Partagez | 
 

 I WON'T GIVE UP ▷ Erin.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
CITOYEN DE PANEM
avatar
IDENTIFICATION PASS

ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
ϟ MESSAGE : 361
ϟ AVATAR : Tom Hiddleston.
ϟ DISTRICT : Originaire du district 7.
ϟ AGE : 31 ans.
ϟ METIER : Vainqueur, il n'a plus besoin de travailler. Il exerce son "talent" comme on le lui demande.
ϟ LIFESTYLE : Il n'est pas à plaindre, au contraire.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : indécis
ϟ COMPÉTENCES : PROTECTOR
MAY THE ODDS BE IN YOUR FAVOR
MessageSujet: I WON'T GIVE UP ▷ Erin.   Sam 31 Mar - 18:23
    I will never let you fall,
    I'll stand up with you forever,
    I'll be there for you, through it all.
    Because that's what friends do.



Cela avait finit par arriver, et le pire dans cette histoire, c'était que tout le monde s'y attendait. Les chances qu'un tribut provenant du district 11 -ou de quelconque autre district pauvre d'ailleurs- gagne étaient si maigre, que la plupart des personnes de leur entourage les considéraient comme mort à la seconde même où leur nom était pioché lors de la Moisson. Quiconque affirmait avoir de l'espoir quand à une potentielle survie était considéré comme un idiot. Gabrielle n'avait pas voulu y croire, lorsque ce fut le nom d'Alejandro, le fiancé de l'une de ses amies, qui avait été choisi, pour participer aux Jeux. Elle avait du lui parler une ou deux fois, le considérait comme une simple connaissance, pourtant à l'annonce de son nom, elle n'avait pas pu empêcher de verser quelques larmes. Trop sensible, peut-être. En tout cas, elle voulait partager l'horreur qui avait dû saisir Erin, qui voyait son seul et unique amour partir dans un endroit duquel il ne reviendrait certainement pas. Personne ne s'était trompé en imaginant que le tribut homme du district 11 allait mourir, comme cela se produisait depuis de nombreuses années. Alejandro était mort, évidement. Cela faisait tout juste quelques semaines.

Gabrielle savait à quelle point Erin devait être meurtrie, après la perte qu'elle venait tout juste de subir, et elle ne pouvait pas s'empêcher d'avoir mal au coeur, en pensant à ce qu'elle devait ressentir, en cet instant précis. Surmonter la mort d'Alejandro allait certainement la chose la plus dure à laquelle Erin devrait faire face, et ça, Gaby le savait, car elle avait elle-même perdu ainsi quelqu'un qui lui était très cher: son frère, Louis. Ça c'était passé il y a deux ans, mais la blessure demeurait toujours aussi vive, aussi douloureuse. Le temps qui passait ne semblait pas rendre la vie sans lui moins difficile, et c'était toujours insupportable de revivre les dernières images de la vie de son frère, diffusées lors des Jeux où il était mort, qui restaient ancrées dans son esprit. La nuit, et son lot de cauchemars, était atroce, elle-aussi. Pourtant il fallait bien se remettre à vivre, et son entourage s'était bien assuré qu'elle retrouve le sourire, même si parfois l'absence de Louis se faisait ressentir.

Lorsqu'elle était au plus bas, Erin avait tenté de l'aider, du mieux qu'elle pouvait. Quelle genre d'amie serait-elle, si Gaby, à son tour, n'essayait pas de l'aider, rien qu'un tout petit peu? La réponse demeurait: une bien piètre amie. Il fallait qu'elle fasse quelque chose. Chaque jour qui passait, elle se disait qu'Erin était cloîtrée dans son chagrin, incapable d'éprouver ne serai-ce qu'une minuscule once de joie, et à cette idée, Gaby en était malade. Elle savait à quel point c'était dur, à quel point la mort d'un être cher pouvait assombrir toute une vie, et pourtant, elle savait aussi que perdre le gout de vivre à cause de cela était l'une des pires conséquences qui pouvait exister. Elle ne pouvait pas la laisser tomber, se répétait-elle. Alors, tous les matins, elle allait frapper à sa porte, espérant une réponse, même minuscule. Mais, à chaque fois, rien. Rien qu'un silence interminable dans lequel elle semblait plongée, le chant des oiseaux aux environs, et les coups retentissant de ses phalanges sur la porte en vieux chêne. Et, comme toujours depuis quelques semaines, comme si elle répétait cette scène, sans y ajouter aucun changement, elle restait bloquée, pendant une bonne dizaine de minutes, devant cette porte qui ne s'ouvrait pas, qui ne s'ouvrait plus. Elle toquait, une, deux, trois, quatre, cinq fois, parfois même six. Puis elle se résignait, et partait, retournant sur le marché ou dans le verger, qui auraient dû être sa première destination, se promettant que le lendemain, elle y retournerait, et si elle n'obtenait toujours aucune réponse, elle serait encore présente le surlendemain, et ce jusqu'à ce que Erin la laisse entrer; ce qui pouvait prendre une éternité.

Bien sur, elle avait entendu dire qu'Erin s'était présentée à son travail, qu'elle menait une vie normale, mais qu'elle avait énormément changé, pendant ces premières semaines de deuil, qu'elle s'était endurcie, ce qui n'était pas spécialement une bonne chose. Savoir qu'elle côtoyait chaque jours certaines personnes, et qu'elle refusait de lui ouvrir, chaque matin, la tuait. Et pourtant elle n'y pouvait rien, mis à part laisser leur rencontre future au pur hasard, au détour d'un chemin, puisque le matin était le seul moment de la journée durant lequel Gabrielle pouvait se permettre de faire un tour chez Erin. Le reste de sa journée, elle l'occupait à aller sur le marché, pour son père, à aller en cours, ou travailler aux vergers. Elle n'avait pas le droit de travailler, officiellement, mais elle donnait toujours un coup de main à son père, qui l'obligeait à faire cela, lorsqu'elle ne devait pas aller à l'école.

Et ça la tuait, de rester impuissante, par manque de temps, et surtout par manque de chance, de ne la croiser nulle part. Pourtant elle devait persévérer, y retourner chaque matin, même si elle ne lui répondait pas, même si elle en restait au même point, coincée devant cette porte qu'elle refusait d'ouvrir, tout simplement parce qu'elle voulait qu'Erin sache qu'elle était là, et qu'elle n’abandonnerait pas, quoi qu'il advienne. Savoir que quelqu'un ici-bas tenait assez à elle pour revenir chaque jour, c'était une chose dont elle devait avoir besoin, dans une période dure comme celle-ci.

Ce matin là, elle était passée chez Erin, n'avait toujours pas obtenue de réponse, puis s'en était allée au marché, même si elle n'avait absolument rien à acheter. Pour une raison qui lui échappait toujours, elle adorait cet endroit, qui grouillait de monde tous les Samedi matins, comme celui-là. La foule pleine de vie arrivait à ragaillardir Gabrielle mieux que quoi ce soit d'autre. Croiser des gens qu'elle connaissait et qu'elle aimait, leur sourire, leur parler quelques minutes, puis continuer son chemin, voilà quelque chose qu'elle appréciait. Elle donna une pièce à une marchande, du nom d'Adela, une vieille femme qu'elle connaissait bien, et pris une pomme bien verte, dans laquelle elle était avide de croquer. La faim régnait peut-être souvent dans ce district, mais les fruits demeuraient quelque chose dont ils ne manquaient pas. Elle s'apprêtait à la déguster, lorsqu'elle remarqua au loin une frimousse blonde qu'elle aurait reconnue entre mille. " Erin!" cria t-elle malgré elle, sachant pertinemment qu'elle ne l'entendrait jamais, d'où elle était. " Tiens ma jolie, je te l'offre. " dit-elle à une petite fille, assise par terre, qui avait l'air de mourir de faim, en lui tendant sa pomme, qu'elle accepta, un grand sourire aux lèvres. Puis elle se mit à courir le plus vite possible à travers la foule, espérant attraper Erin avant qu'elle ne la perde de vue. " Erin, attend!" lança t-elle avec espoir, alors qu'elle était arrivée à quelques mètre d'elle. La jeune femme fit volte face en entendant qu'on prononçait son nom, et Gabrielle, sans y réfléchir plus d'une seconde, couru vers elle pour la prendre dans ses bras, d'une étreinte puissante, presque désespérée, sachant qu'aucun mot ne pourrait exprimer le message qu'elle voulait lui faire passer: qu'elle était désolée, qu'elle voulait l'aider à surmonter tout ça.

Elle voulait que rien n'ait changé, qu'Erin soit toujours la même, mais elle n'avait pas idée à quel point la perte d'Alejandro l'avait transformée... Elle allait bientôt l'apprendre.


Spoiler:
 

_________________

    Celui qui recherche la vengeance devrait creuser deux tombes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
CITOYEN DE PANEM
avatar
IDENTIFICATION PASS

Invité
Invité
MessageSujet: Re: I WON'T GIVE UP ▷ Erin.   Dim 1 Avr - 19:34

“ Je la laissai faire car je savais que depuis ces dix sept jours, elle tentait de me voir jours après jours, échec après échec... „


Un an plus tôt...

Dix sept jours. Dix sept jours qu’il était parti là haut. Dix sept jours que j’étais sans lui. Dix sept jours qu’il était mort. Alejandro. Dix sept jours pendant lesquels je me sentais affreusement seule, perdue dans ce monde de brutes. Je me sentais à présent abandonnée et vidée de toutes émotions et sentiments. Je ne ressentais plus rien ; même plus l’amour, même plus la faim, même plus la douleur tellement elle était insupportable. En faite, lorsqu’Alejandro fut mort – lorsqu’il est tombé au sol après ces multitudes de piqûres de ces affreuses guêpes au venin mortel – une partie de moi fut morte aussi. En perdant Alejandro, j’avais perdu ma joie de vivre. En perdant l’amour de ma vie, j’avais aussi perdu l’envie de vivre. Pendant les premiers jours qui avaient suivi la mort d’Alejandro, je m’étais renfermée sur moi même, ne voulant voir personne. Pendant cinq jours, je n’étais plus sortie de chez moi, je n’avais ouvert à personne, je ne dormais plus à cause des nombreux cauchemars répétitifs et je ne mangeais plus. Puis, passés ces cinq jours, j’avais décidé de « revivre » à ma façon ce qui voulait dire : travailler dans les champs et les vergers coute que coute et puis ça allait en rester là. Je ne voulais plus retomber dans cette obscurité oppressante que j’avais subie pendant les premiers jours. Je voulais rentrer chez moi épuisée, afin d’échapper aux cauchemars qui me faisaient revivre la mort d’Alejandro. De plus, je ne voulais toujours pas qu’on me prenne pour une fille fragile – du à mon physique d’une poupée en porcelaine. Alors, j’avais quitté ma maison pour retrouver les champs, les vergers et mon bon vieux Léo.

« Hey Erin ! J’suis content de te revoir ! Tu vas bien ? » me demanda t-il, quelque peu inquiet par mon état. J’avais énormément maigri – bien plus que quand c’est simplement à cause de la famine –, ma peau était pâle comme un linge et mon visage si rayonnant autrefois était marqué par deux grosses cernes violettes par manque de sommeil. « Oui, oui je vais bien t’inquiètes pas…. » Je ne voulais pas qu’il s’inquiète pour moi. J’allais bien. Les cinq jours étaient passés. Et puis, je refusais de rester cloitrer chez moi. Je ne voulais pas qu’il me renvoie des champs m’obligeant à me reposer… « Pourtant tu es… Tu devrais peut être… » N’attendant pas la fin de sa phrase – je voyais où il voulait en venir – je le coupai dans son élan, énervée et froide. « NON. Je viens de te dire que j’allais BIEN. C’est clair ? Je refuse de rentrer chez moi. De rester inactive. Tu sais très bien que travailler dans les champs c’est ma vie. Alors ne m’en prive pas s’il te plait… » Ma voix se cassa à la fin, trahissant mon moral et ma tristesse. Je sentais les larmes venir. Elles me brulaient les yeux, tellement j’étais triste, énervée, perdue… Sans lui. Léo me regarda, silencieusement. Dans son regard, je pouvais lire plusieurs sentiments comme de la peine à mon égard et une grande compréhension vis à vis de mon comportement. Je soupirai alors, déçue par moi même car je venais de crier sur Léo, alors qu’il voulait juste m’aider à surmonter cette étape. Jusqu’ici, il avait toujours voulu mon bonheur. Et je savais que c’était toujours le cas. Alors je murmurai un simple : « Je suis désolée Léo… ». Un aveu. Je venais de faire un aveu. J’en pouvais plus de toute cette douleur. Elle me faisait tellement mal que ça devait insupportable. Puis, une larme se mit à couler, me brulant la peau tellement je souffrais de son absence. Comment j’allais vivre à présent ? Il était pour moi. Il me permettait de vivre. C’était plus simple avec lui. Pourquoi il était parti ? Pourquoi ils me l’avaient volé ? J’allais me marier… Pourquoi ils avaient décidé de me piquer mon bonheur ? Léo s’approcha de moi et me prit dans ses bras, tendrement. « Je sais, je sais… C’est rien. Ca devait sortir, c’est tout. ». Léo, il comprenait tout. C’était incroyable et ça faisait du bien. C’était comme un second père pour moi. Puis, il rajouta doucement. « Mais tu ne devrais pas travailler aujourd’hui… ». Je relevai alors mes yeux, brillants par les larmes qui avaient continué de couler sur mes joues pâles, pour les planter dans ceux de Léo. « Non. Je veux travailler. ». J’étais têtue, et il le savait. Il savait aussi qu’il était impossible de me faire changer d’avis. Il avait tenté, mais il avait échoué. Alors, il soupira et se dégagea de son étreinte. Un faible sourire sur ses lèvres, il me répondit. « Soit. ». A partir de ce jour là, il me laissa travailler coute que coute, sans broncher… Même si de temps en temps, il me suppliait d’arrêter pendant un petit moment, le temps de quelques heures. Mais je refusais, à chaque fois, me renfermant cette fois ci dans le travail. J’étais plus productive en plus. Et malgré tout, je savais que Léo était fier de moi et de mon travail que je produisais.

« Erin! ». Je reconnus la voix. Après tout, c’était tellement évident. Gaby. C’était elle qui venait de m’interpeler. Je l’avais aperçu quelques minutes plus tôt, à travers les nombreuses têtes des autres habitants du district onze. Mais je ne m’étais pas approchée d’elle. Je refusais de la voir, sans savoir réellement la raison. Elle avait tellement sonné à ma porte, attendant des heures que la porte s’ouvre pour pouvoir me voir pendant un petit instant, afin de s’assurer que j’allais bien. Ses tentatives avaient été toutes vaines. Mais aujourd’hui, je m’étais accordée un détour sur le chemin du retour, souhaitant voir la joie que dégageait le marché. Malheureusement, manque de chance, quelqu’un m’avait reconnu… Et bien évidemment, c’était Gabrielle, une jeune femme que je considérais comme une amie. Mais je refusais son aide. « Erin, attend! ». Seconde interpellation de Gaby, mais plus proche de la première bien que j’avais accéléré le pas, afin de quitter rapidement le marché. Puis je sentis rapidement la présence de mon amie, près de moi. Et soudainement, elle me prit dans ses bras, devenant d'un coup silencieuse. Je la laissai faire car je savais que depuis ces dix sept jours, elle tentait de me voir jours après jours, échec après échec. Elle voulait que je sache qu’elle était là au cas où et qu’elle tenait sérieusement à m’aider car quand elle avait perdu son frère, mort également pendant les jeux, je l’avais moi même aidé à surmonter cette étape affreusement douloureuse. Contrairement à moi aujourd’hui, elle avait accepté. Finalement, je brisai le silence tout en me dégageant de son étreinte. « Gaby… T’veux quoi ? » lui demandai-je, froidement – sans trop le vouloir d’ailleurs.

1 144 mots
Revenir en haut Aller en bas
CITOYEN DE PANEM
avatar
IDENTIFICATION PASS

ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
ϟ MESSAGE : 361
ϟ AVATAR : Tom Hiddleston.
ϟ DISTRICT : Originaire du district 7.
ϟ AGE : 31 ans.
ϟ METIER : Vainqueur, il n'a plus besoin de travailler. Il exerce son "talent" comme on le lui demande.
ϟ LIFESTYLE : Il n'est pas à plaindre, au contraire.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : indécis
ϟ COMPÉTENCES : PROTECTOR
MAY THE ODDS BE IN YOUR FAVOR
MessageSujet: Re: I WON'T GIVE UP ▷ Erin.   Mar 3 Avr - 21:45
    Life's always difficult,
    But wether you want it or not,
    you have to go on.
    'Cause people will eventually stop waiting for you.



Gabrielle avait toujours fonctionné ainsi, elle ne pouvait pas s'empêcher d'être parfaitement spontanée, de faire ou dire immédiatement ce qui lui passait par la tête, ce qu'elle jugeait nécessaire. Elle retenait son envie de voir Erin depuis quelques semaines déjà, et cette idée ne quittait pas son esprit, pas même une seconde. Depuis la mort d'Alejandro, cette idée l'avait hanté constamment. Alors elle n'avait pu se retenir de la prendre dans ses bras, comme elle aurait du le faire depuis si longtemps. Cette étreinte, aussi courte fut-elle, eut tout de même un effet bénéfique; le temps de quelques misérables secondes, Gaby oublia tout. Elle oublia qu'elle n'était plus une gamine qui pouvait se vanter de ne pas savoir à quel point la vie était compliquée, et elle oublia même qu'elle était elle-même meurtrie par la mort de son frère, tout comme l'était Erin à cause de celle d'Alejandro. Au fond, tout cela revenait au même. La blessure d'Erin était juste... plus vive, plus récente, plus douloureuse. Puis, alors qu'Erin s’échappa de l'étreinte dans laquelle Gabrielle semblait vouloir la retenir à jamais, elle ne put plus faire semblant d'avoir oublié tous les malheurs qui régissaient son existence, et surtout celle de son amie, qui venait de perdre l'être le plus cher qu'elle eut jamais eu.

Ce fut le visage d'Erin qui fut la première chose à la ramener à la réalité. Il était plus pâle et plus maigre qu’auparavent. La fatigue, elle aussi, se lisait dans chacun de ses traits, et rendue extrêmement visible par deux énormes cernes, qui englobait tout le tour de ses yeux. Ces derniers, eux aussi, avaient changé, en quelques sortes. Oui. Ils semblaient avoir perdu de leur éclat. Y'avait-il une seule petite chose qui n'avait pas changé chez elle? Gaby se posait la question. La jeune femme avait l'air d'avoir la mâchoire crispée, comme si elle avait l'habitude de sourire... ce qui était tout à fait normal, aux vues des circonstances. Gaby, cependant, ne put s'empêcher de sentir son coeur battre à toute vitesse dans sa poitrine, avec une violence inouïe, en remarquant la détresse d'Erin. Et que pouvait-elle y faire? Elle avait perdu son soleil, sa raison de vivre. Comment allait-elle jamais pour passer outre cette perte? Tant de questions, si peu de réponses. Tellement d'incertitudes, d'interrogations laissées au hasard. Gabrielle se prit à penser à tout ça, pendant la micro-seconde de silence qu'il y eut, avant qu'Erin ne reprenne la parole. " Gaby… T’veux quoi ? " Gaby frissonna, frisson qui fut à la hauteur de la froideur de la voix de son amie. Voilà quelque chose qui était inhabituel chez elle, une de plus.

Puis soudain, lui revinrent en mémoire les semaines passées, synonymes de silences entre les deux jeunes femmes. Comment avait-elle pu penser, l'espace d'une seule et microscopique seconde, que rien n'allait avoir changé? Elle avait été naïve, mais à vrai dire, Gaby l'était toujours, elle ne pouvait pas y remédier. Puis elle se mit à éprouver du remord. Elle aurait dû enfoncer sa porte, dès la première visite, après qu'elle ait refusé de lui répondre, pour la première fois. Ou, puisque la violence était loin d'être son fort, elle aurait dû menacer de camper devant sa porte, malgré le froid surprenant qui englobait l'atmosphère une fois la nuit tombée. Oui, voilà ce qu'elle aurait dû faire. Sécher les cours, manquer à son devoir d'aider son père, et toquer, coûte que coûte, jusqu'à ce qu'elle sorte. L'idée ne lui venant que maintenant, cela devenait parfaitement inutile. " Je veux juste que tu saches que je suis désolée." arriva t-elle à dire, passé le choc de la première impression. Sa voix était hésitante, et il ne faisait aucun doute qu'elle manquait d'assurance. Son manque de confiance en elle ne datait pas d'hier, évidement. Cependant, les cas où elle se sentait aussi mal en compagnie d'Erin avaient été rares, voire inexistants. " ... Désolée qu'il soit parti. Désolée de n'avoir rien pu faire." expliqua t-elle, quelques secondes plus tard, après avoir mûrement réfléchi à ce pourquoi elle s'excusait. Au fond, le blocage qu'elle éprouvait provenait évidement de la mort d'Alejandro, et surtout qu'elle avait idée à quel point cela pouvait faire mal. Mais aussi, elle avait eut l’expérience de voir à quel point les mots demeuraient inutiles dans ce genre de situation.

Et puis, de qui se moquait-elle, en disant qu'elle n'avait rien pu faire? Est-ce que qui que ce soit, sur ce planète, mis à part le gouvernement, aurait pu empêcher sa mort dans les Jeux? Bien sur que non. Il était juste vrai qu'elle aurait voulu, de toute ses forces, pouvoir empêcher qu'elle souffre. Mais cela restait improbable, et ça la tuait, de devoir faire face à la réalité. Parce que au fond, elle aurait tout donné pour mettre en place une "politique de l'autruche", enfouir son visage sous terre, et ne plus l'en sortir. S'enfermer dans des illusions, rêver d'utopies, comme elle avait la singulière habitude de le faire dans son enfance. Mais elle n'avait plus six ans, c'était trop tard pour croire que ce monde était bon, et que tout y était toujours beau. Idiots étaient ceux qui ne pouvaient pas regarder la réalité en face.

La réalité, dans ce cas précis, était que Gaby avait peur, tellement peur pour Erin, et surtout une peine considérable pour la perte qu'elle venait de subir. Et elle ne pouvait rien y faire, à part laisser couler le temps, et surtout prononcer des paroles qui allaient certainement se perdre, même si elle les pensait, de tout son coeur. " Mais je suis là, je serai toujours là. Si tu as besoin de quoi que ce soit." conclut-elle, sentant sa gorge se nouer. Elle pensait la moindre chose qu'elle avait dit jusqu'ici, et pourtant, elle savait éperdument que tout ces mots n'allaient en aucun cas aider Erin. Seuls les actions pouvaient l'aider, comme cette étreinte qu'elle ne réitérerait pas, de peur de se faire rejeter, ou encore ces visites journalières, pendant ces dix-sept derniers jours.

Et, enfin, Erin avait besoin d'une seule chose, c'était Alejandro, et ça, Gaby était incapable de lui offrir, mais si elle aurait tout donné pour pouvoir réaliser ce souhait. La vie était parfois bien cruelle.


Spoiler:
 

_________________

    Celui qui recherche la vengeance devrait creuser deux tombes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
CITOYEN DE PANEM
avatar
IDENTIFICATION PASS

Invité
Invité
MessageSujet: Re: I WON'T GIVE UP ▷ Erin.   Mer 11 Avr - 19:38
“ Aujourd’hui, la situation s’était inversée. Et contrairement à ce qu’on aurait pu croire, je ne voulais pas son aide. Car je n’en avais pas besoin. „

Elle était postée là, devant moi, comme si elle attendait quelque chose. Je savais ce qu’elle attendait, mais malheureusement, elle allait être déçue. Je ne lui adressai aucun sourire, même pas un petit. Je n’en avais pas la force, et puis il n’allait pas être sincère alors à quoi allait-il servir ? Je la regardai, la fixant, silencieuse. Les mots ne venaient pas. Je ne ressentais que l’horrible douleur qui avait envahi l’intégralité de mon corps depuis sa mort. Face à moi, Gaby restait aussi silencieuse et me regardait aussi. Je lis dans son regard un tas de sentiments : de la tristesse, de la souffrance, de la compassion, de la pitié… et du regret. Pourquoi du regret ? Que regrettait-elle ? Qu’Alejandro était mort lors des Jeux ? Ce n’était pas à cause d’elle, loin de là. Il ne fallait pas qu’elle se sente coupable de quoique ce soit. Puis, elle prit enfin la parole. Mais sa voix semblait hésitante. « Je veux juste que tu saches que je suis désolée. ». Elle ne devait pas être désolée. Ce n’était pas sa faute si je venais de perdre Alejandro, qui était l’amour de ma vie. Et puis, ses excuses n’allaient pas le faire revenir des morts malheureusement. « Ne sois pas désolée Gaby… ». Mais sans se préoccuper de ma réponse, Gaby rajouta quelques mots. « ... Désolée qu'il soit parti. Désolée de n'avoir rien pu faire. ». Je soupirai, en haussant les épaules. Je venais de lui dire d’arrêter, mais elle ne m’avait pas écouté, essayant sans doute de mettre de l’ordre dans ses idées. « Arrêtes d’être désolée Gabrielle. Car d’un t’y es pour rien et de deux, car tes excuses ne feront pas revenir Alejandro des morts. ». Ma voix semblait froide, bien trop froide pour une conversation entre amies. Mais depuis quelques jours, j’étais distante avec tout le monde – à l’exception de Léo peut être. Je remballai assez souvent les personnes qui venaient me soutenir, ou simplement me parler. J’étais devenue en faite une fille cruelle, affreuse, qui ne possédait plus aucun cœur. J’avais perdu mon cœur lorsqu’Alejandro était tombé. J’avais perdu ma joie de vivre quand j’avais vu Alejandro, sans vie, sur l’écran de ma petite télévision. Peut être que ça allait passer, peut être que le temps pansera ma blessure mais je n’y croyais pas beaucoup. J’étais devenue une autre Erin, complètement différente voire carrément opposée à celle que j’étais durant le vivant d’Alejandro.

Puis après avoir parlé, je retombai brusquement dans un silence profond. Gaby ne me gênait pas, mais depuis le décès d’Alejandro, c’était comme si j’étais devenue muette. En faite, je ressemblai plus à une ombre ou un fantome qu’une femme, une humain, ou tout simplement à un être vivant. J’avais terriblement changé, et Gaby l’avait remarqué. Je devais faire souffrir Gaby, en agissant ainsi. Depuis ces dix sept jours, elle n’avait jamais cessé – même un jour – à toquer à ma porte pour avoir de mes nouvelles, pour venir me soutenir dans cette épreuve qu’elle avait connu auparavant. Et là, je continuais toujours en quelque sorte à l’ignorer. Mais je m’en foutais si je la faisais souffrir. Ou bien, j’avais tellement mal que je ne remarquai que je faisais moi même du mal aux autres, et particulièrement à Gaby, une proche. Ou encore, peut être que je voulais me venger. Que je voulais que d’autres souffrent avec moi… Mais là, c’était égoïste de ma part. Surtout envers Gaby, car elle avait souffert quelques années auparavant. Alors peut être que c’était juste par égoïsme que j’agissais ainsi ? Perdue dans mes pensées, je ne faisais plus attention ni à Gaby, ni à ce qui pouvait se passer autour de moi. J’étais perdue. Abandonnée. Meurtrie par la vie.

« Mais je suis là, je serai toujours là. Si tu as besoin de quoi que ce soit. ». La voix de Gaby me fit sursauter, tellement j’étais perdue ailleurs. Que me disait-elle ? Qu’elle sera toujours là pour moi si j’en avais besoin. Gaby, c’était une chouette fille qui était devenue mon amie très rapidement ; le feeling était très bien passé lorsqu’on s’était rencontré la première fois. Par conséquent, je ne comprenais pas pourquoi je réagissais ainsi. La pitié. Je n’aimais pas la pitié. Et je pensais que Gaby agissait par pitié. Alors je me raidis, et je la fixai. « Cesses de dire des bêtises Gaby. J’aime pas la pitié. Et même si tu n’agissais pas par pitié, je pense pas que tu peux m’aider. Et je pense pas non plus avoir besoin de toi. ». J’étais froide. Mais j’avais changé. Je soupirai doucement en la regardant, puis j’allais me retourner pour partir sans me préoccuper de Gaby. La conversation était finie. Pour moi. Ce fut à cet instant que je me mis à repenser au passé. A ce jour où avec Gaby on s’était promis de se soutenir quoiqu’il arrive, d’être toujours présente pour l’une et pour l’autre.

« Gaby ! Arrête de pleurer s’il te plait sinon la boite de mouchoirs va descendre à une vitesse incroyable et je ne pense pas en avoir une autre en réserve. ». J’avais tenté de faire de l’humour, espérant faire sourire Gaby. Elle était tellement plus belle lorsqu’un sourire apparaissait sur ce joli minois angélique. Malheureusement, elle m’avait fait un faible sourire… Mais ça restait quand même un sourire. Alors je lui avais rendu son sourire. Je savais que c’était difficile pour elle, mais j’étais persuadée qu’avec le temps, tout s’arrangera car le temps pansait nos blessures les plus profondes. Gaby avait fait pour une énième fois le même cauchemar ; revoir la mort de son frère en boucle… Et une fois de plus, elle avait déambulé chez moi, tôt le matin – à l’aube précisément – avec le visage ravagé par les larmes. Et une fois encore, j’avais tenté de la consoler, de la calmer. A présent, elle s’était calmée peu à peu, juste après ma tentative de faire de l’humour. Gaby dans les bras depuis une bonne heure déjà, j’avais commencé à la sentir plus calme, plus sereine. L’embrassant sur le front, j’avais pris la parole, avec un sourire sincère et gentil perché sur mes lèvres. « Gabrielle saches que je serais toujours là pour toi, quoiqu’il arrive ou quand tu auras besoin de moi. Ne l’oublies jamais. » Elle m’avait rendu cette fois ci un plus grand sourire. Un sourire comme le mien. « Erin, saches aussi que tu pourras toujours compter sur moi quoiqu’il se passe. » me répondit-elle, doucement.

Aujourd’hui, la situation s’était inversée. Et contrairement à ce qu’on aurait pu croire, je ne voulais pas son aide. Car je n’en avais pas besoin.


1 120 mots
Revenir en haut Aller en bas
CITOYEN DE PANEM
avatar
IDENTIFICATION PASS

ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
ϟ MESSAGE : 361
ϟ AVATAR : Tom Hiddleston.
ϟ DISTRICT : Originaire du district 7.
ϟ AGE : 31 ans.
ϟ METIER : Vainqueur, il n'a plus besoin de travailler. Il exerce son "talent" comme on le lui demande.
ϟ LIFESTYLE : Il n'est pas à plaindre, au contraire.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : indécis
ϟ COMPÉTENCES : PROTECTOR
MAY THE ODDS BE IN YOUR FAVOR
MessageSujet: Re: I WON'T GIVE UP ▷ Erin.   Lun 23 Avr - 12:01
    I want things to go back to the way they were.


Non, décidement, rien ne semblait se passer comme elle le désirait. La seule et unique chose qu'elle voulait, c'était qu'Erin la laisse l'aider, qu'elle puisse parvenir à arranger son état, qu'elle lui laisse pénétrer sa carapace remplie de tristesse et de rancoeur. Et puis au fond, qu'elle aille mieux, voilà tout. Mais elle la repoussait. Encore et encore. Comment faisait-elle ça? Comment diable avait-elle pu changer à ce point? Tentant de se souvenir du visage doux et souriant de la jeune femme, à l'époque pendant laquelle son fiancé était toujours en vie, elle éprouva un pincement au coeur: ce visage n'avait plus rien à voir avec celui qui se trouvait devant elle. Pâle, maigre, fatiguée, affaiblie, elle était en tout point différente à l'ancienne Erin. Son ton. Sa voix. Ses paroles. Sa façon d'être, et de réagir.

Elle se souvenait encore à quel point elle avait été une aide incroyable pour elle, lorsque Gaby avait perdu son grand frère, Louis. Erin n'avait cessé de la réconforter, de tenter de tout faire pour lui redonner le sourire. Et Gabrielle ne l'avait pas repoussée, elle l'avait laissé faire, et l'avait laissé entrer dans sa bulle remplie de tristesse. Bien sur, au fil du temps, ses efforts et ceux de ses autres amis avaient fini par payer, si bien qu'elle était devenue plus forte, et avait réussi à panser sa blessure, qui se remettait parfois à saigner, quand même, si elle n'y prenait pas garde. Elle savait éperdument que s'ils n'avaient pas été là, et surtout si elle n'avait pas été là, elle aurait continué de sombrer, encore et toujours, sans parvenir à se reconstruire, détruite par la mort de Louis. Mais aujourd'hui, quoi qu'on puisse en dire, elle était là, avait survécu, et ne comptait pas la laisser tomber. Elle ne pouvait pas. " Cesses de dire des bêtises Gaby. J’aime pas la pitié. Et même si tu n’agissais pas par pitié, je pense pas que tu peux m’aider. Et je pense pas non plus avoir besoin de toi." Quand elle entendait cela, et surtout la froideur sur laquelle ceci était prononcé, elle ne pouvait pas s'empêcher d'être bouleversée. Intérieurement, elle hurlait. Où est-elle passée, cette Erin qui aimait la vie, cette fille qui aurait tout fait pour être heureuse? se demanda t-elle alors.

Était-elle envolée, partie à jamais? Non, improbable, Garielle ne pouvait cautionner cela. Pourtant, Erin commençait à s'éloigner, et, étrangement, elle avait la désagréable impression d'être clouée au sol, comme si elle ne pouvait pas bouger. Le coeur battant, l'esprit embrouillé, les poings serrés, et ravalant ses larmes avec une force des plus impressionnantes, Gaby, ne bougeant pas d'un poil, se contenta d'élever la voix, pour qu'Erin, même en fuyant, comme une lâche, l'entende." Tu ne m'as pas abandonnée, et je ne compte pas t'abandonner non plus. Tu m'entends? " lança t-elle, bien déterminée à se battre. Elle pensait sincèrement tout ce qu'elle disait, et avait bien l'intention de mettre ses "menaces" à exécution. " Alors que tu le veuilles ou non, tu vas me laisser être là pour toi. Parce que je ne compte pas m'en aller." continua t-elle, haussant encore la voix, et gagnant encore plus d'assurance, à mesure que les mots lui venaient en tête. " Parce que je te l'ai promis, tu ne t'en souviens donc pas?" termina t-elle. Elle aurait pensé qu'elle s'effondrerait en disant cela, et pourtant non, sa voix avait été forte. Oh, bien sur qu'elle se souvenait de cela. Bien sur qu'elle se souvenait de cette promesse. Mais elle se voilait vraiment la face, si elle pensait que Gaby n'allait pas la tenir.



_________________

    Celui qui recherche la vengeance devrait creuser deux tombes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
CITOYEN DE PANEM
avatar
IDENTIFICATION PASS

Invité
Invité
MessageSujet: Re: I WON'T GIVE UP ▷ Erin.   Ven 27 Avr - 12:46
“ Oui, je voulais qu’elle oublie cette Erin… „

Je me retournai afin de laisser Gaby toute seule, dans le marché. Pour moi la conversation était finie. Je ne voulais plus lui parler ou encore, je ne savais pas quoi lui dire d’autre. Cependant, Gaby prit la parole ce qui provoqua l’arrêt de mes pas. Elle voulait encore me parler. Elle avait surtout encore quelque chose à me dire. Néanmoins, je ne me retournai pas. « Tu ne m'as pas abandonnée, et je ne compte pas t'abandonner non plus. Tu m'entends? Alors que tu le veuilles ou non, tu vas me laisser être là pour toi. Parce que je ne compte pas m'en aller. Parce que je te l'ai promis, tu ne t'en souviens donc pas? ». Sa voix avait changé. Elle était beaucoup plus forte, et notamment beaucoup plus déterminée. Ainsi, Gabrielle ne voulait pas abandonner sa mission. Elle ne voulait pas rompre cette promesse qu’on s’était faite toutes les deux autrefois. Cependant, les jours avaient passé et les choses pouvaient changer… J’avais pensé à cette promesse lorsque je l’avais prononcé. Mais malheureusement, les choses avaient le droit de changer. Je soupirai doucement. Je m’en souvenais de ce jour là, mais malheureusement, je ne voulais pas de son aide. Je voulais être seule. Alors je décidai de me retourner, et de revenir sur mes pas pour me rapprocher de Gaby. Je ne lui souris toujours pas. « Oui Gaby, je m’en souviens de ce jour. Mais ce jour date n’est ce pas ? Les années ont passé. Donc, les choses ont forcément changé. T’es d’accord ? Alors les promesses passent également. Je sais qu’au fond de toi, tu connais déjà d’autres promesses qui n’ont pas été tenues dans le passé. Je me trompe ? ». Ma voix était froide, sèche. Mes phrases avaient été blessantes. J’allais blesser Gaby – si ce n’était pas déjà fait – en prononçant de telles phrases. Mais pourquoi j’agissais ainsi ? Pourquoi j’étais devenue autant blessante envers les gens qui avaient envie de m’aider ? Comment Gabrielle pouvait encore rester là, devant moi, avec toujours ce même espoir ; celui de m’aider ? Je soupirai une fois de plus. J’étais perdue. J’étais vidée. Je ne sentais plus aucun sentiment. J’étais devenue un fantôme, une ombre depuis qu’il était mort. J’avais affreusement changé, et ce changement commençait à me faire peur.

Je reposai mon regard sur Gaby, qui était jusqu’ici silencieuse. Alors, je repris la parole. « Gabrielle, Gabrielle… S’il te plait, arrêtes d’être bornée. Arrêtes de vouloir bien faire sans arrêt. Car là, tu n’y arriveras pas. Alors maintenant rentres chez toi, continues de travailler et de danser et ne passes plus me voir ou du moins toquer en espérant que je vais t’ouvrir. Car je ne le ferai pas. » J’avais été pour une énième fois froide, sèche et distante avec Gabrielle, qui avait été jusqu’ici une amie que j’appréciais beaucoup. Depuis le début, j’avais l’impression de planter en Gabrielle un couteau que j’enfonçais de plus en plus au fur et à mesure que je lui parlais. C’était horrible. J’étais horrible. Mais je me sentais abandonnée depuis qu’il m’avait abandonné. Je n’avais plus aucun cœur. Tout ceci à cause d’eux. Du Capitole. Je le détestais encore plus. J’avais changé à cause d’eux.

Je soupirai une fois de plus. Mais je n’éprouvais aucune peine pour Gabrielle qui devait être tourmentée par tant de changements en moi. Moi qui avais été chaleureuse, gentille et remplie de joie de vivre. Jusqu’ici, je n’avais jamais montré un quelconque signe de méchanceté. Mais cette Erin s’était envolée en même temps que la vie d’Alejandro. C’était comme si cette Erin était morte. En faite, cette Erin avait décidé de rejoindre Alejandro, qui restera toujours l’amour de sa vie. Cette Erin s’était fiancée avec lui. Alors, pour ne jamais être séparée, elle s’était tuée pour pouvoir revoir son unique amour.

Enfin, je fixai à nouveau Gabrielle. Mon visage demeurait toujours autant pale, sévère et glaciale. Je devais faire peur, mais je m’en moquais bien. « Gabrielle, la Erin que tu as connu s’est envolée. Elle est morte avec Alejandro. Alors arrête ton manège. Ca ne sert à rien. Mets ton énergie autre part, d’accord ? ». Je laissai quelques secondes s’écroulaient, puis je rajoutai. « Maintenant, je pense qu’on a fait le tour de la question non ? Je ne veux pas ton aide, même si tu m’as fais la promesse. Tu comprends ? A présent, tu vas te retourner et rentrer chez toi. Peut être qu’un jour, on se reverra… Qui sait. Les choses peuvent toujours changer. » Cette fois ci, je n’allais pas me retourner la première. Je voulais voir partir Gabrielle. Je voulais qu’elle rentre chez elle, qu’elle s’occupe de sa famille et qu’elle aille danser au Capitole. En bref, je voulais qu’elle continue sa vie comme si de rien n’était. De toute façon, la Erin qu’elle connaissait n’existait plus, alors sa vie devait quand même continuer. Et comme je lui avais dit, les choses pouvaient encore changer. Une lueur d’espoir, même si je n’y croyais pas moi même. Le temps n’allait pas panser mes blessures. Il en était incapable.

Remarquant que Gabrielle n’exécutait pas mes ordres, je soupirai profondément, levant les yeux au ciel. « Mais merde Gaby ! T’attends quoi encore ? Tu veux quoi à la fin bon sang ? Les miracles ça n’existe pas ! Les promesses peuvent être rompues ! ». J’étais exaspérée. Je savais que Gabrielle était têtue – comme moi – mais à ce point là je l’ignorais. « Tête de mule ! » disais-je, froidement, en secouant la tête. « Comment il faut que je te le dise pour que tu le comprennes Gaby ? ». Gabrielle m’énervait. J’étais désespérée. Je ne savais plus comment le lui dire pour qu’elle comprenne. Pour qu'elle comprenne que je ne voulais pas de son aide. Que je ne voulais plus qu’elle revienne chez moi pour toquer espérant que les choses allaient changer. Car, non ça n’allait pas être le cas pour l’instant. Par conséquent, je voulais qu’elle reprenne un train de vie normal. Qu’elle vague à ses occupations. Qu’elle m’oublie. Oui, je voulais qu’elle oublie cette Erin…

1 018 mots
Revenir en haut Aller en bas
CITOYEN DE PANEM
avatar
IDENTIFICATION PASS

ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
ϟ MESSAGE : 361
ϟ AVATAR : Tom Hiddleston.
ϟ DISTRICT : Originaire du district 7.
ϟ AGE : 31 ans.
ϟ METIER : Vainqueur, il n'a plus besoin de travailler. Il exerce son "talent" comme on le lui demande.
ϟ LIFESTYLE : Il n'est pas à plaindre, au contraire.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : indécis
ϟ COMPÉTENCES : PROTECTOR
MAY THE ODDS BE IN YOUR FAVOR
MessageSujet: Re: I WON'T GIVE UP ▷ Erin.   Ven 4 Mai - 21:01


    Never give up.

C'était totalement fou. Comment Erin avait-elle pu en arriver là? Le chagrin qu'elle éprouvait était-il donc insurmontable? Gaby préférait penser que non, il ne l'était pas. Tout problème avait une solution, c'était aussi simple que ça. Penser le contraire allait à l'encontre de tous les principes de Gabrielle. On pouvait la traiter d'idiote, de naïve, ou avec toute autre insulte vis à vis de son optimisme, jamais elle ne renoncerait à ses idées. Après tout, si elle l'avait fait, elle ne vaudrait pas mieux que les ivrognes du villages ayant depuis fort longtemps renoncé à se battre pour tenter de trouver le bonheur. Parce que oui, si Gaby essayait de regarder la réalité en face, elle ne voyait que des choses sombres à sa portée. Son frère lui manquait terriblement, il ne reviendrait jamais. Sa mère n'avait pas eu le temps de lui apprendre comment vivre. Son père la détestait, et pouvait redevenir violent à chaque instant. Et la moisson approchait. Voilà des raisons suffisantes qui auraient pu la faire tomber bien bas. Et pourtant non. Si l'esprit d'une personne normale aurait présenté ça sous une toute autre forme, bien plus sombre, elle aimait voir le meilleur en tout. Alors chez elle, ça donnait plutôt: Son frère et sa mère reposaient en paix, et elle les rejoindrait un jour ou l'autre. Son père ne la frappait plus, et cela allait continuer. Et la Moisson, cette année encore l'épargnerait, elle et ses proches. Elle se plaisait à penser cela, même si ce n'était que des illusions, parfois. Elle tomberait de haut, si un nouveau malheur venait à s’abattre sur elle. Tant pis, elle en prenait le risque.

Sa naïveté était bel et bien la seule chose qui l'empêchait de s’effondrer. Pourquoi l'abandonner? Pourquoi céder au désir d'Erin, et la laisser tomber? " Oui Gaby, je m’en souviens de ce jour. Mais ce jour date n’est ce pas ? Les années ont passé. Donc, les choses ont forcément changé. T’es d’accord ? Alors les promesses passent également. Je sais qu’au fond de toi, tu connais déjà d’autres promesses qui n’ont pas été tenues dans le passé. Je me trompe ? " Elle avait décidé de se retourner, de rebrousser chemin. Mais c'était dans une entière froideur qu'elle s'exprimait, sans le moindre sourire, sans la moindre once de gentillesse. Elle allait blesser Gabrielle, et le savait, ne s'en délectait pas, mais ne s'en privait pas non plus. Le fait qu'elle ait changé à ce point était étonnant, et tellement horrible... "Bien sur." répondit Gaby. Bien sur qu'elle connaissait des promesses ayant été rompues. Comme celle de son père, à sa mère mourante, lui ayant promis de faire attention aux gosses. Ô, il l'avait sacrément bien respecté cette promesse. Il avait pris soin de ses garçons, mais quasiment renié sa fille. A cette idée, Gaby eut un sourire triste. Les gens mentaient, évidement. Ils ne tenaient pas leur promesses. Ils débitaient des paroles en l'air. Mais pas elle. Jamais. "Mais les personnes qui font des promesses en l'air ne valent rien. Et tu n'es pas ce genre de personne. Moi non plus." continua t-elle, d'un air de défi.

Elle était surprise qu'Erin pense qu'elle allait abandonner aussi facilement. " Gabrielle, Gabrielle… S’il te plait, arrêtes d’être bornée. Arrêtes de vouloir bien faire sans arrêt. Car là, tu n’y arriveras pas. Alors maintenant rentres chez toi, continues de travailler et de danser et ne passes plus me voir ou du moins toquer en espérant que je vais t’ouvrir. Car je ne le ferai pas. " lança t-elle. Encore des autres paroles vexantes, blessantes, censées lui faire lâcher prise, la faire abandonner. C'était très mal la connaitre que de penser qu'elle allait lâcher prise. " Maintenant, je pense qu’on a fait le tour de la question non ? Je ne veux pas ton aide, même si tu m’as fais la promesse. Tu comprends ? A présent, tu vas te retourner et rentrer chez toi. Peut être qu’un jour, on se reverra… Qui sait. Les choses peuvent toujours changer.Mais merde Gaby ! T’attends quoi encore ? Tu veux quoi à la fin bon sang ? Les miracles ça n’existe pas ! Les promesses peuvent être rompues ! " Voyant que Gaby campait sur sa position, elle soupira longuement, puis leva les yeux au ciel. Bien sur qu'elle était agacée! Et alors? Sa seule défense à présent, c'était l'attaque. Parce qu'elle était tellement plongée dans son deuil qu'elle était persuadée que la seule chose dont elle aurait besoin, c'était Alejandro. Mais Gaby savait bien que toute seule, elle ne surmonterait pas ça. " Tête de mule !" s'exclama t-elle, parfaitement ennuyée par l'attitude de Gaby. Cela semblait peut-être parfaitement puéril, mais Gaby s'en contrefichait. Si Erin semblait ne plus vouloir se défiler, et avoir le plaisir de voir Gaby abandonner la première, et bien elle se ferait un plaisir de lui montrer que cela ne se produirait pas. "On me le dit souvent, oui. Mais je n'abandonne pas ceux que j'aime, compris?" répondit Gaby, très sure d'elle, ce qui était étrange pour la jeune femme.

" Comment il faut que je te le dise pour que tu le comprennes Gaby ? " demanda Erin, visiblement dépassée par la situation, et surtout incroyablement énervée."Tu n'as besoin de personne, tu vas bien. Bla, bla, bla." fit-elle, faisant mine de prendre une moue boudeuse et énervée, essayant de montrer à Erin que c'était stupide d'agir ainsi. Elle fit d'ailleurs quelques pas en avant pour s'approcher de la jeune blonde. "Tu as besoin d'aide. Et n'oses pas me mentir en me disant que c'est faux, je le vois bien. Laisse moi entrer dans cette carapace, bon sang! On se disait tout, avant. " pria t-elle, sincèrement touchée qu'elle soit aussi distante. "Mais peut-être que tu bloques parce que c'est moi." comprit-elle enfin, réfléchissant à haute voix, cette voix un peu perdue. "Si c'est le cas... Je veux juste qu'on t'aide. Qui que ce soit!" reprit-elle après un petit silence. C'était donc ça. Elle ne voulait plus d'elle en tant qu'amie? C'était pour ça qu'elle ne voulait pas de son aide? Cela lui faisait une peine atroce... "Je n'en peux plus de te voir comme ça." souffla t-elle, sincère, presque à bout de force, mais restant forte, et retenant les larmes qui essayaient de s'échapper de ses yeux.

1.055 mots.

_________________

    Celui qui recherche la vengeance devrait creuser deux tombes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
CITOYEN DE PANEM
avatar
IDENTIFICATION PASS

Invité
Invité
MessageSujet: Re: I WON'T GIVE UP ▷ Erin.   Dim 6 Mai - 22:28
“ Ce désolé était sincère. Pour une fois, je faisais preuve de sincérité. „

Gabrielle m’exaspérait. Elle devenait de plus en plus énervante. Je ne savais plus quoi faire pour qu’elle comprenne que la Erin qu’elle connaissait ne reviendra plus. Que la vie avait changé. Que les malheurs étaient possibles. Je soupirai profondément, en haussant les épaules. J’étais idiote en faite. Idiote de penser que Gabrielle allait me comprendre. Idiote de penser que Gabrielle allait baisser les bras. En fin de compte, je perdais mon temps. Second soupir de désespoir : Gabrielle était tellement naïve et têtue, qu’il m’était carrément impossible de la faire changer d’avis. « Bien sûr. » me répondit-elle, dans un premier temps. Heureusement qu’elle en connaissait des promesses qui n’avaient pas été tenues. La vie n’était pas toute rose, et j’étais quelque peu ravie de pouvoir enfin constater que Gabrielle n’était pas si naïve que je le pensais : il y en avait en elle une part de rationalité mais juste cachée en elle. Je soupirai à nouveau mais cette fois de soulagement… « Mais les personnes qui font des promesses en l'air ne valent rien. Et tu n'es pas ce genre de personne. Moi non plus. » reprit-elle après quelques secondes écroulées. Néanmoins, je secouai la tête. Comment pouvait-elle affirmer ce genre de propos ? Ne savait-elle pas qu’on ne connaissait jamais entièrement une personne ? Savait-elle aussi qu’on ne pouvait jamais se connaître dans l’intégralité ? Et puis, oubliait-elle tout simplement la vie ? La vie pouvait affreusement nous changer car on subissait la vie…

« Gabrielle tu oublies plusieurs éléments dans ton raisonnement… ». Je demeurais toujours froide, distante et glacial. J’étais dépourvue de gentillesse. Cette joie de vivre qui m’avait jusqu’ici habité m’avait quitté. « Tu oublies que c’est la vie qui nous construit, qui construit la personne qu’on est aujourd’hui. Malheureusement, elle m’a changé. Tu dois à présent t’en convaincre. Je ne peux plus rien pour toi maintenant. ». Mes derniers mots furent légèrement brisés. Car au fond de moi, j’étais triste et désespérée. Gabrielle me faisait de la peine. Elle était tellement déterminée qu’elle en devait aveugle. Aveugle de la vérité, de la réalité. Elle ne voyait pas que sa Erin était morte depuis le décès d’Alejandro lors des Jeux. Et malheureusement, elle ne voulait rien savoir. Gaby restait tout simplement têtue, bornée. Je haussai alors mes épaules, levant les yeux aux instants pendant un bref instant. J’allais me retourner une secondes fois dans le but de partir quand la voix de ma vieille amie retentit à nouveau. Cette fois ci, Gabrielle était encore plus déterminée. « Tu n'as besoin de personne, tu vas bien. Bla, bla, bla. » dit-elle, tout en mimant une moue faussement boudeuse et énervée. Dans les temps normaux, j’aurais ri. Mais là, ce rire me parut amer et froid. Je ne voulais pas rire. Je voulais juste partir d’ici. Constatant aucune réponse de ma part, Gabrielle continua dans son discours – les plus convaincants ainsi soit-il. « Tu as besoin d'aide. Et n'oses pas me mentir en me disant que c'est faux, je le vois bien. Laisse-moi entrer dans cette carapace, bon sang! On se disait tout, avant. ». Cette fois ci, ça en n’était de trop. Finalement, un rire s’échappa de mes lèvres. Mais il ne ressemblait pas du tout à ceux que j’avais autrefois échangés avec Gabrielle. Il demeurait étrangement différent : un rire nerveux, moqueur et glacial. Il était blessant. Puis, ma voix remplaça ce rire. « Gabrielle, Gabrielle… » soupirai-je, secouant ma tête, désespérée par elle ; par son caractère et son comportement. « Je pense que tu es loin d’être la personne qui peut affirmer une telle chose ! Je ne pensais pas que tu avais un sacré culot… Finalement, je ne t’ai jamais connu. Tout comme toi d’ailleurs. Tu vois, on ne connaît jamais les personnes. Même si elles nous ont été proches dans le passé. » rajoutai-je, froidement tout en la fixant sans ciller une seule seconde. Je n'aimais pas m’attarder, et cette conversation aurait du être terminée depuis longtemps.« Mais peut-être que tu bloques parce que c'est moi. » lâcha t-elle d’un coup. Mais ses paroles ressemblaient plus à une réflexion, comme si Gabrielle réfléchissait à haute voix. « Si c'est le cas... Je veux juste qu'on t'aide. Qui que ce soit! » rajouta t-elle, après un bref instant face à mon mutisme déterminé. Je la fixai toujours, avec le même regard. « Je n'en peux plus de te voir comme ça. » finit-elle par conclure. Sa voix semblait brisée, sincère et fatiguée. Fatiguée de me voir ainsi. Face à ses paroles, je ne m’adoucis pas. « Il y a vraiment plus rien à faire ! » soupirai-je doucement, secouant la tête désespérée. Mais je repris immédiatement la parole, afin que Gaby ne reprenne pas la parole. « Mais si c’est le seul moyen pour que tu ailles mieux, que tu reprennes une vie normale et que je puisse ENFIN rentrée chez moi, je te promets que quelqu’un va m’aider. » soufflai-je, froidement tout en ne la quittant pas du regard. « Et enfin cesses de te lamenter. Je suis comme ça, et c’est comme ça. Pour l’instant. Arrêtes de te faire du mal pour rien. Arrêtes de t’épuiser en allant toquer à ma porte. Ca ne pansera pas mes blessures, et encore moins combler son absence et ce manque qui m’a laissé. Je suis désolée. » finis-je par marmonner.

Ce désolé était sincère. Pour une fois, je faisais preuve de sincérité. J’étais désolée de tout ça. J’étais désolée d’avoir autant changer ; d’être devenue froide, glaciale et sèche. D’être devenue cette personne qu’on fréquente peu. D’être devenue une nouvelle Erin, très étrange à celle que beaucoup de personnes avaient connu. « Je suis désolée Gabrielle, mais Erin est morte maintenant. » murmurai-je une dernière fois, avec une voix à la fois glaciale et sincère. Déterminée et brisée. Je lui adressai pour finir un sourire, en coin. Il ne représentait pas la fin. Il symboliserait peut être un espoir. Un espoir qu’un jour, tout redevienne comme avant. Malheureusement, je n’y croyais pas énormément. Mais Gabrielle dégageait un je-ne-sais-quoi, qui me faisait penser qu’après tout, tout était possible. Tout pouvait changer. Que tout allait redevenir comme avant. Que mon manque allait être comblé, même si au fond Alejandro me manquera toujours. Ce sourire, c’était loin d’être un sourire de gentillesse ou encore un sourire de complicité. C’était un sourire sincère, navré et désolé. Malheureusement, il fut bref. Comme si l’ancienne Erin existait toujours. Comme si au final, cette Erin suffoquait – agonisait – tranquillement et silencieusement, espérant une quelconque aide mais dont les mots lui manquaient cruellement pour appeler à l'aide.

Au final, mes pas se retournèrent pour la troisième fois. Et cette fois ci, je ne me retournerai pas. Je ne retournerai plus.


1 129 mots
Revenir en haut Aller en bas
CITOYEN DE PANEM
avatar
IDENTIFICATION PASS

Invité
Invité
MessageSujet: Re: I WON'T GIVE UP ▷ Erin.   Lun 7 Mai - 18:23
Sujet terminé
Revenir en haut Aller en bas
CITOYEN DE PANEM
IDENTIFICATION PASS

Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: I WON'T GIVE UP ▷ Erin.   
Revenir en haut Aller en bas
 

I WON'T GIVE UP ▷ Erin.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» I'LL GIVE YOU ANYYYYYYYYYTHING, I'LL GIVE YOU ANY RING.
» Get up and never give up... [PV Raphaël]
» give me a reason to trust you ★ ft. marcus.
» marloes orhen - erin heatherton.
» TRISTAM ✎ nobody can give you equality, or justice, or anything. if you're a man, you take it.
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Daughter of Fire :: saison un, anciens RP-
Sauter vers: