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 R/ t'es belle quand t'es odieuse.

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MessageSujet: R/ t'es belle quand t'es odieuse.   Sam 31 Mar - 13:47

Hemlock était sorti de sa maison, ne voulant plus soigner personne aujourd'hui. Une décision certes très égoïste, mais dont il avait foncièrement besoin. La Moisson se rapprochait dangereusement, pour son plus grand malheur. Il n'avait pas tellement peur pour lui, étant à présent trop vieux pour être sélectionné, mais bien pour une certaine demoiselle répondant au nom de Williwaw. Bien qu’il ne l’avouerait à personne, la seule pensée de Willy aux Hunger Games lui donnait la nausée. Il laissa ses pas le guider à travers le village, sans se poser de questions. Naturellement, il atterrit non loin du lieu de travail de la jeune fille. Lorsqu’il s’en rendit compte, la gêne s'empara de lui. Que faisait-il ? Il avait réellement perdu la tête ! Cette jeune femme qu'il aimait et détestait à la fois, ne voudrait même pas le voir après totu ce qu'il avait pu lui dire. Il paniqua un instant, puis se ressaisit. Il était là à présent, et elle allait débarquer d'une minute à l'autre : pourquoi partir finalement ? Il avait besoin de lui parler, de lui exprimer une partie de ses sentiments. Ou du moins s'excuser.

Plus le temps passait, plus il se disait qu'il avait perdu la tête. Pourtant son corps refusait étrangement de prendre la fuite. Il repensa à son passé, à son présent, à ce qui avait fait que leur relation était devenue comme ça. Bien sur, le souvenir de la mort de sa famille et willy qui le retenait, lui laissait un gout amer dans la bouche. Mais, maintenant que c'était fini, passé et qu'on ne pouvait revenir en arrière, ne devait-il pas enfermer ce souvenir bien au fond de sa mémoire, jeter la clé et aller de l'avant ? Lui pardonner et tout lui avouer ? N'était ce pas clair que le jeune homme ressentait certain sentiment fort pour la jeune femme et que dans un monde comme le leur, c'était le bien le plus précieux ? Il resta donc assis, sur cette souche d'arbre, attendant qu'Elle débarque d'un instant à l'autre. Tordant ses mains dans tous les sens, signe évident de sa gêne, il tenta en vain de préparer un petit discours. Pitoyable, pensa t-il. Il hésita un isntant à rester, mais ne la voyant pas, il se leva et commença à faire quelques pas vers le nord, jusqu'à ce que la silhouette de la jeune femme se découpe dans l'horizon, dans l'ombre des arbres imposants. Il y était, c'était le moment.
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MessageSujet: Re: R/ t'es belle quand t'es odieuse.   Sam 31 Mar - 17:02

Sorrow weighs my shoulders down
And trouble haunts my mind
But I know the present will not last


△△△

Elle n'avait qu'une vague idée de l'heure qu'il était, mais elle était sûre d'une chose : il était trop tôt à son goût. Elle était exténuée et, alors qu'elle marchait en trébuchant à presque chaque pas, un petit tas de projets divers soigneusement coincé sous le bras et un morceau de pain calé entre les dents, elle regretta amèrement d'avoir aidé Talcott à couper du bois la veille. Ses pauvres muscles étaient endoloris, et ses articulations protestaient furieusement à chaque fois qu'elle avait le malheur de les solliciter trop brusquement. Mais elle était déjà en retard dans son travail, aussi accéléra-t-elle la cadence. Il lui fallut quelques cinq minutes supplémentaires de marche à travers des rues pratiquement désertes avant qu'elle aperçoive l'atelier délabré dans lequel elle allait passer le reste de la journée. Arrivée aux abords de la bâtisse, elle poussa un profond soupir. Non pas par dépit, mais parce qu'elle était moyennement enchantée par la présence d'Hemlock, qui n'avait même pas essayé de se faire discret.

Elle ignorait pourquoi elle ne supportait plus sa compagnie. Auparavant, elle était capable de le tolérer un tant soit peu, mais désormais, elle ne pouvait même plus se trouver dans la même pièce que lui. Peut-être était-ce parce qu'elle en avait assez qu'il passe son temps à la rabaisser, ou bien parce qu'elle voulait lui faire comprendre qu'elle ne s'excuserait jamais de lui avoir sauvé la vie. Ou alors, c'était parce qu'il lui avait brisé le coeur. Une chose était sûre. Elle avait besoin de se protéger. Et pour ce faire, il fallait le garder à distance. Ils n'avaient rien en commun. Il était stupide, exubérant, et n'avait toujours pas compris qu'il pouvait se réjouir d'être encore en vie. Et elle. Elle, elle était pragmatique, et il ne l'avait pas compris, ça non plus. Alors elle serra les dents, pulvérisant au passage son bout de pain rassis qui tomba au sol, et elle passa devant lui sans même lui accorder un regard. « Mon patron n'est pas là. Il faudra repasser plus tard. » Et elle poursuivit sa route. D'un violent coup d'épaule qui la fit légèrement grimacer, elle s'efforça d'ouvrir la porte dont les gonds rouillés résistaient toujours. Elle ne le regarda toujours pas.
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MessageSujet: Re: R/ t'es belle quand t'es odieuse.   Sam 31 Mar - 23:25
Il resta planté au milieu, l’attendant impatiemment et nerveusement. Que lui arrivait-il ? Pourquoi l’idée de parler à Willy le mettait dans cet état ? Ca ne lui ressemblait pas ; surtout avec la jeune femme. Il comprit, quand elle se rapprocha, en voyant sa démarche, qu'elle n'était point d'humeur à le voir. Pourtant il venait en paix (pour une fois).Il avait décidé de ranger tout sarcasme et ironie le temps de cette entrevue, qui avait l'air compromise. Mais Hemlock ne se laisserait pas destabiliser si vite. Il avait pris sa décision et arriverait à lui parler. Il la fixa alors, tentant de cette manière d'attirer son attention mais rien n'y fit. Le morceau de pain qu'elle avait coincé entre ses dents explosa, et elle passa devant lui, sans même un regard. Hemlock, abasourdi, déglutit avec difficulté.

« Mon patron n'est pas là. Il faudra repasser plus tard. » lui lança t-elle, toujours sans un regard, en rentrant dans les bâtiments. « Attends Willy ! C'est à toi que je veux parler ! » Il lui courut après, alors qu'elle était déjà à l'interieur. Sans gêne, il rentra à son tour pour arriver à sa hauteur. « Laisse moi t'aider » lui dit-il d'une voix qui se voulait apaisante tout en tentant de lui prendre des mains ce qui l'encombrait. Toutefois, elle ne se laissa pas faire. Hemlock ne broncha pas, ni ne s'énerva. Il resta serein, comptant ses inspirations et ses expirations pour être sure de garder son calme. « Regarde moi Will, j'aimerais te parler. » Mais le jeune homme avait beau souffler, tenter de garder la tête froide, il avait réellement de plus en plus de mal à rester calme face au mutisme et à la froideur de Williwaw.

Si elle ne se retournait pas, il la ferait se retourner. La prenant soudainement par le bras, d'une poigne forte, il l'obligea à lui faire face. D'une voix sèche et sans appel, il lui dit. « Ecoute moi Willy. » c'était étrange cette manière qu'elle avait de réussir à lui faire perdre tout son calme en moins de deux minutes. il arrivait, en sa présence, de passer du jeune homme calme, altruiste, à l'énervement en quelques minutes seulement. Il la regarda droit dans les yeux, le visage fermé. Elle ne se déroberait pas. Et lui non plus d'ailleurs. Maintenant qu'ils étaient là, l'un en face de l'autre, ils allaient parler; et pour de bon.
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MessageSujet: Re: R/ t'es belle quand t'es odieuse.   Dim 1 Avr - 14:35
« Attends Willy ! C'est à toi que je veux parler ! » Pendant un très bref instant, elle se raidit, prise de panique. Elle se demanda s'il était arrivé quelque chose, s'il y avait un problème avec Foehn, et puis elle se souvint qu'elle l'avait vu moins de vingt minutes auparavant et qu'il allait très bien. Alors elle se détendit, mais ne s'occupa toujours pas de Hemlock. Il allait peut-être se lasser à force de se retrouver face à un mur d'indifférence. « Laisse moi t'aider » Ou peut-être qu'il allait s'obstiner jusqu'au bout. Alors qu'il tentait de s'emparer de ce qu'elle tenait, elle s'éloigna brusquement dans le but de lui faire comprendre qu'elle n'avait pas plus besoin de lui aujourd'hui que le reste du temps. Elle ne le regarda toujours pas, et entreprit de tout poser soigneusement sur le plan de travail qui occupait une grande partie de la pièce principale. Elle prenait son temps. Cela lui permettait de réfléchir. De trouver comment elle allait pouvoir se débarrasser de lui. Ou d'accepter le fait qu'elle n'allait pas pouvoir s'en débarrasser. « Regarde moi Will, j'aimerais te parler. » Elle était à deux doigts de lui obéir. Elle esquissa même un geste dans sa direction, comme si elle allait enfin se tourner vers lui. Mais elle se ressaisit au dernier moment et fit passer son mouvement pour une vaine tentative de dégager les cheveux qui l'empêchaient de voir correctement.

Et, alors que Willy s'apprêtait à aller chercher les outils dont elle avait besoin dans le fond de l'atelier, elle sentit des doigts se refermer autour de son bras, dans une étreinte douloureuse. Elle ne comprit pas ce qui se passait avant de se retrouver face à un Hemlock passablement irrité. Elle laissa échapper une faible exclamation de protestation, ce qu'elle regretta instantanément. Et puis, soudain, une réalisation terrifiante lui traversa l'esprit. Il allait la tuer. Venger sa famille et se débarrasser d'elle. C'était l'occasion parfaite. Il n'y avait aucun témoin, il n'y aurait aucune preuve. Rien du tout. « Ecoute moi Willy. » Elle le fixa, clignant bêtement des yeux à plusieurs reprises comme pour se convaincre qu'elle comprenait tout de travers. Elle se débattit légèrement, tenta de se dégager, mais rien n'y fit. Il tenait bon.

Voyant que, de toute façon, elle ne faisait pas le poids, elle décida de se calmer et de se montrer, pour l'instant du moins, coopérative. Aussi finit-elle par s'immobiliser complètement, bien que les doigts de Hemlock lui meurtrissent toujours le bras. « Je t'écoute Hemlock. Pas besoin d'écraser l'intégralité de mon bras. » Elle avait beau s'efforcer de rester sereine, elle percevait très nettement le léger tremblement de sa voix. Elle s'éclaircit alors la gorge, se redressa du mieux qu'elle put, et tenta de s'affirmer d'une manière un peu plus convaincante. « Tu as trente secondes pour me dire ce qui te tient tant à coeur. »
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MessageSujet: Re: R/ t'es belle quand t'es odieuse.   Mar 17 Avr - 13:55
Il avait sans doute été trop rude avec elle. Plus rude qu'il ne l'aurait voulu. Mais elle le mettait dans de tels états. Willy était la seule personne à avoir un tel pouvoir sur Hemlock. Elle pouvait changer son humeur de cent quatre vingt degrés en quelques secondes à peine. Un regard agressif et il se fâchait. Une voix sincèrement triste et il se calmait. Il n'avait jamais compris pourquoi elle avait tant d'emprise sur lui, et ne voulait pas tellement le comprendre. Alors que sa main serrait le bras de la jeune fille sans ménagement, il pensa à tout ça: à leur relation entre l'amitié et la haine, le respect mutuel de l'autre sans pour autant s'envoyer de jolies piques, le besoin bien que tacite qu'ils avaient de l'un comme de l'autre. Quand elle commença à se débattre, il chassa vite ses pensées et ne lâcha pas prise. Il lui lança un regard sans appel qui disait : "tente encore de filer et tu auras un joli hématome sur le bras en souvenir". La jeune femme parut enfin comprendre qu'elle ne pourrait lui échapper ou même éviter cette conversation, et se calma.

De son air altier, elle le toisa et finit par s'avouer vaincu. « Je t'écoute Hemlock. Pas besoin d'écraser l'intégralité de mon bras. » A cette dernière phrase, il se rendit enfin compte que sa main était un réel étau autour du mince bras de Willy et se décidé enfin à le desserrer. Toutefois il ne céda pas à la lâcher complètement. Il remarqua d'ailleurs qu'elle n'avait plus l'air si froide qu'avant, ou si sure d'elle, ce qui le fit sourire. Un sourire en coin peut agréable pour son interlocuteur, mais qu'il ne put réprimer. Willy ne parut pas le remarquer, ou du moins ne fit pas de remarque et se redressa, tentant d'affirmer sa force. « Tu as trente secondes pour me dire ce qui te tient tant à coeur. » Le sourire moqueur n'avait point quitté les lèvres d'Hemlock, et celui ci s'étira d'autant plus lorsqu'il entendit ces mots sortir de la bouche de Willy. Prévisible, pensa t-il, alors qu'il tentait de se souvenir de la raison pour laquelle il était venu jusqu'ici. « Hey, Mademoiselle la Guerrière, détends toi je suis venu en paix. » lui lança t-il, insolent. Il la détailla de la tête aux pieds, la raison de sa venue lui échappant. Allez mec, reprends toi ! Que voulait-il lui dire ? s'encouragea t-il. C'était un tel capharnaüm dans sa tête : tout se bousculait, s'emmêlait pour créer un imbroglio d'informations peu claires. Il finit par déglutir avec quelques difficultés, à plonger ses yeux dans ceux de la jeune femme et de lui dire, ayant perdu toute sa confiance en lui « Je ne supporterais pas que tu sois prise à la Moisson. » La phrase avait franchie ses lèvres avant même qu'il est pu y réfléchir une seconde. Et il regretta au moment même où il comprit la portée qu'elle avait.

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MessageSujet: Re: R/ t'es belle quand t'es odieuse.   Jeu 19 Avr - 17:18
Elle ne comprenait pas pourquoi, quelle que soit la situation, il ne voulait jamais la laisser tranquille. Elle ne comprenait pas pourquoi il avait besoin de la faire se sentir comme une moins que rien, comme si elle méritait à peine d'exister, comme si elle était cette chose insignifiante que l'on prend en pitié parce que le dégoût qu'elle éveille ne peut rien inspirer d'autre que de la pitié et du mépris. Et bien qu'il ait diminué la pression de ses doigts autour de son bras, elle se savait définitivement piégée. C'était toujours comme ça, avec lui. Elle avait beau lutter, se démener pour ne pas perdre le contrôle, elle se retrouvait toujours dans le rôle de la faible, de la pauvre fille dominée par un pauvre crétin avide de vengeance. Car il n'était que ça, elle le savait bien. « Hey, Mademoiselle la Guerrière, détends toi je suis venu en paix. » La jeune femme ne s'adoucit pas pour autant. Elle doutait de sa sincérité, et préférait conserver une attitude hostile à son égard plutôt que de se laisser amadouer par de simples mots. Elle ne cessa pas de le fixer, tentant de ne pas trahir son trouble. Qu'est-ce qu'il venait faire là ? Qu'est-ce qui était aussi urgent pour qu'il s'agrippe à elle avec tant de force ? Ca non plus, elle ne le comprenait pas.

Elle n'était pas aveugle. Elle pouvait très nettement distinguer les hésitations de son interlocuteur. Elle le savait troublé, et cela lui apporta un certain réconfort, bien que moindre. Et finalement, alors qu'elle luttait discrètement pour se défaire complètement de l'étau de ses doigts - car il avait beau avoir relâché la pression, il n'en restait pas moins fichtrement bien accroché - il finit par déglutir, et la fixa d'un regard auquel elle n'était pas habituée. « Je ne supporterais pas que tu sois prise à la Moisson. » Elle en resta littéralement sans voix. Oubliée sa lutte silencieuse pour libérer son bras, oubliées ses courbatures dues au travail de la veille, oublié le lieu même où elle se trouvait. Eusse-t-elle été une grande romantique, Williwaw se serait dit qu'elle venait de faire l'objet d'une sorte de déclaration d'amour douteuse. Mais elle n'était pas romantique, et elle connaissait Hemlock. Il l'avait malmenée, lui avait fait regretter d'exister, l'avait, d'une certaine manière, complètement changée. Il n'était pas concevable qu'il puisse changer soudainement de tactique, opter pour une délicatesse nouvelle dont elle ne percevait de toute manière pas l'utilité. Non, ce qu'il exprimait ici, c'était sa crainte de ne pas pouvoir la tuer de ses propres mains. La peur qu'un grand gaillard du deux l'éventre juste devant une caméra et qu'il ne puisse que regarder, qu'il n'aie même pas la satisfaction d'être celui qu'elle supplierait du regard. Supplierait de quoi ? D'abréger ses souffrances, ou de la pardonner ? Car c'était sans doute ça qu'il voulait. Des excuses. Qu'elle renonce à sa dignité pour satisfaire ses propres convictions. Il était tellement borné, lui aussi, qu'il n'avait toujours pas compris qu'elle n'avait pas tué sa famille, mais qu'elle l'avait sauvé, lui. Elle aurait pu le regretter, d'ailleurs, mais elle se savait incapable de se réjouir à l'idée de sa mort.

Elle se terra dans un silence quelque peu confus. Il était inutile de se sentir flattée par une telle annonce. Il n'y avait rien de réjouissant, dès lors que l'on analysait le véritable sens de ses mots. Elle était cependant assaillie par tellement de pensées incohérentes et contradictoires, qu'elle ne parvenait pas à trouver une idée fixe à laquelle se raccrocher, quelque chose dont elle ne pouvait pas douter. Elle pouvait, devait douter de sa sincérité, ce qui excluait de toute manière toute notion de bienveillance. Elle ne pouvait pas douter de la rancoeur qu'il éprouvait à son égard. Le temps avait passé, mais ils savaient tous deux qu'ils étaient voués à se détester durant toute leur vie - aussi courte fusse-t-elle, en ce qui la concernait. Mais elle cherchait quand même une autre option. Peut-être était-ce une blague, un pari stupide, peut-être même un marché passé avec Talcott pour lui remonter le moral ? Elle regarda autour d'elle, comme si elle espérait voir derrière la fenêtre un bonhomme tout sourires la saluant joyeusement pour lui signaler qu'elle s'était bien fait avoir. Elle ne vit personne, cependant, et alors, elle se dit que peut-être, peut-être, il y avait une once de sincérité dans ses propos.

Il fallait qu'elle se ressaisisse, qu'elle rétorque quelque chose. Elle ne pouvait pas voir ici une quelconque trace de compassion. C'était inconcevable. Alors elle se reprit. Sa journée n'était peut-être pas encore perdue. Elle pouvait encore se dépêtrer de cette situation, même si cela signifiait qu'elle allait devoir sortir le grand jeu. Elle inspira une fois, puis une autre, et s'efforça de durcir quelque peu son regard. Elle alla même jusqu'à adopter une intonation aussi arrogante que possible. « On a peur de ne pas être celui qui me tranchera la gorge, hein ? Ça serait bête, tu ne pourrais rien faire. Juste regarder. » Elle laissa échapper un léger rire moqueur, pour la forme, comme si elle cherchait à mettre en avant toute l'ironie que la situation engendrerait. Et comme pour s'assurer qu'il avait conscience qu'elle n'avait pas mordu à l'hameçon, comme pour montrer davantage son scepticisme, elle se sentit obligée de rajouter quelques mots supplémentaires, qui se voulaient acerbes. « Rien que pour ça j'espère être choisie. » Quiconque la connaissait savait que c'était faux. Elle était une grande égoïste. Oh bien sûr il y avait Fœhn, mais s'il n'avait pas été cette petite chose vulnérable, elle l'aurait déjà laissé se débrouiller seul. Elle ne pensait qu'à elle et à sa propre survie. Et finir aux Jeux rien que pour importuner Hemlock était une idée certes intéressante, mais surtout particulièrement peu propice à sa survie. 
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