sur l'échelle de l'hovercraft, il devait sûrement se préparer à monter. Mais peut importait. Il était sain et sauf, et c'était tout ce qui comptait.

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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Ven 4 Mai - 1:37

Il y avait quelque chose chez ce garçon, elle n’aurait su dire quoi, mais elle ne parvenait pas à le détester complètement. Et pourtant elle devrait, il la faisait se sentir honteuse et elle n’aimait pas du tout cette sensation. Il ne faisait qu’être franc et puis il n’avait pas tort non plus, ceci dit la jeune fille n’aurait jamais pensé que son geste amènerait si loin.. Elle réfléchirait la prochaine fois avant de parler, elle avait retenu la leçon. Mais elle ne permettrait plus à quiconque de la remettre à sa place, ça plus jamais ! Kenneth était …il était, une exception, parce qu’elle ne devait pas trop en faire ce soir. Parce qu’elle devait rester calme et polie. Mais comment ne pas réagir devant un tel supplice ? Pas tellement pour elle, mais pour tous les autres, ceux qui avaient perdus des proches durant les jeux et à qui on leur faisait revivre cette perte… Elle n’était pas vraiment mal pour eux, elle pensait juste que dans son cas elle l’aurait été. Et puis il y avait Nale.. Lui comptait. Lui était sincère. Lui elle l’appréciait vraiment, elle n’avait jamais fait semblant. Pour lui elle était mal et elle voulait faire un geste, montrer qu’elle le soutenait. Puis à nouveau la voix du Président brisa la lourde ambiance tandis que les écrans s’éteignaient au même instant.

PRÉSIDENT SNOW: « Souvenons-nous chers concitoyens, rappelons-nous d'eux et de leur sacrifice, c'est grâce à leur mort, à leur victoire que Panem est une nation en paix, administrée justement. Aujourd'hui nous rendrons hommage à ces jeunes hommes et jeunes femmes qui ont si dignement supporté l'épreuve, eux qui sont morts pour préserver l'harmonie de notre nation. »

Sue buvait ses paroles comme la plupart des capitolins, si ce n’était pas tous, et était d’accord sur ce point. Avec les jeux, la paix était revenue même si cela demandait des sacrifices, après tout ça n’avait jamais touché un de ses proches. Arabella était différente, de sa mort elle y avait presque été indifférente parce qu’au fond… la savoir vainqueur pour la seconde fois lui aurait été moins pénible, elle n’aurait pas cette crainte constante qu’un jour tout s’écroule et que la guerre ne recommence..


PRÉSIDENT SNOW: « Les évènements tragiques ayant eu lieu lors de l'Expiation ont ravivé la colère et la tristesse de chaque personne ayant perdu un proche au cours des Jeux. Je le comprends. Je vous comprends. Cette journée est la vôtre. N'ayez pas honte de pleurer vos disparus. Aujourd'hui c'est la main du pardon que vous tend le Capitole. Aujourd'hui sera le jour qui marquera la disparition des Hunger Games. »

La fin des jeux ? Le pardon ? Le Président, laxiste envers la colère des plus pauvres ? Non… c’était incroyable, pas après le geste d’Arabella, pas après qu’elle ait énervé le gouvernement, non… il y avait définitivement quelque chose de louche dans cette affaire. Cette loterie n’était pas là par hasard et Sue doutait que ce soit réellement pour fêter cet hommage avec quelques gens de districts.. Ce n’était pas là une preuve d’humilité, oh non elle se sentait très mal. Parce qu’en dix-sept ans d’existence, c’était bien la première fois qu’elle remettait en doute les paroles du Président. La première. Et ça ne lui convenait pas du tout. Elle accueillait cette nouvelle avec la peur au ventre, non pas que l’abolition des jeux la contrarie, cela lui était plus ou moins indifférent, mais elle n’y croyait tout simplement pas. C’était impossible, illogique, inimaginable ! Et elle ne serait tranquille qu’une fois rentrée au district quatre, indemne ! Mais … son vœu ne serait pas exaucé.


PRÉSIDENT SNOW: « La liberté vous est désormais of... »

Tout changea. Le monde autour d’elle s’écroulait, il eut fallu d’une seconde pour tout détruire. D’un déclic. Elle eut à peine de le temps de réaliser l’explosion qu’elle fut déjà projetée par le souffle de cette dernière.. Le temps semblait ralentir, si bien qu’elle vit le sol se précipiter vers elle image par image et machinalement, elle ferma les yeux et projeta ses bras devant son visage pour se protéger.. Mais il était trop tard. Elle percuta le sol brutalement et atterrit sur son bras droit. Fracturé, déboîté, qui sait ? Elle poussa un cri malgré elle et roula sur quelques mètres avant de se retrouver sur le dos, mais le cauchemar ne faisait que commencer … La force de l’explosion était telle que le moindre objet s’élançait à toute vitesse dans les airs et les plus fragiles explosaient de milles morceaux tranchants, propulsés dans n’importe quelle direction et Sue voyait bien tout cela, de sa place. Quelques pieds de chaises et plateaux la heurtèrent sans grand dommages tandis que les éclats de verre préféraient eux s’incruster dans sa chair si tendre… mais encore ici, elle n’hérita que d’éraflures et de coupures superficielles sur les bras et la joue droite, se protégeant du mieux qu’elle le pouvait jusqu’à ce que la tempête se calme. Elle n’avait plus mal au bras, ni nulle part ailleurs. Elle avait peur au point que la douleur soit secondaire, une peur qui ne lui ressemblait guère d’habitude, une peur qu’elle ne maîtrisait pas, qui la faisait se sentir minable et impuissante.. Une position qu’elle n’avait plus ressentie depuis bien longtemps. Ce qu’il s’était passé ? Tout était clair, parfaitement clair. Le Capitole venait de tricher. Le gouvernement avait triché. Le Président trichait. Comment pouvaient-il se réduire à cela ? C’était donc la réponse qu’ils donnaient aux rebelles, à la colère des districts, au geste d’Arabella ? Sue n’avait jamais autant haïe sa sœur que maintenant ! Elle avait juste envie de pleurer, de hurler, de tout foutre en l’air ! Elle était en colère, parce que ce qu’elle redoutait depuis toujours se produisait.. Les districts, elle et eux tous, même ceux qu’elle méprisait, ils ne méritaient pas un tel traitement. Nale, Prudence et même Kenneth ou cette folle du nom d’Erin, ils ne méritaient pas cette trahison.


SUE: « Pourquoi ..? »

C’était ses convictions, ses croyances, ses ambitions qui partaient en fumée.. C’était une claque qu’elle se recevait en plein visage.. Et c’était la honte qui la submergeait. Elle roula pour se mettre sur le ventre et ainsi se redresser, mais aussitôt qu’elle essaya elle retomba sans grâce sur le sol terreux. Son bras était douloureux et elle ne pouvait pas s’appuyer dessus, elle ne pouvait même plus le bouger sans grimacer.. Elle devait être belle ainsi, couverte de crasse et de terres, faible, déboussolée, perdue, en colère, déçue, humiliée… Elle n’avait jamais été aussi humiliée de toute sa vie, mais là-bas au district quatre, on devait bien rire. Beaucoup l’avaient désapprouvés dans bien de ses choix, de ses réactions et pour son comportement. Elle n’avait pas tellement de soutiens, là-bas. Et finalement, elle ne savait plus vraiment ce qu’elle préférait entre mourir ou rentrer. C’était ce qu’il allait leur arriver ? Ils allaient être condamnés puis exécutés pour un acte qu’ils n’avaient pas commis ? Tout cela avait été manigancé par un seul homme: Snow. Autant elle le respectait beaucoup, autant elle savait de quoi était capable un homme avec sa puissance et son orgueil. Snow n’est pas le genre d’homme à vous serrer la main quand vous l’avez humilié, et cette dernière Expiation l’a humilié. Quand on crée de tels jeux pour punir un acte de rébellion, on ne peut pas les abolir pour pardonner un appel à la récidive, n’est-ce pas ?


SUE: « Nale ? Quelqu’un … ? Hey.. »

Elle ravalerait sa fierté pour une fois, parce qu’elle ne pouvait vraiment pas se relever. Autant à cause de la douleur que par le chamboulement qui s’était produit en elle, quelque chose s’était brisé et l’éclat, cette flamme qui brûlait constamment dans ses yeux s’était éteinte. Pour ce soir, elle serait au même rang que les autres. Aussi blessée, aussi crasseuse, aussi exploitée … Elle n’était que ce qu’elle avait toujours été: une énième marionnette du Capitole. Pour autant, elle était loin de soutenir la rébellion. Elle était toujours pour l’autorité, elle n’approuvait seulement plus celle-ci. Sa vision lui jouait sûrement des tours alors que Kenneth se tenait là, lui tendant la main afin de l’aider, elle. Il était vraiment trop gentil, il devrait plutôt s’occuper de sa sœur et de ses amis, mais elle tendit son bras valide vers lui quand un cri plus fort que les autres retentit.


CAPITOLINE: « Arrêtez-les ! Assassins ! Traîtres ! Ils ont tué le Président ! TRAÎTRES ! ARRÊTEZ-LES !!! ASSASSINS ! ASSASSINS ! »

Ce n’était pas trop tôt, tiens ! Elle se demandait quand est-ce que les accusations allaient fuser ! Mais en voyant Kenneth filer, elle n’eut plus qu’une pensée en tête: s’échapper. Nale, mais où es-tu ? Elle ne partirait pas sans lui, mais impossible de le voir avec toute cette fumée et ces débris qui jonchaient le sol… l’endroit ne ressemblait plus à rien. Tout était fracassé et éparpillé un peu partout, même sa robe tombait en lambeau. Quelle soirée. Elle tenta alors à nouveau de se lever, mais elle compris alors que le problème ne venait pas seulement de son bras, mais de ses jambes. Entre-temps des débris plus ou moins solides s’étaient écrasés sur ses mollets et par chance, elle ne s’en sortirait qu’avec quelques hématomes. Elle se débattit au mieux pour se dégager et finalement se relever malgré l’éclair de douleur qui lui foudroya littéralement le bras de l’épaule jusqu’aux bout des ongles… elle espérait vraiment se l’être déboîté, une fracture était beaucoup plus longue à guérir. Du moins, si elle sortait vivante d’ici. Il y avait du mouvement autour d’elle, des capitolins affolés qui hurlaient à droite et à gauche, des pacificateurs armés qui se précipitaient ici ou là-bas… et puis les autres. Ses compagnons de districts, ceux qu’elle voyait se faire maîtriser sans douceur et traités comme devraient l’être des traîtres. Elle vit Kenneth se débattre en vain et elle rebroussa chemin, vite s’en aller, s’échapper d’ici … elle croisa des corps inertes sur sa route tandis qu’elle commençait à courir, mais son équilibre laissait à désirer tandis que sa vision était défaillante. Finalement comme les autres, elle fut interceptée. D’abord plaquée au sol par un homme robuste, elle sentie ensuite quelque chose s’emmêler dans cette masse brune et poussiéreuse qui lui servait de cheveux avant qu’on ne tire dessus pour la relever. Pas de chichi, elle se redressa et sans plus penser à la douleur de son bras, elle agrippait ses grosses mains rocailleuses en espérant le faire lâcher prise, mais il avait trouvé le moyen efficace de la tenir en laisse… Après plusieurs cris étouffés dans le brouhaha, elle sentit à nouveau tirer et marcha au rythme qu’on lui imposait.


PACIFICATEUR: « J’ai gagné le gros lot ! Stan regarde qui est tombé dans mes filets ! La pêche a été bonne on dirait ! »

Il aurait peut-être dû faire carrière dans le spectacle ce rigolo ? Il éclata de rire et son compagnon suivit, il s’approcha de la demoiselle et la saisit par la mâchoire, il la serrait si fort qu’elle était presque sûre d’en garder des marques…


STAN: « L’instigatrice de tout ça je présume ? Alors, on a décidé de reprendre le flambeau ma grande ? Sale gamine ! Comment a-t-on pu inviter une Everglade ici !? »

Il lâcha la brune et cracha au sol avec désinvolture, mais elle ne baissa pas la tête. Le regard qu’elle lui adressait était digne d’une lionne en cage, frustrée de ne pouvoir sauter à la gorge de sa proie et lorsqu’il le remarqua, il ne trouva rien de mieux que la frapper au visage. Après quoi, celui qui la retenait par les cheveux la força à s’agenouiller et à baisser la tête. C’était cela qu’elle désapprouvait chez certains pacificateurs, ce n’était pas cela qu’elle encourageait dans ce métier. On la menotta et la transporta auprès des autres, ses cheveux respiraient à nouveau mais elle avait des contusions de partout. Aux jambes, au visage, au crâne, aux bras …mon dieu ce qu’elle avait pu souffrir lorsqu’on l’avait menotté ! Et elle s’était mordue la lèvre jusqu’au sang pour ne pas crier.. A quoi devait-elle ressembler ? Le pire dans tout cela était que les caméras avaient tout retransmis dans les districts, on les avait tous vu ainsi …la situation allait-elle empirer ? La révolte était-elle en marche ? Pourquoi avait-on crée cette mise en scène ? Quel genre de message voulait-on faire passer ? Un avertissement ? Et le Président qui avait disparu, où se cachait-il ? Dans son hovercraft privé, à siroter du whisky en jubilant ? Silencieuse, Sue observait les autres autour d’elle et ne reconnut pas grand monde. Elle ne vit ni Nale ni Kenneth, les avait-on déjà monté dans l’hovercraft présent au-dessus de leur tête ? Bientôt elle fut à son tour installée sur l’échelle. Qu’allait-on leur faire ? Et dans ce moment de pure faiblesse elle n’avait de pensées que pour celui qu’elle avait toujours repoussé, celui dont elle se plaignait sans cesse, mais aussi celui avec lequel elle avait le plus partagé dans ce monde pourri jusqu‘à la moelle.. Pâris, que fais-tu en ce moment ?


2042 mots.

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MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Ven 4 Mai - 8:15

J'avais bu quelques verres, essayant de me concentrer uniquement sur mes propres pensées. Tout ce capharnaüm me tapait sur le système. Les Capitoliens étaient-ils trop ingrats, si méprisables pour oser nous critiquer ? Nous étions comme eux, des êtres humains. Nous ne vivions pas certainement comme eux, gâtés par la luxure et l'endoctrinement exécuté par Snow. "Bienvenue citoyens de Panem à la cérémonie d'hommage aux tributs qui ont sacrifié leur vie dans l'Arène. Bienvenue à tous. Pour commencer.... Souvenons-nous." Je me tournai pour regarder l'écran géant de l'Arène. Et c'était comme si ma vie s'arrêtait. Comme si toute vie s'arrêtait en moi. Odillon apparut sur l'écran, courant pour fuir des tributs, certainement d'autres carrières des Districts Un et Deux. Et la cène d'après fut l'épieu qui déchira sa poitrine avec tant de facilité. Jamais, je n'aurai voulu revivre ces images d'horreur. Ce massacre, cette tuerie gratuite qu'on offrit aux Capitoliens comme de simples jeux. Pétrifié par la douleur, je restai là, les yeux vides. J'aurai pu exprimer a colère, ma souffrance en frappant quelque chose. Mais la pensée d'être aux Capitole, entouré de gens de ce milieu. Près de Snow. J'aurai pu. Mais cela aurait servi à quoi ? Donner des armes aux Capitoliens pour nous critiquer encore et encore ? A quoi bon ? Cette célébration du Printemps était d'un désastre. J'aurai du rester au district quatre. Mais seul ? Non. Je décidai alors de m'asseoir sur une chaise près de la table aux alcools. Et de souffler. De respirer. De bannir Odillon de mon esprit. Nulle chance. C'était fini.

"Souvenons-nous chers concitoyens, rappelons-nous d'eux et de leur sacrifice, c'est grâce à leur mort, à leur victoire que Panem est une nation en paix, administrée justement. Aujourd'hui nous rendrons hommage à ces jeunes hommes et jeunes femmes qui ont si dignement supporté l'épreuve, eux qui sont morts pour préserver l'harmonie de notre nation." Il marqua une pose, comme pour laisser le temps à ses paroles d'être assimilées et comprises. "Les évènements tragiques ayant eu lieu lors de l'Expiation ont ravivé la colère et la tristesse de chaque personne ayant perdu un proche au cours des Jeux. Je le comprends. Je vous comprends. Cette journée est la vôtre. N'ayez pas honte de pleurer vos disparus. Aujourd'hui c'est la main du pardon que vous tend le Capitole. Aujourd'hui sera le jour qui marquera la disparition des Hunger Games." Je restai stupéfait. Croire à ces broutilles ? Pendant des années, les Hunger Games avaient continué. Et d'un coup, il décidait de tout arrêter ? Les personnes ne changent jamais. Odillon n'avait pas été mort en sacrifice, il avait tout simplement été assassiné dans l'arène pour permettre à un meurtrier d'être le gagnant. Tout était trop bon. Trop simple. On ne rigolait jamais avec le Capitole. On se trouvait en pleine dictature. Le fait que le président tende sa main ... semblait tout simplement impossible. "La liberté vous est désormais of..."

Et BAM. Une explosion. Elle réveilla mon esprit. Mais tout se passa si vite, trop vite même. L'odeur du feu traversa mes narines. Il fallait sortir d'ici. Déguerpir. Prendre Nale et se casser d'ici. On essayait de nous tuer. Le Président avait disparu dans l'explosion. On essayait de tous nous tuer. Les Pacificateurs venaient alors d'encercler l'Arène, certains essayant de sortir des corpis gisant sans vie dans l'herbe. Quand l'horrible chose arriva. "Arrêtez les ! Assassins ! Traîtres ! Ils ont tués le Président. TRAÎTRES ! ARRÊTEZ-LES !!!" Je toussai. Je voulais empêcher ça. La fumée avait envahi ma bouche et tout ce que je pus faire étant de me mettre accroupi, me laissant menotter par les Pacificateurs. Une seule phrase s'échappa de mes lèvres. « Non ... S'il vous plait ... Non. »

Dans l'hovercraft. On étais tous assis. Surveillés par des Pacificateurs, l'arme au bras. Interdiction de parler. Nous allions où ? Dans une sorte de tribunal ? Parce que on nous avait traités d'assassins, de meurtriers. On voulait certes que cette dictature finisse. De là, à tuer un homme devant tout le monde. Affaibli physiquement et moralement, par l'apparition d'Odillon, par l'explosion qui m'avait propulsé dans l'herbe, par les accusations, et surtout par ce qui allait se passer. Je regardai Nale, une simple grimace transmise. Je lui faisais la promesse. Je le sortirai de là. Quitte à en perdre la vie. Je le sortirai de là.

Spoiler:
 
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ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
ϟ MESSAGE : 1155
ϟ AVATAR : Liam Hemsworth
ϟ DISTRICT : Originaire du 4, il est est actuellement un fugitif dans le 13.
ϟ AGE : 25 ans. Il a gagné la 64ème édition des jeux à 14 ans.
ϟ METIER : Il est assigné à l'intendance dans le 13, en cuisine.
ϟ LIFESTYLE : Le niveau de vie est correct et surtout équitable à chaque habitant, merci le 13. Mais sachant qu'il est un vainqueur et qu'il est originaire d'un district assez riche, il n'a jamais eu à se plaindre.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : pour
ϟ COMPÉTENCES : SURVIVOR
MODÉRATEUR DE DAUGHTER OF FIRE
MessageSujet: Re: ⊰ INTRIGUE 1 : Spring Celebration   Sam 5 Mai - 11:14

J’avais du mal à détacher mes yeux de l’écran. Même sans les regarder, je sentais que mes camarades étaient tour à tour malades ou en colère de voir de telles images. Qui ne le serait pas ? Ils avaient tous émis le nom de la personne qui leur était chère, souvent pensant être silencieux. Mais même avec le bruit du son et des commentaires des Capitolins, le fait que nous soyons choqués par les images de nos proches mourants était trop évident que nous nous serions entendus même penser fortement. Snow reprit la parole et déblatéra des mots que je ne pris même pas la peine de comprendre. Sûrement un énième éloge hypocrite à ceux qui étaient tombés, et que nous revoyions actuellement. Toujours le même discours qui me donnait envie de vomir. Je m’aperçu que j’avais toujours les mains crispées sur la table, et que j’avais à présent froissé la nappe en une grosse boule dans chacune de mes mains. Pour ne pas donner aux Pacificateurs ce qu’ils attendaient, à savoir un comportement suspect, j’entrepris de me détendre et de redonner à la nappe sa position initiale ; ce qui était inutile tellement elle était froissée. Je ne levais enfin les yeux que lorsque Snow nous fit à nouveau entendre sa voix.

« Les évènements tragiques ayant eu lieu lors de l'Expiation ont ravivé la colère et la tristesse de chaque personne ayant perdu un proche au cours des Jeux. Je le comprends. Je vous comprends. Cette journée est la vôtre. N'ayez pas honte de pleurer vos disparus. Aujourd'hui c'est la main du pardon que vous tend le Capitole. Aujourd'hui sera le jour qui marquera la disparition des Hunger Games. »

Je levai les sourcils. C’était quoi encore, cette blague ? J’entendis un murmure d’étonnement et de joie parcourir les tablées, mais je n’y participai pas. Déjà, à cause de l’incompréhension de cette annonce. C’était absurde, pourquoi le Capitole voudrait arrêter les Jeux ? C’était la seule animation digne de ce nom qui arrivait à les distraire une fois par an. Il était grotesque que le président lui-même pense à stopper cette « source de joie » pour ses habitants. De plus, je n’y croyais pas. J’aurais aimé, pourtant ; penser que toute cette horreur pouvait s’arrêter était pus que plaisant, mais surtout un soulagement. Pourtant, ça n’avait pas de sens. Et puis, le Capitole savait mentir, pas vrai ? Pourquoi serait-il sincère avec une annonce pareille… Tournant la tête à droite à gauche pour observer les réactions de chacun, je pris une grande inspiration, attendant la suite.

« La liberté vous est désormais of... »

Of ? Officielle ? Offerte ? Je n’eu pas le loisir de le savoir étant donné que deux secondes plus tard, je me retrouvai sourd et étalé au sol. Je voulus me relever mais n’y parvins pas. Alors pendant quelques minutes qui me parurent interminables, je tentai de garder les yeux ouverts pour comprendre ce qu’il se passait autour de moi. Une bombe. Voilà la source de tout ça. Et des cris, des pas, des débris qui retombaient, dans tous les sens. Il me fallait réfléchir. Soit c’était un « invité » qui avait été bien inconscient en mettant ça au point, soit c’était tout simplement un coup fourré du Capitole. Je voyais déjà le Président faire une annonce « Je vous ai donné une chance et ma clémence avec l’arrêt des Jeux. Après les derniers événements ne comptez pas sur un quelconque repos hors des arènes ». Bizarrement, je souriais par terre, et je pris enfin conscience de mon état. Je me retournai face au ciel en poussant un cri effroyable. J’avais une épaule déboîtée.

Je me replongeai de plein fouet dans la masse humaine qui courait et criait, car j’avais trop réfléchi jusque-là. Le Président n’était plus là, et la cérémonie s’était transformée en cauchemar. Je ramenai difficilement mon bras pendant au-dessus de mon ventre, et tâchai de me redresser avec mon bras valide. Je me sentais sale, je devais avoir de la terre sur tout le visage. Je vérifiais que mes jambes n’avaient rien subis de grave. Elles n’auraient que quelques courbatures, ça n’était rien comparé à mon épaule. J’éprouvai un dégoût pour le Capitole tel que je n’arrivais plus à penser clairement. Je me relevai, le visage figé et la mâchoire crispée, sans vraiment savoir ce que je devais faire ou non. Je regardais les gens courir et les dégâts qu’avaient subis les tables, le décor, tout, en fait. Un vrai champ de bataille. Puis, enfin, je me rendis compte de la présence d’hovercrafts. En plissant les yeux, je pus apercevoir mes confrères se faire menotter et embarquer de force dans les appareils. Et dans le brouhaha, j’entendis mon nom. Quelqu’un me cherchait ? Deion. Il fallait que je trouve Deion. Et Prue. Prue ! Elle était bourrée, qui sait ce qu’elle pouvait faire dans une situation pareille ? Je fis quelques pas dans je ne savais quelle direction à la recherche de têtes connues ; il fallait que je puisse être sûr qu’au moins une des personnes que je connaissais était sauve. Un rapide coup d’œil vers les hovercrafts me suffit ; je vis Prue, menottée, puis Sue. Sue qui jeta un regard en ma direction, et je fus soulagé.

Impossible de trouver Deion. En courant presque, mon épaule était atrocement douloureuse, et je faisais un effort surhumain pour ne pas perdre mon visage de marbre. Et d’un coup, je me fis bousculer. Mais bizarrement, je ne tombai pas. Non, c’étaient deux Pacificateurs qui m’étaient littéralement tombés dessus, en attrapant mes bras pour que je ne m’enfuie pas. Cette fois, je ne pus m’empêcher de lâcher un grand cri. Je priais limite pour qu’ils aient dans l’idée de me remettre l’épaule en place, mais ils n’en firent rien.

« Si tu cherches tes petits copains, c’est par ici ! »

J’eus à peine le temps de me demander ce qu’ils entendaient par-là que je compris lorsqu’ils me passèrent les menottes. Je n’avais plus le choix, je n’allais savoir que dans l’hovercraft si les autres étaient encore en vie, ou du moins en bon état. Les Pacificateurs ne ménagèrent pas leur marche ni la façon de me faire monter à bord, et je retins des larmes de douleurs tellement mon bras était malmené. On me fit m’asseoir, et je ne levai pas la tête de suite. Où allaient-ils encore nous emmener ? Comme s’ils ne nous avaient pas assez trimballés pour cette « célébration »… Mâchoire crispée pour supporter mon mal, je levai enfin les yeux. Sue était à côté de moi ; Deion en face. Et c’est à ce moment qu’enfin je sentis mon visage changer. La fatigue, la douleur, le soulagement de les voir, tout ça était trop. Et je baissai la tête pour cacher mes larmes.

1140 mots.

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