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 EMMA&ROSA - Tu me ressemble, je te ressemble...

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MessageSujet: EMMA&ROSA - Tu me ressemble, je te ressemble...   Lun 19 Mar - 13:27
EMMA Ҩ ROSALINA
« Tu me ressemble, je te ressemble... »


Les nouveaux jeux de la faim venaient enfin de prendre fin et je ne pouvais m'empêcher de repenser à ma période dans l'arène, au fait que j'avais dû tuer pour être là ce soir, dans le luxe et l'oisiveté. J'avais beau être vivante, en pleine forme physiquement, ce n'était pas du tout la même chose au niveau du moral, je ne me sens plus réellement moi-même et pourtant cela fait plus d'un an. La nuit je ne peux m'empêcher de repenser à ceux qui ont perdu la vie pour que moi je puisse sortir grande gagnante de cette édition, de la douleur de ces familles qui auraient voulu voir revenir leurs enfants. Mais je me suis battu pour mes parents, pour qu'ils ne connaissent pas encore une fois la douleur de perdre la chair de leur chair. Ce soir, c'est encore une de ses soirées qui me donnent envie de fuir et de me retrouver ailleurs, loin, pourquoi pas dans mon district à marcher tranquillement dans les champs. Mon statut m'impose ce genre de mondanité dont je me passerais très bien, surtout quand je sais où je vais devoir finir la nuit, dans le lit d'un inconnu ou d'un de ses hommes qui ne serait pas encore rassasié de moi. Il y en avait quelques-uns, d'autres avaient heureusement perdu l'attrait de la nouveauté très vite. Toutefois, tout en déambulant entre les gens, une coupe de champagne à la main, je ne pouvais m'empêcher de chercher des yeux celle qui était cette année la vedette, Emma Ó'Bràdaigh, une jeune femme dont la beauté n'avait pas pu m'échapper. Son visage ne m'était pas totalement inconnu puisque j'avais pu la croiser assez rapidement avant même le commencement des jeux, alors que j'étais en compagnie des deux tributs de mon district. Je l'avais vu de loin, assez rapidement, mais j'étais vite revenu aux deux jeunes gens que je connaissais pratiquement depuis leurs naissances et que j'envoyais contre ma volonté vers la mort. Il m'avait été tout bonnement impossible de ne pas penser que si elle gagnait, il y aurait des chances pour qu'elle connaisse le même sort que moi une fois sortie de l'enfer... Moi j'étais retombé dedans aussitôt. « Mademoiselle Fields, comment allez-vous ? » Je retiens un hoquet de terreur en entendant cette voix et me retourne pour faire face au Grand Juge Hutchinston qui a un petit sourire sur le visage. Cet homme est mon pire cauchemar et même si je le déteste du plus profond de mon être, je ne peux m'empêcher de lui être reconnaissante dans un certain sens. Il m'a tout de suite pris sous son aile lors de ma victoire et je croyais que ce serait comme un second père avant qu'il ne profite de moi après une soirée de ce genre. Mais là je pouvais souffler, nous n'étions pas dans sa demeure, mais cela ne voulait pas dire que je ne pourrais pas servir à quelqu'un d'autre cette nuit. « Je vais bien Monsieur, cette soirée est tout simplement sublime. » Le mensonge était devenu une manière de me protéger, moi qui ne le faisais presque jamais auparavant, j'étais très douée dans ce domaine. Il me sourit encore plus avant de passer une main au bas de mon dos pour me faire avancer dans une direction, je priais intérieurement pour que nous restions à la vue des autres invités. Un petit soupir de soulagement passa mes lèvres quand nous nous arrêtions près d'un petit groupe de quelques personnes, dont la nouvelle gagnante de cette année où je voyais d'aussi près pour la première fois. « Rosalina, je vous présente la nouvelle gagnante de cette année, Emma. Je pense que vous vous entendrez très bien. » Je lui tendis la main qu'elle serra avec le sourire, je pouvais voir au fond de ses yeux qu'elle n'avait aucune idée de ce qu'elle allait pouvoir vivre plus tard. Moi je savais qu'elle allait être la nouvelle proie, celle qui allait peut-être me laisser un peu de répit sans réellement le savoir. L'un de mes habitués m'avait déjà dit à demi-mot qu'elle intéressait pour être sur la liste, celle qu'ils faisaient des jeunes femmes qui pourraient passer dans leur lit. Cela me révulsait vraiment et j'avais bien l'intention d'essayer de la mettre en garde, en essayant de ne pas me faire prendre, parce que je savais que je risquais beaucoup si cela venait à s'apprendre. « Je suis enchantée de vous rencontrer, cela vous dirait que nous discutions un peu ensemble... De nos expériences ? »
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MessageSujet: Re: EMMA&ROSA - Tu me ressemble, je te ressemble...   Dim 1 Avr - 11:35


Cela faisait un mois. 27 jours, précisément. Vingt-sept jours que la sensation d’insécurité était toujours aussi présente, martyrisant les battements de son cœur, ses muscles crispés, et son esprit las. On ne lui avait jamais dit que le plus dur était de survivre, après les Jeux. On ne lui avait jamais expliqué que, une fois moissonnée et devenue seule tribut encore vivante, les Jeux de la Faim se poursuivaient. Et ne se finissaient qu’une fois son dernier souffle rendu. Emma détestait ça, comme tant d’autres choses. Mais sans doute devait-elle s’estimer heureuse, pensa la jeune femme, alors qu’elle prenait un verre d’alcool sur le plateau d’un des serveurs avox de la soirée. Combien d’enfants tributs n’avaient-ils pas rêvé à leur hypothétique victoire, alors qu’ils se battaient sans merci pour leur survie dans l’arène ? Dire qu’elle n’y avait-elle-même guère songer dans l’arène, aurait été un mensonge des plus éhontés. La 11 avait le devoir de leur rendre hommage en continuant à vivre, et à ne pas se laisser aller. Elle s’était jurée cela deux semaines auparavant, une idée largement soutenue par sa mentor : Hestia Brown. Une vainqueur du 11 également, d’environ cinquante ans.

Comme Hestia le lui avait expliqué, la vie d’un tribut survivant était…totalement et irrémédiablement à l’opposée de la vie dans les districts. Vivre dans un district s’avérait plus simple mais paradoxalement plus dur. Plus simple, puisque les fioritures n’avaient guère d’importance. Personne ne se souciait de telle ou telle tendance, des rumeurs abominables, et autres superficialités mondaines. Dans le district 11, Emma n’était pas dans l’obligation de passer près d’une heure à choisir une tenue, les apparences ne valaient rien. Seul comptait sa survie et celle de ses proches. Oh oui, la jeune femme se sentait perdue parmi toutes ces manières qu’elle ne parvenait à comprendre. Les Capitolins ne semblaient guère s’en accommoder, ignorant parfaitement le malaise notable de la nouvelle vainqueur. Néanmoins, elle avait pu apercevoir certains sourires contrits, quelques regards compatissants même, et ce de la part de vainqueurs uniquement. C’était étrange, mais il s’agissait là d’attentions qui l’aidaient à ne pas tomber dans la panique la plus totale. Emma aurait voulu les remercier, eux, qui comprenaient ce que personne d’autre ne pouvait. Une compréhension tacite, une discussion silencieuse. Un secret que seuls des survivants pouvaient partager.

Perdue dans cette masse de politesses hypocrites et de plastique irréprochable, Emma souriait et répondaient poliment aux questions qu’on lui posait. Rapidement, elle comprit qu’elle n’était rien d’autre qu’un faire-valoir. Les Capitolins qui l’abordaient offraient souvent les réponses à leurs propres questions, et quand bien même cela n’était pas le cas, ils s’intéressaient uniquement à elle pour sa garde-robe, ou pour leur conter des histoires « de paysans » du district onze. La jeune femme haïssait le regard qu’ils arboraient tous lorsqu’ils abordaient le sujet de son district. Comme s’ils n’étaient rien d’autre que des moins que rien, des sauvages sans intelligence aucune, de véritables gueux.

« (…) comment avez-vous donc fait pour être aussi polie parmi tant de rustres, Emma ? » Preston Turner lui fit une œillade qui se voulut aguicheuse, rendant soudainement la jeune vainqueur mal à l’aise. Les trois autres capitolins avec eux, gloussèrent et acquiescèrent vivement, ne faisant que s’époumoner sur le fait qu’Emma n’avait rien d’Hestia, la seule vainqueur féminine du district onze. La blonde s’apprêta alors à défendre du mieux qu’elle pouvait sa mentor et l’honneur de son district par la même occasion, mais les Capitolins devinrent soudainement silencieux. La jeune fille fronça légèrement les sourcils, et suivit la direction qui avait attiré leur attention. Oh, le Juge Hutchinson et Rosalina Fields !

« Rosalina, je vous présente la nouvelle gagnante de cette année, Emma. Je pense que vous vous entendrez très bien. »

Voir Rosalina était comme un rêve devenu réalité. La brune avait remporté les jeux précédents, et la blonde avait suivi avec une attention particulière le parcours étonnamment discret de la huit. Elle se souvenait parfaitement de la finale de la 73ème édition qu’elle avait regardée devant l’écran géant, et de l'instant où Rosalina avait gagné. Au moment même où le coup de canon avait été donné, Emma avait alors su que c’était ainsi qu’elle voulait remporter les Hunger Games, si jamais elle venait à être moissonnée. La vainqueur du huit avait eu une chance et une intelligence inouïe dont Emma n’avait eu cesse de parler durant les semaines qui avaient suivies. Rosalina Fields l’avait impressionnée, c’était indéniable. Alors, la voir ici, en chair et en os…c’était indescriptible.

« Je suis enchantée de vous rencontrer, cela vous dirait que nous discutions un peu ensemble... De nos expériences ? »

Un sourire idiot accroché à ses lèvres rosées, Emma retint un gloussement stupide. « Oui ! » s’écria-t-elle avec un peu trop d’enthousiasme, quelques capitolins aux alentours se retournant vers eux. « Je veux dire oui, avec plaisir. » balbutia-t-elle, néanmoins avec plus de contenance. « Je vous admire tellement ! J’ai - » Emma fut coupée par les exclamations amusées des trois Capitolins avec qui elle discutait. Ses joues se colorèrent d’une teinte rose lorsqu’elle se rendit compte que même Hutchinson arborait une moue mi-moqueuse mi-amusée, à leurs côtés. L’enfant perdait ses moyens, elle, qui désirait pourtant tant avouer à Rosalina l’importance qu’elle avait eue lors de ses propres jeux. Sans la huit, Emma n’aurait certainement pas tenté de se cacher avec autant de minutie jusqu’à la finale de la 74ème édition. Dès que l’alliance avec ses Carrières avait été rompue, la blonde s’était refugiée dans les bois, et n’avait alors fait qu’appliquer ce qu’elle avait vu durant la 73ème édition, en plus des conseils que lui avait apportés sa mentor Hestia. Elle devait la vie à Rosalina Fields, en quelques sortes. « Vous m’avez juste sauvé la vie. » ne put-elle s’empêcher de murmurer de manière à ce que les autres ne puissent les entendre, avant de lever son regard chocolat vers la vainqueur.

Quelle entrée en matière, Emma.

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MessageSujet: Re: EMMA&ROSA - Tu me ressemble, je te ressemble...   Lun 2 Avr - 21:02
EMMA Ҩ ROSALINA
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Rosalina avait comme toujours fait abstraction des regards des trois hommes qui étaient en compagnie d'Emma, ce n'était pas facile, mais elle essayait afin de se sentir un peu plus à l'aise. Le pire était peut-être de devoir tenir le bras du juge Hutchinson qui lui donnait tout simplement envie de vomir. Mais c'était son rôle et elle le tenait particulièrement bien, cela devait faire partie de son éducation. Toutefois d'être auprès de la jeune femme lui faisait du bien, réellement, elle ressentait moins la sensation de proie qui reposait sur ses épaules quand on la dévisageait. De plus cette dernière avait l'air très heureuse de la rencontrer. Le sourire sur son visage l'embelli encore plus et sans le vouloir, elle remarqua le regard d'un des Capitolins sur la jeune gagnante, ils n'avaient donc aucune retenue. « Oui ! » Voilà une réponse qui était enthousiaste et qui fit sourire Rosalina pour la première fois de la soirée d'une manière on ne peut plus sincère, cela lui faisait du bien. Bien entendu, cela n'était pas réellement le cas de tout le monde et elle sentit plus qu'elle ne vit quelques regards ce poser sur sa jeune congénère. « Je veux dire oui, avec plaisir.» cela lui faisait réellement chaud au cœur et la phrase suivante fit monter le rouge sur son visage. 'color=indianred]« Je vous admire tellement ! J’ai - »[/color] La jeune blonde n'eut pas le temps de finir sa phrase que les hommes s’exclamèrent sans aucune gêne, se moquant librement de la joie qu'elle devait ressentir. Bien entendu, aucun d'eux ne savait ce que cela pouvait faire de rencontrer une personne qui nous avait émus, toucher plus que d'autres. Elle-même avait été ainsi en croisant pour la première fois le chemin d'Owen et d'Arabella. Ça avait été l'un des plus beaux jours après sa sortie de l'arène, après avoir eu le bonheur de retrouver ses parents. Mais cela était normal, il lui arrivait même de se demander si aucun d'eux ressentait des sentiments quelconque, cela ne devait pas être le cas. Mal à l'aise pour Emma, elle retira son bras de celui qui était devenu son ange gardien pour s'approcher d'elle et poser une main réconfortante sur son bras. « Moi aussi je suis très heureuse de pouvoir vous rencontrez, j'ai suivi votre parcours avec beaucoup d'intérêt... » C'était le cas, elle allait dire avec beaucoup de ressentiment, parce que après avoir vécu cela, elle savait très bien ce que pouvait ressentir les personnes en se retrouvant dans l'arène, le coup battant comme jamais... Prêt à mourir. Souriant pour ne pas montrer son envie de hurler, son sentiment de sympathie pour la jeune blonde monta d'un cran quand elle entendit sa voix légère atteindre son oreille. « Vous m’avez juste sauvé la vie. » tout en disant cela, elle avait lever les yeux vers elle et Rosalina comprit que c'était vraiment sincère, que ce n'était pas seulement dit pour lui faire plaisir. Cela la touche plus que tout, elle qui ne pensait ne jamais inspirer qui que ce soit dans sa vie. Prenant son courage à deux mains, elle passa son bras sous celui d'Emma avant de se tourner vers le Grand Juge. « Vous voulez bien nous excuser, j'aimerais beaucoup en apprendre un peu plus sur cette jeune femme. » L'accord se fit attendre avant qu'elle ne le voie hocher positivement la tête pour lui permettre de quitter leur petite groupe. Entraînant la jeune Ó'Bràdaigh avec elle, la jeune femme attendit tout de même d'être à une certaine distance avant de reprendre la parole. Bien entendu, il y avait de grandes chances pour que leur discussion soit écouté d'une manière ou d'une autre, personne n'était libre de ces gestes ici. « Je m'excuse de la part de ses messieurs, ce n'était vraiment pas sympathique de leur part de réagir de cette manière. Mais je vous remercie pour ces mots, parce qu'ils m'ont réellement touché et que je suis heureuse que ma victoire ne se résume pas seulement au fait que je sois dorénavant une meurtrière. Vous-même m'avez beaucoup étonner, cette victoire vous la méritiez, comme tous les autres me direz-vous, mais nous n'avons pas d'emprise sur le destin. Ces jeux ont été difficile à suivre pour moi, d'abord parce que cela a raviver de mauvais souvenirs, mais aussi parce que j'ai vu mourir deux personnes que je connaissais et que j'ai tenté d'aider. Vous savez, le rôle de mentor n'est pas réellement très facile à vivre non plus. » Un soupir passa ses lèvres avant qu'elle ne remette un sourire de circonstance sur ses lèvres, elle n'allait pas s'étendre non plus, ce n'était pas le but de cette discussion après tout. « Maintenant que nous sommes seules, je pense que nous pourrions nous tutoyer, vous ne croyez pas ? Sinon, parlez-moi un peu plus de vous, j'aimerais savoir ce que vous aimez, enfin ce genre de choses. »
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MessageSujet: Re: EMMA&ROSA - Tu me ressemble, je te ressemble...   Ven 6 Avr - 0:49

Lorsque Rosalina la rassura d’une main apaisante, Emma sut que la huit était définitivement à la hauteur de l’image qu’elle s’était faite de la gagnante. L’attitude de cette dernière en était réconfortante, à tel point qu’elle pouvait presque la comparer à une rassurance maternelle, ce qui s’avérait particulièrement salvateur lorsqu’on était entouré de ces Capitolins dénués d’âmes, et de bonté. Se laissant guider par Rosalina, Emma écouta attentivement les paroles de la gagnante.

« Je m'excuse de la part de ces messieurs, ce n'était vraiment pas sympathique de leur part de réagir de cette manière. Mais je vous remercie pour ces mots, parce qu'ils m'ont réellement touchés et que je suis heureuse que ma victoire ne se résume pas seulement au fait que je sois dorénavant une meurtrière.- » Emma retint avec succès une grimace, en entendant le dernier mot. « -Vous-même m'avez beaucoup étonnée, cette victoire vous la méritiez, comme tous les autres me direz-vous, mais nous n'avons pas d'emprise sur le destin. » La jeune fille acquiesça silencieusement. Personne n’avait d’emprise sur le destin, une vérité qu’elle ressentait plus que jamais depuis ces dernières semaines. « -Ces jeux ont été difficile à suivre pour moi, d'abord parce que cela a ravivé de mauvais souvenirs, mais aussi parce que j'ai vu mourir deux personnes que je connaissais et que j'ai tenté d'aider. Vous savez, le rôle de mentor n'est pas réellement très facile à vivre non plus. » La blonde détourna subtilement son regard. Elle avait pensé aux mentors, s’était même excusée auprès d’Hestia quelques heures avant d’entrer dans l’arène. Emma était désolée d’être l’une de ces énièmes enfants que sa mentor voyait mourir, lui murmurant que son destin était peut-être scellé depuis sa naissance. Pourtant, la jeune femme n'avait pas pour autant pensé qu'Hestia n'en était qu'une parmi tant d'autres. Les mentors de tous les districts souffraient du même mal. Et Rosalina venait de lui prouver.

« Maintenant que nous sommes seules, je pense que nous pourrions nous tutoyer, vous ne croyez pas ? Sinon, parlez-moi un peu plus de vous, j'aimerais savoir ce que vous aimez, enfin ce genre de choses. »

Après avoir acquiescé à l’idée qu’elles se tutoient, Emma mit quelques secondes à réorganiser ses idées. Qu’aimait-elle ? La question semblait si simple, et pourtant la réponse ne venait pas. Au district onze, les simples occupations s’avéraient les cours à l’école, les récoltés, et la Moisson. Pendant une dizaine d’années, ces trois mots avaient rythmé sa vie. Son unique passe-temps se résumait à survivre. Survivre…Rosalina accepterait-elle une réponse aussi perturbante ?

« Hm, j’aime… » Balbutia-t-elle un instant, cherchant ses mots. « J’aime chanter...je crois. » Tous les habitants du onze savaient chanter, cependant, et l’idée qu’il pouvait s’agir de l’un de ses loisirs préférés était des plus saugrenues, la musique et les geais moqueurs n’étant qu’un leitmotiv rythmant le travail dans les champs. « ...et les vergers ? Les arbres, enfin la nature…oui j’aime la nature. Les paysages qu’on peut voir durant le trajet en train jusqu’au Capitole m’émerveillent toujours. Je dois dire que je suis assez impatiente de voir les districts de mes propres yeux. » Sa tournée de vainqueur n’était plus que dans quelques mois, et malgré sa peur considérable, elle ne pouvait empêcher la curiosité la ronger. Paradoxalement, l’idée de se trouver dans les districts - 1, 2 et 4 en particulier - l’épouvantaient, lui serrant l’estomac et nouant sa gorge déjà sèche. Elle état la responsable directe de la mort de la plupart de leurs tributs, après tout. « Oh, et j’aime bien rendre service. » C’était une réponse idiote, pensa aussitôt Emma. Mais elle fut surprise de sentir à quel point ses paroles étaient vraies. La jeune fille aimait voir le sourire reconnaissant de Vesna, sa voisine. Elle aimait apercevoir cette douce lueur dans le regard de son père, ou lire le soulagement sur le visage de l’un des trieurs de fruits dès qu’elle contribuait à alléger son travail. La vie était plus…lumineuse, lorsqu’elle se sentait utile.

Chassant le district onze de ses pensées, Emma secoua légèrement la tête, faisant virevolter ses boucles blondes quelques secondes. « Mais, maintenant, un plus large panel de loisirs m’ouvre ses portes, pas vrai ? » La vie des vainqueurs semblait exquise, d’après la télévision de Panem. Le onze n’avait jamais véritablement pu prouver les dires du Capitole, puisque l’existence de potentiels vainqueurs était d’une rareté alarmante chez eux. Emma n’avait jamais vu les vainqueurs de son district, à l’exception des Moissons. Leur physique, et apparence en général, contribuaient à l’idée d’une vie parfaite, mais son père lui avait longtemps répétée qu’il ne fallait jamais se fier aux apparences. « Pour beaucoup d’entre nous, la vie de vainqueur a l’air divine. J’ai hâte de goûter à tous ces nouveaux petits plaisirs ! » Ajouta-t-elle, dans un léger rire. « Les vainqueurs sont libres de faire ce qu'ils désirent, ils sont - nous sommes, pardon - libres de toutes contraintes…pas vrai ? » Une lueur enfantine apparut dans ses yeux noisettes, à l'idée de toutes le possibilités qui s'offraient à elle. Elle n'avait qu'une naïve perception du monde pervers qu'était Panem. Hestia n'avait osé lui dire ce qui l'attendait, et n'oserait sans doute jamais. Pour l'ancienne gagnante, qui avait assassiné près de cinq tributs à son époque, avouer à Emma la dure réalité était presque aussi terrible que les morts de ces tributs. Elle ne voulait pas tuer l'innocence d'Emma, Hestia n'en avait pas le courage. Quitte à laisser la jeune blonde dans l'ombre jusqu'au soir fatidique où elle serait prostituée comme Rosalina l'avait été.

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MessageSujet: Re: EMMA&ROSA - Tu me ressemble, je te ressemble...   Ven 6 Avr - 13:55
EMMA Ҩ ROSALINA
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Rosalina avait bien compris que ces paroles avaient pu mettre la jeune femme mal à l'aise, mais cela venait de son coeur, la souffrance elle ne pouvait réellement la partager avec quelqu'un qui avait vécu la même chose. Puis dans un sens, cela lui faisait du bien de voir qu'il y avait encore de la joie de vivre dans l'attitude d'Emma, chose qui n'était plus dans son comportement depuis bien longtemps. Heureusement, elle était plutôt bonne comédienne et les gens ne se doutaient presque de rien. Ses parents n'avaient pas vraiment remarqué le changement, ils savaient qu'elle était bouleversée parce qu'elle avait vécu dans l'arène, mais jamais ils n'auraient pu se douter de ce qu'elle était devenu. Toutefois sa mère s'inquiétait de ces crises qu'elle faisait pendant les quelques nuits précédant ses départs pour le Capitole, mais elle mettait cela sur le choc émotionnel qu'elle avait vécu. Il fallait bien avouer que si elle n'avait pas eu ses parents, elle aurait certainement baisser les bras depuis longtemps, abandonner pour se laisser tout bonnement partir. Mais ils étaient là et elle était leur unique enfant vivant, donc elle ne pouvait se permettre de faire ce genre de chose, même si la douleur était parfois insupportable. Alors oui, ça lui faisait vraiment du bien de voir que la jeune gagnante n'avait encore aucune idée de ce qui l'attendait, mais dans un sens, ça lui faisait peur. Cette insouciance qu'il y avait dans sa voix, dans son regard ou encore dans ses gestes, jusqu'à quand les garderaient-elles ? Est-ce que son mentor lui avait avoué à demi-mot ce qui pourrait lui arriver ? Cela était certainement pas le cas. Voyant qu'elle avait accepté le fait de se tutoyer, Rosalina lui lança un petit sourire de remerciement, parce que qu'ici il était bien rare de pouvoir avoir ce genre de familiarité avec les personnes du Capitole. Oui elle était une gagnante des jeux, mais pour eux malgré cela, elle restait quand même du district huit. Une fille du peuple. Remarquant que sa dernière question l'avait un peu mise mal à l'aise, elle posa une main sur son bras et la poussa à lui avouer ce qui lui permettait de s'évader, d'oublier. « Hm, j’aime… » Sa voix était hésitante, comme-ci elle cherchait ses mots. « J’aime chanter...je crois. » Le sourire de la jeune femme s'agrandit un peu plus, combien de fois avait-elle été dans le onze depuis sa victoire, cinq ou six fois et elle était toujours émerveillée quand elle entendait la voix de certains de ses habitants. Elle-même n'avait pas eu la chance d'avoir ce talent et elle était toujours désireuse d'entendre des chants. « Je dois avouer que je suis toujours fasciné quand je vais dans ton district et je tends toujours l'oreille afin de percevoir un quelconque chant. J'adore la musique, mais je n'ai jamais eu la chance ou encore le temps d'apprendre, cela m'a toujours beaucoup passionner. » Attrapant un petit canapé, elle croqua dedans, toujours aussi étonner du talent des cuisiniers du Capitole. Cela était presque aussi bon que cette sa mère pouvait faire. Elle insistait bien sur le presque. « ...et les vergers ? Les arbres, enfin la nature…oui j’aime la nature. Les paysages qu’on peut voir durant le trajet en train jusqu’au Capitole m’émerveillent toujours. Je dois dire que je suis assez impatiente de voir les districts de mes propres yeux. » Rosalina devait bien avouer qu'elle appréciait cette jeune femme de plus en plus, même si elle ne l'a connu réellement que depuis une dizaine de minutes maintenant. Mais elle avait toujours eu une sorte de sixième sens pour ce qui était de se faire une idée des gens, cela marchait plutôt bien et elle avait tout de suite eu une impression de bonne entente avec Emma. Cela faisait vraiment du bien de pouvoir discuter avec elle, surtout avant de devoir retrouver sa position de prostituée. « Nous voilà un point commun, je dois avouer que je suis une grande amatrice de beaux paysages et quand tu viendras dans le district huit, tu n'en manqueras pas. La nature est dominante là-bas et c'est vraiment magique... Oui, je ne peux dire autrement de mon district, mais avec les champs et quand tout est en fleurs, ça donne un côté un peu irréel à notre petit monde. J'adore passer mon temps à me balader aussi, ça me permet de me changer les idées et d'oublier un peu qui je suis, en fait, c'est seulement lors de ces moments que je suis réellement en totale osmose avec moi-même. » Il est vrai qu'elle passait le plus clair de son temps à déambuler un peu partout dans les champs quand elle était chez elle, personne ne la voyant pendant plusieurs heures et même pendant l'hiver qui avait été vraiment rude. Elle avait cette impression de ne pas être jugé, de pouvoir respirer librement et de ne pas être la cible des regards. Il y avait des avantages à être une gagnante, mais aussi bon nombre de désillusions. « Oh, et j’aime bien rendre service. » Un petit rire passa les lèvres de Rosalina à l'entente de cette phrase, pas pour se moquer, mais tout simplement à cause de la sincérité qui avait vibré de la voix de sa jeune congénère. Il était clair en la voyant qu'elle n'avait pas encore vu le monde, même si elle avait vu le pire de ce dernier, mais ainsi était la vie qui leur avait été destinée. « C'est une belle qualité, moi-même j'essaye au plus d'aider les gens de mon district avec ce que j'ai, surtout pendant les durs hivers qui surviennent par chez nous. Ce n'est pas toujours facile, mais j'essaye de faire profiter de ma victoire à tous ceux qui en ont réellement besoin. Après tout, même si nous sommes les gagnants, je pense qu'aider est dans notre obligation... Je ne me verrais pas tout garder rien que pour ma famille. » Secouant la tête, les cheveux de la jeune femme bougèrent, attirant les regards de quelques hommes autour d'eux qui avaient l'air de vraiment apprécier ce qu'ils voyaient. C'était toujours aussi dégradant pour elle, mais il fallait qu'elle fasse bonne impression. C'était son devoir, ce qu'on lui demandait et elle savait très bien que si elle ne le faisait pas, le grand juge risquait de vraiment mal le prendre et Rosalina ne voulait pas avoir affaire à lui. Pas ce soir, alors qu'elle était en charmante compagnie. « Mais, maintenant, un plus large panel de loisirs m’ouvre ses portes, pas vrai ? » Le cœur de l'ancienne gagnante se serra, mais elle ne le montra pas et mit un sourire de circonstance sur son visage. « C'est bien vrai, tu ne vas plus avoir vraiment le temps de t'ennuyer, entre les voyages officiels, les grandes fêtes donner au Capitole... C'est un enchaînement et on a l'impression que le temps et sur la touche accélérer, preuve, j'ai l'impression que cela fait à peine quelques jours où j'ai gagné les jeux alors que c'est toi la nouvelle gagnante. » Il y avait beaucoup de vrai là-dedans, il fallait bien dire qu'avec les voyages, les courtes nuits de sommeil à cause de ses cauchemars et l'horreur de devoir donner son corps, le temps lui avait semblé eu filé à toute vitesse. Elle avait dorénavant vingt-trois ans, peu de gens y avaient pensé et cela ne lui avait rien fait puisqu'elle avait totalement oublié, bouleversé par tous ces changements. La seule bonne chose qu'elle est gardée de cette année, de cette folie était sa rencontre avec Zadig. Ce pacificateur était au courant de ce qu'elle vivait et il l'aidait du mieux possible, faisant naître en elle des sentiments vraiment étranges et tout nouveaux. « Pour beaucoup d’entre nous, la vie de vainqueur a l’air divine. J’ai hâte de goûter à tous ces nouveaux petits plaisirs ! » Revenant à la réalité avec un petit rougissement sur les joues, Rosalina fit semblant de s'éventer légèrement avec une serviette à proximité. Il était rare qu'elle ait ce genre de réaction, mais c'était toujours ainsi quand elle commençait à penser à lui. Complètement bouleverser, elle ne prit même pas le temps de répondre à Emma qui reprit la parole avec enthousiasme. « Les vainqueurs sont libres de faire ce qu'ils désirent, ils sont - nous sommes, pardon - libres de toutes contraintes…pas vrais ? » L'insouciance, c'est le mot qui venait tout de suite à l'esprit de la jeune femme, personne n'avait dû lui parler de ce qui pouvait arriver aux jolies filles au Capitole, ce que l'on pouvait attendre d'elle. Elle-même n'en avait tout bonnement rien su jusqu'à ce que le grand juge ne finisse dans son lit, lui volant le peu d’innocence qui lui restait, la brisant un peu plus. Voir le bonheur emplir le visage de la jeune blonde lui fit prendre conscience qu'elle allait tout faire pour essayer de la mettre au courant, de lui dire à demi-mot que tout n'était pas beau et rose dans leur petite monde. Mais il allait falloir faire preuve de discrétion, parce qu'il y avait des oreilles un peu partout, l'intimité était une chose très rare, voire inexistante. « Ce que nous désirons ? Nous avons des libertés, mais je ne peux pas te cacher que nous ne sommes pas totalement libres de faire ce que nous voulons, le Capitole prend soin de nous et fait en sorte que tout aille pour le mieux pour nous. » Voilà, cela pouvait lui mettre la puce à l'oreille sans pourtant faire en sorte que sa phrase soit une sorte de rébellion face à l'autorité, tout du moins, elle l’espérait. Se penchant légèrement vers l'oreille d'Emma, elle chuchota le plus doucement possible une phrase qui sera totalement inaudible pour les autres. « Nous sommes et seront toujours les instruments des plus forts. Nous sommes seulement dans une nouvelle arène. » Elle se décala avec un sourire sur le visage, laissant paraître aux autres qu'elle avait lancé une petite blague à sa nouvelle amie. Il était maintenant clair qu'elle aurait été une très bonne actrice.
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