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 DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love

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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 22/09/2012
ϟ MESSAGE : 285
ϟ AVATAR : Jamie Dornan
ϟ MULTICOMPTE : Rowan, Asher/Hadès
ϟ DISTRICT : 13
ϟ AGE : 34 ans, âge estimatif, personne ne détient d'information au sujet de sa date de naissance précise.
ϟ METIER : Général des armées, leader des troupes rebelles dans le District 13 mais aussi dans les autres Districts. Daniel n'est pas un commandant passif, il s'est chargé de plusieurs grandes missions d'infiltration ses dix dernières années. Il est à l'origine de l'opération dans le D.5 ainsi que du sauvetage des Prisonniers de la Fête du Printemps.
ϟ LIFESTYLE : Daniel comme beaucoup dans le District 13 ne vit pas dans l'opulence. Ils vivent tous une vie de communauté, rationnée, organisée, collective. Chacun est au service du District et chaque journée est consacrée à travailler pour le bien commun.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : pour
ϟ COMPÉTENCES : LEADER
ADMINISTRATEUR DE DAUGHTER OF FIRE
MessageSujet: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Ven 2 Jan - 13:30

DUTTY CALL


District D.13 – 03 :14 AM
La porte des quartiers des officiers s’ouvrit dans un chuintement feutré. Il était tard, ou tôt, tout dépendait de la façon dont vous envisagiez la chose. Aussi silencieux qu’une ombre, il se glissa dans le couloir desservant les étages inférieurs du District. Il poussa la porte d’une salle parmi d’autre, automatiquement les détecteurs de présence actionnèrent les commandes déclenchant l’éclairage, dans les parties communes elles reproduisaient la luminosité extérieure pour reproduire les conditions de vie sub-terrestre. Afin de ne pas complètement déstabiliser les nouvelles recrues et d’acclimater les natifs du 13 aux conditions de vie de Panem, au rythme du soleil et de la lune. Pour Daniel qui avait partagé sa vie entre les différents districts de Panem et le 13, le retour d’une mission était toujours difficile. Il se sentait prit au piège, sous terre car il savait que là n’était pas la place des habitants du 13, que tout était la faute de Snow et de ses sbires. Assassins. Meurtriers.  Lorsqu’il revenait de mission son sommeil était toujours agité, difficile. Il n’était jamais facile de tuer, même en sachant que ces tueries servaient une juste cause. Il était toujours difficile de retrouver un sommeil paisible. Se réaclimater demandait du temps, une faiblesse qu’il n’affichait pas mais qui était sienne comme bon nombre de ses hommes. Cette mission avait été plus difficile que d’autres. Cela faisait des années qu’il avait infiltré le District 5, qu’il avait infiltré les pacificateurs, s’intégrer comme commandant de division avait été aisé. C’était l’avoir à ses côtés, feindre un mariage qui avait été le plus éprouvant. Il était censé la considérer comme tout autre soldat sous ses ordres, qu’elle soit son bras droit, son amie d’enfance n’aurait pas dû entrer en considération. Un mois de mission en infiltration. Il avait passé plus de temps sous couverture avec d’autre pourtant elle l’avait troublé. Il n’était pas totalement à sa mission. Il l’avait compris en se couchant chaque soir auprès d’elle dans le lien « marital » qu’ils devaient partager. En se troublant lorsqu’elle se blottissait contre lui en pleine nuit, dans son sommeil. En l’embrassant lorsqu’ils recevaient le maire du District ou d’autres pacificateurs chez eux. En l’entourant d’affection et d’attention. En se surprenant à ne pas feindre, à s’investir, à s’impliquer. C’était ce qui avait manqué de provoquer l’échec de leur mission. Cet attachement, cet instinct de protection qu’il avait toujours éprouvé pour elle. Lee besoin viscérale de la retrouver. Ils avaient faillis mourir dans l’explosion, un éclat de métal avait déchiré la peau de sa joue, la barrant d’une cicatrice disgracieuse dont les bords se ressoudaient à peine. Il l’avait perdu. L’espace d’une heure, dans cette centrale, il l’avait perdu. Et ils avaient faillis y rester. Parce qu’il avait hésité, il n’avait pas pu la laisser, les pertes étaient acceptables en tant de guerre, sa perte ne l’avait pas été à ses yeux. Il se défit de son tee-shirt, révélant son torse couturé de cicatrices. Il aurait pu éviter d’arborer ces marques de son implication dans les combats, ils disposaient des avancées technologiques nécessaires pour les faire disparaitre mais Daniel voyait là des preuves de ses erreurs, des rappels de ce qu’il avait échoué à accomplir sans douleur, sans séquelles. « Simulation entrainement corps à corps, difficulté maximale. » Annonça-t-il à haute voix en se plaçant au centre de la pièce.  Les silhouettes holographiques se déployèrent autour de lui, une dizaine d’assaillants, armés face à lui, désarmé. Il oublia tout ce qui n’était pas la survie pour combattre ces attaquants, très vite son corps se couvrit de sueur mais aucune arme ne le touchait, il déviait coup sur coup, évitant les armes qui auraient envoyés une décharge neurologique reproduisant la plaie qu’il aurait reçu dans le monde réel. Il oublia qu’il était trois heures du matin, qu’il ne parvenait pas à trouver le sommeil sans elle. Il oublia qu’il devait l’oublier, qu’il ne devait pas céder à ses penchants. Il était de son devoir de rester froid, distant. Parce qu’elle le détournait de sa mission. Parce qu’il tenait à elle, bien plus qu’il n’aurait dû.

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ϟ 1ERE MOISSON : 29/12/2014
ϟ MESSAGE : 166
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ϟ DISTRICT : district treize
ϟ AGE : trente-quatre ans
ϟ METIER : lieutenant-colonel, spécialisée dans la gestion tactique et stratégique
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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Ven 2 Jan - 23:01

the only thing in my mind


DISTRICT D. 13 - 03 : 21 AM
Et elle courrait, encore et toujours, n’ayant qu’un seul mot à la bouche, qu’un seul prénom. Les couloirs de la centrale lui paraissaient interminables alors qu’elle continuait sa course, inlassable. Il allait mourir, ou elle. Ou eux deux, peut-être même. Et soudainement, Daniel, au loin. Et elle court, plus vite encore, portée par une force qu’elle ne connaît qu’avec lui, que pour lui. Puis ce bruit sourd, ses jambes qui se dérobent sous le souffle de l’explosion. Il est mort. Elle est morte. Ils sont morts, à deux.

Son sursaut fut violent, alors qu’elle se mit soudainement à chercher le corps de Daniel dans le lit, à côté d’elle. Ses mains tâtèrent brusquement le matelas quelques secondes avant que Gabrièla ne se fige, revenant à la réalité. Elle était au district treize et il n’était pas là, avec elle. Il n’avait aucune raison de l’être, maintenant. Et il n’était pas mort, non plus. La jeune femme resta assise dans son lit quelques minutes, ses pupilles s’habituant doucement à l’obscurité ambiante de la pièce. Elle était fatiguée, toujours. Depuis son retour, elle repoussait constamment le sommeil, s’abrutissant l’esprit au travail pour ne plus penser. A tout ce qu’ils avaient fait, à deux. A tout ce qu’elle avait fait, aussi. Aux personnes qu’elle avait tué, volontairement ou non. A ce qu’ils avaient été, à deux. Et à ce qu’ils n’étaient plus. Jusqu’à ce que la fatigue ne la gagne, la poussant dans un sommeil mouvementé, effrayant et nullement réparateur. Dans un silence religieux, Gabrièla se leva, enfilant un pantalon et passant sur ses épaules une veste. Elle ne dormirait plus, pas cette nuit.

Elle n’aimait pas la nuit, enfermée dans le district treize. Elle supportait de moins en moins le poids de ces quatre murs autour d’elle, où qu’elle aille. Si elle n’enviait pas pour autant la vie des autres citoyens de Panem, elle n’aurait pas refusé de vivre à l’air libre, juste ce soir. Ne serait-ce que pour pouvoir courir, encore et toujours plus loin, repousser ses limites dans l’espoir de faire taire le vacarme de ses pensées. Revenir d’une longue mission, loin du treize, n’avait jamais été simple pour elle. Pour la simple et bonne raison que, soudainement, tout ce qu’elle avait pu voir là-bas lui revenait en pleine figure. Si Gabrièla était une militaire gradée, reconnue, elle n’en restait pas moins affectée. Elle était pourtant capable de gérer tout cela, sur le terrain. De voir des blessés, des morts. De perdre un équipier… Mais le retour au district treize, chez elle, était souvent vécu comme un moment de faiblesse, beaucoup plus complexe. Il lui fallait du temps de se réadapter et de faire face à tout cela. Pourtant, rarement une mission l’avait ramené dans un tel état de fatigue, d’épuisement aussi psychologique que physique. Et ce n'était pourtant pas tant la mission en elle-même qui l’avait bouleversé, c’était le retour au treize. De voir Daniel s’éloigner soudainement d’elle, sans un mot. De subir cette distance qu’il lui imposait, comme si tout ce qu’ils avaient vécu pendant ce mois d’infiltration n’était rien. De se rappeler encore et toujours qu’ils auraient pu y rester, elle ou lui. Et Gabrièla était incapable de le supporter. Parce qu’elle, elle avait vu, compris. Que ce qu’elle ressentait pour Daniel allait bien au-delà de leur mission, qu’elle n’avait pas menti, au final. Elle avait pensé la réciproque véritable, avait même aperçu un avenir différent au treize. Et la chute était dure aujourd’hui alors que Daniel s’éloignait plus que jamais, la traitant ni plus ni moins que n’importe quel autre soldat…

Plongée dans ses pensées et errant déjà depuis de longues minutes, elle poussa une énième porte, sans aucun ménagement. Si elle était connue pour sa discrétion sur le terrain, force était de constater qu’elle ne se sentait pas obligée de prendre de telles précautions au treize. Nombreuses étaient les fois où l’on pouvait l’entendre arriver, trois pièces plus loin… Persuadée d’être seule, Gabrièla avait bien dans l’idée d’aller travailler, réfléchir à autre chose qu’à cet étrange cocktail de sentiments qu’elle ressentait en ce moment-même. Qu’elle ne fut pas sa surprise quand elle tomba nez à nez dans une pièce déjà éclairée. Avec Daniel, à moitié nu, esquivant geste après geste chaque hologramme au beau milieu de la pièce. Elle resta figée quelques instants, observant le spectacle quelques secondes avant de réaliser qu’elle n’était pas certaine d’y avoir sa place, maintenant. Parce qu’une part d’elle avait tant de mal à accepter la réalité, cette distance imposée alors qu’une autre part d’elle n’avait qu’une seule envie : l’ignorer également. Aussi dur que cela soit. Pour lui faire comprendre, et par fierté aussi, de ne pas lui montrer ce qu’il était capable de lui faire subir. Même si son visage marqué par la fatigue était de plus en plus difficile à cacher.

Ayant bien conscience que les chances qu’il ne l’ait pas vu étaient minces, Gabrièla détourna les talons tout en lâchant, aussi caustique que froide « Désolé si je t’ai, encore, dérangé. » Elle avait son caractère, surtout quand elle manquait de sommeil et qu’elle était persuadée que Daniel allait être plus que distant avec elle. Elle ne le supplierait pas, alors elle tentait de lui montrer qu’elle-aussi, elle s’en fichait bien. Claquant la porte aussi discrètement qu’à son arrivée, elle reprit le chemin inverse, essayant d’oublier l’image de Daniel, torse-nu. L’ignorer comme elle venait de le faire était difficile, à tel point qu’elle eut bien du mal à continuer son chemin. Mais elle se rappelait bien qu’il lui avait toujours dit, elle était libre. Pourtant, au fond, était-elle vraiment libre de ce qu’elle ressentait pour lui ? Pourraient-ils revenir, un jour, à ce qu’ils avaient toujours été, liés par une simple amitié, aussi forte soit-elle ?



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Now I know we said things, did things that we didn't mean. But your temper’s just as bad as mine is. You’re the same as me. But when it comes to love you’re just as blinded.. ©️ by anaëlle.
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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Dim 4 Jan - 12:53

DUTTY CALL


District D.13 – 03 :24 AM
A chaque coup, chaque riposte, ses poings s’enfonçaient dans la chaire virtuelle des hologrammes, évacuant sa frustration, sa colère, son désir. Le désir qui lui brûlait les reins, obscurcissait son devoir, tiraillait son cœur et son corps. Il la désirait. Férocement. Lui qui avait toujours vu en elle son amie d’enfance, une militaire d’exception, une femme forte, une guerrière. Lui dont les sens l’avaient trahis en le faisant basculer dans la concupiscence, dans le désir silencieux, dans l’agonie d’un plaisir insatisfait. Elle se blottissait contre lui, dans le lit qu’ils partageaient dans le District 5. Sa chaleur réchauffait son flanc, il n’arrivait pas à l’oublier. Comme il se rappelait chaque baiser qu’il lui avait donné, certains plus passionnés que d’autres, certains qui n’étaient pas dictés par la comédie qu’ils devaient jouer. Il ne pouvait pas oublier. Il se rappelait la force du désir qui lui tirait les reins lorsqu’il s’éveillait à ses côtés, l’érection qu’il mettait plusieurs minutes à contrôler. L’attirance qu’il éprouvait pour elle. La façon dont il avait essayé de se persuader qu’il ne s’agissait que d’une réaction normale, pour un homme qui se réveillait avec les formes douces et rebondies d’une femme comme elle, pressés contre son corps. Mais s’il était honnête avec lui-même, il avait toujours su se maîtriser avec une autre. C’était elle. Elle la cause de tout cela. Elle avait été le déclencheur, le catalyseur d’une passion qu’il ne maîtrisait plus. Il en avait perdu le contrôle de lui-même, il avait perdu de vu l’objectif de sa mission. Il avait trahit le district 13 en vivant avec elle ... en laissant l’homme prendre le dessus sur le soldat. Il s’en était aperçu trop tard. Lorsqu’elle avait disparu de sa vue dans la Centrale. Lorsqu’au lieu de fuir, il l’avait cherché dans les entrailles du bâtiment, ne pouvant partir sans elle. Ils avaient eu de la chance. Personne n’avait remarqué ce chef d’escadron arpentant sans relâche les couloirs de la centrale. Tout aurait pu échouer. La mission entière. Il ne l’avait compris qu’une fois dans l’hovercraft, alors qu’elle pressait contre sa joue une compresse coagulante, essayant d’endiguer l’hémorragie dû au débris qu’il avait pris en pleine tête après l’explosion. Lorsque son regard avait croisé le sien au-dessus du poste de commandes. Il avait compris qu’il aurait pu tout faire capoter. Pour elle. Et il avait alors mis un mot sur ce qu’il éprouvait, sur ce qui s’était passé dans le District 5 : fraternisation entre officiers. Il avait perdu de vue le bien commun pour ne penser qu’à l’assouvissement de ses désirs. Cela ne devait plus jamais être le cas. Alors il l’avait ignoré, repoussé de retour dans le District 13. Il avait évité son bras droit, s’était assuré de ne jamais être seul avec elle. Un changement brutal de comportement, qui avait laissé penser aux autres officiers qu’il lui reprochait quelque chose sur le terrain. Il n’avait pas donné de justification. Aucune. Et cela avait blessé son amie, il le savait. Mais, ils étaient en guerre. Il ne pouvait pas se laisser déconcentrer. Il devait attendre que la flamme de la concupiscence s’éteigne, pour reprendre une relation normale avec elle. Mais depuis un mois le désir n’avait pas faiblit, il rêvait d’elle chaque nuit : morte, alanguit de désir, aux mains de Snow, tremblante de plaisir sous lui. Elle ne le quittait jamais. Il avait beau la repousser la journée, la nuit son esprit lui ne pensait qu’à elle. Et il finissait par venir ici, passant ses nerfs, ses hormones frustrées sur cette machine de simulation. Il l’avait senti venir, au fond de lui, il avait noté les bruits caractéristiques de sa façon de se déplacer, bruyante en dehors du terrain mais il avait refusé d’en prendre acte. Continuant de combattre. « Désolé si je t’ai, encore, dérangé. » Elle claqua la porte et le premier coup atteignit Daniel. Il lâcha une plainte de douleur, un grognement. « Arrêt simulation. » Grogna t-il en se redressant, la douleur de la blessure l’ayant jeté au sol. Bon sang. Elle dépassait les bornes cette fois. Toute la frustration et la rage qui l’habitaient venaient de trouver une victime : elle. Il sortit à sa suite, boitant légèrement, la décharge neurologique s’atténuerait dans quelques minutes mais c’était déjà des minutes de trop. Il n’aurait jamais été blessé si elle n’était pas intervenue. Encore. Elle le rendait faible. « Lehman ! » Aboya-t-il en s’emparant de son bras pour la forcer à s’arrêter et à se retourner. « Insubordination envers un officier supérieur, ça te parle. Je ne supporte plus ton insolence. Si tu as quelque chose à dire, dit le ! Tu restes un de mes soldats, ton attitude rejaillit sur moi, j’en ai plus qu’assez de ton constant défit ! » Les mots étaient lâchés.

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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Dim 4 Jan - 21:58

the only thing in my mind


DISTRICT D. 13 - 03 : 26 AM
Chaque nuit, c’était le même rituel. Chaque nuit, elle trouvait une nouvelle occupation. Tout faire pour ne pas s’endormir, pour ne pas fermer les yeux et faire face aux cauchemars. Elle avait osé croire que ses sentiments s’atténueraient avec le temps, qu’ils deviendraient supportables. Sa fierté lui dictait de l’ignorer, de ne pas lui montrer qu’il pouvait avoir tant d’influence sur elle. Mais c’était peine perdue. Elle n’y arrivait pas. La nuit, elle plongeait dans des cauchemars sans fin, redécouvrant à chaque fois un Daniel blessé ou déjà mort. Et la journée, elle pensait à lui. Constamment. Quoiqu’elle fasse. Ils avaient toujours été proches, depuis leur enfance. Mais leur mission d’infiltration les avait fait basculer dans une autre proximité : elle le désirait. Plus que tout. Il n’était plus simplement Daniel, son ami d’enfance. Il était Daniel, torse nu dans leur lit alors qu’elle faisait mine de dormir lorsqu’elle s’y blottissait en pleine nuit. Gabrièla aurait bien dû se douter qu’ils avaient franchi une ligne sans-retour, qu’elle ne pourrait plus oublier tout ce qu’elle avait ressenti, avec lui. Pour lui. Et que les chances qu’ils retrouvent un jour la même amitié étaient faibles. Infiniment faibles. C’était tout, ou rien. Et là, c’était plutôt rien.  

« Lehman ! » Gabrièla se mordit violemment la lèvre, soudainement blessée par le ton dégradant avec lequel il venait de l’appeler, de lui ordonner de s’arrêter. Mais elle n’avait pas l’intention de s’arrêter, pas maintenant. Elle n’était pas prête à cela, à se retrouver face à lui. Elle aurait voulu préparer l’instant dans son esprit, retourner mille et une fois la situation pour préparer chaque riposte. Et pourtant, la main de Daniel agrippa son bras, l’obligeant à s’arrêter et à se retourner pour lui faire face. Son cœur battait la chamade alors que le contact de sa main sur son bras semblait retenir toutes ses pensées. Son regard parcourut rapidement le torse nu de son supérieur, marqué par les nombreuses cicatrices avant qu’elle ne relève la tête, plongeant son regard dans celui de Daniel. Son corps tout entier semblait crier après lui, crier sa colère aussi bien que son désir. Un mois qu’il l’évitait, un mois sans qu’ils ne se retrouvent à deux, l’un et l’autre. « Insubordination envers un officier supérieur, ça te parle. Je ne supporte plus ton insolence. Si tu as quelque chose à dire, dit le ! Tu restes un de mes soldats, ton attitude rejaillit sur moi, j’en ai plus qu’assez de ton constant défit ! » Ils étaient là, face à face. Si Gabrièla avait d’abord été blessée par l’attitude de Daniel, un autre sentiment semblait prendre soudainement le dessus. Elle lui en voulait. Plus que tout. Plus que tout ce qu’il avait pu lui faire pendant ces trente dernières années. Elle lui en voulait pour ce qu’il faisait d’elle. Pour toutes ces nuits sans sommeil. Pour ce désir qu’elle ne savait pas gérer. Pour cette ignorance et ce rejet qu’il lui imposait. Et pour cette attitude soudaine qui n’était pas passée inaperçue par les autres officiers, la croyant ainsi responsable de toutes les erreurs de leur mission. En réalité, elle était en partie responsable et la cicatrice qui barrait le visage de Daniel la lui rappelait à chaque fois. Il aurait pu mourir, pour la sauver. Et cela, elle ne le supportait pas. Mais lui, ne faisait rien pour l’aider. Gabrièla garda son regard, soudainement noir, fixé dans celui de Daniel. Elle ne savait même pas par où commencer tant la colère mélangée au désir semblait lui retourner le cerveau. « Tu parles de MON insolence ?! Jusqu’aux dernières nouvelles, c’est toi qui passe ton temps à m’ignorer ! J’en ai marre Daniel, que tu changes de pièce à chaque fois que j’arrive et que les seules fois où tu m’adresses la parole c’est pour me donner des ordres. T’es mon supérieur, d’accord mais t’as jamais été comme ça ! Dis pas que c’est de ma faute, ou au moins, dis-moi pourquoi. Parce que là, t’agis vraiment comme un égoïste ! » D’un geste brusque, elle retira son bras de l’emprise de Daniel, reculant à peine d’un pas. S'il voulait de l'insubordination, il allait en avoir. Et elle se fichait bien des conséquences. Elle lui en voulait, et pourtant… Pourtant elle lui en voulait encore plus d’avoir laissé tomber, de les avoir laissé tomber. « Tu sais quoi Daniel ? Si tu veux un autre bras-droit, quelqu’un qui accepte tes sautes d’humeur sans broncher, vas-y, parce que moi, je commence à en avoir plus qu'assez ! » Soudainement, elle était presque prête à tout laisser tomber, elle-aussi. Parce qu’elle était épuisée et qu’elle ne supportait plus ce qu’elle ressentait pour lui. Cela faisait déjà plus d’un mois qu’ils étaient rentrés, un mois à s’ignorer. Et Gabrièla n’était pas sûre de pouvoir supporter cela plus longtemps. Elle était gradée en grande partie parce qu’il lui avait permis de passer au-dessus du désaccord général, il avait probablement le droit de la faire retomber aussi vite.

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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Sam 10 Jan - 12:20

DUTTY CALL


District D.13 – 03:28 AM
Chaque nuit cela le rongeait. Il retrouvait ses couloirs sans fin, il éprouvait de nouveau la douleur, l’angoisse de ne jamais la trouver à temps. La peur de la perdre. Il n’était alors pas envisageable qu’il parte sans elle. Il ne pouvait pas la laisser là. Il ne pouvait pas la laisser mourir. Pas ici. Pas comme ça. Jamais. Il avait pourtant sacrifié des hommes avant elle. Des hommes et des femmes, qui avaient donnés leur vie pour le District 13. Mort en service, mort au combat, mort pour préserver le secret de leur identité. De l’existence de survivants dans les entrailles du District 13. Ils avaient donné leurs vies, il leur avait demandé de donner leur vie. Mais pour elle il ne pouvait s’y résoudre. Il ne pouvait l’abandonner. Et dans ses rêves il la pourchassait dans les couloirs de la centrale électrique, s’interrogeant sur la façon dont ils s’étaient perdus de vu, se demandant si elle n’était pas aux mains des Pacificateurs, si elle n’avait pas été tuée. Il la cherchait sans relâche sans jamais arriver à la trouver. Il se réveillait le cœur battant douloureusement contre ses côtés, le souffle court, ruisselant de transpiration. La cherchant à son côté tout en sachant qu’elle ne s’y trouvait pas et que là était la cause de ses cauchemars. Il était le commandant des troupes armées du District 13. Leur général. Et chaque nuit il n’était plus qu’un homme, rongé par la peur de perdre une femme. Une faiblesse en lui qu’il ne pouvait tolérer. Pas avec sa fonction, avec ses responsabilités. Il avait des obligations. Il devait être sans faille. Sans point d’attache. Surtout maintenant, maintenant que la guerre était lancée. Maintenant que la rébellion était en marche. Maintenant qu’ils avaient besoin de lui pour mener les soldats à la bataille. Il ne pouvait pas être retenu par sa peur, par la peur de la perdre. Il pourrait prendre des décisions qui la protégerait mais rendrait faible leur attaque ou mettrait en danger d’autres soldats. Il n’avait pas le droit de la ménager et pourtant ... Depuis l’épisode de la Centrale du District 5 : il désirait la protéger. Ardemment. A la hauteur du désir, de l’attirance, de l’affection qu’il éprouvait pour elle. Il la voulait. Et cela était dangereux, pour lui, pour elle. Un militaire ne devait pas éprouver une affection déplacée pour sa subordonnée. Cela pouvait l’entraîner à prendre des décisions unilatérales, de faire de mauvais choix. Alors il devait l’éloigner, exorciser le désir qui brulait ses reins, incendiait son esprit. Il devait la blesser, la rejeter, l’ôter de son esprit. Revenir à leur précédente relation, l’amitié. Mais comment oublier le corps de cette femme lové contre le sien, ses courbes rebondies pressées contre lui le matin ? Comment oublier le goût de ses lèvres sous les siennes, l’odeur de sa peau, sa saveur ? Comment faire taire un désir qui ne désirait pas être muselé ? Il se laissa submerger par la colère qui l’envahissait chaque fois qu’il était confronté à ce désir frustré, inassouvie. Chaque fois qu’il la voyait mais ne pouvait la toucher. Céder à la rage, à la colère, devenir son officier supérieur et non plus ce mari fictif qu’il avait été dans le District 5. L’amoureux qu’il avait feint d’être pour les besoins d’une couverture. Mais avait-il réellement feint ? « Tu parles de MON insolence ?! Jusqu’aux dernières nouvelles, c’est toi qui passe ton temps à m’ignorer ! J’en ai marre Daniel, que tu changes de pièce à chaque fois que j’arrive et que les seules fois où tu m’adresses la parole c’est pour me donner des ordres. T’es mon supérieur, d’accord mais t’as jamais été comme ça ! Dis pas que c’est de ma faute, ou au moins, dis-moi pourquoi. Parce que là, t’agis vraiment comme un égoïste ! Tu sais quoi Daniel ? Si tu veux un autre bras-droit, quelqu’un qui accepte tes sautes d’humeur sans broncher, vas-y, parce que moi, je commence à en avoir plus qu'assez ! » Le silence qui succéda à la diatribe de la jeune femme fut assourdissant. Il avait conscience d’avoir volontairement humilié la jeune femme devant les autres officiers du District 13, en lui témoignant si peu d’attention, en ne la voyant jamais seul. Une précaution qu’il prenait car il se savait incapable de résister, seul. Mais cette attitude avait rejaillit sur elle. On ne le remettait pas en question, lui, mais bel et bien elle. Qu’avait-elle fait pour que les deux officiers d’ordinaires si proches, soient désormais si glaciaux l’un avec l’autre ? Des rumeurs avaient courues après qu’ils eurent disparus des radars du D.13 durant une heure dans la centrale électrique. Peut-être s’était-il passé quelque chose durant cette heure. Quelque chose de grave vu l’attitude réfrigérante de Daniel envers Gabrièla. « J’agis comme un égoïste ? MOI ?! » Il n’avait pas haussé la voix, au contraire, elle restait très basse, grondante, menaçante. « Nous sommes en guerre Gabrièla. J’ai une guerre a menée, des hommes sur le terrain chaque jour. Autre chose à penser que de te témoigner les vingt minutes d’attention quotidienne que tu me réclames. » Il savait qu’il était injuste et qu’il était blessant. Mais il le devait. C’était la seule façon de l’éloigner de son esprit. De la chasser de ses fantasmes, de retrouver une attitude professionnelle courtoise. « Nous avons faillis faire capoter toute l’opération dans le District 5. Ce n’est pas le moment de penser à nous, à notre amitié. Nous sommes en guerre. » Asséna-t-il froidement. Mais pensait-il vraiment ce qu’il disait ? Il se querellait avec elle et tout ce que son corps réclamait s’était qu’elle se presse contre lui, que sa bouche trouve la sienne, que son corps réponde au besoin lancinant qu’il avait d’elle, chaque jour, cette nuit, durant des heures. Mais il ne pouvait pas céder à sa concupiscence. Il ne pouvait pas. Pourtant, il le désirait, bien plus que toute autre chose. Il la voulait elle. Il l’avait toujours voulu.

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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Dim 11 Jan - 2:10

the only thing in my mind


DISTRICT D. 13 - 03 : 30 AM
Pourquoi réagissait-il ainsi ? Gabrièla ne le comprenait pas. Elle avait retourné des centaines de fois la situation dans son esprit, essayant de comprendre ce dont elle pouvait être responsable pour qu’il puisse la repousser si soudainement, après tout cela. En un mois, Gabrièla n’avait jamais trouvé l’explication et le manque de sommeil ne jouait plus en sa faveur depuis plusieurs jours déjà. Des jours, déjà, que ses pensées divaguées d’idée en idée, constamment entrecoupées par l’image de Daniel, par les réminiscences de ses cauchemars et par le désir qui brûlait en elle. Un mois qu’ils ne s’étaient pas retrouvés face à face. Et pourtant, le corps et les pensées de Gabrièla n’avaient jamais cessé de scander le prénom de Daniel, toujours avec la même puissance, le même désir inassouvi qu’elle ne gérait plus.

« J’agis comme un égoïste ? MOI ?! » La jeune femme croisa les bras dans un geste inconscient de défense et de protection. Parce qu’elle se sentait menacée par Daniel et si elle savait pertinemment qu’il ne lui ferait jamais aucun mal physiquement, force était de constater qu’il semblait apprécier de la blesser psychologiquement. « Nous sommes en guerre Gabrièla. J’ai une guerre a menée, des hommes sur le terrain chaque jour. Autre chose à penser que de te témoigner les vingt minutes d’attention quotidienne que tu me réclames. » La claque fut violente, bien plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Elle était prête à encaisser l’ignorance qu’il lui imposait depuis maintenant un mois, mais elle n’était pas prête à ça. Son cœur s’emballa dans sa poitrine sous l’effet de l’émotion mais aussi de la colère. Elle lui en voulait. Vraiment. Et elle aurait tellement voulu faire taire cette part d’elle qui ne cessait de réclamer Daniel, constamment.  « Nous avons faillis faire capoter toute l’opération dans le District 5. Ce n’est pas le moment de penser à nous, à notre amitié. Nous sommes en guerre. » Elle releva la tête, aussi fièrement qu’elle le pouvait. Daniel avait toujours eu cette influence sur elle : déjà toute jeune, elle buvait ses paroles et ne s’était jamais écartée du chemin qu’il lui avait offert. Encore aujourd’hui, cette influence n’avait pas totalement disparue, elle était juste…différente. Et pourtant, elle avait envie de tout abandonner. De lui dire qu’elle ne comprenait plus rien à rien, qu’elle ne le comprenait plus, lui. Qu’elle n’en pouvait plus de vivre comme ça, d’être suspectée par les autres officiers, d’être à nouveau vue comme une éventuelle traître. Mais elle avait ce besoin de comprendre ce qu’elle avait fait, et ce besoin d’assouvir cette colère qui grandissait en elle à chaque fois qu’il lui assénait un nouveau coup. « Est-ce que c’est pour ça que tu passes ton temps à m’ignorer ? Parce qu’on a failli faire capoter l’opération ?! Parce que c’est toi qui a fait demi-tour, c’est toi qui est… » La colère grondait dans le ton de sa voix, prouvant à quel point elle lui en voulait. Son regard se détourna légèrement de celui de Daniel, se posant sur la cicatrice barrant le visage de son supérieur. Elle laissa sa phrase en suspens avant de replonger son regard dans celui de Daniel, soudainement troublée. « Tu t’en veux d’être venu me rechercher. » Cette nouvelle constatation s’était échappée des lèvres de Gabrièla au moment même où son esprit la forma, sonnant aussi bien comme un constat qu’une interrogation. Et soudainement, tout avait beaucoup plus de sens pour elle, aussi tordue l’idée était-elle. Elle avait failli causer sa mort quand il était venu la retrouver dans la centrale, ils avaient failli faire exploser la centrale avec leurs deux corps dedans. Elle s’en voulait suffisamment depuis cet événement et pourtant, elle n’avait jamais imaginé un seul instant que Daniel puisse réellement lui en vouloir, à elle. Mais maintenant, elle comprenait. Du moins, cette nouvelle constatation offrait à son esprit torturé une nouvelle échappatoire. Une échappatoire douloureuse, qui la torturait déjà. « Pourquoi Daniel ? » Parce qu’il aurait pu la laisser dans la centrale, bloquée par un Pacificateur qui semblait avoir découvert leur manège. Il aurait pu la laisser mourir, pour le bien commun. Pour la réussite de leur mission. Elle serait morte pour le district treize. Son regard troublé faisait face à Daniel. Pendant leur enfance, il avait toujours été le seul à l’écouter, à lui montrer ce qu’elle devait faire, à répondre à ses questions incessantes sur le fonctionnement du monde. Et aujourd’hui, des dizaines d’années après, elle voulait savoir pourquoi. Une dernière fois.

Parce que Gabrièla ne comprenait plus rien, pourquoi Daniel était venue la retrouver et pourquoi, depuis, il l’ignorait comme si elle n’était plus rien d’autre que la fille des traîtres. Elle voulait savoir, avant de partir. Avant de, probablement, demander un autre poste. Parce qu’elle ne supporterait pas l’idée d’être ignorée par Daniel encore plus longtemps, de devoir travailler avec lui alors qu’il semblait tellement lui en vouloir. Elle était ambitieuse, mais aussi suffisamment terre-à-terre pour savoir qu’elle ne pourrait pas gagner cette guerre, pour lui. Elle savait que cela serait douloureux, bien plus qu’elle ne pouvait l’imaginer maintenant. Et pourtant, à trois heures du matin, c’était la meilleure idée qu’elle trouvait. Plantée devant lui, Gabrièla aurait voulu lui dire tout ce qu’elle ressentait pour lui, qu’elle se fichait bien de cette guerre en ce moment-même, qu’elle pensait bien plus à lui qu’elle ne l’aurait voulu. Mais elle se contenta de rester profondément silencieuse, soudainement persuadée qu’il n’y aurait jamais rien de plus que les souvenirs de cette infiltration, de ce faux-mariage. Jamais rien de plus.



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ϟ AGE : 34 ans, âge estimatif, personne ne détient d'information au sujet de sa date de naissance précise.
ϟ METIER : Général des armées, leader des troupes rebelles dans le District 13 mais aussi dans les autres Districts. Daniel n'est pas un commandant passif, il s'est chargé de plusieurs grandes missions d'infiltration ses dix dernières années. Il est à l'origine de l'opération dans le D.5 ainsi que du sauvetage des Prisonniers de la Fête du Printemps.
ϟ LIFESTYLE : Daniel comme beaucoup dans le District 13 ne vit pas dans l'opulence. Ils vivent tous une vie de communauté, rationnée, organisée, collective. Chacun est au service du District et chaque journée est consacrée à travailler pour le bien commun.
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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Lun 12 Jan - 21:57

DUTTY CALL


District D.13 – 03:28 AM
Il en avait dit plus qu’il ne l’aurait voulu. Admettre qu’elle était sa faiblesse l’exposait terriblement. Il ne voulait pas partager ses doutes, ses peurs, son désir. Elle ne devait jamais apprendre que leur petite comédie avait pris un sens particulier pour lui. Qu’il souffrait mille morts depuis leur retour, que la savoir si près et à la fois si inaccessible le rendait fou. Il avait goûté à un avant-goût de ce qu’aurait pu être leur vie s’ils n’avaient pas été en guerre. S’il n’avait pas été son supérieur et elle sa subordonnée. S’il était possible qu’ils puissent songer à autre chose qu’à cette guerre qu’ils préparaient. Il avait été égoïste et le savait. Il avait oublié, perdu de vue son objectif durant cette mission. Il avait succombé à leur proximité, à l’intimité créée entre eux. Il avait oublié quel rôle il jouait en réalité, il avait voulu croire que le rôle de composition était celui du soldat du 13 et pas du mari aimant du 5. Mais là n’était pas la réalité. La ne serait jamais la réalité. Chaque guerre requérait des sacrifices. Il était trop tard pour eux ou trop tôt. Il ne pouvait pas se laisser aveugler par les sentiments qu’il éprouvait pour elle. Mais la tentation était si forte, si poignante, le manque si lancinant qu’il ne pouvait l’oublier. Il avait donc choisi de l’éloigner, de rompre une amitié vieille de trente ans, pour ne plus penser à l’envie qu’il avait d’elle, de sa peau, de son odeur, de sa présence, de son sourire. Elle lui manquait. C’était déchirant, poignant, violant. Il la désirait comme rarement il avait désiré quelqu’un. Elle n’était pas seulement une femme, elle était celle qui était sa confidente, son amie, sa protégée. Elle avait été une partie de sa vie, tout un pan de son existence avait évolué avec le sien. Il l’avait protégé, formé, ils avaient appris ensemble. Deux faces opposées d’une même pièce. La fille des traitres, le fils des héros. Opposés, complémentaires, unis. Mais désormais ce ne pouvait plus être le cas. Il ne pouvait pas agir de concert avec elle. Cette mission dans le district 5 lui avait prouvé qu’il n’était pas sans faiblesses. Qu’il ne pouvait plus combattre à ses côtés. Il avait refusé de l’abandonné. Il aurait pu mourir, il avait été gravement blessé au visage. L’entière sécurité de la défense du District 13 reposait sur ses épaules. Il était le seul à connaître l’identité du Guide. Il était le seul à savoir précisément qu’elles étaient les forces du District 13. S’il avait été capturé, retourné contre son district, il aurait pu tout dire. Mais s’il était honnête avec lui-même ce n’était pas ce qui l’avait le plus effrayé. Non. Il n’avait pas eu peur de mourir, il n’avait pas eu peur d’être capturé. Il avait eu peur pour elle. Pour sa sécurité, peur de la laisser, peur de la perdre, peur qu’elle meure. Et c’était cela qui l’avait poussé à mettre en danger sa propre vie. La sauver. Il était resté pour elle. Elle était sa faiblesse, son unique faiblesse. Son unique lien affectif avec le district 13. Il l’avait toujours considéré comme sa sœur, son alliée, son amie. Mais cette mission avait tout fait basculé. Il avait goûté à la saveur de ses baisers, à la chaleur de ses formes contre son corps, à la douceur de sa voix, à son sourire. Il n’avait pas pu l’oublier. Il ne pouvait pas la laisser. Il devait la forcer à partir, à le quitter car sans surveillance d’autrui, il n’était pas certain de pouvoir résister à ce qui le poussait vers elle. Il se sentait faible pour la première fois de sa vie, vulnérable. Il devait la forcer à le quitter. C’était son devoir, sa mission, sa responsabilité. Pour le District 13, pour ses soldats, pour leur avenir. « Est-ce que c’est pour ça que tu passes ton temps à m’ignorer ? Parce qu’on a failli faire capoter l’opération ?! Parce que c’est toi qui a fait demi-tour, c’est toi qui est… » Il était revenu oui, pour elle. Uniquement pour elle. Là où il aurait sacrifié d’autres hommes, il était revenu la chercher. Elle. « Tu t’en veux d’être venu me rechercher. » Non, il ne regrettait pas d’être venu la chercher mais il s’en voulait de ne pouvoir avoir pu prendre la décision de la laisser, d’être retourné dans cette centrale. De ne pas avoir pu l’abandonner. « Pourquoi Daniel ? » Ne la savait-elle pas ? Sa simple présence était une torture pour ses sens, pour son self-control. Il luttait pour garder sa colère à flot, pour ne pas céder face à son attirance. Pour ne pas la prendre dans ses bras, la serrer contre lui, l’embrasser à en perdre haleine. Il devait être fort. Il le devait au District 13. La guerre n’était pas terminée. Que se passerait-il si sur le terrain il n’était pas capable de prendre la décision qui la tuerait et en épargnerait des centaines d’autres. Mais il ne pouvait pas lui mentir, mais il ne devait pas dévoiler la vérité. Une demi-vérité suffirait à l’envoyer au loin. « Tu me rends faible. Je ne peux pas prendre une décision qui t’enverrait à la mort, je ne peux pas te laisser derrière moi. Je t’ai protégé, pendant des années maintenant je ne peux pas être objectif à ton sujet. Tu me rends faible. Nous ne pouvons plus travailler ensemble. Plus maintenant. Pas après ce qui s’est passé dans le District 5. »

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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Dim 25 Jan - 1:17

the only thing in my mind


DISTRICT D. 13 - 03 : 30 AM
Elle n’était pas faible. Il lui avait dit tant de fois que le message avait fini par s’ancrer dans l’esprit de Gabrièla. Ils n’étaient pas faibles, ni lui, ni elle. Pendant plus de trente ans, elle l’avait cru, repoussant sans cesse ses limites pour dépasser les autres, pour réussir, pour lui prouver, aussi, qu’elle était à la hauteur. Elle avait fini par croire réellement que sa seule détermination pourrait guider ses envies. Jusqu’à aujourd’hui. Elle savait, maintenant, qu’elle était faible. A cause de ce qu’elle ressentait pour lui et aussi pour tout ce qu’il pouvait provoquer chez elle sans même s’en rendre compte. Combien de nuits torturées depuis leur retour ? Combien de repas tout juste avalés, histoire de dire ? Combien d’heures de combats acharnés, de travail pour l’oublier, lui ? Elle se haïssait tant, parfois, quand son corps ne cessait de crier après lui, quand elle se tourmentait des souvenirs de ses lèvres contre les siennes, de leurs corps vaguement mêlés dans la nuit… Et pourtant, elle avait espéré. Elle avait cru qu’il y aurait autre chose, après leur retour. Que la fin de leur couverture ne mettrait peut-être pas totalement fin à ce qu’ils avaient vécu, ressentis, à deux. Elle s’était trompée, bien plus qu’elle n’aurait osé l’imaginer. Ils étaient là, maintenant. Face à face. Après presque un mois à s’ignorer, à s’entrecroiser sans un regard au détour d’un couloir. Gabe ne savait plus vraiment, elle n’avait jamais connu un monde où Daniel n’était pas à ses côtés. Et si la jeune femme avait tout d’un fort caractère, perdre Daniel depuis son retour du cinq était bien plus compliqué, bien plus déstabilisant. Parce qu’elle l’avait perdu, qu’elle avait failli le perdre, aussi, là-bas. Qu’il était là sans plus vraiment l’être tout en hantant constamment ses pensées.

Et elle voulait comprendre. Quand bien même ce qu’elle avait ressenti pour lui pendant leur mission pouvait ne pas être réciproque, elle ne lui avait jamais dit ce qu’elle ressentait. Alors cette froideur soudaine l’avait surprise, sans qu’elle n’arrive réellement à comprendre sa raison. Peut-être lui en voulait-il de ne pas avoir été à la hauteur, au point qu’il avait dû faire demi-tour dans la centrale pour empêcher qu’elle n’explose avec la centrale…« Tu me rends faible. Je ne peux pas prendre une décision qui t’enverrait à la mort, je ne peux pas te laisser derrière moi. Je t’ai protégé, pendant des années maintenant je ne peux pas être objectif à ton sujet. Tu me rends faible. Nous ne pouvons plus travailler ensemble. Plus maintenant. Pas après ce qui s’est passé dans le District 5. » Gabrièla pencha doucement la tête, ne pouvant refreiner un léger mouvement de recul. Ne plus travailler ensemble. C’était la seule chose qui lui restait depuis leur retour au treize, depuis qu’il avait pris tant de distance envers elle. S’il n’y avait plus cette excuse, il n’y aurait plus rien. Plus rien de tout ce qu’ils avaient été, à deux, pendant ces trente dernières années. Et pourtant, au fond de sa panique soudaine à l’idée de tout perdre, elle comprenait. Parce qu’elle aurait fait la même chose si les rôles avaient été inversé, qu’elle-aussi aurait parcouru sans relâche les couloirs de la centrale pour le retrouver et qu’elle aurait été incapable de quitter la centrale, sans lui. Pourtant, elle n’aurait jamais voulu arrêter de travailler avec lui pour autant. Mais elle avait toujours accepté les responsabilités de Daniel, le fait qu’il soit le seul à savoir qui était le Guide et le seul qui pouvait amener la rébellion dans Panem. Elle aurait voulu autre chose, pour eux. Une vie sans guerre, sans responsabilité. Ce n’était pourtant pas leur vie, pas maintenant. Ils étaient en guerre, la peur de perdre Daniel la lui rappelait chaque jour. Mais ici, à trois heures et demi du matin, elle était égoïste. Le désir qui brûlait son bas-ventre ne cessait de crier après lui, constamment, embrouillant ses plus simples pensées, s’emmêlant à un sentiment de colère, d’incompréhension qui ne la quittait plus. Elle débordait d’émotions, de sentiments qu’elle ne savait plus gérer, plus maintenant. Et sans un mot, sa main se leva et vint s’abattre sur le visage de Daniel dans un claquement sonore, rompant le silence si pesant. Elle lui en voulait, tellement et pourtant, elle ne voulait rien dire. Elle refusait de lui dire ce qu’elle ressentait, incapable de mettre des mots sur ce trop-plein d’émotions. Et elle avait peur, aussi. De le perdre, comme ça. Qu’il ne veuille plus d’elle. Elle voulait le réveiller, le faire changer d’avis. Lui dire qu’elle n’était pas d’accord, qu’elle le voulait lui, et personne d’autre. Qu’elle ne partirait pas, ou peut-être que si. Elle n’en savait rien, elle lui en voulait tout autant qu’elle le désirait. Elle planta son regard sombre dans celui de Daniel, serrant les poings pour soulager sa paume meurtrie par la claque qu’elle venait de lui asséner. Elle détourna le regard un instant, ravalant ses larmes de colère pour garder encore le peu de dignité qui lui restait. Elle n’était plus rien, sans lui. Et ça la tuait. Dix secondes à peine et elle regrettait déjà son geste, soudainement effrayée à l’idée qu’il puisse partir sans d’autres explications, sans d’autres alternatives. Jamais aucun homme ne lui avait fait ressentir tant de choses, mais aucun homme ne l’avait jamais réduite à si peu non plus. Gabrièla releva doucement le regard, cherchant dans celui de Daniel une once d’hésitation qu’elle ne trouva pas. Elle avait perdu. Perdue cette étrange guerre qu’ils avaient mené à deux, depuis leur retour. Et pourtant, il était là, face à elle. Torse nu. Qu’est-ce qu’elle avait à perdre ? Plus rien, maintenant. Et c’est comme ça qu’elle se rapprocha de lui, sans un mot, guidée par un instinct proche de la survie. Elle ne pensait plus à rien, maintenant, tétanisée par l’envie et la peur, la colère et la tristesse. Gabrièla ferma les yeux avant de venir poser ses lèvres sur celles de Daniel, retrouvant cette saveur envoutante qu’elle n’avait pas su oublier mais aussi l’odeur de sa peau et de ses cheveux. Son corps hésita un instant avant de trouver une position plus naturelle, à quelques centimètres seulement de celui de Daniel. Et cela sembla durer une éternité pour Gabrièla, jusqu’à ce que leur étreinte se rompe et qu’elle se recule soudainement. « Désolé je… je sais pas ce qui m’a pris… Le retour du cinq est un peu dur pour moi. Mais ce qui est arrivée, à la centrale, ça n’arrivera plus Daniel. Je suis désolée d’avoir failli nous tuer, tous les deux. Mais tu peux pas me dire d’arrêter. Cette guerre, c’est ce qu’on a toujours voulu... » Lâcha-t-elle de but en blanc, ne laissant pas à Daniel l’occasion d’en placer une. Elle tentait tant bien que mal de contenir sa panique mais aussi ses sentiments envers lui. Elle n’avait pas pu s’empêcher de l’embrasser, incapable de gérer plus longtemps ce trop-plein d’émotion. Mais maintenant, le doute s’immisçait en elle, persuadée que cela n’allait pas arranger ses affaires, qu’il n’apprécierait probablement pas cette comédie. Parce qu’ils étaient en guerre. Et participer à cette guerre sans être à ses côtés, sans savoir s’il était en sécurité ou pas, s’il risquait de mourir, c’était intolérable pour elle.

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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Dim 25 Jan - 16:12

I can't fight anymore


District D.13 – 03:31 AM
Il aurait du pouvoir la repousser. Ne pas s’appesantir sur ce qu’il ressentait. Il aurait dû être capable de cloisonner ce qu’il éprouvait pour elle et ce qu’il devait faire au nom du District 13. Il n’avait jamais été l’esclave de ses émotions, de ses désirs. Jamais. Il n’écoutait que son devoir, il avait été élevé avec la connaissance de sa mission. Il savait qu’il devait servir et protéger le district 13. Comme sa famille l’avait fait avant lui. Il avait un devoir envers les siens, envers le District 13. C’était son devoir. Il avait été élevé avec l’idée de protéger le District 13 en dépit de ses propres besoins. Il avait tout sacrifié au nom du bien commun des citoyens de son District. Il l’avait toujours fait sans ressentir le moindre doute, sans avoir conscience de sacrifier une partie de lui-même sur l’autel de sa dévotion. Il n’avait jamais trouvé dur de faire son travail, de sacrifier sa vie, de renoncer à avoir une famille, à avoir une certaine stabilité. Il n’avait jamais eu conscience qu’il pouvait y avoir un autre choix, une autre vie qui pouvait l’attendre. Durant dix ans il avait servi le district 13 aveuglément, en suivant les ordres que Lévi ou un supérieur avait pu lui donner. Il s’était infiltré durant dix années parmi les capitolins, parmi les Pacificateurs. Sans se poser de questions, sans avoir l’impression de passer à côté de quoi que ce soit. Il était fier de son travail, de contribuer, comme ses parents à l’effort de guerre. Il savait pourquoi il agissait ainsi. Pour le bien commun. Pour que les futures générations soient libres de choisir, de vivre en surface. Il avait toujours su pourquoi il agissait ainsi. Mais il n’avait jamais eu conscience de ce qu’il pouvait sacrifier. Jusqu’à ce qu’il se retrouve dans une situation qui lui avait fait réaliser ce qu’il pouvait avoir, ce qui aurait pu être sien. Ce qui pourrait être à lui. En vivant avec Gabrièla, les aspirations qu’il avait repoussé dans un coin de sa tête, au point de les étouffer complètement avaient resurgit. En prétendant être son époux, il avait pris conscience de ce qu’il éprouvait, de ce que pourrait être leur vie ... s’il n’y avait pas eu le devoir. Il avait oublié qui ils étaient, il s’était laissé envahir par ses désirs, il avait eu envie de voir cette mission se prolonger. Il avait eu envie d’elle, il n’avait pas s’agit que de sexe. Il avait eu envie de cette vie à ses côtés. Il était heureux de la retrouver le soir après une journée de patrouille. Heureux de pouvoir diner à ses côtés, heureux de la trouver dans la cuisine ou le salon en rentrant d’une journée de « travail ». Il n’avait jamais oublié qu’elle était sa mission. Mais il avait occulté qu’il devait masquer ses émotions à l’égard de Gabrièla. Depuis leur arrivée dans le District 5 elle n’avait plus été Gabe, son amie, partenaire asexué qu’il n’avait jamais vu son un jour romantique. Elle avait été Gabrièla. Pleinement femme, son épouse durant cette mission. Ils ne pouvaient pas parler dans la maison de leur mission, méfiant vis-à-vis du Capitole, ils jouaient le rôle du parfait petit couple marié, ils parlaient de leur journée mais s’était leurs yeux qui leur permettaient de transmettre des infimes détails qu’eux seuls pouvaient saisir. Ils s’étaient rapprochés. Il avait pris conscience qu’elle était autre chose pour lui qu’une amie sincère et fidèle. Le désir restait chevillé en lui. Il n’avait pas pu la laisser dans cette centrale. Il savait qu’il n’aurait pas pu continuer sans elle, en vivant avec l’idée de l’avoir laissé là, seule. Il ne voulait pas qu’elle meure. Il ne pouvait pas la laisser mourir. Il avait manqué compromettre leur mission. Pour elle. Mais ce n’était pas ce qui le perturbait le plus. Ce qui le perturbait le plus était l’idée que sans elle il n’aurait pas pu continuer. Elle était essentielle. Et il ne pouvait vivre avec cela. Sa mission devait passer avant tout. S’était sa responsabilité. Mais il avait pris conscience de cette autre voie. Une vie dans lequel il n’aurait pas à se battre, une vie paisible, à deux. Il avait imaginé ce que pourrait être leur existence et il avait douté. Douté de son engagement, de sa capacité à rester neutre et le plus investit dans l’avenir du Treize. Son attachement pour elle avait remis en cause l’implication de toute une vie. Il n’était plus insensible, détaché, capable de prendre des décisions réfléchies mais détachée de toute attache personnelle. Il ne pouvait plus prendre une décision qui la mettrait en danger. Car il voyait en elle non plus uniquement le soldat mais la femme. Une femme qu’il désirait. Qu’il désirait protéger, chérir, aimer. Il ne pouvait pas l’envoyer à la mort. Il avait cru mourir en ne la retrouvant pas dans cette centrale. Il avait failli mourir en la recherchant. Il serait mort s’il ne l’avait pas retrouvé. Il n’aurait pas quitté cette centrale sans elle. La gifle claqua. Sèche contre sa joue. Il aurait pu arrêter son poignet au vol, il le savait, pourtant il laissa sa main s’abattre sur sa joue. Il avait le sentiment de l’avoir mériter. Pourtant il avait autant souffert qu’elle de la distance qu’il mettait entre eux depuis des semaines. Il la désirait. Même alors qu’il tentait de la blesser pour qu’elle l’abandonne. Il la désirait. Il brûlait de la serrer contre lui. De lui dire que si le militaire ne voulait plus d’elle à ses côtés c’était à cause de l’homme qui la voulait, elle, seulement elle. Il ne voulait pas la perdre. Son amie de toujours, son meilleur homme. Il avait vu les larmes dans ses yeux, elle qui ne pleurait jamais. Elle qu’il avait toujours protégé, lui qui la faisait souffrir désormais. Il vit brusquement ses yeux s’assombrir, son regard s’affermir. Le désir lorsque ses yeux effleurèrent son torse. Elle avait le visage d’une femme en mission, une femme qui n’avait rien à perdre. Sa bouche sur la sienne, son corps pressé contre le sien, son odeur, son goût. Sa bouche. Elle. Elle l’enivrait, le fascinait. Elle n’était plus Gabe. Elle était Gabrièla. Il n’avait jamais eu conscience d’elle ainsi. De ses formes, de son odeur, de son goût. Elle ne l’avait jamais fasciné ainsi. Elle mit fin à cette étreinte brusquement. « Désolé je… je sais pas ce qui m’a pris… Le retour du cinq est un peu dur pour moi. Mais ce qui est arrivée, à la centrale, ça n’arrivera plus Daniel. Je suis désolée d’avoir failli nous tuer, tous les deux. Mais tu peux pas me dire d’arrêter. Cette guerre, c’est ce qu’on a toujours voulu... » Mais soudainement il se moquait de la guerre, où qu’elle ait pu utiliser l’attirance qu’il éprouvait pour elle comme une arme pour le faire changer d’avis. Il se moquait de tout cela. Il était tard. Il ne dormait plus depuis des semaines. Il la désirait. Son sang était en feu. Brusquement il la saisit par la gorge, avec force mais sans violence, la repoussant contre le mur derrière lui. La main sur sa gorge. Douce mais forte. Sa bouche se plaqua avec force contre la sienne, sa langue forçant le barrage de ses lèvres, retrouvant l’enceinte humide et chaude de sa bouche, contact primal. Son corps maintenait le sien contre le mur. Ses rondeurs de femme épousant les méplats durs du corps du militaire. Il l’embrassait avec fougue, comme jamais il ne l’avait embrassé. Il la désirait. Un voile rouge obscurcissait sa vision alors que sa main libre se nichait dans le bas de ses reins, la décollant légèrement du mur pour la plaquer contre lui. Il ne pouvait pas combattre ce qu’il éprouvait. Il n’en avait pas la force. Peut-être comprendrait-elle maintenant .... Il s’arracha à sa bouche brusquement mais ne recula pas pour autant, haletant, il plongea ses yeux dans les siens. Silencieux. Comprenait-elle à présent ?

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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Dim 25 Jan - 23:16

the only thing in my mind


DISTRICT D. 13 - 03 : 30 AM
La guerre. La rébellion. Daniel et elle étaient nés pour cette guerre, avaient tous deux grandi dans l’unique but de servir le district treize, de devenir des soldats sans faille pour participer à cette guerre qui était presque la leur. Lui, le fils des héros, perpétuant la tradition familiale de servir le district treize coûte que coûte, au prix-même d’un sacrifice. Elle, la fille des traîtres, essayant de montrer qu’elle n’était pas comme ses parents, qu’elle servirait le treize jusqu’à son dernier souffle. Et aujourd’hui, ils étaient au bord d’une guerre sans retour, une guerre que personne n’oublierait. Pour que plus aucun enfant ne grandisse sous terre, ne voyant que trop rarement les rayons lumineux du soleil, ne connaissant qu’à peine l’odeur étrange du monde extérieur. Le district treize s’était soulevé, mais le pire restait à venir. Les pertes seraient inévitables, tant pour l’ensemble de Panem que pour le cœur-même du district treize. Gabrièla avait appris à ne plus avoir peur de la mort, à comprendre que le sacrifice de sa vie pourrait un jour servir leur cause. Elle n’avait plus eu peur de mourir un jour. Pourtant, sa mission d’infiltration avec Daniel dans le district cinq l’avait changé, bien trop profondément pour que le retour au treize puisse se faire convenablement. Elle ne supportait plus rien, ni ces murs qui l’entouraient, ni ces règles qu’elle connaissait si bien et encore moins l’absence soudaine de Daniel dans son quotidien. Elle avait toujours perçu Daniel comme une figure fraternelle, comme un soldat, un supérieur en qui elle faisait aveuglément confiance. Jusqu’à ce qu’ils se découvrent autrement, dans cette mission d’infiltration qui l’avait poussé à découvrir une autre partie de Daniel. Plus comme un frère, ni même un partenaire d’arme mais comme un homme. La fiction de leur couverture s’était finalement mêlée à leur réalité, à leur véritable mission. Mais cela avait poussé Gabrièla à découvrir autre chose, un autre monde que le sien, que cette vie menée dans l’unique but de servir le treize. Certes, elle était fière d’avoir participé, de participer encore à cette rébellion mais l’envie d’autre chose, avec Daniel, avait grandi en elle. Elle aurait pu être une autre femme, pas seulement un soldat parmi tant d’autres, être quelqu’un pour une autre personne, s’attacher, aussi. Et pourtant, elle avait failli tout perdre le jour de l’explosion. Elle avait blessé Daniel, par sa faute, parce qu’elle n’avait pas su réaliser entièrement sa mission. Parce qu’elle avait échoué. D’autres auraient laissé leur vie dans cette centrale, mais Daniel était venu la chercher. Elle avait compris que leur vie, leur mission ne leur permettait pas autre chose, qu’à chaque instant, ils pouvaient se perdre, qu’un d’eux pouvait perdre la vie pour le treize. Et cette réalisation soudaine, si concrète, l’avait rendu malade, comprenant alors qu’elle n’accepterait jamais de perdre Daniel. Mais était-ce suffisant pour que Daniel survive à cette guerre ?

Elle s’était alors reculée, détachant ses lèvres de celles de Daniel avant de plonger son regard troublé dans celui de son supérieur. Elle n’avait pas su combattre ce qu’elle ressentait pour lui, elle n’aurait pas su faire demi-tour sans un autre mot, sans goûter une dernière fois à la saveur de ses lèvres, sans lui dire, à demi-mot, ce qu’elle ressentait pour lui. Son attitude si froide et distante ces dernières semaines avait poussé Gabrièla à se rappeler à chaque instant qu’il n’éprouvait rien pour elle, qu’elle n’était rien de plus que sa subordonnée et que même leur amitié n’avait pas été assez forte. Elle avait tenté, à chaque fois que le désir de le retrouver se faisait sentir, de se rappeler que rien n’était réciproque et pourtant, cela ne l’avait jamais aidé à l’oublier, ne serait-ce que pour dormir paisiblement quelques heures. Et brusquement, la main de Daniel se plaqua contre sa gorge, laissant un souffle surpris s’échapper des lèvres de la jeune femme. Elle aurait pu résister, le repousser tant bien que mal et pourtant, elle n’esquissa aucun geste. Parce qu’elle n’avait pas peur de lui, pas peur de ce qu’il pourrait lui faire. Il ne lui avait jamais fait de mal, physiquement. Il avait toujours su la protéger de cela pour ensuite lui apprendre à se défendre contre les autres. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, un étrange mélange d’appréhension et de désir se mêlant dans son esprit. Elle s’attendait soudainement à ce qu’il lui claque ses quatre vérités, à quel point elle pouvait être égoïste de penser à eux, en ce temps de guerre. Trop vite, déjà, et dans un mouvement aussi brusque qu’indolore, ses épaules heurtèrent le mur derrière elle. Et leurs lèvres se mêlèrent soudainement, avidement. L’effet de surprise laissa Gabrièla stupéfaite un instant avant qu’elle ne comprenne réellement. Et son corps s’arqua doucement contre le mur alors que l’une de ses mains trouva son chemin jusqu’à la nuque de Daniel, renforçant leur étreinte. Un frisson parcourut son corps quand la main de Daniel glissa le long de son corps avant d’atteindre ses reins. Plus aucune idée censée n’arrivait à se former dans l’esprit de Gabrièla, soudainement embrumé par cette situation. Un sourire se forma contre les lèvres de Daniel quand elle fut soudainement plaquée contre son torse nu, qu’elle ne put s’empêcher de parcourir un instant de sa main libre. C’était… différent de ses souvenirs, de ce qu’elle avait ressenti pour lui au cinq. Parce que ça lui semblait soudainement plus authentique, plus eux. Elle n’avait jamais imaginé pouvoir aimer quelqu’un à ce point, ressentir tant de choses si fortes pour une seule personne. Leur baiser avait une saveur différente, bien plus puissante que les précédents. Il s’arracha brusquement de ses lèvres, poussant Gabrièla à raffermir inconsciemment son étreinte contre lui, de crainte qu’il ne s’éloigne soudainement. Pas maintenant, plus maintenant. Elle releva doucement le regard, plongeant ses pupilles bleutées dans celles de Daniel. Les yeux de Gabrièla, d’ordinaire si marqués par le manque de sommeil qu’elle s’infligeait, semblaient avoir retrouvé un éclat inhabituel, empreint d’un désir violent qu’elle ne savait plus retenir. Elle le désirait, si fort que c’en était presque douloureux. Et elle comprenait, maintenant. Elle qui avait tant douté de Daniel, de ce qu’il pouvait penser d’elle… Elle comprenait. Et c’était une sensation si violente et pourtant si belle qu’elle ne savait pas quoi en faire. Alors c’était pour ça… Parce qu’elle n’était pas la seule à éprouver des sentiments, qu’il avait probablement eu une autre façon de les gérer. Et que c’était étrange, d’être ici, contre lui au beau milieu de la nuit, sans aucune mission, aucune comédie à jouer. Elle pencha doucement la tête, pinçant ses fines lèvres avant de laisser ses doigts parcourir doucement la joue blessé de Daniel. Elle s’en voulait, pour ça, pour lui avoir prouvé qu’elle n’était pas digne de confiance sur le terrain. Et pourtant, elle le désirait tout autant. Si ardemment qu’elle ne put s’empêcher de reposer brusquement ses lèvres contre les siennes, laissant ses mains redécouvrir partiellement le torse de Daniel, dessinant du bout des doigts les cicatrices qui l’intriguaient tant. D’un geste rapide, elle attrapa la lèvre inférieure de Daniel, ne pouvant s’empêcher de la mordiller tendrement, son regard brillant autant de désir que d’une envie soudaine de le taquiner. Ses doigts s’égarèrent soudainement avant de retrouver leur chemin le long de l’estomac de Daniel, amorçant une descente lente pour se promener juste au-dessus de la ceinture de son pantalon. Elle lâcha les lèvres de Daniel au bout de quelques secondes, laissant un soupir de désir s’échapper des siennes avant de lui avouer « J’ai cru… J’ai cru que j’allais devenir folle. Si tu t'éloignais encore. » Ils n’avaient jamais eu besoin de se parler pour se comprendre, pourtant, elle ressentait soudainement le besoin de lui dire ce qui l’avait tant tracassé, ce qui lui faisait si peur. Elle avait toujours eu le droit d’être vulnérable avec Daniel, là où elle se montrait forte devant tant d’autres. Elle comprenait, maintenant. Et pourtant, ça ne l’empêchait pas de craindre cette guerre, de craindre qu’il ne disparaisse pour le bien commun, qu’il ne soit une énième victime du Capitole. Elle ne le supporterait pas. Fallait-il s’attacher, maintenant ? Pourtant, elle n’avait pas d’autres solutions. Le désir qu’elle éprouvait pour lui était plus fort que tout, sa respiration haletante refusait de se calmer alors qu’elle résistait furieusement à l’envie de poser ses lèvres sur chaque parcelle de sa peau. Elle retint tant bien que mal son corps de s’arquer de nouveau sous l’effet du désir, hésitant un instant. Elle comprenait, oui. Mais elle n’était pas certaine de ce qu’ils pouvaient s’apprêter à faire, de ce chemin qu’ils pouvaient prendre, maintenant. Serait-elle pour autant capable de se retenir, de faire demi-tour maintenant ?

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ϟ AGE : 34 ans, âge estimatif, personne ne détient d'information au sujet de sa date de naissance précise.
ϟ METIER : Général des armées, leader des troupes rebelles dans le District 13 mais aussi dans les autres Districts. Daniel n'est pas un commandant passif, il s'est chargé de plusieurs grandes missions d'infiltration ses dix dernières années. Il est à l'origine de l'opération dans le D.5 ainsi que du sauvetage des Prisonniers de la Fête du Printemps.
ϟ LIFESTYLE : Daniel comme beaucoup dans le District 13 ne vit pas dans l'opulence. Ils vivent tous une vie de communauté, rationnée, organisée, collective. Chacun est au service du District et chaque journée est consacrée à travailler pour le bien commun.
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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Lun 26 Jan - 19:44

the heart wants what it wants


District D.13 – 03:32 AM
Ils vivaient et travaillaient dans un seul but, un seul objectif : triompher de la tyrannie, ramener la paix, offrir la liberté aux citoyens de Panem. Ils s'étaient dévoués à cette cause depuis leur naissance, voués à leur nation, à l'armée, à la guerre. Ils avaient consacrés leur vie à la résistance, ils avaient sacrifiés leur vie à la cause. Les pupilles du Treize savaient dès leur naissance qu'ils devraient rembourser leur dette à la société, ainsi allait les choses dans le District 13, chacun avait un rôle, une mission. Gabrièla et Daniel avaient montrés très jeunes des prédispositions au commandement, à la rigueur militaire ainsi que des talents dans l'apprentissage des techniques de combat. L'armée du Treize avait remplacé leur famille, une famille au passif diamétralement opposé mais, dans l'armée cela n'avait fait aucune différence au sein du corps armé. Ils avaient dû faire leurs preuves. Prouver leur allégeance, leur dévouement à leur cause. Ils avaient transcendé leur héritage familial, ils avaient fini par exister par eux-mêmes. Ils étaient devenus des héros, Daniel pour les missions périlleuses dont il avait la charge, Gabrièla pour ses plans d'action conçu minutieusement qui avaient sauvé de nombreuses vies. Les autres officiers témoignaient à ses deux figures charismatiques du Treize un respect et une confiance aveugle. Les deux orphelins avaient grandis mais ne s'étaient pas quittés, ils avaient évolué ensemble, elle avait toujours été son bras droit, il lui aurait confié sa vie, Daniel par sa confiance en elle avait permis que Gabrièla soit considérée pour ses capacités et ses mérites non pas par les actions de ses parents. Il n'avait jamais remis en cause les capacités de son second. Jamais. Jusqu'à cette mission dans le District 5. Daniel était revenu différent de cette mission, blessé mais ce n'était pas là ce qui avait changé en lui. Ce n'était qu'une cicatrice de plus pourtant il abordait celle-ci différemment. Des sutures lui avaient été posées en urgence la nuit de l'explosion afin qu'il puisse mener à bien la seconde partie de sa mission, délivrer les otages du Capitole. Mais, il avait refusé de passer entre les mains du chirurgien à leur retour de mission. La plaie était restée mal soignée, sa joue et son œil étaient désormais barrées par la boursoufflure de la cicatrice. Il arborait cette balafre, la mine ombrageuse et pour la première fois les autres officiers avaient ressentis des tensions entre Lehman et Brunet. Les rumeurs et les bruits de couloirs s'étaient vites propagés lorsque les rapports de mission étaient tombés. Aucun des deux officiers ne blâmait l'autre pourtant une chose était claire, ils avaient faillis être tué par l'explosion de la centrale du District 5. Les extrapolations avaient rapidement fusé et les vieux préjugés avaient refait surface. Personne n'avait remis en cause les décisions et le comportement de Daniel, en tant que Général il n'avait jamais été contesté : ses ordres étaient suivis et indiscutés. Les capacités de Gabrièla avaient aussitôt été questionnées car c'était Daniel qui semblait la blâmer, Daniel qui ne la considérait pas en dehors du cadre obligatoire. On avait blâmé la jeune femme pour cela car elle ne pouvait qu'être la cause de la blessure du général, elle ne pouvait qu'être la cause de leur retard lors de la mission : n'était-elle pas celle qui s'était égarée lors de la pause du dispositif explosif. Le rapport de Daniel ne l'accablait pas mais les officiers avaient tôt fait d'en tirer leur propre conclusion. Cette situation avait duré un mois. Un statuquo difficile à maintenir car il ne la blâmait pas, c'était lui-même qu'il accablait. Il se savait incapable de se contrôler et cela la rendait fou. Il n'avait jamais été déchiré entre son devoir et ses désirs, l'un avait toujours été en relation avec l'autre jusque-là mais depuis le District 5 tout était différent. Sa conscience était tiraillée par son devoir et ses désirs : sa conscience et son intégrité désiraient qu'il éloigne Gabe, ce qu'il s'était employé à faire durant ces quatre longues semaines mais, il n'avait pu museler son désir d'homme. La nuit, sa conscience était submergée par son cœur, par ses désirs. Il ne pouvait alors prétendre être indifférent à sa présence. La nuit, il ne pouvait lutter face à son désir, elle ne le quittait pas, le hantant. Les souvenirs de leur vie à deux dans le cinq lui revenaient, il ne pensait, ne rêvait que d'elle. Parfois, la peur le visitait, entachant les moments heureux, le paralysant. Il avait alors conscience de sa faiblesse, de la faille qu'elle représentait dans son armure. Il lui avait fait payer ce pouvoir dont elle disposait sur lui. Il l'avait punit pour ce qu'il ressentait pour elle, il avait essayé de l'exorciser de son esprit, de cloisonner à nouveau leur relation, de n'être que son ami, son supérieur hiérarchique. Mais, il n'avait pas été capable de l'arracher à ses pensées. Elle le poussait dans ses retranchements par sa simple présence. Le jour, il parvenait à se contrôler, à la maintenir à distance par ses froideur et son professionnalisme. Mais, la nuit, alors qu'il était épuisé par des quarts harassant et ses responsabilités, il ne pouvait la renier. Car, dans le district cinq, il avait réalisé qu'il désirait une femme, une autre vie, avoir quelqu'un avec qui partager, échanger. Sa présence lui manquait, pas seulement sur le plan physique, elle le comprenait intimement, elle savait, elle comprenait ses silences, le poids de ses responsabilités, la charge qui était sienne. Et bien sûr, il y avait aussi le manque physique. Comme une drogue elle s'était infiltrée en lui. Il avait perdu la tête. Il avait posé sa main sur sa gorge et lui avait livré le désir qu’il éprouvait pour elle en la plaquant contre le mur de ce couloir. En prenant ses lèvres avec passion. En parcourant son corps avec frénésie. Il avait relâché ses lèvres après de longues secondes, le désir brûlait ses reins, incendiait ses veines. Elle avait répondu avec fougue, explorant son torse, laissant ses mains errer sur son ventre, à la limite de la ceinture de son pantalon d’entraînement. « J’ai cru… J’ai cru que j’allais devenir folle. Si tu t'éloignais encore. » Il ne pouvait pas articuler un mot. Avant même de comprendre ce qu’il faisait, avait même de réaliser les conséquences de ses actes, il plaqua Gabrièla plus fermement contre la cloison, emprisonnant ses poignets de sa poigne d’acier au-dessus de la tête de la jeune femme. Pourquoi n’arrivait-il pas à contrôler les réactions de son corps ? Il ne pouvait pas – il ne devait pas – perdre le contrôle. Mais il ne le pouvait pas. Il ne pouvait pas s’arrêter. Avait-il seulement envie de résister ? Elle répondit avec ardeur au baiser passionné qu’il lui donna, égratignant sa lèvre de ses dents trop pressées de la faire sienne. Le désir le submergeait avec violence, une violence inouïe. Lorsqu’il libéra ses poignets, elle enflamma sa peau de ses mains agiles, effleurant sa peau nue, taquinant cet épiderme couturé de cicatrices qui semblait pourtant la fasciner. La guerre avait laissé des traces sur leur corps. Des traces indélébiles. Avec un grognement sourd il glissa les doigts dans la chevelure soyeuse de Gabrièla. Il murmurait son prénom avec fièvre entre deux baisers tandis que sa main libre s’infiltrait sous son top pour effleurer la peau brûlante de son ventre, effleurant du dos de la main la courbe douce d’un sein. Il n’avait pas prévu de la tenir ainsi contre lui, contre ce mur, comme un sauvage. Il avait simplement voulu lui faire comprendre, rompre la spirale dans laquelle il glissait, dans cette étreinte il cherchait l’apaisement. La torpeur, enfin la fin de la tempête. Mais il savait que cela n’apporterait rien de tout cela à son esprit. Aucune femme ne lui avait inspiré autant de passion, aucune femme ne lui avait fait perdre le contrôle de la situation. Aucune sauf elle. L’entendre gémir alors qu’il caressait sa poitrine ne fit que redoubler la puissance de son désir. Il devait la posséder ici, tout de suite ! Que lui arrivait-il non d’un chien ? Il voulait la prendre là, contre ce mur, au risque d’être surpris avec elle, dans cette situation. Et il s’en moquait. Il la voulait. Il l’a prendrait contre ce mur, l’attraperait par les fesses, la soulèverait sans effort pour la prendre contre le béton armé du couloir. Assouvir son désir, c’était tout ce qu’il voulait. Elle lui faisait perdre la tête. Brusquement il la repoussa contre le mur, s’éloignant d’elle avec une violence qui confinait une fois de plus à la rage. Il ne pouvait pas faire cela. Il n’en avait pas le droit. Il ne pouvait pas anéantir tout ce pourquoi ils avaient travaillés. « On ne peut pas faire ça... » Haleta t-il, conscient qu’elle ne pouvait que constater l’érection puissante qui déformait son pantalon et la lueur folle dans ses yeux. Mais il ne pouvait pas faire ça. S’il se perdait en elle, s’il la faisait sienne. Il ne pourrait pas revenir en arrière, elle passerait avant le District 13. Cela ne pouvait se produire. À chaque seconde passée avec elle, il se sentait partir un peu plus à la dérive. Plus rien ne comptait quand elle se tenait contre lui. Cela était dangereux. Il ferma les yeux et renversa la tête en arrière, paupières closes, comme pour effacer la vision de sa silhouette moulée contre la sienne, comme pour oublier sa bouche sur ses lèvres. Pour se convaincre qu’il faisait ce qu’il fallait. « Non Gabe, on ne peut pas. »

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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Sam 31 Jan - 14:51

the only thing in my mind


DISTRICT D. 13 - 03 : 33 AM

Un mois. Quatre semaines. Trente et un jours. Des heures qu’elle avait fini par arrêter de compter. Cela avait été long, trop long pour Gabrièla qui n’avait pas su supporter cette nouvelle réalité que lui avait imposé son retour au district treize. La distance soudaine de Daniel avait certainement été la plus douloureuse pour la jeune femme, incapable de comprendre cette réaction soudaine qu’il avait envers elle. Mais rapidement, le reste des officiers avait également changé leur relation avec Gabrièla. Bien qu’elle n’ait pas lié une amitié forte et sincère avec tous, elle avait depuis quelques années déjà acquis sa place parmi eux. Et pourtant, l’attitude de Daniel à son égard avait poussé une grande partie des officiers à la remettre en cause, elle. Gabrièla comprenait, dans un sens. N’était-elle pas celle qui n’avait pas su sortir à temps de la centrale ? Celle qui avait poussé son supérieur à retourner dans la centrale, à quelques minutes du décompte ? Celle qui avait causé à Daniel cette balafre qui défigurait son visage ? Si. Mais une partie d’elle en voulait à Daniel, de l’avoir aidé à grimper si haut dans les échelons et la laisser retomber à la moindre faute. Parce que si Daniel ne l’avait jamais officiellement blâmé pour le déroulement des événements, son attitude si distante avec elle avait suffi aux officiers pour qu’ils l’accusent de toutes les erreurs de cette mission. Quelles autres raisons pouvaient-ils y avoir pour que Daniel l’ignore de la sorte ? Et soudainement, les vieilles histoires avaient ressurgi, insidieusement. Gabrièla n’était-elle pas la fille des traîtres ? N’avait-elle pas, à son tour, tenté de faire tomber le district treize ? Gabrièla avait passé des années à démontrer son allégeance envers le treize, à se défaire tant bien que mal de l’héritage familial qu’elle reniait tant. Cela lui avait permis de trouver sa place aujourd’hui, en grande partie grâce à la confiance que Daniel avait toujours eu envers elle. Mais maintenant qu’il s’était éloigné, maintenant qu’il semblait ne plus lui faire confiance, Gabrièla était remise en question. Elle, ses capacités, tout ce qu’elle avait fait pour ce district semblait doucement s’ébranler au fil des jours. Toute sa vie semblait s’effriter peu à peu sous ses pieds, sans qu’elle ne sache quoi y faire. Elle en voulait à Daniel, pour ça. Et pourtant, malgré cette colère qu’elle essayait d’entretenir à son égard, elle n’avait jamais réussi à faire taire le désir incandescent qui la tenait éveillée à chaque fois que ses pensées laissaient de nouveau échapper le prénom de Daniel. Parce qu’il lui manquait. Sa simple présence à ses côtés comme ces trente dernières années lui manquait. Mais il y avait ce désir, aussi, qu’elle ne savait maîtriser, cette sensation nouvelle qu’elle n’avait jamais éprouvé à l’égard de Daniel mais qui était bien plus forte, bien plus puissante qu’elle n’avait pensé.

Et maintenant, ils étaient là. L’un contre l’autre après ce mois qui leur avait paru interminable. Un gémissement s’échappa des lèvres de Gabrièla quand Daniel attrapa brusquement ses poignets, la plaquant contre la cloison sans aucun ménagement. Plus rien ne semblait avoir d’importance pour elle, maintenant, plus rien d’autre que la simple existence de Daniel, de ses lèvres, de son odeur qu’elle aimait tant. Leurs lèvres se mêlèrent de nouveau, sans aucune délicatesse, sans autre raison que ce désir qui pulsait dans ses veines à une vitesse effroyable. Elle était submergée, de tout. De lui, de cette main qui glissait soudainement sur son ventre, de celle dans ses cheveux, de leurs lèvres qui s’effleuraient pour mieux s’attraper. Elle ne pouvait plus se retenir, maintenant, alors que déjà, ses lèvres ne pouvaient empêcher les gémissements de plaisir, de désir. Elle ne voulait plus rien d’autre que d’être sienne, maintenant. Qu’importe les conditions, les risques. Elle se foutait bien, maintenant, de ne plus travailler avec lui, si elle avait droit à cela, avec lui. S’ils pouvaient devenir autre chose. Tout son corps semblait se remplir de ce désir insoupçonné, de cette sensation si puissante qu’elle dut en fermer les yeux un instant, basculant l’arrière de sa tête sur la cloison. Il lui faisait perdre la tête, comme jamais personne n’avait su le faire. Mais brusquement, il la repoussa contre le mur avant de s’éloigner, lui détournant un instant le dos avant de lui faire face. « On ne peut pas faire ça… » Les paroles de Daniel lui semblèrent si lointaines, étouffées par ce désir qui la submergeait par vague, à chaque instant. Elle ne put ignorer l’érection que le désir avait provoquée chez Daniel, ce qui n’arrangea rien chez Gabrièla. Elle le voulait, maintenant. Sa respiration haletante refusait de se calmer alors qu’elle resta appuyée sur le mur, consciente que son corps tremblant de désir ne supporterait pas qu’elle bouge maintenant. Une panique sourde, mêlée à cette envie violente, fit battre son cœur de plus belle. Elle n’avait jamais été dans un état pareil et ça lui faisait peur autant que ça la faisait exploser de plus belle. Non, ils ne pouvaient pas. Elle le savait pertinemment. Et pourtant, elle s’en fichait. Parce que perdre tout ce qu’elle avait pour lui semblait être un échange avantageux. Et qu’elle était incapable de faire demi-tour maintenant. « Non Gabe, on ne peut pas. » Elle s’était appuyée sur le mur un instant avant de le rejoindre sans un bruit. Elle n’avait jamais discuté les ordres de son supérieur. Mais là, dans cette pièce, au beau milieu de la nuit, il n’était plus son supérieur. Il était Daniel. Juste Daniel. Et elle, Gabrièla. Plus des soldats, plus des orphelins marqués par cette guerre, plus rien d’autre qu’eux deux. Sans un mot, elle passa ses bras autour de son cou, nichant un instant son visage dans le creux de sa mâchoire avant d’embrasser doucement cette dernière. Elle essayait de garder son calme, de ne pas céder à cette puissante envie qui lui criait de passer outre, de le pousser à la faire sienne, maintenant. C’était si dur mais elle avait peur. Elle avait peur de le pousser à faire demi-tour, peur qu’il réalise soudainement ce qu’ils étaient en train de faire, de perdre ou de gagner. Mais elle avait envie de lui, besoin qu’il revienne dans sa vie, qu’il arrête de l’ignorer. Même si maintenant, elle comprenait la raison, elle ne supporterait pas qu’il s’éloigne de nouveau. Mais là, son front appuyée contre l’épaule de Daniel, Gabrièla ne savait pas. Elle ne voulait pas qu’il parte maintenant, elle ne savait pas faire taire ce désir qu’elle retenait tant bien que mal, elle aurait voulu le rassurer. Lui dire que tout se passerait bien. Mais était-ce possible ? Pouvait-elle lui promettre quelque chose dont elle avait elle-aussi si peur ? « Pourquoi Daniel ? Je… » Haleta-t-elle à son tour, la respiration toujours aussi rapide et troublée par le désir qu’elle ressentait pour lui. Ses pensées étaient difficiles à réunir, embrouillées par son état. Elle ne pensait qu’à lui, qu’à son corps sur le sien. « On fera attention… » Parce qu’elle ne pouvait s’imaginer faire demi-tour, retourner dormir, reprendre sa vie comme ces quatre dernières semaines. Parce qu’elle avait toujours été prête à sacrifier sa vie pour le treize, et qu’elle était aujourd’hui prête à sacrifier le reste pour Daniel. Et elle comprenait ce qu’il voulait dire, qu’avec les responsabilités qu’il avait, il ne pouvait pas s’attacher. Mais en cet instant, ce n’était pas grave pour elle. Que demain, quand un peu de bon sens la regagnerait, elle comprendrait peut-être son erreur. « S’il te plaît… » Lâcha-t-elle finalement, sa voix secouée par le profond désir, par cette violence qui la secouait à chaque instant. Jusqu’alors seulement appuyée sur l’épaule de Daniel, Gabrièla ne put retenir plus longtemps son instinct primaire. Aucun homme n’avait su lui faire perdre la tête à un tel point, lui retourner l’esprit et la pousser à tant de désir. Ses courbes féminines vinrent soudainement épouser le corps musclé de Daniel alors qu’elle releva la tête pour prendre possession de ses lèvres. Légèrement plus petite que Daniel, son bas-ventre s’appuya sur le pantalon de ce dernier, clairement déformé par l’érection qu’il n’avait pas su calmer. Un frisson de désir la vit vibrer un instant, laissant échapper un gémissement sourd contre les lèvres de Daniel. Glissant une main sur la mâchoire de Daniel, elle laissa son autre main glisser sur le pantalon de ce dernier, dessinant le contour de la déformation délicatement. Elle avait peur. Autant qu’elle le désirait. Parce qu’elle serait incapable d’accepter qu’il s’en aille maintenant, qu’il la repousse une nouvelle fois.



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ϟ METIER : Général des armées, leader des troupes rebelles dans le District 13 mais aussi dans les autres Districts. Daniel n'est pas un commandant passif, il s'est chargé de plusieurs grandes missions d'infiltration ses dix dernières années. Il est à l'origine de l'opération dans le D.5 ainsi que du sauvetage des Prisonniers de la Fête du Printemps.
ϟ LIFESTYLE : Daniel comme beaucoup dans le District 13 ne vit pas dans l'opulence. Ils vivent tous une vie de communauté, rationnée, organisée, collective. Chacun est au service du District et chaque journée est consacrée à travailler pour le bien commun.
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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Sam 31 Jan - 17:52

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District D.13 – 03:34 AM
Il était en feu. Sa conscience était ravagée entre son devoir et ses désirs. Il la voulait, il la désirait tellement qu’il en perdait le contrôle de son corps. Il ne pouvait plus faire la part des choses entre ce qu’il devait faire, ce que son devoir lui intimait et ce qu’il désirait faire, ce que ses sens requéraient à grands cris. Il la voulait. C’était primaire, c’était l’essence même des hommes, prendre, conquérir, posséder. Une femme avait ce pouvoir sur un homme, celui de l’enflammer, de le rendre incohérent, fou, insensible à toute autre chose que le désir qui le ravageait. Ses reins étaient en feu, sa bouche picotait délicieusement, réclamant le contact de nouveaux baisers et malgré lui il notait tous les petits détails qui – sur elle – traduisaient l’évidence de son désir. La rougeur légère de sa gorge, là où sa bouche avait ravagé sa peau, ses lèvres enflammées et humides de leurs baisers, ses seins qui pointaient glorieusement sous son débardeur, ses joues enflammées, son souffle cours, sa poitrine qui montait et descendait à une cadence vertigineuse traduisant son trouble, ses jambes qui semblaient ne plus la maintenir debout, ses genoux tremblant, ses cuisses qui se pressaient l’une contre l’autre comme pour retenir son désir ou le soulager ? Il notait chaque signe, chaque signal, elle le voulait, à la hauteur de son propre désir. Son corps l’appelait et il ne pouvait empêcher le sien de réagir. Il peinait à reprendre le contrôle de ses esprits, à faire refluer son désir. Il avait pendant trente ans exercé un contrôle total sur son corps et son esprit, il avait dressé des barricades entre son devoir et ses envies, il savait qu’il était capable de la repousser mais il n’y arrivait pas. Elle le rendait vulnérable, elle faisait de lui un homme et non plus un guerrier, elle le poussait à écouter ce qu’il y avait de plus viscérale, de plus instinctif en lui. Elle le poussait à écouter la faim qui tenaillait son ventre, à étancher la soif qu’il avait d’elle à la douceur de sa bouche, à goûter sa peau pour rassasier ses sens. Il ne l’avait jamais désiré avec une telle ardeur, il désirait qu’elle soit sienne, il voulait la marquer de son empreinte, la revendiquer comme sa propriété. Il était tenaillé par la jalousie à l’idée qu’un jour elle appartiendrait à un autre si la guerre se terminait un jour. Entre eux tout était impossible et c’était peut-être là que le bas blessait. Il n’arrivait pas à renoncer à elle, à revenir à leur statut quo, à leur amitié. Il l’avait protégé toute sa vie, sans jamais comprendre que ce qui le poussait vers elle, vers cette surprotection n’était pas l’amitié mais autre chose, quelque chose de plus instinctif, d’animal : le désir de la posséder, qu’elle soit sienne. De toutes les façons possibles. Cette mission n’avait fait que lui montrer ce qu’il se cachait depuis des années. Chaque nuit il l’avait serré contre lui, il s’était réveillée contre elle, les narines saturées de son odeur, reput de la chaleur de son corps, tenaillé par le désir d’une érection qu’il ne parvenait à cacher qu’à force de douches glaciale et d’entraînement physique. La journée il jouait la comédie du mari amoureux mais avait-il réellement fait semblant une seule fois ? La nuit il aurait dû redevenir un peu le général Brunet mais il n’avait jamais pu remettre ce costume, la nuit il était Daniel. Avec elle il n’avait été que Daniel. Loin du district 13 il avait oublié quel était son rang, quel était celui de Gabrièla. D’ailleurs ne l’avait-il pas toujours appelé Gabe comme pour masquer la féminité en elle, n’avait-il pas cherché à faire de son ami un être intouchable, un soldat comme un autre, un bras droit comme un autre ? Mais il n’avait jamais désirée aucune femme sous son commandement comme il la désirait elle. Pourtant il devait la repousser, il se le devait, il le devait au district 13. Il devait essayer, la rabrouer, la blesser pour qu’elle s’éloigne. Elle obscurcissait son jugement, il le savait désormais. Il le devait au district 13. Mais il avait déjà donné tant d’années, sans jamais se plaindre, il avait laissé des hommes et des femmes derrière lui, il avait joué un rôle, tué, volé, mentit, il avait été blessé, mutilé, torturé et jamais, jamais il n’avait fait un vœu pour lui-même. Il n’avait jamais revendiqué quoi que ce soit comme récompense. Rien. Jusqu’à ce soir. Elle le hantait, il ne pouvait la laisser derrière lui. Il ne pouvait refuser ce qu’elle lui offrait librement. Elle le voulait, à la hauteur de ce qu’il désirait lui-même. Il avait essayé de la raisonner, de ce raisonner lui-même. Mais elle le voulait. Elle voulait la même chose que lui. Elle le voulait, lui. Avec son honneur, ses failles, ses peurs. Lui. Elle s’était nichée contre lui, refusant son rejet, refusant la distance qu’il avait instauré entre eux après avoir été à deux doigts de la prendre à la hussarde contre le mur de ce couloir glacial. « Pourquoi Daniel ? Je… » Son souffle heurté  incendiait sa peau, sa bouche contre sa clavicule, son visage qui se pressait contre son épaule. La chaleur de son corps contre le sien. La tension dans son bas ventre qui le lançait douloureusement. « On fera attention… » A quoi ? A ne pas tomber amoureux, à ne pas être vu, à ne pas risquer leur intégrité professionnel ? A ne pas concevoir un enfant ? Il y avait tant de facteurs à prendre en compte, tant de choses à analyser avant de prendre une décision aussi importante mais il ne pouvait penser qu’à sa voix, à ses yeux, à son corps contre le sien. « S’il te plaît… » Elle le suppliait. Ses seins pressés contre son torse, son sexe frôlant le sien. L’odeur enivrante de sa peau, de ses cheveux. Sa bouche contre la sienne. Sa main dessinant le contour de son érection. Il tremblait. Il n’avait jamais tremblé devant qui que ce soit mais, elle le rendait vulnérable. Il n’était plus que désir et au diable les conséquences. Au diable trente années de service. Il la voulait. Elle le voulait. Il avait besoin d’elle. Ce mois avait été un enfer. S’il la perdait, n’aurait-il pas de regrets s’il la laissait là pour se tourner vers son devoir ? Personne ne serait blessé. Peut-être devaient-ils céder à la tentation pour comprendre que cela n’avait été que cela ... la tentation de l’interdit ? Il la soulève par la taille, la forçant à nouer ses jambes autour de sa taille pour ne pas tomber, les mains sous ses fesses il ne cesse de l’embrasser, jouant avec sa bouche, sa langue, ses lèvres. Il connait chaque couloir par cœur, il pourrait retrouver sa chambre les yeux fermés mais elle est trop loin. Bien trop loin. Il pousse la porte de la salle d’entrainement. Il l’adosse au battant le temps de manipuler le boitier situé près des portes. [colo=olive]« Verrouillage complet demandé ... Code de vérification. »[/color] Il appose une de ses mains sur le boitier et annonce à voix haute. « Daniel Étane Brunet, Général. » Il y a une seconde de silence. « Verrouillage complet. » Il y a le chuintement des pistons hydraulique des portes qui résonne près de sa tête mais déjà il n’écoute plus rien de ce qui n’est pas elle. Il a pris sa décision. Il la veut. Ici. Maintenant. Et qu’importe demain. Qu’importe que ce soit interdit, réprouvé. Il la veut. Il est vulnérable. Assujettit à son désir. Il a besoin d’elle et c’est nouveau pour lui. Terriblement effrayé. Le guerrier tremble, face à une femme qu’il a si souvent battue par le passé dans cette même salle. Il glisse la main sous son débardeur, glisse sa paume sous l’élastique de son pantalon et empaume ses fesses doucement, hésitant. Et soudainement il prend conscience d’une terrible vérité. Il ne peut pas vivre sans elle et il crève de peur à l’idée d’un jour avoir à la laisser derrière lui. Il ne peut la repousser. Il ne le pourra jamais. C’est trop tard désormais.

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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Sam 31 Jan - 21:48

the taste of your lips


DISTRICT D. 13 - 03 : 36 AM

Ces iris bleutés étincelaient d’une chaude flamme, emplie d’un désir puissant, inassouvi. Un désir qui n’attendait plus qu’une seule chose : être sienne. Ils n’étaient plus des soldats, aujourd’hui. Gabrièla n’aurait su dire ce qu’elle était aujourd’hui, pour lui. Ni ce qu’il était réellement pour elle, non plus. Leur mission au district cinq lui avait fait découvrir autre chose, une autre vie. Les plaisirs simples d’une vie, à deux. De pouvoir l’embrasser lorsqu’ils recevaient quelqu’un, de préparer le repas (tant bien que mal) et une fois la nuit tombée, de partager ce lit marital, ce lit dans lequel leurs corps se mêlaient parfois. Elle avait découvert ce désir soudain, cette attirance nouvelle qu’elle éprouvait pour Daniel. Son frère. Son supérieur. Celui qui l’avait toujours protégé, qui l’avait fait grandir dans ce monde qui n’aurait probablement pas été le sien. Et il était devenu cet homme qui la hantait quotidiennement, cette présence dont elle avait besoin, profondément. Elle avait tenté de faire taire ce désir soudain, qui l’avait rendu presque coupable. Et pourtant, elle était là aujourd’hui. Face à lui. Et tout son corps semblait crier après lui, n’attendre que le moment où leurs corps ne feraient qu’un. Elle avait cette peur aussi, profondément ancrée au fond de son ventre. Cette peur qu’il ne la repousse encore une fois, qu’il refuse ce qu’elle essayait maladroitement de lui offrir. Elle avait peur qu’il ne parte, aussi. Que ses responsabilités ne finissent par l’amener vers une mort qu’elle ne supporterait pas. Elle craignait, depuis des années déjà, qu’une autre femme ne rentre dans sa vie, réussisse mieux qu’elle ce qu’elle désirait aujourd’hui. Et pourtant, rien de tout cela ne pouvait empêcher le désir de pulser inlassablement dans ses veines, rendant son corps si alerte qu’elle en perdait la tête.

Son front appuyée contre son épaule, elle garda les yeux fermés un instant, savourant ce moment qui lui paraissait si irréaliste. Et elle avait l’impression que son corps ne cessait de la trahir, ne pouvant retenir ce dernier de se tendre inconsciemment vers Daniel. Les mains de ce dernier se posèrent soudainement sur sa taille, l’électrisant alors qu’elle se mordit les lèvres, retenant tant bien que mal les frissons qui la parcouraient à chaque fois qu’il posait ses mains sur elle. Etrangement, elle était fascinée. Par lui, par le pouvoir qu’il avait sur son corps, par ce qu’elle ressentait pour lui. Serrant ses propres cuisses autour de sa taille lorsqu’il la souleva, Gabrièla s’appuya contre son torse musclé avant de passer ses mains autour de son cou. Son cœur battait contre sa poitrine, si puissamment qu’elle doutait que Daniel puisse également l’ignorer. Ainsi installée, leurs lèvres se mêlèrent de nouveau alors que chacun semblait taquiner l’autre du bout de la langue. Gabrièla se rendit à peine compte qu’ils changeaient de pièce, bien trop occupée à jouer avec les lèvres de Daniel. N’avait-elle pas attendu ce moment depuis leur retour ? Elle avait eu si peur qu’il ne l’ignore à jamais, qu’il ne lui adresse plus jamais la parole que cette libération soudaine, cette constatation aujourd'hui l’avait fait chavirer. Elle était perdue, sans lui. Son dos se posa contre le mur quand Daniel l’adossa, probablement conscient que l’état de ses jambes ne lui permettrait pas de rester debout par elle-même. « Verrouillage complet demandé ... Code de vérification. » Elle caressa l’épaule de Daniel du bout des doigts, incapable de se retenir, de ne pas le toucher. « Daniel Étane Brunet, Général. » « Verrouillage complet. » Et soudainement, le son des pistons hydraulique des portes atteint ses tympans. C’était tout. Il n’y aurait pas de demi-tour, plus maintenant. Il n’y avait plus qu’eux. Il n’y aurait plus que lui, maintenant. Elle le sait pertinemment. Et elle pencha doucement la tête, ses doigts fins dessinant les contours des muscles de Daniel. La force contenue en lui était fascinante et un sourire étira ses lèvres quand elle vit les muscles de Daniel frémir sous ses doigts. Elle eut soudain conscience du pouvoir qu’elle pouvait avoir sur lui, causant son propre désir à monter en pic. Il était impossible pour elle de faire demi-tour maintenant. Elle se tendit de plaisir quand il glissa ses mains sur sa peau alors qu’elle tenta de s’approcher, encore un peu plus. Elle crevait d’envie, de lui. De ce désir qui la tenait si alerte, de ce corps qui lui faisait face. Gabrièla posa ses mains sur le torse de Daniel, le repoussant un instant pour reposer ses pieds au sol. D’un geste hésitant, elle l’attira de nouveau, l’embrassant avec empressement alors que le désir semblait repartir de plus belle, insatiable. Elle quitta les lèvres de Daniel pour laisser glisser ses fines lèvres sur chaque parcelle du torse du soldat, s’attardant sur chaque cicatrice avec un plaisir amusé. Elle voulait goûter à chaque parcelle de sa peau, découvrir, se remplir de l’odeur de Daniel, pour ne plus jamais l’oublier. Ses mains glissèrent sur l’élastique du pantalon d’entrainement de Daniel qu’elle taquina un instant avant de s’y glisser sans retenue. Ses lèvres toujours posées sur l’abdomen musclé de Daniel, Gabrièla laissa ses mains découvrir cette partie intime de ce dernier. Elle laissa ses lèvres papillonnées sur son ventre alors qu’elle retenait tant bien que mal les soubresauts de plaisir qui la parcouraient. Gardant une main occupée sur l’intimité de Daniel, elle se releva, ses épaules s’égratignant sur le mur en béton de la pièce sans qu’elle ne sourcille un instant. Elle ne pensait qu’à lui. Elle embrassa la mâchoire de Daniel avant de plonger son regard troublé de désir dans le sien. Elle voulait qu’il la prenne, maintenant. Qu’il la fasse sienne, pour la première fois. Elle voulait qu'il comprenne, qu'il voit ce qu'il avait fait d'elle. Mais pouvaient-ils seulement imaginer les conséquences de leur acte ?

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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Dim 1 Fév - 16:36

i'm yours, you're mine


District D.13 – 03:36 AM
Il était à la torture. Il avait si cruellement besoin d’elle que son sang s’était épaissit dans ses veines, ralentissant le fonctionnement de son cerveau. Il était passé en pilote automatique. Il réagissait à l’instinct. Il la voulait, il ne pouvait penser qu’à elle, qu’à sa peau contre la sienne, qu’à ses seins pressés contre son torse, à ses mains qui exploraient sa peau, à sa bouche embrassant chaque centimètre visible. Il n’a jamais été ainsi, avec quiconque. Les femmes qui ont égrainés sa vie d’adulte ne l’ont jamais ému ainsi. Fait trembler. Elle possède un pouvoir sur lui qui l’effraie. Le désir brut qui ronge son âme lui fait peur. Car il pressent qu’il  n’y aura pas de retour en arrière, pas de lendemain qui chante. Ce sera compliqué, douloureux et peut être ne sera-t-il plus jamais le même. Tout change ce soir. Pour lui, pour elle, pour le District 13. Il a conscience de faire une erreur, de peut-être s’engager dans une voie sans avoir complètement envisagé toutes les conséquences. Cela ne lui ressemble pas, il est habitué à prendre des décisions en se basant sur les faits et uniquement les faits. Il n’agit pas à l’instinct, rarement, bien que cela ait pu lui arriver lorsqu’il était seul sur le terrain. Là il ne s’agit pas que de lui. Il s’agit d’elle et il ne veut rien faire qui puisse la blesser mais c’est trop tard. Son comportement ses quatre dernières semaines lui a nuit, il ne peut prétendre l’ignorer. Il a vu ses officiers la mettre à l’écart, contester ses décisions. Et il n’a rien fait. Elle n’a rien dit, elle a encaissé stoïquement sans montrer le moindre signe de révolte. Comme si elle acceptait une punition méritée. Il sait à la façon dont elle caresse son visage, la cicatrice qui meurtrit sa joue et sa paupière qu’elle se sent responsable pour cela. Pour cette blessure, pour ce qui s’est passé dans le district 5. Il le sait et cette caresse, plus que celle qu’elle vient de prodiguer à son sexe le laisse tremblant. Le désir, il peut le gérer. Les sentiments cela lui est plus difficile. Il ne s’est jamais engagé avec une femme dans une relation quelconque, il a eu quelques amantes, pas tant que l’on pourrait imaginer, il n’a fréquenté de femmes qu’en dehors du district 13, il n’a jamais voulu coucher avec une femme qui pourrait un jour se retrouver sous ses ordres. Il a fréquenté une femme dans le 5, jusqu’à ce qu’on l’envoie au Capitole, c’est là qu’il a prétendu avoir rencontré Gabrièla lorsqu’on l’a renvoyé dans le 5. Sa femme. Sa bouche sur sa mâchoire le laissant tremblant, hésitant. Il la désire tellement. Mais peut-il lui infliger ça ? Les femmes sont toujours celles que l’on blâme dans ce genre d’affaire, il le sait, au fil des ans il a vu des femmes et des officiers supérieurs se lier toujours plus, le combat, le secret, tout cela créé des liens... Parfois romantiques. La carrière de la femme en souffre souvent. Elle est considérée comme faible. Mais en réalité, les femmes sont fortes, leurs émotions font d’elle de meilleur leader, elles sacrifient toujours le moins de vies humaines possibles, elles prennent parfois des décisions irréfléchies mais ... Gabrièla est le meilleur soldat qu’il a eu sous ses ordres depuis des années. Il a toujours voulu l’avoir dans son commandement mais pas seulement à cause de leur lien mais parce qu’elle est un brillant soldat, un bon décideur. Il n’a jamais voulu voir la femme en elle. Il n’a jamais voulu voir qu’elle influençait ses choix. Il n’avait jamais voulu lui faire du mal, la blesser en fréquentant d’autres femmes, voilà pourquoi il assouvissait ses besoins de rares fois, dans d’autres districts, loin de son regard. Il a toujours su qu’entre eux, l’amitié avait fait place à quelque chose de différent au fil des ans. Travailler, risquer sa vie ensemble, passer ses quarts l’un avec l’autre, il y avait plus que de la simple camaraderie entre soldats. La fille des traitres, le fils des héros. Ils n’ont jamais été cela l’un pour l’autre. Jamais. Il lui a pourtant envoyé son passé à la figure en la traitant par le mépris durant ces quatre semaines. Il lui a fait mal. Les yeux plongés dans les siens, son front contre le sien il comprend qu’elle a besoin de lui, qu’elle a enduré ces mauvais traitements pour lui. Que tout ce qu’elle veut maintenant c’est lui. Après un mois de souffrance, elle est prête à lui pardonner. A l’aimer. Elle le veut. Rien n’a changé pour elle. Pourtant tout est différent, n’est-ce pas ? Il y a quelque chose qui a cédé en lui. Après un mois à résister, les barrières se sont effondrées lorsqu’elle est rentrée dans cette salle puis a claqué la porte. Lorsqu’elle l’a rejeté. Il n’y arrivera pas sans elle. Sinon il l’aurait écarté définitivement au lieu de la rabrouer durant quatre semaines. Il ne peut pas y arriver sans elle. « J’ai besoin de toi. » Il soupire contre ses lèvres avant de l’embrasser fiévreusement, sa bouche dure épouse la sienne, sa langue caresse pourtant lentement la sienne, contraste vivant entre la dureté de ses lèvres et la douceur de cette caresse. Mais il ne la veut pas comme ça, contre ce mur, comme un vulgaire objet. Il ne veut pas la blesser. Le mur de béton égratigne sa peau. Il passe à nouveau ses mains sous l’élastique de son pantalon, l’en délestant doucement, la tendresse de ses gestes contrastant avec la fureur de ses baisers sur sa bouche, sa mâchoire, sa gorge. Le pantalon se déploie sur ses chevilles, il la soulève, les mains sous ses fesses, le pantalon quitte ses chevilles, repose désormais sur le sol. Il la porte contre lui. Dans un coin de la pièce, seulement éclairé par les lumières de veille, il la dépose sur une pile de tatami. Il a livré bien des combats avec elle ici, tout au long de leur vie, pourtant il ne l’a jamais vu aussi vulnérable que sous lui en cet instant. Il prend appuie sur ses coudes, caresse doucement sa joue du bout de ses doigts. Daniel Brunet n’est jamais tendre, il prétend à l’envie ne pas avoir de cœur. Et pourtant, il hésite. Il a peur. Il ne sait pas s’il pourra être l’homme dont elle a besoin, il n’est pas sûr de ne pas redevenir le salop qui la persécute depuis un mois. « Je ne peux rien te promettre » Car le devoir doit passer avant tout. Elle le sait. Il le sait. Mais il ne peut pas la laisser, pas maintenant. Elle n’a jamais rien réclamé pour elle-même, jamais. Mais ses yeux le supplient et il la désire. S’en est douloureux. Doucement il glisse les doigts le long de son ventre pour faire descendre ses sous-vêtements le long de ses jambes. C’est étrange de la voir ainsi, vulnérable, presque nue sous lui. De la toucher, de la voir. «Gabrièla. » Murmure-t-il en s’allongeant au-dessus d’elle, écartant délicatement ses cuisses sans quitter son regard des yeux. Il la désire tellement que ses mains tremblent. Mais a-t-il le droit de la prendre ? De sacrifier pour elle des décennies de rigueur militaire ? Peut-il encore renoncer à elle ? Non. Il débraguette son pantalon d’entrainement et d’un mouvement saccadé, il s’enfouit en elle, un grognement de pur abandon lui échappe. Il la cloue sur le matelas de sport, les yeux rivés aux siens et soudainement la cruauté de tout ce qu’il a fait depuis son retour du 5 lui apparait. « Pardonne-moi. »

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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Sam 7 Fév - 21:17

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DISTRICT D. 13 - 03 : 38 AM

Gabrièla. Elle qui avait construit sa carrière sur ses capacités de réflexion, de recul. Elle qui était capable de construire des plans d’attaque les plus pertinents possibles, de mesurer la conséquence de chaque acte et de calculer chaque geste. Elle qui était là aujourd’hui, incapable de réfléchir. Incapable de se rendre compte de ce qu’elle faisait, de ce qu’ils s’apprêtaient à réaliser et de toutes les conséquences que cela pouvait avoir. Pour le district, si cet attachement venait à corrompre une mission. Pour leur carrière, si leur relation venait à s’apprendre, à poser problème. Pour eux, si les conséquences de cet attachement venaient à les séparer. Mais aussi pour celui qui resterait si l’un d’eux venait à perdre la vie. Et pourtant, elle était aveuglée. Par lui, par ce désir qui refusait de s’estomper, par ce qu’elle ressentait pour lui et qu’elle refusait de nommer, vraiment. Elle avait conscience de faire une erreur, que cet excès de faiblesse ne serait pas sans conséquence. Mais elle n’était plus capable de se retenir, de museler ce désir qui se faisait de plus en plus bruyant, de plus en plus fort. Elle aurait aimé lui en vouloir, vraiment. De ce qu’il lui avait fait endurer pendant ces quatre semaines. Elle aurait dû. Pourtant, elle avait cru le mériter. Que cette distance soudaine et que toutes les conséquences que cela avait eu n’était qu’un juste retour de son comportement, de ce qu’elle avait raté au district cinq. Les rumeurs n’avaient pas été longues à surgir, l’accusant parfois presque d’avoir voulu tuer Daniel dans l’explosion de la centrale. Et ça avait été difficile, pour elle. De gérer cette nouvelle situation, de gérer cette remise en cause mais surtout d’accepter qu’il s’écarte soudainement. Alors qu’il avait toujours été là depuis sa plus tendre enfance. Et elle s’en était voulue, aussi. De ressentir du désir pour lui dans de telles circonstances. Ne penser qu’à lui alors qu’il la rabrouer constamment, à longueur de journée. Mais elle comprenait maintenant. Et ils auraient peut-être dû ne pas aller plus loin. Que feraient-ils, demain ? Quand la sécurité de la nuit n’existerait-plus ? A cet instant, Gabrièla s’en fichait bien. Elle était prête à encaisser les conséquences si elle pouvait retrouver Daniel. Si elle pouvait enfin assouvir ce désir, donner un sens à ces sentiments qu’elle ne gérait pas. Aucun homme n’avait jamais fait naître en elle un tel cocktail explosif, un tel besoin. Aucun homme ne l’avait rendu si tremblante juste en posant ses mains sur son corps, en embrassant ses lèvres. Il n’y avait que Daniel. N’y avait-il jamais eu que Daniel, au final ? D’une autre façon, certes. Mais Daniel avait toujours eu une place importante dans la vie de Gabrièla, une place qu’elle avait toujours refusé de laisser à un autre, inconsciemment ou non.

Son front contre le sien, la respiration haletante, elle avait plongé son regard dans le sien. Comment un homme pouvait-il lui faire tant d’effet ? Elle n’en savait rien. Et c’était troublant, presque effrayant. Parce qu’elle était prête à tout, pour qu’il revienne. Elle avait accepté son ignorance, cette punition sans broncher. Dans l’espoir qu’il revienne. Elle avait tenté de le repousser, de laisser la colère et la haine grandir en elle pour le faire réagir mais aussi par simple fierté. Elle voulait qu’il voit, aussi, ce qu’il avait fait d’elle. Lui qui avait passé tant d’années à la protéger des autres l’avait maintenant rendue faible.  « J’ai besoin de toi. » Gabrièla l’avait compris mais l’entendre de sa bouche était si… différent. Il avait besoin d’elle. Elle avait besoin de lui. Et leurs lèvres s’épousèrent de nouveau, durement, à la hauteur de ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre. Leurs langues, elles, vinrent se caresser, doucement, tendrement. Gabrièla glissa une main dans les cheveux de Daniel, caressant du bout de ses doigts la peau de sa nuque puis de son épaule. Elle ne pensait plus, à rien. A rien d’autre qu’à ses mains sur sa peau, qu’à ses lèvres sur les siennes, qu’à leurs corps qui se rencontraient.

Bien vite, elle perdit son pantalon avant qu’il ne la porte, plus calmement. Le désir, tant pour elle que pour lui, était toujours présent, bien plus fort que jamais. Et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir peur. D’hésiter un instant. N’était-elle pas en train de tout faire basculer ? De faire perdre à Daniel tout ce qu'il avait construit ces dernières années ? Lui qui avait passé tant d’années à se sacrifier pour obtenir cette place ? N’allait-elle pas lui faire tout perdre ? Pourtant, elle était incapable de se reculer, de le repousser.  « Je ne peux rien te promettre. » Elle savait, elle comprenait cela. Il n’y avait jamais été question de promesse. Que pouvaient-ils se promettre ? Rien. Ils avaient travaillé des années pour être ici aujourd’hui et ils avaient grandi dans la promesse de rendre le district treize libre, coûte que coûte. Cela passerait avant tout, avant leur égoïsme et leurs sentiments. Cela serait juste différent, profondément différent. Un frisson parcourut son corps, maintenant allongé sur la pile de tatami qui avait assisté à tant de leurs combats, alors que la main de Daniel fit glisser ses sous-vêtements le long de ses jambes.  « Gabrièla. » Son corps ne put s’empêcher de se tendre, s’arquant légèrement tant le désir la faisait exploser. Elle ne pouvait plus résister et la lueur folle dans ses yeux ne cessait de briller. Comment pouvait-elle perdre autant le contrôle de son corps ? Elle n’en savait rien. Et la sensation était aussi douloureuse que puissante. Il ne l’appelait jamais Gabrièla. Elle avait toujours été Gabe. Et d’entendre son prénom rouler sur la langue de Daniel était… magique. Son corps tremblant n’opposa aucune résistance à Daniel lorsqu’il s’allongea sur elle avant de s’enfouir soudainement en elle. Un gémissement s’échappa de ses lèvres, emplie d’un soudain plaisir violent. Elle ferma les yeux un instant, savourant cet étrange sentiment de plénitude qu’elle avait tant attendu et découvrant les vagues de plaisir qui la submergeait depuis qu’il était en elle. Elle rouvrit les yeux, croisant le regard de Daniel alors qu’elle était incapable de bouger, clouée au sol tant par la force de Daniel que par la puissance du désir qui la laissait chancelante.  « Pardonne-moi. » Elle observa son visage un instant avant de caresser sa joue saine du bout des doigts. D’un geste tendre, elle l’attira à elle, embrassant ses lèvres, doucement. « Arrête... C’est pas ta faute Daniel. » Elle n’en savait rien. La faute avait-elle vraiment existé, au fond ? Ils avaient réagi au désir qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre, à leur manière. Elle s’était plongée dans le travail, s’abrutissant l’esprit pour ne plus penser à lui. Il l’avait repoussé, tentant de l’oublier. Et elle comprenait. Elle resta silencieuse un instant, son esprit troublé par ses pensées et par le désir qui obscurcissait sa logique. « Je sais qu’on peut rien se promettre mais… » Elle hésita un instant, manquant de détourner le regard. Elle avait peur. De lui, de ce qu’il pouvait faire d’elle, de ce qu'ils seraient ou ne seraient pas. Elle n’avait jamais ressenti tant de choses pour une seule personne. Daniel avait si longtemps représenté ce qu’elle avait de plus cher et elle avait peur, maintenant. A la hauteur de ce qu’elle ressentait pour lui. « … ne t’en vas plus s’il te plaît. » Elle savait qu’il comprendrait. Elle ne lui demandait pas tant de ne plus répondre à ses responsabilités de chef des armées, ni même d’arrêter de partir en mission. Parce que c’était Daniel, et qu’elle avait toujours accepté ses responsabilités. Elle parlait de ce qu’il avait fait, pendant ces quatre semaines, lui demandant de ne plus l’éloigner comme ça, sans qu’elle ne comprenne. Elle l’embrassa fiévreusement, parce qu’elle le voulait. Qu’elle voulait également qu’il comprenne. Qu’elle avait failli devenir folle, sans lui. Ses lèvres s’entrouvrirent pour laisser glisser sa langue contre les lèvres de Daniel. Elle força doucement mais sûrement le passage de ses lèvres alors qu’encore clouée sur le tapis, elle ondula lentement ses hanches, laissant leurs corps unis se rencontrer pleinement à chaque à-coup. « Daniel… » et son prénom s’échappa de ses lèvres, dans un murmure léger, enroulé par le plaisir qu’elle ressentait, de tous ces sentiments qui se bousculaient mais qu’elle était trop hésitante à nommer, à accepter réellement.  


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ϟ METIER : Général des armées, leader des troupes rebelles dans le District 13 mais aussi dans les autres Districts. Daniel n'est pas un commandant passif, il s'est chargé de plusieurs grandes missions d'infiltration ses dix dernières années. Il est à l'origine de l'opération dans le D.5 ainsi que du sauvetage des Prisonniers de la Fête du Printemps.
ϟ LIFESTYLE : Daniel comme beaucoup dans le District 13 ne vit pas dans l'opulence. Ils vivent tous une vie de communauté, rationnée, organisée, collective. Chacun est au service du District et chaque journée est consacrée à travailler pour le bien commun.
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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Dim 8 Fév - 17:41

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District D.13 – 03:40 AM
Il n’arrivait pas à saisir l’ampleur de ce qui était entrain de se produire en lui. Il avait conscience que tout serait différent, qu’il venait de basculer dans une nouvelle phase de sa vie, qu’il avait provoqué un changement irrémédiable. Mais il ne parvenait pas à regretter ce qui était en train de se passer entre eux. Il ne parvenait pas à regretter d’être avec elle, en elle, de savourer le contact de sa peau nue contre la sienne, de sa poitrine pressée contre son torse, de sa bouche amoureusement nichée dans son cou. Il ne pouvait regretter d’avoir assouvi la soif qu’il avait d’elle. Il aurait souhaité occulter tout le reste. Leur devoir, leurs carrières, leur relation passée. Mais il ne le pouvait pas. Il avait trop longtemps repoussé pour ne pas prendre conscience du mal qu’il avait pu lui faire. Le district 5 avait marqué un tournant et une parenthèse dans leur relation. Mais la conclusion de cette mission avait tout remit en cause. Il avait remis en question ses décisions, l’abandon qu’il avait marqué pour elle tout ... Il l’avait rendu responsable de ce qu’il avait ressenti, il l’avait blâmé à sa façon. En silence, en ne disant rien, en la considérant comme n’importe quel soldat. Et là encore il avait marqué une franche différence, il n’était jamais aussi glacial et stoïque face à ses troupes. C’était elle. Elle qui déclenchait des relations plus épidermiques que d’autres. Il était toujours plus dur avec elle, sans s’en être réellement rendu compte, il attendait plus d’elle, mais il lui faisait confiance aveuglément. Il ne l’avait jamais remis en cause sur le plan professionnel. Il lui avait plus d’une fois conseillée d’être prudente sur le terrain mais sans jamais ingérer dans ses missions. Il veillait sur elle. Simplement. Mais dans le District 5 il avait pris conscience qu’il ne pourrait pas continuer sans elle et c’était cette réalité qui lui avait fait peur. Peur de ne plus être assez lucide, peur de prendre des décisions biaisées. Il avait failli laisser la vie dans cette centrale mais, il n’avait pas regretté un instant d’être retourné la chercher, de ne pas être partie sans elle. Il n’avait pas pu supporter de rester au dehors, à contempler l’explosion en la sachant prise au piège à l’intérieur. Il aurait du pouvoir prendre cette décision mais le vide glacial qui l’avait saisi en pensant à sa vie sans elle l’avait convaincu de retourner la chercher. Il ne pouvait partir en elle. Et durant ces quatre semaines il lui avait fait payer cette incapacité à la laisser derrière lui. Pour lui elle représentait une incapacité à prendre des décisions réfléchie et dénuée de considérations personnelles. Alors il avait tout fait pour reprendre des relations professionnelles avec elle, strictement professionnelle mais ... Il était allé trop loin. Et elle en avait souffert, de sa froideur, de son attitude, de son rejet. Elle n’avait pas seulement été blessée par les remarques des autres ... Non c’était lui qui lui avait fait le plus mal. Et tout revenait, sa froideur, ses remarques, sa façon de l’appeler Lehman plutôt que Gabe, ne jamais rester seul avec elle... Il avait été dur, cruel. Il lui avait fait ressentir son mal être, sa culpabilité. Elle avait été la seule à subir la colère qu’il éprouvait en réalité contre lui-même. Elle avait payé pour quelque chose qu’elle ne maitrisait pas. Les sentiments de Daniel pour elle. Sa peur viscérale de la perdre. Elle avait payé pour l’attachement qu’il avait pour elle, parce qu’il tenait à elle bien plus qu’il n’aurait dû. Il était incapable de la sacrifier et il n’arrivait pas à l’accepter, c’était contre tout ce qu’on lui avait appris. Il avait lutté mais il ne le pouvait plus. Il n’en avait pas la force, morale, physique. Il luttait depuis quatre semaines contre ce qu’il éprouvait, on ne choisissait pas d’aimer, mais il avait choisi de le combattre, de combattre ses sentiments pour elle. Il avait essayé, sans y parvenir. Il ne pouvait pas. Il avait rendu les armes, pour la première fois de sa vie, il avait sacrifié ses devoirs à ses envies. Il la voulait. Et il n’arrivait pas à regretter ce qui était en train de se produire. Il ne pouvait pas regretter d’être en elle, de sentir les reliefs de ses formes pressés contre lui, de la sentir elle, chaude, moite pour lui. Tendre, aimante. « Arrête... C’est pas ta faute Daniel. » Si c’était de sa faute. Il lui avait fait payer quelque chose dont elle n’était pas responsable. Il l’avait fait souffrir, il s’était détourné d’elle sans aucune explication et il lui avait fait ressentir de la culpabilité, comme s’il l’accusait de sa blessure, du presque échec de leur mission. Alors qu’il était l’officier supérieur, il prenait les décisions, il devait être le leader. Il ne l’avait pas blâmé de sa blessure. Il l’avait blâmé de lui faire éprouver un attachement anormal dans le cadre de l’armée. Il tenait à elle, bien plus qu’un supérieur devait le faire et il ne voulait pas de cet attachement car il compromettait son aptitude à commander. « Je sais qu’on peut rien se promettre mais… ne t’en vas plus s’il te plaît. » Doucement il prit son menton dans le creux de sa paume, lui faisant tourner la tête pour qu’elle n’évite pas son regard. « Je peux te promettre ça. » Il était sincère. Il n’était pas sûr de pouvoir continuer à être aussi dur, froid, stoïque en sa présence, c’était contre la nature de ce qu’il éprouvait pour elle, contre le respect qu’il avait pour elle et ses capacités. Sa bouche embrasa encore la sienne, son bassin bascula vers lui, il pénétra plus profondément en elle et un grondement de plaisir enfla dans sa poitrine. Elle était capable de lui faire oublier tout ce qui se dressait entre eux. Il n’y avait qu’elle. Ce soir, il n’y avait qu’eux. « Daniel … » Il noua ses doigts aux siens, de part et d’autres de son visage. Il prit le temps de la contempler. Il murmura son prénom une fois de plus, puis la pénétra encore plus profondément, répondant au mouvement de ses hanches. Sa main remonta le long de sa cuisse puis continua en direction de sa poitrine. Il posa sa bouche sur la sienne, la fouilla avec sa langue, l’embrassa longuement et profondément, mêlant son souffle au sien, couvrant ses gémissements des siens. Ils ne faisaient plus qu’un. Leurs corps se mouvaient en rythme tandis que leurs bouches s’exploraient. Durant toutes ces années, il l’avait su. Faire l’amour avec elle était aussi dangereux qu’aller au combat dans un District hostile. C’était une perte de contrôle absolue et c’était encore plus terrifiant qu’il ne l’avait imaginé. Et bon tellement bon. Il avait assez confiance en elle pour se laisser aller à sa passion, à son désir d’elle.

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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Ven 13 Fév - 23:21

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DISTRICT D. 13 - 03 : 42 AM

Elle aurait dû lui en vouloir. Le haïr pour ce qu’il lui avait fait vivre, pour ce qu’elle avait vécu comme une trahison. Elle avait essayé, vraiment. Elle avait tenté de l’oublier, de ne plus penser à ce qu’ils avaient été ou à ce qu’ils auraient pu être. De l’ignorer également, de ne pas faire attention. Elle aurait dû, peut-être. Mais elle n’avait pas réussi. Elle avait échoué, abandonné cette mission qui lui semblait si vaste, si complexe. Alors elle était restée stoïque, tentant de sauver le peu de fierté et d’estime qui lui restait, comme si tous ces changements la laissaient indifférente. Mais c’était faux. C’était lui, toujours lui qui hantait ses pensées, qui laissait passer dans son sang empli de désir une vague d’adrénaline toujours plus forte, plus difficile à repousser. Pendant plus de trente ans, Daniel ne l’avait jamais blâmé. Pas même quand elle revenait marquée de coups après une énième dispute qu’elle avait lancé, ne supportant plus qu’on l’insulte de traître. Et là, elle ne l’avait pas compris, pas suivi. Elle qui connaissait si bien Daniel, qui était habituée à chacune de ses réactions, comprenant les responsabilités qui lui incombait et les conséquences de ces dernières. Mais là, c’était autre chose. C’était personnel. Cette façon de l’interpeller dans les couloirs sans même lui adresser un regard, de lui lancer « Lehman » comme si elle n’était rien d’autre que cela, rien de plus pour lui. Et son absence, simplement, avait été si difficile à accepter. Comme si, soudainement, ils ne se connaissaient plus. Et que tout ce qu’ils avaient été, à deux, n’avait jamais existé.

Et pourtant, elle était là. Elle avait baissé les armes, abandonné l’idée-même de lui faire croire qu’elle s’en fichait. Pouvait-elle seulement encore lui faire croire ça ? Tout son corps criait le combat permanent qu’elle avait mené contre lui, pour lui. Tous ces cauchemars qui l’avaient réveillé en sursaut, ces heures de sommeil qu’elle avait repoussé, sans cesse. Et sa présence,  dans ses pensées, constamment. Comment pouvait-elle lui faire croire que tout allait bien, avec ses yeux marqués par les cernes et son corps qui ne savait jamais où se mettre en sa présence ? Ce corps qui la trahissait à chaque instant, qu’elle ne pouvait empêcher de réagir à chaque fois que sa peau touchait la sienne. Elle aurait dû s’en vouloir, aussi. N’était-elle pas en train de tout foutre en l’air ? Pour lui, pour elle ? Qu’allaient-ils devenir ? Elle savait que plus rien ne serait jamais pareil, quel que soit la façon dont cela se finirait. Et pourtant, elle ne ferait pas demi-tour. Elle était incapable de regretter cette situation soudaine dans laquelle ils se retrouvaient aujourd’hui. Elle ne pouvait pas regretter son corps contre le sien, leurs deux corps ne formant soudainement plus qu’un, cette explosion d’adrénaline et de plaisir qui pulsait dans ses veines à chaque seconde. Mais elle avait peur, aussi. De ce qu’elle ressentait pour lui, de la force avec laquelle elle le désirait, ardemment. De cette guerre qui commençait, cette guerre qu’ils devaient mener et dont l’issue était incertaine. Elle avait déjà eu si peur, lors de l’explosion de la centrale. Quand elle avait vu le visage sanglant de Daniel, tout ce sang qui ne semblait plus vouloir s’arrêter. Elle avait eu peur de le perdre. Et la claque avait été violente quand elle avait réalisé qu’elle ne pourrait pas le perdre. Qu’elle n’était pas certaine de savoir se relever si Daniel n’était pas là pour lui tendre la main. Il avait toujours été là, de plus en plus discrètement au fil des années mais il était là, toujours. Ils veillaient l’un sur l’autre, sans un mot. Et Gabrièla s’était rendu compte de la fragilité de leur vie, de la possibilité qu’à chaque instant, une bombe explose, qu’une balle se perde et qu’il n’y ait plus de retour possible. Ainsi, depuis son retour au cinq, ses nuits étaient ponctuées du corps de Daniel, sans vie. Un corps qu’elle s’acharnait à ramener à la vie, en vain. A chaque fois, elle échouait.

Un mois. Et c’était la première fois depuis son retour qu’elle se sentait si vivante, si entière alors qu’il était en elle, leurs corps ne faisant plus qu’un, leurs lèvres s’embrassant, enfin. Elle savait qu’ils allaient peut-être trop loin, qu’elle se perdrait certainement dans ce trou de sentiments qu’elle ne maîtrisait totalement pas. Mais c’était bon. Tellement qu’elle ne voulait plus penser à tout ce qui s’était passé depuis leur retour, tout ce qu’elle avait ressenti, tout ce qui l’avait blessé. Il n’y avait plus que lui, que sa paume de main sur son menton, que son regard plongé dans le sien. « Je peux te promettre ça. » Un soupir de soulagement, si discret, s’échappa de ses lèvres, faisant disparaître les quelques appréhensions qui la tenaillaient encore. Elle n’aurait probablement pas su supporter cette situation plus longtemps, accepter cette distance qui la torturait tant, cette ignorance qu’elle n’avait jusqu’alors pas comprise. Elle connaissait Daniel, bien assez pour savoir qu’il était sincère, qu’il ne faisait jamais de promesses sans raisons de les tenir. Il attrapa ses mains avant de nouer ses doigts aux siens, faisant remonter ses bras de part et d’autre de son visage. Et sans un mot, chacun observa l’autre. Elle tenait à lui, bien plus qu’elle ne voulait l’admettre, bien plus que ce que leur rôle leur permettait. Mais elle s’en fichait. Il n’y avait que lui, maintenant. Même si elle savait les risques que cela amenait. Au beau milieu de la nuit, son torse contre sa poitrine, son souffle caressant son visage, elle était prête à tout accepter, pour lui, pour ce qu’elle ressentait à son égard. Et déjà, ses hanches rencontrèrent plus profondément les siennes, laissant Gabrièla lâcher un gémissement étouffé contre les lèvres de son supérieur. Bien vite, le rythme s’intensifia, précipitant la jeune femme dans un nuage de plaisir qu’elle refusait de quitter. Leurs langues se caressèrent, doucement puis plus ardemment, à la hauteur du plaisir qui ne cessait de croître, de repousser leurs propres limites. Chaque respiration était plus profonde, plus rapide, mêlée à un gémissement qu’elle ne pouvait plus retenir. Elle avait attendu cela si longtemps, pensant même qu’il n’y aurait jamais rien de cet ordre entre eux. Et elle réalisait maintenant qu’elle avait besoin de lui. Viscéralement.  Qu’elle ne pouvait imaginer une vie où il ne serait pas présent, d’une manière ou d’une autre. Leurs corps se mouvaient en rythme, leurs lèvres trouvant constamment le chemin de l’autre et peu à peu, elle perdait pied sous le poids du plaisir, de cette sensation indescriptible. Elle avait toujours refusé de perdre le contrôle, avec qui que ce soit d’autres. Pourtant, aujourd’hui, avec lui, elle n’avait pas peur de cela. Elle avait pleinement confiance en lui, bien assez pour accepter cette situation de faiblesse, de dénuement. Elle s’autorisait le droit de s’abandonner en lui, d’atteindre peu à peu ce sommet grisant, explosif qui lui tendait les bras. Il n’en avait pas fallu beaucoup plus avant que ses gémissements ne s’intensifient, sa respiration ne s’accélère et que son corps tout entier ne soit plus qu’irradiait de plaisir. Basculant sa tête en arrière, incapable de retenir ses muscles tremblants, elle n’avait plus que le prénom de Daniel aux lèvres, litanie incessante qui se mêlait aux gémissements de ses lèvres. Tout son corps semblait crier après cet homme, cet homme qu’elle avait tant aimé, si différent aujourd’hui. Son corps ne lui appartenait soudainement plus, victime de cette vague de plaisir violente qu’elle ne maîtrisait pas. De cette explosion de sensations, incroyables. Aucun homme ne l’avait mené jusque-là, ne l’avait mise dans un état pareil. Mais bordel, que c’était bon. Gabrièla ferma les yeux, savourant cette sensation indescriptible avant de croiser le regard de Daniel, visiblement tout aussi perdu qu’elle dans les méandres du plaisir. Elle resta silencieuse un instant alors qu’un sourire d’abord timide étira peu à peu son visage, irradiant ce dernier d’une joie qu’elle n’avait plus connue depuis bien longtemps. « Daniel je… » Elle s’arrêta, posant brusquement et amoureusement ses lèvres contre celles de Daniel, empêchant le reste de sa phrase de franchir la barrière de ses lèvres. Elle l’aimait. Elle le savait, au fond d’elle. Elle le savait depuis un moment, déjà, malgré tout. Mais étaient-ils prêts à cela, maintenant ? Gabrièla n’en savait rien. Elle ne savait même pas elle-même ce qu'ils venaient de faire, réellement. Et l’idée-même que Daniel puisse s’enfuir soudainement faisait grandir l’angoisse dans son esprit. Suffisamment pour qu’elle s’arrête, plongeant son regard dans celui de Daniel. Si elle pouvait se taire, son regard, lui, ne pouvait mentir sur ce qu’elle ressentait pour lui. Et elle ne pouvait faire taire cette voix qui ne cessait de répéter le prénom de Daniel dans sa tête, au point que toutes ses pensées ne ressemblaient à rien d'autre qu'à un vague brouillard de plaisir.

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District D.13 – 03:45 AM
Honneur, devoir, patrie. Il n’avait jamais eu le moindre problème à respecter les engagements qu’il avait pris envers le district treize lorsqu’il avait été évident, pour ses instructeurs, qu’il serait l’un des prochains leaders de l’armée du Treize. Personne n’avait jamais douté de son engagement, de son dévouement pour le Treize, de son abnégation face à ses besoins. Jamais. Personne ne pouvait douter de Daniel Brunet. Il avait été conditionné, formé, entrainé à devenir l’homme qu’il était aujourd’hui : un chef, un exemple. Et il n’avait jamais été vaincu ou prit à défaut. Il n’était pas le plus expérimenté, ni le plus âgé des généraux du district Treize pourtant c’était à lui que l’on avait confié la lourde tâche de protéger le Treize de ses ennemis, extérieurs mais aussi intérieurs. Longtemps on avait questionné ses choix sur le plan personnel, son amitié avec la fille des traitres. La confiance aveugle qu’il avait en Gabrièla n’avait jamais été questionnée devant lui mais dans leurs dos les rumeurs étaient allées bon train. On leur avait prêté une liaison dès qu’ils avaient été en âge de pouvoir penser à ce genre de chose pourtant personne n’avait pu les prendre à défaut. Ils étaient amis depuis l’orphelinat. Ils avaient grandis ensemble, s’étaient dévoués ensemble au District Treize et petit à petit la confiance qu’il prêtait à son amie avait fini par ne plus être questionné face au travail de la militaire. Plus personne n’avait douté de leurs choix, de l’équipe qu’ils formaient. Depuis l’enfance il avait lié son destin au sien et il ne l’avait jamais regretté. Sa famille, avant leur mort, lui avait confié un héritage lourd à porter, il avait grandi seul mais en sachant qu’il serait épié, analysé à chaque moment, le District comptait sur lui pour être un nouveau symbole. Sa seule rébellion avait été de prendre la fille des traitres sous son aile. De s’allier à celle qui aurait dû être son ennemi. Ils n’étaient que des gamins alors, des enfants, mais il n’avait pas pu supporter de la voir malmener, cela remettait en cause tout ce que l’on avait appris depuis la naissance. Elle était maltraitée, raillée, brimée et il n’avait pas pu se tenir éloigné d’elle. Le jour où ils avaient été réunis dans le même block de l’orphelinat, lorsqu’elle avait posé ses yeux bleus tuméfiés sur lui, c’était comme s’il avait reçu un coup de poing dans l’estomac. Du haut de ses huit ans il avait su qu’il devait veiller sur elle, lui apprendre à se défendre, à assumer qui elle était et non pas qui on attendait qu’elle soit. Il s’était reconnu en elle. Dans le poids d’un héritage qu’on lui imposait. Et il n’avait jamais regretté d’avoir lié son destin au sien. Elle lui avait sauvé la vie plus d’une fois, par ses plans ingénieux, par ses interventions sur le terrain. Elle était celle à qui il aurait remis sa vie sans hésiter. C’était le cas depuis leur enfance, il avait sacrifié bien des choses pour elle : des amis, du sang, des hématomes. Il l’avait aimé à la seconde où elle l’avait regardé de ses yeux amplis de méfiance, dans l’attente du prochain coup. Elle avait été comme une petite sœur pour lui, il lui avait appris à rendre coups pour coups, à se protéger surtout, à ne pas écouter ce que l’on disait d’elle. Il lui avait appris à être fière de ce qu’elle était et non pas de ce qu’on voulait qu’elle soit. Elle lui avait appris à ne pas se prendre trop au sérieux, elle avait été sa meilleure adversaire en grandissant, celle qui remettait en question ses décisions, qui ne le craignait pas. Elle n’avait pas peur de s’opposer à lui lorsqu’elle le jugeait nécessaire, elle ne faisait pas le dos rond, elle était son alliée, un atout. La petite sœur était devenue une amie, une compagne d’arme, un bras droit précieux. Et puis, ils avaient affrontés la guerre ensemble, contrairement à de nombreuses recrues du district Treize ils avaient eu leur part de mission, d’infiltration, d’affrontements avec les pacificateurs. Ils avaient perdus des soldats, des amis, des proches pendant les quatorze années qu’ils avaient donnés à leur district, au combat de leur vie. Ils se battaient pour offrir un avenir meilleur aux enfants si rares qui peuplaient les couloirs des souterrains du Treize, ils se battaient pour la liberté, pour leur vie. Pour la vie de leurs enfants, pour avoir la chance, l’opportunité un jour de laisser tomber les armes, pour être libres. Ils n’avaient jamais remis en cause les ordres, leur mission. Jamais contesté leur destin. Ils avaient trouvés leur bonheur dans ce champ de bataille continuel qu’était leur journée. Ils étaient amis, collègues, guerriers. Ils pouvaient vivre avec cela. Mais le District Cinq avait tout bouleversé. Ils avaient eu un aperçu de ce que serait leur vie un jour ... Cela n’avait pas entamé leur foi en leur mission, cela avait mis les choses en perspectives. Ils avaient voulu plus. L’un comme l’autre. Alors que la guerre éclatait, ils avaient voulu être ensemble. Profiter du temps qui leur était offert. Car l’un comme l’autre savait qu’ils pourraient ne pas voir la fin de cette guerre, la liberté qu’ils avaient tant désirée, pour laquelle ils avaient combattus. Il la voulait, entièrement, passionnée, vibrante de vie sous lui. Il voulait la sentir vivre, aimer, il voulait oublier qu’il pourrait la perdre. Il était fatigué de lutter contre lui-même, contre ses désirs. Contre elle. Il avait besoin de cela. D’elle entre ses bras, de lui enfouit en elle. Il avait besoin de la sentir frémir de désir, sentir ses muscles se contracter pour le ramener en elle. Il l’avait désiré profondément, ardemment et il n’avait aucun regret. Il se sentait entier pour la première fois depuis quatre semaines. Entier, vivant aussi. Il avait cru l’avoir perdu cette nuit-là. Il l’avait cherché et il ne serait pas partie sans elle. Il était trop tard pour lutter désormais. Il avait fraternisé avec elle. Il ne le regrettait pas. Est-ce que la sentir jouir de lui, pour lui, faisait de lui un soldat moins aguerrie ? Moins apte à prendre des décisions rationnelles ? Peut-être était-ce le cas, mais cela faisait de lui un homme, un homme prêt à se battre pour sauvegarder le bonheur de la femme qui lui procurait tant de bonheur, il ne s’agissait pas que de sexe. Il n’avait jamais s’agit que de cela. Il voulait qu’elle soit heureuse, en sécurité, il voulait l’aimer, il voulait qu’un jour elle porte leur enfant. Il ne la voyait plus comme une amie. Cela faisait des années qu’il avait cessé de voir en elle une amie, pour ne voir que la femme.... Lorsqu’il avait cru la perdre dans cette centrale. Il avait compris. Elle comptait, elle comptait bien plus que le reste. Cela changeait-il qui il était ? Le soldat qu’il était ? Il s’en moquait. Il avait failli la perdre cette nuit-là. Mais elle était là, elle avait été épargné et il combattrait le Capitole pour s’assurer qu’un jour, ils auraient cette vie qui avait été leur pendant quelques semaines dans le District 5. « Daniel je… » Ce regard, ces mots qu’elle taisait mais qui vibrait entre eux, sa bouche sur la sienne. Il se retira, se répandant sur les tapis. Seigneur.... il aimait cette femme. Mais il n’y avait pas de place pour un enfant dans cette guerre, il y avait à peine la place pour ce qu’il éprouvait pour elle. Epuisé, il se laissa aller sur le côté, l’entrainant avec lui, contre son flanc. Le souffle court. La main perdue dans ses cheveux il soupira. « Je sais... » Souffla-t-il en emmêlant ses doigts dans ses cheveux. « Quand je ne t’ai pas vu au point de rendez-vous ... Je ne pouvais pas partir sans toi ... » Lui avoua-t-il dans un souffle. « Je veux gagner cette guerre mais je ne pourrais pas le faire sans toi ... Même si cela fausse mon jugement, je tiens à toi Gabrièla ... »

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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Dim 22 Fév - 17:09

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DISTRICT D. 13 - 03 : 47 AM

Faire partie de l’armée du district treize, et plus encore faire partie des hauts-gradés de cette armée était un devoir. Le devoir de faire passer le bien-commun, l’entièreté du district avant ses propres besoins, ses propres désirs. D’accepter de perdre un équipier pour mener à bien une mission. D’accepter la mort, la peur, le sang et l’horreur pour amener la paix et la liberté qui étaient dues au treize. Gabrièla en avait fait la promesse, quatorze ans plus tôt, lorsqu’elle avait pris la décision de rentrer dans l’armée avec Daniel. Depuis, ils n’avaient jamais dérogé à cette règle, se vouant corps et âme dans la réussite de leurs missions, dans leur ascension dans l’armée. Rien ne semblait réellement pouvoir les arrêter, les retenir. Qu’avaient-ils, finalement ? Elle n’avait jamais eu d’autre famille que la présence de Daniel, la bienveillance qu’il avait envers elle et ce besoin permanent de la protéger. Contre les autres et parfois même contre elle-même. Il avait toujours été là, depuis le jour où leurs regards d’enfant s’étaient croisés, où il avait fait le choix de la protéger et où elle avait fait le choix d’être son alliée, coûte que coûte. Daniel l’avait toujours fasciné, d’une manière ou d’une autre. Elle se rappelait de l’admiration qu’elle avait quand, à tout juste dix ans, il prenait sa défense, accusant les coups qui auraient dû lui être destinée. Il n’était jamais parti et elle, elle n’avait jamais cessé de le suivre. Inconsciemment, probablement. Mais elle n’avait jamais imaginé sa vie sans lui. Et Daniel n’avait jamais cessé de la fasciner, par sa présence, sa réussite et ce qu’il lui avait permis de devenir, d’être elle sans se poser d’autres questions.

Maintenant, elle se rendait compte. De ce qu’ils avaient toujours été l’un pour l’autre, de ce que Daniel avait représenté pour elle, pendant toutes ces années. Il l’avait protégé, l’avait fait grandir, sortir de cette tourmente qu’avait été son enfance à l’orphelinat. Elle était devenue meilleure, grâce à lui. Et elle l’avait aimé, aussi. Pourtant, elle n’avait jamais su poser de mots sur ce qu’elle ressentait pour lui, ce besoin de toujours veiller sur lui, sur le bon déroulement de ses missions pour qu’il revienne au treize. Pour qu’il lui revienne, à elle. Combien de missions à deux, combien de regards en coin, pour vérifier qu’il allait bien. Et toutes ces fois où il était revenu blessé, son corps meurtri par les explosions, les balles, les coups. Toutes ces fois où elle était incapable de s’éloigner trop longtemps de l’aile médicale, veillant à ce qu’il se rétablisse. Cela avait été si naturel pour elle qu’elle ne s’était jamais posé de questions. Depuis quelques années déjà, elle le désirait. Elle voulait plus, de lui. Mais elle avait toujours su enfouir ce désir, passer sa frustration physique avec le corps d’un autre au détour d’une mission. Parce qu’elle avait juré au district treize son allégeance, juré qu’elle ferait passer les besoins du treize avant les siens. Et ce qu’elle ressentait pour Daniel allait à contre-sens de tous les principes que l’armée lui avait inculqué. Elle n’avait pas voulu non plus imposer ses sentiments à Daniel, le mettre face à un dilemme qu’elle ne comprenait elle-même pas réellement. Alors elle avait appris à faire taire ce désir, ce désir supportable mais qu’elle n’oubliait pas réellement. Mais leur mission au district cinq avait tout changé. Elle avait découvert une nouvelle vie, une vie avec Daniel, à deux. Ils n’avaient pas oublié leur mission et pourtant, la réalité s’était mélangé à la fiction. Elle avait entrevue une vie différente, loin du combat permanent, de la pression des missions sur leurs épaules. Une vie où ils pouvaient penser à eux, un peu. Et ils s’étaient découverts, doucement. Leurs lèvres se rencontrant pour la première fois sous les yeux des habitants du district cinq. Pour maintenir leur couverture de mari et femme. Mais pour Gabrièla, il y avait plus. Le désir qu’elle avait toujours ressenti pour lui depuis des années déjà avait explosé, refusant d’être de nouveau muselé comme elle l’avait si bien fait. Elle avait tenté de se convaincre, de se dire qu’elle fautait si elle laissait ce désir grandir. En vain. Mais ce n’était pas le désir qui était le plus incontrôlable. C’était ses sentiments. L’explosion de la centrale, la peur viscérale qu’elle avait ressenti quand Daniel l’avait retrouvé, le visage de Daniel ensanglanté… Elle avait cru le perdre. Et l’idée soudaine qu’il puisse disparaître de sa vie avait été insupportable, la poussant à réaliser, à mettre en mot ce qu’elle avait toujours ressenti pour lui et qui semblait avoir explosé depuis leur mission : elle l’aimait. Et elle avait voulu plus, pour eux. Pour autant, Gabrièla n’avait pas oublié la mission qu’était la leur, leur promesse au treize mais toute cette mission avait mis les choses en perspective : lui comme elle pouvait mourir d’un instant à l’autre. Et elle voulait autre chose : elle avait entrevue une vie différente, avec Daniel. Elle avait imaginé porter leur enfant, créer une famille qu’ils n’avaient jamais eu. Elle voulait l’aimer ouvertement, le rendre heureux, le savoir en sécurité. Mais tout cela était impossible, pour eux, pour le moment. Ils étaient en guerre, une guerre dont ils avaient tant rêvé et dont l’issue était si incertaine. Alors elle voulait profiter du temps qui leur restait, l’aimer autant qu’elle le pouvait tant qu’il était encore temps. Parce qu’il comptait, bien plus que tout le reste.

La respiration haletante, son corps encore vibrant de plaisir, elle laissa Daniel se retirer juste avant qu’il ne puisse se répandre en elle. Elle ne pouvait être enceinte de lui, maintenant. Leur vie était déjà en danger, en sursis et faire venir un enfant au monde dans de telles conditions semblait impossible pour Daniel comme pour elle. Un jour, peut-être, si la vie ne les séparer pas, elle serait capable de porter leur enfant. Serait-elle une bonne mère, elle qui n’avait jamais eu de figure maternelle dans sa vie ? Gabrièla n’en savait rien, les doutes et les questions viendraient plus tard, quand l’idée de concevoir un enfant pourrait être réfléchie, réellement. Epuisée, elle se laissa entraîner par les bras de Daniel, trouvant sa place contre lui avant de poser sa tête contre son torse. Le souffle court, elle resta silencieuse un instant, profitant de ce moment à part, de ce moment à deux. « Je sais… » Un léger sourire étira ses lèvres alors que les doigts de Daniel s’emmêlaient dans ses cheveux. Ils savaient, tous les deux. Malgré la complexité de tout cela, de tout ce qu’ils pouvaient ressentir. Ils s’étaient toujours compris, finalement. Des années déjà qu’ils étaient capable de se comprendre d’un regard, d’entretenir une conversation muette, à deux. « Quand je ne t’ai pas vu au point de rendez-vous… Je ne pouvais pas partir sans toi… » Elle ferma les yeux, ses muscles se crispant légèrement aux souvenirs de l’explosion. Elle n’arrivait pas à oublier la peur qui lui avait arraché le ventre, le soulagement quand elle avait retrouvé Daniel et la culpabilité qu’elle avait ressentie quand il avait été blessé. Un mois, déjà. Et pourtant, la peur était toujours aussi vivace et la culpabilité toujours ravivé quand elle voyait le visage abimé de Daniel. « Je veux gagner cette guerre mais je ne pourrais pas le faire sans toi ... Même si cela fausse mon jugement, je tiens à toi Gabrièla ... » Elle laissa glisser sa main sur le torse de Daniel, dessinant ses muscles du bout des doigts. Elle l’aimait, mon dieu… Et c’était aussi violent qu’effrayant. Gabrièla releva légèrement la tête, embrassant tendrement la mâchoire de Daniel avant de nicher son visage dans son cou. « J’ai eu peur pour toi… Tu n’aurais pas dû faire demi-tour… » Elle aurait voulu le remercier, parce qu'il l'avait sauvé. Parce qu'elle ne serait pas là aujourd'hui, ou dans un état bien différent d'aujourd'hui. Mais les mots ne pouvaient pas sortir, parce qu'elle refusait qu'il recommence. Il était blessé, parce qu’il était venu la retrouver. Parce qu’elle avait pris du retard, parce que son plan n’avait pas été infaillible. Il aurait pu y rester. Elle y serait probablement restée, s’il ne l’avait pas retrouvé. Et cette idée était insupportable pour Gabrièla. Elle n’aurait jamais pu s’en remettre si Daniel avait perdu la vie à cause d’elle. Et pourtant, une part d’elle comprenait. Parce qu’elle n’aurait pas hésité non-plus. Parce qu’elle aurait foncé tête première dans la centrale pour le retrouver. « Je tiens à toi aussi Daniel et je veux gagner cette guerre, pour qu’on soit libre… Mais promets-moi de ne plus faire ça, de ne plus te mettre en danger comme ça pour moi. » Relevant la tête tout en restant contre lui, elle plongea son regard encore grisé dans celui de Daniel. « Je m’en veux déjà assez pour ça, quoique tu dises… » Du bout des doigts, elle caressa la mâchoire de Daniel, à quelques centimètres de la blessure qui ornait sa joue. « Laisse-les te soigner. » Ils avaient les technologies au treize pour le soigner, pour rendre cette blessure moins visible, pour n’en laisser qu’une cicatrice plus discrète. A eux deux, ils collectionnaient les cicatrices, comme un souvenir des fautes qu’ils avaient fait. Mais cette cicatrice sur son visage résonnait différemment pour Gabrièla : c’était sa faute, à elle. Sur son visage, à lui. Et elle ne le supportait plus.



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ϟ METIER : Général des armées, leader des troupes rebelles dans le District 13 mais aussi dans les autres Districts. Daniel n'est pas un commandant passif, il s'est chargé de plusieurs grandes missions d'infiltration ses dix dernières années. Il est à l'origine de l'opération dans le D.5 ainsi que du sauvetage des Prisonniers de la Fête du Printemps.
ϟ LIFESTYLE : Daniel comme beaucoup dans le District 13 ne vit pas dans l'opulence. Ils vivent tous une vie de communauté, rationnée, organisée, collective. Chacun est au service du District et chaque journée est consacrée à travailler pour le bien commun.
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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Ven 27 Fév - 23:03

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District D.13 – 03:45 AM
Elle n’est pas au point de rendez-vous. Ma montre égraine les secondes et elle n’est pas là. Elle n’est jamais en retard. Pas d’elle-même. Elle a élaboré ce plan, nous en avons soigneusement fixés les détails et elle n’est pas là. Elle devrait déjà être là. Le plan était conçu de façon à ce qu’elle soit présente la première au lieu de rendez-vous. J’étais plus grand, plus rapide, j’avais un meilleur accès que le sien aux installations. J’étais chargé de poser plus de charges. Elle aurait dû se trouver là. Bon sang. Anxieusement je fixe la noirceur de la pièce. Inquiet. Bon sang. Est-ce qu’elle est encore dans la Centrale ? A-t-elle été capturée ? Elle n’est pas là. Elle devrait l’être. L’espace d’un instant mon monde chavire. Je suis confronté à un choix cornélien. Un choix que je ne devrais même pas envisager : partir sans elle ou retourner la chercher. Mais la question me hantait, à chaque seconde qui s’écoulait sans qu’elle n’apparaisse. Et je comptais ces secondes. Sachant qu’il fallait que je m’en aille. Que je prenne l’Hovercraft qui viendrait pour nous. Le minutage était précis. Parfaitement synchronisé. L’explosion ici. L’alimentation coupée dans tout le pays. L’arène laissée sans défenses. Une chance de frapper fort et immédiatement le Capitole. L’unique chance de sauver ces innocents, accusés d’un crime qu’ils n’avaient pas commis, nous encore moins. Je devais contacter l’hovercraft... Partir. Je le devais. Et pourtant ... Pourtant il s’élança dans la nuit en direction de la centrale. Il ne pouvait pas partir sans elle. Il n’avait pas hésité. Entre elle et son devoir. Elle était une ressource indispensable au District 13. Elle était au courant de leurs plans. De leur installation. De tout. Il ne pouvait pas l’abandonner là. Elle ne pouvait pas mourir dans cette centrale. Elle était censée être là. Survivre. Une fois de plus. Braver encore le destin. Une fois de plus. Elle était indispensable au District 13. Elle lui était indispensable. Il s’était engouffré dans cette Centrale. Alors que sa montre décomptait les dernières minutes du compte à rebours. Il avait effectué le « trajet » planifié de la jeune femme. Silencieux comme une ombre. Mortel. Il ne réfléchissait pas. Il agissait, éliminant les pacificateurs qui croisaient son chemin. La cherchant sans cesse. Et les secondes s’écoulaient et pourtant il était incapable de faire demi-tour. Il savait que s’il ne la trouvait pas rapidement, il ne pourrait pas faire demi-tour. Il le savait. Il n’aurait pas le temps. Il serait ralentit si elle était blessée. S’il devait la porter. Mais cela n’avait pas d’importance. Il était incapable de quitter ce district sans elle. Il ne pensait qu’aux conséquences que cela aurait pour le District 13 si elle disparaissait. Pas pour lui. Pour le District 13. N’était-ce pas la raison pour laquelle il était revenu la chercher ? Les secondes s’écoulaient et elle était introuvable. La lame du couteau brillait dans sa main ... Lorsqu’il la heurta au détour d’un couloir. Livide. Haletante. Saine et sauve. Sauve. Il effleure son visage une seconde. Le temps de réaliser qu’elle va bien. Avant de l’entrainer à sa suite vers l’issue la plus proche. Il sait qu’ils n’auront pas le temps de sortir. Que l’explosion en chaîne débutera alors qu’ils seront encore prisonniers de la Centrale. Une chance. Il a une chance de la sortir de là. Alors il l’entraîne, défiant le chronomètre. Défiant aussi la mort. Il veut qu’elle survive. C’est ce qui le pousse vers l’avant. Le besoin de la savoir en sécurité. De la protéger. Ils ont une chance. Ils peuvent y arriver. Il le sait. Il la tire derrière lui, les pacificateurs qu’il a éliminés sont évités d’un bond. Ils n’ont pas le temps de ralentir, de prendre le temps de respirer. Ils courent et leurs vies en dépendent. L’explosion est déclenchée, au cœur même du réacteur. Entrainant une secousse qui les ébranle. Les projette l’un contre l’autre. Il l’entraine à nouveau mais la réaction les talonne. Tout n’est que feu et gravas. Il l’entraine son visage le brûle. Il sent le sang qui s’écoule sur sa peau. Mais ils sont saufs. Il chancel. L’explosion finale les jette à terre. Ils ont réussi. « Daniel ! » Elle cris son prénom alors qu’il chancèle. « L’hovercraft. » Ils doivent y aller. Ils n’ont que trop attendus. Il est peut-être déjà trop tard.


« J’ai eu peur pour toi… Tu n’aurais pas dû faire demi-tour… » Il ne pouvait faire autrement. Il n’en était pas capable. Il avait besoin d’elle. Pour gagner cette guerre mais également pour après. Pour pouvoir vivre avec les morts, les soldats laissés derrière lui. Elle était la lumière qui manquait au bout de ce tunnel. Pour le District 13 il était prêt à tout mais ... il avait besoin d’elle ensuite. De savoir qu’ils pourraient guérir ensemble, reconstruire ensemble. « Je tiens à toi aussi Daniel et je veux gagner cette guerre, pour qu’on soit libre… Mais promets-moi de ne plus faire ça, de ne plus te mettre en danger comme ça pour moi. » Il ne pouvait pas le lui promettre. Il le savait. S’il n’avait pas pu une fois, il n’y parviendrait plus désormais. Ils n’étaient alors que des amis, il n’y avait pas eu cela, cette communion profonde, intense. Cette sensation qui palpitait dans sa poitrine. Il ne pourrait pas l’abandonner. Plus maintenant. L’avait-il jamais-t-il pu ? « Je m’en veux déjà assez pour ça, quoique tu dises… » Sa main sur sa joue est fraiche, apaisante après l’union brûlante qui vient de le consumer. « Laisse-les te soigner. » Il aborde cette blessure comme un rappel de sa faiblesse. Mais peut-il réellement effacer cette cicatrice. Il tourne légèrement le visage, pour que sa bouche se loge contre sa paume, caresse légère. « Je ne peux pas te promettre cela Gabe, je n’ai jamais pu me détourner de toi. Depuis que nous sommes enfants... Je ne suis pas sûr de pouvoir sacrifier ta vie au District. » Avoue-t-il à mi-voix, confessant la peur qui le ronge. Lui le général. « Cette cicatrice ... Je ne peux pas l’enlever, la faire disparaitre ... Tant que je ne suis pas certain d’arriver à pouvoir choisir ... J’ai hésité cette nuit-là, une seconde. Une seule seconde. Avant de m’élancer... Je devais te retrouver. Aurais-tu pu partir ? »

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MessageSujet: Re: DANIEL & GABE + warriors make no deal for Love   Mar 5 Mai - 19:56

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DISTRICT D. 13 - 03 : 47 AM

Faire partie de l’armée. Être un soldat. Protéger le district treize des autres, du Capitole. Gabrièla n’avait jamais voulu une autre vie que celle-là. Des années maintenant, qu’elle avait intégré cette armée et gravit les échelons pour en arriver là. Et elle savait très bien ce que cette place demandait. Faire partie de l’armée du district, c’était bien plus qu’un métier. C’était sa vie. Elle avait donné sa vie au district treize, elle avait promis de toujours agir pour le bien du district, de penser à eux avant de penser à elle et de ne jamais dévoiler au Capitole l’existence du district souterrain. Pourtant, ça n’avait jamais été une contrainte pour elle. Ses parents avaient tenté de tuer la personne la plus importante du district treize et avaient été tué pour cela. Elle, elle avait été orpheline. Elevée aux frais du district treize, elle avait voulu à son tour rendre service à son district. Et elle avait accepté les conditions. Pourtant, aujourd’hui, Gabrièla était perdue. Jamais une mission ne l’avait remise en question à ce point. Elle avait déjà failli perdre la vie dans d’autres missions périlleuses, mais aujourd’hui, c’était différent. Parce qu’elle n’avait pas eu peur pour elle, mais pour lui. Pour eux. Elle avait eu peur de perdre Daniel et avait réalisé qu’elle n’était pas capable de survivre sans lui. Que si elle survivait à cette guerre, elle aurait besoin de lui. Et pendant cette mission, elle avait compris qu’elle l’aimait, bien plus qu’un compagnon d’armes, bien plus qu’un frère. Elle l’aimait et elle se rendait compte de ce que cela engendrait, de cette peur grandissante qui l’étouffait peu à peu à l’idée qu’il pourrait disparaître. Il était le chef des armées, l’un des premiers que le Capitole tenterait de tuer, de torturer. Et c’était insoutenable, pour elle. D’autant plus insoutenable que, depuis le retour du district cinq, Daniel l’avait soudainement repoussé, la poussant à croire qu’elle était la seule à ressentir cette chose, ce sentiment pour lui. Et il n’en avait pas fallu plus pour que les cauchemars ne viennent la hanter à chaque fois qu’elle fermait les yeux. Jusqu’à ce soir. Jusqu’à ce qu’ils finissent par se retrouver, à deux. Jusqu’à ce que leurs corps ne fassent plus qu’un. Jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’ils avaient probablement franchi la ligne de non-retour…

Lovée contre le corps musclé de Daniel, Gabrièla laissa échapper un soupir de plaisir. Au-delà de leur union physique qu’elle avait clairement appréciée, elle était heureuse de retrouver Daniel. Après ce mois où elle s’était sentie refoulée constamment, elle était soulagée d’être avec lui. Un sourire étira son visage quand ses lèvres caressèrent doucement sa paume « Je ne peux pas te promettre cela Gabe, je n’ai jamais pu me détourner de toi. Depuis que nous sommes enfants... Je ne suis pas sûr de pouvoir sacrifier ta vie au District. » Elle le savait. Et pourtant, c’était tout aussi douloureux. Parce qu’elle n’était pas certaine de supporter qu’il puisse faire ça à nouveau, qu’il puisse faire demi-tour, pour elle. Il ne devait pas. Ils l’avaient promis lorsqu’ils s’étaient engagés, à deux, auprès de l’armée. De ne jamais faire passer leurs besoins, leurs envies avant le district treize. « Cette cicatrice ... Je ne peux pas l’enlever, la faire disparaitre ... Tant que je ne suis pas certain d’arriver à pouvoir choisir ... J’ai hésité cette nuit-là, une seconde. Une seule seconde. Avant de m’élancer... Je devais te retrouver. Aurais-tu pu partir ? » Gabrièla pencha la tête, détournant son regard du visage de Daniel. Elle n’était pas sûre de pouvoir supporter cette situation, de pouvoir accepter qu’il se mette en danger pour elle. Qu’il puisse mourir parce qu’elle avait failli à sa mission. Elle l’aimait, elle l’avait toujours aimé et il avait, d’une façon ou d’une autre, toujours été au centre de son existence. « Je n’ai jamais su partir Daniel… » Parce qu’elle l’avait toujours suivi, incapable d’imaginer une vie où il ne serait pas présent. Elle était rentrée dans l’armée, pour ne pas le perdre, pour veiller sur lui comme il l’avait toujours fait pour elle. Et elle avait échoué. Il avait failli mourir en faisant demi-tour. Et c’était trop, pour elle. Ce n’était pas ce qu’elle voulait. Elle voulait que cette guerre se termine, elle voulait une autre vie, une vie loin du Capitole, une vie à deux. Mais elle savait qu’elle ne toucherait pas à cette vie avant qu’ils ne réussissent leur mission. Et c’était bien ce qui lui faisait le plus peur. « J’aurais fait demi-tour aussi… Mais c’est différent. C’est différent Daniel, parce que tu comptes plus que moi. Le district a besoin de toi, si on veut gagner cette guerre. » Ses doigts glissèrent sur le torse de Daniel alors qu’elle semblait réfléchir. « Et j’ai besoin de toi, bien plus que tu ne l’imagines. » Elle voulait lui faire entendre raison, tenter de lui faire comprendre qu’il ne devait pas faire cela. Il était le chef des armées, il détenait toutes les informations du district treize. Et il était probablement le seul à pouvoir mener cette révolution à bout. Enfin, il était le seul qui comptait, pour elle.



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