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 SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL

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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 11/01/2012
ϟ MESSAGE : 407
ϟ AVATAR : Capitole
ϟ MULTICOMPTE : Aucun
ϟ DISTRICT : Capitole
ϟ AGE : Immortel
ϟ METIER : Président du Capitole
ϟ LIFESTYLE : Luxueuse
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : contre
ϟ COMPÉTENCES : LEADER
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MessageSujet: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Sam 29 Nov - 21:06

CAPITOL STILL RECRUITING


Capitole et Union du Capitole
Bien que le Capitole cherche à ne pas amplifier les angoisses de ces citoyens et de ternir ainsi leur bonheur, vous savez que la situation dans les Districts ne va pas en s'arrangeant. Le Capitole manque de forces pour maintenir l'ordre face à des Districts en révolte. La guerre gronde et ne tardera pas à être déclaré. Vous aimez votre pays, votre vie, vous souhaitez participer à l'effort de guerre. Lorsqu'une grande campagne de recrutement est lancée, vous décidez de vous rendre utile et de vous joindre aux convois qui vont vers les districts de l'union. Pour convaincre les récalcitrant de s'engager, de devenir Pacificateurs. Mais vos attentions sont-elles réellement louable ? Etes-vous là par égoïsme, par peur de voir votre monde et votre confort s’effondrer ? Etes-vous là pour le Capitole ou pour aider en secret la rébellion ?

(...)

Une délégation du Capitole a été envoyée dans le District 2 pour recruter de nouveaux Pacificateurs, les habitants des districts de l'Union du Capitole on tous été réunis au sein du 2. Vous avez été envoyé car vous êtes des membres actifs du Capitole ou alors des symboles de réussites (Vainqueurs, Stylistes etc.) vous incarnez les valeurs de protection, d'idéaux du Capitole. Vous participez donc à la campagne de recrutement pour faire face aux émeutes et surveiller les districts, le Capitole a besoin de beaucoup de recrues. Les jeunes de 17 à 22 ans sont enrôlés dans les "Jeunesses Capitolines", participant de force ou avec joie à un camp de formation. Les adultes sont mobilisés dans les usines d'armements du D2. Mais personne n'est à l'abri, même dans les districts éloignés des districts rebelles.

________________

Pour participer vous n'avez pas besoin de vous inscrire, seulement de poster à la suite. Votre seule obligation étant de participer régulièrement à ce sujet pour le faire vivre.

Ce sujet se déroule en milieu de journée, alors que l'activité bat son plein dans le District 2. Si vous habitez dans les Districts de l'Union mais pas dans le D2 vous avez été convoqué ici. C'est un sujet très important car la fin nous permettra d'enrichir l'intrigue !

Le sujet est ouvert à tous les habitants des districts Capitole ou Union du Capitole. En cas de questions ou pour échanger sur le sujet, rendez-vous ici.

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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 23/08/2012
ϟ MESSAGE : 547
ϟ AVATAR : Sam Worthington (guardianangel)
ϟ MULTICOMPTE : Théodore M. Hymes
ϟ DISTRICT : quatre - réside désormais au Capitole
ϟ AGE : 23
ϟ METIER : Journaliste et Mentor (71èmes HG) - A un talent caché pour le dessin.
ϟ LIFESTYLE : excellentes, un peu trop à son goût d'ailleurs. Mais pour tout dire, il ne crache pas dessus, bien au contraire...
ϟ HUNGER GAMES : oui
ϟ RÉBELLION : contre
ϟ COMPÉTENCES : SURVIVOR
MODÉRATEUR DE DAUGHTER OF FIRE
MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Sam 6 Déc - 22:06

FAME & FORTUNE


Capitole et Union du Capitole
P#tain, que le réveil est dur. Ca fait au moins deux semaines que ces s#lauds me privent d’alcool, de façon à ce que je sois relativement présentable pour le séance de recrutement où ils veulent me voir paraître. Vainqueur, ancien carrière, encore physiquement en forme malgré mon alcoolisme récent – quatre ans, c’est jeune non ? – je présente bien et mieux encore : je prône leurs idéaux pacificateurs et anti-rébellion sans que l’on ait besoin de me forcer. Merveilleux. Alors du coup, aujourd’hui, c’est levé tôt pour se préparer avec des stylistes histoire de ne pas me présenter en jean déchiré et tee-shirt tâché devant tous ces gosses, de me rendre visible et de cacher ces cernes largement étalées sous mes yeux orage. Aujourd’hui, c’est retour à la case Hunger Games, avec de la pub en plus et des jeux en moins. Et aujourd’hui, donc, je suis de mauvaise humeur. Pour changer. P#tain que le réveil est dur. Je me traîne hors du lit, me traîne dans le salon, me traîne jusqu’à la table garnie, me traîne jusqu’à la douche, traîne et traîne temps que je parviens à être en retard et donc seulement à moitié vêtu lorsque mon appartement est envahi par des greluches aux ongles et cheveux voire cils aux couleurs si criardes que ça me ferait pleurer si je n’étais pas aussi boudeur.

Une heure et demi plus tard, je suis au bord des nerfs et ma main droite glisse dans mes cheveux pour détruire le peu qu’ils ont tenté de faire pour mâter mes cheveux. Mes stylistes doivent sentir qu’ils ont dilapidé le peu de ma patience, hochent la tête, haussent les épaules, battent en retraite et me rappellent à renfort de mon chou et mon poussin que le train part dans une demi-heure et qu’il serait de très mauvais ton pour moi que de m’y présenter en retard. Je grogne, je grommelle, je fais un signe à mon nouveau Muet en essayant de le regarder le moins possible pour qu’il aille chercher mes affaires, m’occupant de mon côté de récupérer mes affaires pour écrire et de quoi dessiner pendant le trajet. Je ne suis pas stupide, je vais être confronté à des gens qui me détestent, potentiellement mon frère, certainement les frères et sœurs des deux tributs du D2 que j’ai tués. Et ça va être dur. Très dur. D’autant plus que je risque aussi de faire un détour dans le D4 après, histoire de continuer ma propagande et mettre en pratique ce que je raconte dans mes articles. Les Districts Union ne sont peut être pas des rebelles dans l’âme, c’est certain qu’ils hébergent quelques serpents en leur sein, c’est certain qu’ils sont fous eux aussi, à se croire capable de faire osciller une institution solide depuis plus de soixante dix ans.

A l’heure dite, je suis dans le train. Un soupir : nous arrivons dans le D2 où la journée est déjà bien entamée. Lorsque je débarque sur la place de l’hôtel de ville, il y a déjà foule et j’ai déjà envie de disparaître et de me réfugier dans le bâtiment le plus proche. Ce n’est pas que je souffre d’agoraphobie, c’est que j’étouffe. Vraiment. La présence du Muet qui m’accompagne ne me rassure pas, loin de là, même si je reste à côté de lui le temps de me repérer et de me souvenir de ce que l’on m’a demandé. Être un symbole de réussite. Dire que le Capitole est garant de paix, de protection, de stabilité. Quelque chose dans le genre. Quelque chose auquel je crois, en plus, ce qui aide à paraître convaincu et à être convainquant. Un énième soupir, je sors de la foule, m’écarte et m’adosse au mur le plus proche. « J’aime pas le D2. » me trouve-je à dire à mon Muet dont j’ai oublié le nom – ou la flemme de m’en souvenir, ce qui revient au même. Joue le jeu, Maël. Je relâche un peu la tension sur mes épaules en laissant mon regard traîner sur les gens, sans le moindre intérêt. « Pourtant, les Peacekeeper, c’est ce qui nous empêche de nous faire latter la tronche par des gosses mécontents qui pensent que l’anarchie vaut mieux que Panem. » J’hausse les épaules, consulte le Muet du regard, me faisant remarquer qu’il ne doit pas trop apprécier les PeaceKeeper. Et me souvenant aussi qu’il n’est pas muet pour une mauvaise raison. « C’est marrant, tu ne trouves pas ? Tu es au cœur de la fosse aux lions. Là où sont créés ceux qui t’ont arraché, ou coupé, je me suis jamais attardé sur les détails, ta jolie petite langue parce que tu t’es cru plus malin qu’eux. » Je fronce les sourcils, laisse échapper un rire qui n’a rien de joyeux. « On fait une jolie paire, mec. Moi, au sommet de la réussite, toi, au sommet de la décadence. Ce que les gosses des Districts voient, au final, c’est ce qu’ils deviendront s’ils sont intelligents, et ce qu’ils deviendront s’ils sont totalement c#ns. Marrant, ouais. » Un nouvel haussement d’épaule, j’enlève la veste légèrement brillante dont m’ont affublé les stylistes pour la jeter dans la poubelle la plus proche, remonte mes manches et ouvre la chemise sur quelques boutons, dans une allure décontractée. Sans beaucoup de délicatesse, malgré ma discrétion, je n’ai jamais fait dans la douceur, j’attrape Bluethorne par l’épaule. « Allez, avant qu’on m’emm#rde de partout pour des autographes, vive l’autodérision, reste avec moi, on va se chercher à boire. Et ne me quitte pas d’une semelle. » Pourquoi ne pas l’envoyer paître comme d’habitude, ranger mon sac de voyage dans la chambre gracieusement offerte par le Capitole ? Parce que j’ai la trouille de me retrouver solo. Tout simplement. Mais pas question de le dire. Ca non.


_________________
Qui parle de vaincre ? Ce qui compte c'est de survivre.
« L'être humain cherche, tout compte fait, davantage à survivre qu'à vivre. Or survivre, c'est exister sans vivre... et c'est déjà mourir. » ►  Frédéric Lenoir.

(c) northern lights.
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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 03/12/2014
ϟ MESSAGE : 151
ϟ AVATAR : matt smith.
ϟ MULTICOMPTE : aucun.
ϟ DISTRICT : d.3. (jadis) capitole.
ϟ AGE : vingt sept ans.
ϟ METIER : muet.
ϟ LIFESTYLE : oui, c'est difficile.
ϟ MONEY : 140 Meetra et 4 Tribe
ϟ HUNGER GAMES : oui
ϟ RÉBELLION : pour
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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Dim 7 Déc - 1:32

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Capitole et Union du Capitole
tricky - parenthesis

Le soleil venait à peine de se lever que tout le monde grouillait à l'intérieur de la bâtisse. Des muets, tout comme moi, faisaient en sorte à ce que la maison soit propre, que le petit déjeuner soit prêt et de rejoindre les premiers stylistes présents pour être maquillé un minimum... Peut être pas autant qu'ils ne sont eux-même, mais assez pour nous remarquer. Pour ma part, c'est dans les tons noirs et ocres que l'on me peinture et que l'on m'habille. On fait en sorte à ce que cela soit fait avec grande minutie, mais pas avec autant de joie qu'avec Maël. Je ne suis qu'un muet et il est un vainqueur des jeux... Je suis donc plus une corvée qu'autre chose. Mais cela ne m'importe pas pour autant. Je fais comme si de rien n'était, je me laisse simplement faire, telle une poupée entre les mains d'un enfant. Avec le temps - bien que l'on m'en ait donné peu -, je me suis habitué à cette nouvelle vie, si je pouvais appeler cela réellement une vie... Il faut dire que l'on m'a plus ou moins contraint de m'en satisfaire, si je ne voulais pas passer par la case de la suppression. Beaucoup d'ailleurs m'ont fait la remarque que j'avais beaucoup de chance d'être encore en vie et d'exister au côté même d'un des vainqueur des jeux... Si seulement ils savaient... Le fait même de m'être retrouvé face au tueur de ma petite sœur m'avait donné l'envie de fuir le plus loin possible. Je m'étais sentis incapable au début d'exister à ses côtés et de suivre ses ordres l'échine courbée. Rester fort et ne jamais craquer... Je pense que le fait de vivre aux côtés d'autre personnes dans le même cas que le miens m'avait permis de survivre à tout ces douloureux souvenirs et la crainte de vivre un avenir des plus sombres, espérant alors voir un quelconque agissement de nos alliés, venant pour nous sauver... Mais je ne rêvais pas trop. Si les rebelles n'avaient toujours pas réussit à prendre le pouvoir aujourd'hui, c'était que tout simplement, le Capitole faisait tout pour éviter leur renversement. Ils cherchaient à nous faire peur et à nous pousser dans nos derniers retranchement, nous faisaient croire que seul la docilité nous gardera... Mais qu'est-ce qu'un enfant peut-il être sauvé lorsqu'il est appelé pour les Jeux ? Et combien encore de personnes vivant noblement dans les Districts mourraient à cause de la faim ou par le froid ? Sans doute avais-je perdu cette occasion de crier ces mots envers la populace et ô combien je serais prêt à faire n'importe quoi pour retrouver ma langue pour cracher ma haine envers le Capitole, néanmoins, je ne savais si, avec ce qu'il allait se dérouler aujourd'hui, mon message aurait eut son effet... Je m'étais également dit que l'occasion était également bon à saisir pour une intervention de rebelles, mais cela allait également encourager beaucoup d'autres individus, vivant dans les Districts à se rallier à la cause du Capitole et le protéger... De la chair à canon, voilà ce qu'ils allaient devenir...

Je sortis rapidement de ma rêverie et d'aller préparer les affaires de Maël, comme il me le demanda lorsqu'il quitta soudainement les stylistes qui venaient de le préparer à l'évènement. Presque automatiquement, je n'attends pas pour le faire avant de le rejoindre et de le suivre en direction du train qui nous emmène dans le district deux, sans vraiment chercher à interagir d'une quelconque manière avec le vainqueur des Jeux, jouant les ombres en le précédant la tête basse ou en regardant les alentours, surtout dans le train alors que je n'osais regarder les Capitoliens présents et leurs alliés. Finalement, c'est dans un bâtiment que Maël prit la décision de s'arrêter en s'adossant contre un mur. Je l'imitais en faisant de même... C'est alors que je l'entendis prendre la parole... Fixant la foule sans réellement l'observer... « J’aime pas le D2. (...) Pourtant, les Peacekeeper, c’est ce qui nous empêche de nous faire latter la tronche par des gosses mécontents qui pensent que l’anarchie vaut mieux que Panem. » Je pousse un grognement presque animalier, plutôt rauque, afin de montrer ma réprobation. Les Pacificateurs ne sont rien d'autre que les chiens de garde du Capitole. Personne ne pourra espérer être protéger par l'un d'eux s'il est question qu'une personne provenant de la capitale décide d'agir à l'encontre d'un simple citoyen provenant de l'un des districts. Si les rebelles agissaient aussi durement, c'était simplement parce que le Capitole en faisant autant, et encore... Nous on envoyait pas les enfants de l'ennemi dans une arène pour les voir s'entretuer... Mais pouvais-je pour autant changer la vision de ce jeune homme ? Selon moi, pas vraiment. Il faisait partit des Carrières. Il avait abattu d'autres enfants froidement dont sa propre sœur et la mienne... Si naturellement il n'était pas un monstre, les Jeux et l'envie de pouvoir, d'être le plus fort l'avait transformé... Aussi, il reprit la parole... « C’est marrant, tu ne trouves pas ? Tu es au cœur de la fosse aux lions. Là où sont créés ceux qui t’ont arraché, ou coupé, je me suis jamais attardé sur les détails, ta jolie petite langue parce que tu t’es cru plus malin qu’eux. (...) On fait une jolie paire, mec. Moi, au sommet de la réussite, toi, au sommet de la décadence. Ce que les gosses des Districts voient, au final, c’est ce qu’ils deviendront s’ils sont intelligents, et ce qu’ils deviendront s’ils sont totalement c#ns. Marrant, ouais. » Non. Ils seront pas intelligent.. Ils seront des lâches. Des animaux. Des moutons. Peu importe... Mais pas des êtres intelligents. Je le dévisageais de haut en bas avant d'afficher un sourire moqueur afin de laisser croire qu'il n'avait en rien l'étoffe d'un héros ou du moins, pas le meilleur... Surtout lorsque l'on sait qu'il était un alcoolique de base... Mais ça... Je n'aurais sans doute jamais l'occasion de le prononcer. D'ailleurs, j'ai peur le moment où je verrais Maël encourager tout ces gens à rejoindre les rangs des Pacificateurs tandis que j'aurais le rôle de martyr, sujet aux insultes... Non, je préfère encore ne pas y penser... Qui sait si je n'allais pas plutôt quitter l'endroit avant que tout le monde ne soit présent. Je l'espérais, et je pensais avoir une chance lorsque je vis Maël balancer sa veste dans la poubelle la plus proche, tout aussi mécontent que moi d'être ici même si je n'osais moi-même détruire le travail des stylistes... Il m'attrape alors par l'épaule... « Allez, avant qu’on m’emm#rde de partout pour des autographes,  reste avec moi, on va se chercher à boire. Et ne me quitte pas d’une semelle. » Je fis un signe affirmatif de la tête avant de le suivre, comme il m'avait demandé de le faire, de toute façon aucunement déterminé à le quitter avec tout ce monde que je n'appréciais pas forcément, mais aussi, afin de le surveiller à ce qu'il n'aille pas chercher à boire pour le saouler...

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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 06/12/2014
ϟ MESSAGE : 46
ϟ AVATAR : Matt Lanter
ϟ DISTRICT : Quatre
ϟ AGE : Vingt et un ans
ϟ METIER : Ouvrier sur le chantier naval
ϟ LIFESTYLE : C'est suffisant pour survivre
ϟ MONEY : 60 Meetra
ϟ HUNGER GAMES : oui
ϟ RÉBELLION : pour
ϟ COMPÉTENCES : PROTECTOR
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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Dim 7 Déc - 11:31

destroy the ennemy


Capitole et Union du Capitole
Bien sûr la question se pose et je suis hésitant : dois-je m'engager ou non ? Dois-je tenter de rallier les « Jeunesses Capitolines » ? Je ne tiens pas à devenir l'un d'entre eux, je ne tiens pas à travailler pour le Capitole mais n'est-ce pas la meilleure opportunité pour pouvoir mieux les détruire de l'intérieur ? Après tout, ne dit-on pas qu'il faut garder ses amis près de soi mais ses ennemis encore plus ? Là, c'est l'occasion rêvée. En devenant Pacificateur, je peux me rapprocher des ennemis, me rapprocher du Capitole et c'est sans doute le mieux que j'ai à faire pour pouvoir tenter d'aider à les détruire. Peut-être aussi pourrai-je mieux protéger les rebelles en prétendant être de l'autre côté de la barrière, être aux côtés du Capitole. Je ne sais pas. C'est une décision difficile car si je m'engage sur cette voie, tout va changer et j'ai peur de terminer par ne plus avoir le contrôle sur tout ceci. J'ai encore du temps pour me décider, il faut que nous nous rendions sur place, ordre du Capitole. Je ne peux nier que j'appréhende ce déplacement, que j'appréhende de me rendre dans ce District si proche du Capitole, encore plus que ne l'est mon propre District. Là-bas, j'ai intérêt à me montrer prudent. Le temps passe vite et je me rends finalement compte qu'il est tant d'aller rejoindre les autres pour partir. Je dis au revoir à mes parents et je vois bien que ma mère n'est pas l'air d'être enchantée à l'idée que je devienne un Pacificateur même si elle est pour le maintien de la paix. Sans doute a-t-elle peur pour ma sécurité et dans le fond elle a raison mais rien n'est fait et c'est que je lui dis : j'y vais pour me renseigner, pour me rendre compte sur place et seulement là-bas je prendrai la décision. Rien n'est sûr.

Rien n'est jamais sûr.

Nous sommes plutôt nombreux en fait à partir ensemble pour le District 2 mais je doute sincèrement que d'autres aient les mêmes intentions que moi. Je ne peux malheureusement pas le savoir : j'en connais certains un peu, d'autres pas du tout et je ne sais pas à qui je peux accorder ma confiance et c'est bien là tout le problème. Les conversations vont bon train sur le chemin mais j'écoute plus que je ne participe en réalité et finalement, c'est en début d'après midi que nous arrivons sur place. Le District 2 est animé, c'est la première fois que je m'y rends et j'observe autour de moi avec attention, j'enregistre les images et les informations car sait-on jamais, peut-être un jour cela me sera utile. On arrive enfin là où une foule s'est amassée et un frisson désagréable me parcourt l'échine en voyant le monde qu'il y a. Certes, nous avons été convoqués mais l'idée qu'une grande partie de ces personnes devienne des Pacificateurs fait froid dans le dos parce que j'ai la conviction qu'eux sont véritablement ralliés au Capitole. Cela ne fait que m'inciter davantage à vraiment réfléchir à l'idée d'en devenir un également parce qu'il faut aussi des gens prêts à contrer le Capitole dans leurs rangs : il en faut vraiment. Je ne sais pas. Je ne sais toujours pas et cette interrogation est carrément mise au second plan quand le brouhaha de la foule se calme car quelqu'un vient de faire son apparition sur la place de l'hôtel de ville. Mon cœur se met à battre plus vite, je crispe la mâchoire et toute la haine qui m'anime mais qui est en général plutôt en veille se fait soudain entendre dans mon corps tout entier : il est là. Lui. Maël. Nous sommes nombreux et il ne me voit pas, il ne croise même pas mon regard mais moi je le vois, je ne le vois que trop bien et j'enrage.

J'enrage vraiment.

Le voilà qui se met à parler, à faire un discours qui semble ampli de sincérité et cela ne fait que me dégoûter encore plus en réalité. Il a l'air vraiment convaincu par ce qu'il dit, ce chien du Capitole, ce lâche, ce traître... Jusqu'au bout. Je fais un sacré effort pour me contrôler et ne pas exploser quand je l'entends dire que le Capitole est garant de paix, de protection et de stabilité. Comme il m'est difficile de donner le change en cet instant et pourtant je me dois de le faire car au moindre doute sur mon allégeance, tout sera terminé pour moi. Fort heureusement, ceux qui m'accompagnent connaissent Maël, connaissent notre histoire alors ils vont prendre mon soudain changement d'humeur uniquement pour de la haine à l'égard de celui qui fut jadis mon grand frère. Il y a de ça bien sûr mais il y a aussi la haine envers le Capitole mais ça, personne ne peut le deviner : personne n'est dans ma tête. Le discours de Maël est bref et s'il est acclamé avant qu'il ne s'éloigne, moi je n'applaudis pas. D'ailleurs, nombreux sont ceux du District 4 qui ne l'applaudissent pas non plus car encore aujourd'hui il est le traître qui a tué sa sœur. Je fais un pas de côté, je ne réfléchis pas, je sens une main serrer soudain mon poignet et on me fait signe qu'il ne faut pas que j'y aille sauf que c'est impossible : je ne peux pas le laisser s'en aller sans aller le revoir, sans lui cracher ma haine à la figure. Après tout, je ne l'ai revu qu'une fois depuis les attentats et j'ai à peine eu le temps de lui dire que j'étais déçu qu'il soit toujours en vie qu'il était déjà reparti. Je me faufile donc à travers la foule mais ce n'est pas simple car elle est assez dense. Quand enfin je parviens à m'extirper de tout ce monde, je regarde autour de moi et c'est là que je le vois adossé contre un mur mais il n'est pas seul : un homme est avec lui, un homme que je ne me souviens pas avoir déjà vu.

Ami ? Serviteur ? Peu importe.

Je les vois soudain commencer à s'éloigner et j'accélère le pas et ce n'est que quand je ne suis plus qu'à quelques mètres d'eux que ma voix s'élève.

« Il fallait que ce soit toi. » je dis d'une voix glaciale.

Quand j'ai l'attention de Maël et de l'autre, je poursuis.

« Ils devaient envoyer quelqu'un et il fallait que ce soit toi. » j'ajoute en le toisant avec toute la haine que je lui porte.

Je m'approche un peu plus, je sens mon corps tendu comme un arc.

« C'est étrange... » je dis en m'arrêtant non loin d'eux, mon regard vrillé dans celui de Maël. « La haine... On pourrait croire qu'avec le temps elle s'atténue, qu'elle devient moins puissante mais c'est tout le contraire. »

Et c'est vrai : en cet instant, je me rends compte que je le hais encore plus que lorsqu'il a tué notre sœur. En fait, chaque jour qui passe ne fait qu'amplifier cette rage que je ressens à son encontre. Un jour, elle lui explosera en plein visage. Je croise les bras.

« T'avais l'air tellement convaincu par ton petit discours là-bas... » je dis plus bas en serrant la mâchoire. « T'as vraiment honte de rien en fait, pas vrai ? Tu te pointes ici comme une fleur et tu fais comme si... Comme si tout ça était normal... »

Je secoue la tête et c'est là que je croise finalement le regard de l'homme qui l'accompagne.

« Quoi ? »

On pourrait faire mieux niveau amabilité mais bon, là, faut pas trop m'en demander.




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payback
there is nothing worse than to be betrayed by someone you deeply love and when it happens, you can't forget or forgive. You just wish and wait for payback.
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ϟ 1ERE MOISSON : 15/04/2012
ϟ MESSAGE : 239
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ϟ DISTRICT : District 2
ϟ AGE : 23 ans
ϟ METIER : Mentor (66th HG), entraîneur et auteur (talent)
ϟ LIFESTYLE : Hadès vie désormais dans l’opulence mais il profite très peu de sa fortune personnelle
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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Dim 7 Déc - 20:16

to serve, to protect


DISTRICT 2 - GYMNASE
Bonnie. Son prénom hantait mon esprit à chaque minute, à chaque seconde, de chaque journée. Depuis que la vidéoconférence s'état brusquement interrompue de son côté, coupé à la source du signal, je ne pouvais penser qu'à elle. Était-elle en sécurité ? Notre appel avait-il été surprit ? Était-elle en danger ? Elle n'avait pas eu le temps d'en dire trop. Seulement de me révéler où elle se trouvait, qu'elle n'était pas à l'origine de l'attentat et ce qu'elle avait subit au Capitole. Bien assez pour alimenter ma soif de la retrouver, de me porter à son secours. Mais je ne pouvais quitter le District 2. Pas maintenant. Je me savais surveillé, épié. Mon allégeance avait été remise en cause depuis que j'avais cherché à la faire libérer du Capitole et de ses geôles en plaidant son innocence. Arguant qu'elle était une des plus fidèles élèves de Reynold's, qu'elle désirait triompher de l'arène, faire honneur à son district et au Capitole. Je savais également qu'en la défendant j'avais attiré l'attention sur moi, sur tout ce qu'avait construit Reynold's et également sur les Basley. Après la mort de Samuel dans l'Arène qui aurait reproché à cette famille de vouloir se venger du gouvernement. Mais Bonnie n'était pas ainsi. Elle était pro-capitole, jusqu'à l'attentat. Tout cela n'était qu'une regretable erreur. Mon emportement, la passion, l'amour que m'inspirait la jeune fille m'avait fait perdre de vue l'objectif. Là où j'aurais du patiente dans l'ombre, j'avais explosé de fureur sur la scène public. Je me trouvais maintenant bloqué dans le District 2. Épié par ceux avec lesquels j'avais autrefois grandis et été entraîné. Mon statut de vainqueur me protégeait des soupçons, j'étais Hadès le sanguinaire, cela me valait une certaine aura qui empêchait le Capitole de s'en prendre directement à moi en me suspectant publiquement de trahison. J'étais le gamin le plus jeune à avoir remporté les jeux. Un gamin qui avait été sanglant, terrifiant, à la hauteur des jeux. Mais en témoignant ainsi mon soutien à Bonnie j'avais perdu toute chance de pouvoir la rejoindre directement après son appel. Ils étaient sur moi. Je sentais leurs yeux. L'Arène m'avait aidé à comprendre ce que c'était d'être traqué ou d'être le chasseur. J'étais la proie désormais. Je ne pouvais pas me permettre la moindre vague. Plus maintenant. "J'attends de vous que vous fassiez honneur à votre entraîneur aujourd'hui. Que vous me rendiez fier. Ceux qui désirent servir le Capitole, cette journée est votre chance de concrétiser votre rêve. Rejoignez le Capitole. Panem aujourd'hui, Panem demain, Panem pour toujours." c'était une colonne entière de jeunes gens que j'entraînais derrière moi vers le Boot Camp. C'était ce que l'on attendait de moi. Faire d'eux des soldats, d'abord pour l'arène, ensuite pour Panem. Bonnie aurait fait partie de cette troupe. Elle aurait dû.

Les discours s'enchaînaient, les appels à la mobilisation. Sa contribution à l'effort de guerre avait été d'apporter certaines de ses recrues, dévouées au Capitole. Pour la première fois de sa vie, son âme ne vibrait pas en harmonie avec le gouvernement. Loin de là. Il n'aspirait qu'à s'éloigner, qu'à rejoindre sa maison ou le gymnase, a ourdir un plan pour rejoindre Bonnie. Mais, il en le pouvait pas. Il devait prouver sa loyauté. Alors qu'il s'éloignait de la scène pour trouver une occupation. « T'avais l'air tellement convaincu par ton petit discours là-bas... T'as vraiment honte de rien en fait, pas vrai ? Tu te pointes ici comme une fleur et tu fais comme si... Comme si tout ça était normal... » Du regard je cherchais l'origine de cette voix. Pour la découvrir à quelques pas. Maël et un jeune homme qui lui ressemblait, en plus jeune. Accompagné d'un ... Oui, sa tenue était reconnaissable, d'un muet. Tant de rage mais aussi des propos qui n'avaient pas leurs place ici, surtout pas aujourd'hui. Je m'approchais par derrière du jeune homme et d'une bourrade dans le dos le propulsa dans l'ombre du bâtiment à l'abri de l'escouade de pacificateurs qui rodait tout prêt. Mon bras passé autour de la gorge du jeune homme, lui coupant le souffle je murmurai à son oreille, conscient aussi de l'étonnement de Maël. "De tels propos pourraient te valoir un séjour tout frais payés dans les cellules du Capitole mon garçon. Qu'importe ce que tu reproches à l'un des vainqueurs des Jeux. Ce n'est pas le jour à le proclamer à haute voix. Surtout quand le vainqueur en question est le porte parole du Gouvernement." Il le relâcha brusquement, le gardant dans son champ de vision. "Maël. Pourquoi a chaque fois que tu te déplaces quelque part, cela vire au pugilat ?" Le saluai-je d'un mouvement sec de la tête. J'adressai un regard au Muet, le saluant d'un battement de paupière.


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Fear doesn't shut you down ; it wakes you up

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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Lun 8 Déc - 22:26

FAME & FORTUNE


Capitole et Union du Capitole
Quand j’étais gosse, j’étais quelqu’un de bien. Vraiment. Enfin, je crois. Je ne voulais pas tuer les gens, je ne voulais pas faire de mal, je voulais juste rendre fiers mes parents, être heureux, ressembler à Myriam et épouser Lizzie. Ouais, il y a quatre-cinq ans, j’étais encore ce gosse là. Devenir un meurtrier pour défendre ma sœur, j’y étais préparé mais je n’avais pas hâte de verser le sang. Quand j’étais gosse, donc, j’étais quelqu’un de bien. Et maintenant ? J’en sais rien. Enfin, je n’ai pas vraiment envie de savoir, plutôt. Et face à ces gosses du D2 et des autres districts privilégiés qui sont venus, je m’entends les encourager à s’engager, je m’entends les convaincre que la rébellion ne pourra faire vaciller Panem, quand bien même ces fous furieux y mettraient toute leur volonté. Parce que Panem est grand dans sa stabilité, parce que Panem est là pour nous contrôler, nous maîtriser, nous offrir un avenir plus grand que ce que nous sommes. Je dissémine les propos que l’on veut me voir articuler dans ce dont je suis convaincu. Rien ne pourra faire trembler le Capitole : ça, c’est de moi. Que le Capitole a raison de nous détruire à petits feux en manipulant nos vies, nos proches, en se jouant de nos volontés, en nous faisant chanter des airs toujours plus dangereux… Mes poings se serrent, j’achève et je quitte la foule, m’écartant rapidement pour mieux m’appuyer à un bâtiment que j’aimerai désert. Le Muet qui m’accompagne, il faudra vraiment que je retienne son nom un jour, est toujours là. Sans blague. Et je m’entends à présent lui faire remarquer à quel point j’adore le District où nous sommes. La tension s’amoindrit légèrement, je me surprends à aller un peu plus loin dans mes pensées, dans mon sarcasme qui ne semble pas convenir vraiment au Muet grognant ; une part de moi ne peut s’empêcher de mépriser cet homme qui n’est plus capable de s’exprimer autrement que par ce biais animal. L’autre partie, celle que je jugeais bonne avant, s’en afflige et en nourrit la haine que je voue au Capitole. Je m’arrache finalement au mur : j’ai soif. Mais pas le temps de faire quelques pas qu’une silhouette se dessine face à moi, une silhouette qui a mes traits, l’assurance de Myriam, l’attitude de notre père. « Forcément… » Il faut forcément qu’il se pointe, hein ? J’ignore où j’en suis avec ce petit frère qui a longtemps été mon égal, jusqu’à ce que l’on me force à mûrir brutalement. Je n’ai pas le temps de respirer et de m’affliger de sa présence que déjà il attaque. « T'avais l'air tellement convaincu par ton petit discours là-bas... T'as vraiment honte de rien en fait, pas vrai ? Tu te pointes ici comme une fleur et tu fais comme si... Comme si tout ça était normal... » Ce que je lui réponds ? Un sourire narquois, dans un premier temps. De toute manière, je n’ai pas le temps de dire quoique ce soit de plus, une ombre jaillit, se saisit de Sebastian pour le plaquer contre un mur. Mes mouvements m’échappent un instant dans une tentative de séparer mon frère de son agresseur, mais je les contrôle presque aussitôt pour croiser les bras sur ma poitrine, considérant Asher qui a déjà immobilisé mon frère. Sérieux, j’aurais pas envie de me retrouver contre Hadès dans l’arène. Je suis peut être un ancien carrière, je prends soudain conscience que face à lui, je ne tiendrais pas deux secondes. « Lâche le, Hadès. » Et me voilà qui lui ordonne quelque chose. Mais qu’est ce qui ne tourne pas rond dans mon crâne ? "De tels propos pourraient te valoir un séjour tout frais payés dans les cellules du Capitole mon garçon. Qu'importe ce que tu reproches à l'un des vainqueurs des Jeux. Ce n'est pas le jour à le proclamer à haute voix. Surtout quand le vainqueur en question est le porte parole du Gouvernement." Lorsqu’il le relâche, je ne peux m’empêche de lâcher un soupir de soulagement. De toute évidence, Sebastian va bien s’en tirer pour le moment. Ce serait quand même très c#n que je me vende et me plie au bon vouloir du Capitole depuis quatre ans pour rien, non ? "Maël. Pourquoi a chaque fois que tu te déplaces quelque part, cela vire au pugilat ?" Et là : je sursaute.

Hein ? « Hein ? » Ce que je pense, je me retrouve à le dire. Je peine à savoir quelle attitude offrir à mes deux – trois si on compte l’infirme qui doit me servir plus ou moins d’esclave – interlocuteurs – terme franchement abusif lorsqu’on parle du muet, d’ailleurs. La réponse s’impose d’elle-même : je suis Maël Reh, je suis un Vainqueur. Je suis l’objet du Capitole et il ne pourra plus jamais en être autrement. Et même si je déteste mon petit frère si haineux, je ne peux pas lui faire subir ça. Un soupir, que je veux irritant. Nonchalant. J’envoie une bourrade à Sebastian, sans la moindre douceur. Il faut que je sois plus Maël que son frère. « Ne généralise pas trop vite, Hadès, disons que je suis souvent la proie des foules en délire, ma réputation, tout ça, tout ça… » Je lève les yeux au ciel. « Et mon petit, très petit frère ne reproche rien au vainqueur, je te rassure. » Mon sourire s’élargit. Moi, j’ai envie de vomir rien qu’à l’idée de ce que je vais dire. Je m’écœure, je me dégoûte et le pire, c’est qu’on a réussi à me convaincre qu’il n’y a pas d’autre solution. « Il est juste toujours vexé de voir que notre sœur n’était rien de moins qu’une greluche. C’est moi qu’il n’aime pas, pas le vainqueur. N’est ce pas Sebastian ? Vexé de ne pas avoir vu que j’étais autre chose qu’une ombre derrière la grande et merveilleuse Myriam ? » Joue le jeu, Maël, vas-y joue le jeu. Je retiens mes tremblements, cette bile qui me brûle la gorge et la voix de ma sœur qui me chantonne à l’oreille. Que dirait-elle en nous écoutant ? En me voyant ? A-t-elle cru à un seul instant que je la haïssais vraiment ? « Allez, l’affaire est close  Pitié, faites qu’elle le soit tu vas bien nous trouver un truc à boire, hein Hadès ?! Ou toi, d’ailleurs, faudrait que tu serves à quelque chose. » Mon ton est méprisant lorsque je m’adresse à Pantalaimon. Sobre, finalement, je suis pire que bourré.



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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Mer 10 Déc - 17:17

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Capitole et Union du Capitole
tricky - parenthesis

Son petit discours avait finalement prit fin, il s'était éloigné de la scène, on comptait aller boire, du moins, il avait proposé de le faire, mais nous fûmes arrêté par quelqu'un qui semblait particulièrement en colère... « Il fallait que ce soit toi. (...) Ils devaient envoyer quelqu'un et il fallait que ce soit toi. (...) C'est étrange... La haine... On pourrait croire qu'avec le temps elle s'atténue, qu'elle devient moins puissante mais c'est tout le contraire. (...) T'avais l'air tellement convaincu par ton petit discours là-bas... T'as vraiment honte de rien en fait, pas vrai ? Tu te pointes ici comme une fleur et tu fais comme si... Comme si tout ça était normal... » Je reste interdis, n'osant réagir entre le ricanement où l'envie de continuer notre chemin. Je ne sais qui il est bien que son visage me dit quelque chose. Peut être l'ais-je déjà aperçu sur un écran où qu'il n'ait un lien direct avec les Jeux, ce qui est fort probable au vue de la haine qu'il a envers l'un des vainqueurs. Aussi, je m'amuse à regarder les deux hommes chacun leur tour avant de sourire en posant mon regard sur Maël, m'amusant de le voir ainsi confronté à une telle situation... Surtout en ces lieux alors que l'on s'attendait tous plus ou moins à voir des individus proches du Capitole plutôt que l'inverse ! Cela me réjouit en quelque sorte, bien que l'inconnu se montre tout aussi aimable qu'il ne l'est avec le vainqueur du District 4, alors que je l'observe un peu trop... Ma raison me pousse donc à baisser la tête et à rougir, comme honteux de ce que je viens de faire, bien que je ne le suis pas vraiment... Seulement confus de ne pas comprendre par tout ce qui se passe après tout ce charabia ! Et pire encore lorsque je vois un autre homme saisir au cou celui qui a agressé mon possesseur ! Je les regarde un instant, m'agitant sur place sans réellement chercher à résoudre la situation... De toute façon, Maël avait décidé de s'en occuper de lui-même. Et c'est alors que je les entends... D'abord l'autre, que je reconnais également en tant que vainqueur des Jeux de la faim... « De tels propos pourraient te valoir un séjour tout frais payés dans les cellules du Capitole mon garçon. Qu'importe ce que tu reproches à l'un des vainqueurs des Jeux. Ce n'est pas le jour à le proclamer à haute voix. Surtout quand le vainqueur en question est le porte parole du Gouvernement. (...) Maël. Pourquoi a chaque fois que tu te déplaces quelque part, cela vire au pugilat ?  » Il me salue ensuite d'un battement de paupière. Je l'imite par simple respect. Je ne sais si celui là est vraiment du côté du Capitole ou non... Après tout, il aurait pu arrêter le garçon, comme il l'a dit lui-même, mais il ne l'a pas fait. Peut être fait-il cela pour préserver ce potentiel rebelle mais quand j'entends les horreurs que prononcent Maël et qu'il n'agit pas lui-même pour l'arrêter, je me pose réellement des questions... Peut être que l'un comme l'autre ont, en fin de compte, un avis neutre de tout ce qui se déroule à Panem en profitant joyeusement de leurs conditions...

Maël semble alors surprit des paroles de l'autre vainqueur et il ne perd pas de temps pour répliquer méchamment, me permettant d'ailleurs à découvrir l'identité de la personne semblant lui vouer une haine. « Ne généralise pas trop vite, Hadès, disons que je suis souvent la proie des foules en délire, ma réputation, tout ça, tout ça… (...) Et mon petit, très petit frère ne reproche rien au vainqueur, je te rassure. (...) Il est juste toujours vexé de voir que notre sœur n’était rien de moins qu’une greluche. C’est moi qu’il n’aime pas, pas le vainqueur. N’est ce pas Sebastian ? Vexé de ne pas avoir vu que j’étais autre chose qu’une ombre derrière la grande et merveilleuse Myriam ? » C'est donc ça... C'est son petit frère... Et lui qui s'amuse à le torturer sur la mort de sa grande sœur. D'un côté, je veuille bien comprendre à ce que Maël soit aussi en froid avec lui. Après tout, l'autre ne pouvait quand même pas faire un choix entre les deux, si ? Avait-il osé faire un choix pour savoir qui méritait de vivre ? C'est quelque chose de totalement insensé et horrible... Aussi est-ce pour cela que les rebelles se battaient. Ces jeux inutiles créaient des tensions tout aussi bêtes... Afin de monter Panem contre lui-même... Maël aurait du comprendre que si tout les Districts se rebellaient contre la capitale donc, il n'aurait pas eut à subir tout ça, il n'y aurait plus les Jeux, plus de combats, plus aucun sacrifices inutiles...

Semi-rêveur songeant à un monde utopique, j'en avais presque oublié ce qui se passait au district deux, pourquoi nous étions ici, jusqu'à ce que j'entende la voix de Maël de nouveau résonner, cette fois-ci en un ton que je n'apprécie pas, surtout lorsqu'il est question de me donner un ordre et qu'il faut le servir à boire, de l'alcool... « Allez, l’affaire est close... Tu vas bien nous trouver un truc à boire, hein Hadès ?! Ou toi, d’ailleurs, faudrait que tu serves à quelque chose. » Je prends cette attitude qu'ont la plupart des muets, la tête basse, poings serrés, avant de faire volte-face comme un automate pour aller chercher ce qu'il attend de moi... Et je me sens encore plus petit lorsque je me fraie un chemin à travers ces célébrités qui me jugent du regard, me poussant alors à courber encore plus le dos. Je me hâte donc pour trouver rapidement un plateau et des boissons ayant bonne figure sans même savoir ce que c'est exactement pour revenir vers les trois hommes, les yeux posés par terre... Il n'y a que trois boissons sur le plateau. La réaction désagréable de Maël me poussant à croire que je n'avais pas le droit de trinquer avec eux...

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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Mer 10 Déc - 19:47

destroy the ennemy


Capitole et Union du Capitole
Il sourit ? Cet enfoiré ose sourire ? Je vais le tuer. Je vais l'écorcher vif et lui faire regretter... Tout, je vais tout lui faire regretter. C'est l'idée mais elle meurt dans l'oeuf car je sens un coup dans mon dos et j'ai beau être entraîné et savoir me défendre, je suis projeté trop rapidement contre le mur pour avoir le temps de réagir et en l'espace de quelques secondes, je me retrouve coincé, le souffle coupé. Mes mains se referment sur l'avant-bras qui me maintient et je jette un regard en coin à l'homme qui me tient : Hadès. Je ne le connais pas personnellement mais son nom par contre je le connais car c'est un ancien vainqueur. Il est fort, très fort et là, je suis à sa merci. Au moins, lui, il a mérité d'être vainqueur. Mon attention est détournée de celui qui me maintient parce que j'entends Maël lui ordonner de me lâcher et je fusille alors mon frère du regard. Respiration coupée ou pas, je ne veux pas qu'il s'en mêle : je veux qu'il ne se mêle de rien me concernant. J'entends ensuite Hadès me dire que mes propos pourraient me coûter chers et que je me dois de les garder pour moi, en particulier un jour comme aujourd'hui alors que Maël est censé être le porte parole du Gouvernement. Tout ça me donne envie de vomir... C'est un traître, un lâche, un vendu et finalement, il va parfaitement bien avec le Capitole. Oh oui, ils se sont bien trouvés. Je ne dis rien, je ne bouge pas : hors de question que je le supplie de me lâcher, et puis quoi encore ? Je n'ai cependant pas besoin de dire quoi que ce soit car il relâche enfin sa prise et je me décale d'un bon mètre tout en frottant ma gorge : il y a été franchement. Tandis que je me frotte la gorge, Hadès s'en retourne vers Maël pour lui demander pourquoi à chaque fois qu'il se déplace quelque part les choses tournent mal.

« Parce que c'est un enfoiré de traître, voilà pourquoi... » je murmure tout bas plus pour moi-même que pour les autres parce que je sens ma voix rocailleuse d'avoir eu droit à autant de pression sur ma trachée.

C'est alors que Maël m'envoie une bourrade et aussitôt je bondis en arrière sur la défensive : il ose me toucher ? Il ose oui mais le regard que je lui lance ne peut que lui faire comprendre qu'il n'a pas intérêt à recommencer. Quant à ses mots... Si les premiers me dégoûtent, ceux qui suivent me font bouillir davantage de rage et les larmes qui naissent dans mes yeux sont bel et bien des larmes de rage mêlées à un soupçon de tristesse parce que ça me fait mal de l'entendre parler comme ça de Myriam et il semble jubiler de me faire souffrir de cette façon. Qui est ce type ? Comment ai-je pu l'aimer ? Comment ai-je jamais pu le considérer comme mon frère ? « L'affaire est close » qu'il dit et il semble décidé à vouloir boire. D'ailleurs, il envoie son serviteur, un Muet (ça, j'ai fini par le comprendre) pour aller récupérer de quoi boire et moi d'enfin prendre la parole.

« Il a raison... » je dis à Hadès d'une voix quelque peu éraillée. « C'est pas le vainqueur que je déteste mais la pourriture qui se cache derrière, la raclure qui n'a pas hésité à tuer sa propre sœur de sang-froid juste pour pouvoir gagner les jeux. »

Je fais un pas vers Maël mais je n'ai aucun geste violent : ma colère est intérieure et froide mais c'est sans doute cette colère là qui est la plus dangereuse.

« T'as raison : t'étais pas une ombre derrière elle. T'étais rien, t'étais absolument rien et c'est pour pouvoir devenir quelque chose que tu l'as tuée et comment t'as réussi ? En la prenant par surprise. Tu l'as assassinée alors qu'elle te tendait la main, t'as choisi ce moment-là parce qu'en vérité, t'aurais pas pu gagner sinon. Jamais t'aurais réussi à la battre, jamais, parce qu'elle était bien meilleure que toi. »

Je marque un silence.

« Je te hais. »

Il a souri ? Eh bien c'est à mon tour maintenant et jamais je n'ai souri de cette façon, jamais. Jamais sur mon visage il ne s'est peint une telle cruauté parce qu'en vérité, j'ai bien l'intention d'être cruel avec lui quand j'en aurai enfin l'occasion.

« L'affaire est loin d'être close, crois-moi. » je termine par murmurer avant de me détourner en soupirant.

Ce n'est franchement pas l'envie qui me manque de lui en coller une, de lui sauter à la gorge et de l'étrangler sur place mais je me retiens parce que Hadès est là et vu la force qu'il a déployé pour me maîtriser, je sais qu'il m'empêchera de faire du mal à Maël. Plus tard donc, plus tard. D'ailleurs...

« Je ne cherche pas les ennuis. » j'ajoute à l'attention de celui qui a bien failli me broyer la trachée quelques instants auparavant. « Au contraire. Je suis venu sur ordre du Capitole, je suis venu parce que je tiens au maintien de la paix. J'y suis pour rien s'il s'est pointé, c'est... »

Je soupire.

« Une affaire personnelle, rien d'autre. Mais je ferai pas de vagues aujourd'hui. » je termine par dire en levant les mains en signe de reddition. Je ne ferai pas de vagues non mais j'ai bien insisté sur le « aujourd'hui » car nul doute que ce n'est que partie remise et Maël doit en être parfaitement conscient. C'est sans doute mieux que Hadès soit intervenu sinon... Sinon, j'aurais tout foutu en l'air en me laissant emporter et ce n'est pas le moment. Là, il faut que j'essaye de reporter mon attention sur la raison de ma présence ici mais ce n'est franchement pas simple : c'est difficile d'occulter ma rage, difficile d'occulter ce qui a bien failli se passer et de penser à mon éventuel enrôlement chez les Pacificateurs. Le Muet réapparaît soudain avec un plateau où se trouvent trois verres et je hausse un sourcil, surpris. Vu la façon dont j'ai échangé avec Maël et Hadès, c'est plutôt surprenant que le Muet ait décidé de me ramener un verre. La surprise passée, j'esquisse un petit sourire à l'attention du serviteur.

« Merci, c'est gentil. » je lui dis en lui adressant un regard entendu.

Si mon frère le traite comme un chien, je n'ai pas l'intention de faire de même. Cependant, avant de me servir, je jette un regard à Hadès : c'est bel et bien à lui que je demande de façon silencieuse l'autorisation de prendre le verre que le Muet a ramené pour moi. Il est celui qui m'a maîtrisé quelques instants auparavant, celui qui a semble-t-il le bras long, peut-être même encore plus long que mon frère. Je n'oublie pas ses mots, je n'oublie pas où est censée être ma place en cet instant. Bref, à lui de décider si je dois foutre le camp ou pas.





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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Dim 14 Déc - 11:30

to serve, to protect


DISTRICT 2 - GYMNASE
Je suis l’un des carrières les plus craints parmi ceux qui ont été envoyés dans l’Arène. Un tueur. C’était ce que j’avais prouvé être durant les jeux, alors que je n’étais encore qu’un gosse. Près de dix ans ont passés depuis. Pourtant je suis toujours aussi affuté, aussi prêt, prêt à tuer, à désarmer, à combattre. Gestes tant répétés durant l’enfance devenus aujourd’hui des automatismes contre lesquels il est difficile de se battre. Tuer, désarmer, blesser, mutiler m’est devenu aussi facile que de respirer. Alors que j’aurais pu rejoindre le Capitole, devenir l’un des leaders de l’armée du Président, j’avais décidé de prendre une autre voie. Une voie qui me permettrait d’être là pour tenir ma promesse. Un choix qui m’avait permis de veiller sur elle. Et qui avait aussi entraîné notre perte. Cars ils savaient pourquoi j’étais resté. Si Reynold’s le savait. Le capitole le savait. J’étais piégé tandis qu’elle était aux mains d’une bande de rebelles. Bonnie. Peut-être était-ce qui m’avait poussé à intervenir, à repousser le jeune homme – le frère cadet de Maël – contre un mur pour le faire taire. Il ne pouvait deviner ce qui l’attendrait si le Capitole l’apprenait. Moi, je le savais. Je savais ce que Bonnie avait enduré. Elle m’avait tout dit. « Lâche le, Hadès. » Non. Les piètres tentatives de Maël pour me le faire lâcher avant qu’il ne me reconnaisse conjugués à un ordre n’allaient pas me faire l’obéir. Lui et moi savions qui survivrait dans l’Arène si nous y avions été envoyés ensemble. J’avais un message à faire passer au jeune homme. De ceux qu’un bon coup sur le crâne ferrait entrer plus facilement. Ne pas parler à tort et à travers. Surtout pas ici, surtout pas aujourd’hui. Je finis par le relâcher pour ne pas attirer l’attention sur nous, sur lui. J’ai assez de problèmes comme cela sans devoir en créer d’autres. Déjouer la surveillance du Capitole pour retrouver Bonnie sera assez compliqué comme ça. J’interroge Maël comme pour dédramatiser la situation. « Parce que c'est un enfoiré de traître, voilà pourquoi... » Je lance un regard noir au frère cadet, ne l’aura-t-il pas comprit. Il est impératif qu’il ferme sa gueule maintenant ... Car j’ai cru comprendre à travers ses mots que son animosité envers son frère touche aussi le Capitole et la chasse aux traitres est lancée. Maël est un pro capitole, il méprise la rébellion. Le petit jeu de son frère n’arrange pas sa situation. Leur animosité pourrait forcer Maël à le dénoncer ... Même si je ne pense pas mon ami aussi détaché de la situation qu’il le prétend. « ne généralise pas trop vite, hadès, disons que je suis souvent la proie des foules en délire, ma réputation, tout ça, tout ça… (...) et mon petit, très petit frère ne reproche rien au vainqueur, je te rassure. (...) il est juste toujours vexé de voir que notre sœur n’était rien de moins qu’une greluche. c’est moi qu’il n’aime pas, pas le vainqueur. n’est ce pas sebastian ? vexé de ne pas avoir vu que j’étais autre chose qu’une ombre derrière la grande et merveilleuse myriam ? » Les jeux ont brisés plus d’une famille. J’avais perdu un frère dans l’Arène, Samuel, et des amis aussi. Owen, Arabella, Glitter, Summer, tant de noms perdus lors de l’Expiation. « Il a raison... C'est pas le vainqueur que je déteste mais la pourriture qui se cache derrière, la raclure qui n'a pas hésité à tuer sa propre sœur de sang-froid juste pour pouvoir gagner les jeux. » Je savais que Maël avait triomphé et tué sa sœur lors des jeux, cela faisait de lui un être méprisable dans les Districts et une source morbide de fascination au Capitol. Mais l’homme n’était pas un monstre. Je connaissais des monstres, j’en étais un, je savais reconnaître un être abjecte. Maël souffrait. L’alcool qu’il ingurgitait en était la preuve. La preuve de sa culpabilité, de son chagrin. . « allez, l’affaire est close... tu vas bien nous trouver un truc à boire, hein hadès ?! ou toi, d’ailleurs, faudrait que tu serves à quelque chose. » Je sens qu’il chercher à protéger son frère de mes humeurs, il faut dire que personne ne douterait de l’allégeance du plus jeune vainqueur des Hunger Games, de l’homme qui avait repris en main le Gymnase du 2. Personne. Comme Bonnie j’avais été fidèle durant des années. Mais l’injustice dont celle que je devais protéger avait été victime avait tout changé. Le Muet avait obéit à Maël avec une célérité monstre, de tout évidence son maître aviné était préférable à un Maël sobre. Trois verres. Le regard posé sur moi par le jeune frère de Maël m’intriguait, comme s’il cherchait une autorisation quelconque de ma part. Je hochais imperceptiblement la tête. Je pris l’un des verres et trinquait au Capitole. « Panem aujourd’hui. Panem demain. Panem à jamais » Lançais je avec une pointe de cynisme tout juste perceptible avant de tendre mon verre au Muet, sans y avoir touché. « Je dois veiller sur le bon déroulement des enrôlements ... » Avançais-je comme justification alors que l’idée même de trinquer à la santé du Capitole me révulsait soudainement.


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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Mar 16 Déc - 22:40

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Capitole et Union du Capitole
Et voilà. Je suis méchant, je suis écœurant, je suis un monstre et je m’affirme comme tel. J’ignore ce qui m’effraie le plus, alors que je prononce ces mots qui sont comme des coups de hache dans le cadavre de ma sœur : que je les dise sans que ma voix ne se départisse un seul instant de ce ton goguenard ni ne daigne tremble, ou que je commence à m’en foutre totalement. Je joue le jeu depuis quatre ans. Je joue selon leurs p#tains de règles depuis je ne sais plus combien de mois, et tout ce que je récolte, c’est de m’y habituer ? Est-ce que je suis en train de vraiment devenir ce monstre insensible et rieur que je me plais à paraître ou… ou rien. Je n’ai pas envie de savoir l’alternative, ce serait trop déprimant. Donc voilà, je suis méchant. Et le but de tout cela ? Protéger mon frère. Cherchez pas, la vie est d’une ironie poilante, j’en mourrais de rire si je n’étais déjà pas plié en deux en me souvenant que j’ai tué ma sœur alors que si je m’étais porté volontaire pour ces p#tains de jeux, c’était pour la sauver. Comme c’est drôle, je me pisse dessus. J’assène les coups, j’ordonne, mon petit muet s’éclipse sous ma demande et je prends même la peine d’ignorer sa désapprobation quant à l’alcool que je lui réclame. Je n’en ai rien à faire de son avis. Si on regarde les charmants gens qui m’entourent, soit je passe pour un fanatique qui a tué sa sœur pour la gloire, soit pour un monstre qui a tué sa sœur pour la gloire. Dans tous les cas, le Muet doit me détester, Sebastian, je suis à peu près fixé sur sa position et Hadès… et bien c’est Hadès. Pendant quelques secondes, je prends le temps de considérer les poings crispés et épaules basses de Bluemachin. Quelques secondes uniquement, vu que mon frère décide enfin de se la ramener d’une voix basse. « Il a raison... » Sans blague… bien sûr que j’ai raison, parce que si jamais Hadès n’est pas convaincu par mon explication, tu vas te retrouver mis sur l’autel du sacrifice pour faire un exemple et peut être même que l’ironie voudra que ce soit moi qui tiennes l’arme, histoire d’enfoncer le clou. Ne serait-ce pas comique, petit frère ? Je lève les yeux au ciel dans un soupir que j’espère décontracté. Et lorsqu’il reprend, j’hoche la tête à chacun de ses propos, comme pour l’appuyer, comme pour prouver un peu plus à l’autre vainqueur que tout cela n’est qu’un quiproquo. Pourriture, raclure… « C’est merveilleux de voir que tu as définitivement élargi ton vocabulaire, Seb, je suis sûr que d’ici l’année prochaine tu seras capable de produire de merveilleuses métaphores sur la gangrène ou le moisi qui ronge les amarres des navires. » Non je ne le provoque pas. Son pas dans ma direction me suffit à ravaler ma colère et tout ce que je veux lui balancer à la figure. J’arque un sourcil lorsqu’il poursuit, en fidèle écho de ce que je pense réellement de moi. Pourquoi me suis-je porté volontaire ? je n’ose pas vraiment répondre à la question, même maintenant. Surtout maintenant. Pas pour me venger, par pour l’humilier, voilà qui est certain. Mais pour me démarquer ?… j’ai peur de le savoir. J’étais deux pas derrière elle, toujours. J’étais dans ses traces, jamais à côté, jamais devant. Elle m’a appris àn nager, elle m’a montré comment tenir mon épée, elle m’a secondé lorsqu’il fallait courir et que ma respiration me lâchait. Elle m’a soutenu, a recueilli mes larmes de terreur la veille du départ dans l’arène. C’était ma sœur, je n’étais rien à côté d’elle. Pendant un court instant, je ne parviens plus à soutenir le regard de Sebastian. Pire. Je me sens capable de m’effondrer en sanglots devant les coups de poignard qu’il m’assène à son tour. Je n’ai que ce que je mérite, je ne peux pas l’ignorer. tu l’as assassinée me dit-il. Son silence me donne l’espoir de voir mon supplice se terminer, mais ce n’était que le calme avant la tempête. « Je te hais. » Et ce n’est pas une tempête, c’est un cyclone qui s’abat sur moi. Son sourire me brûle, mes muscles encaissent les coups et je ne comprends pas comment je parviens à ne rien dire, à ne rien faire, à me contenter de respirer – ce qui me paraît déjà un miracle. Dis quelque chose, Maël. Dis quelque chose, tout de suite, s’il te plait… Mes lèvres s’entrouvrent, se referment. « Au moins, c'est clair. » Je suffoque, je ferme les yeux une fraction de temps, les rouvrent, cherche quelque chose à dire et Sebastian clôture dans un murmure. Ca, c’est certain, frérot, l’affaire est malheureusement loin d’être close.

Je cherche un peu de nonchalance lorsque je m’adosse au mur qui m’empêche de m’effondrer dans mes démons. A Sebastian et à Hadès de faire la conversation – j’épargne ce devoir au Muet qui n’est toujours pas revenu – moi, je reprends contenance. Je cherche une méchanceté, un sarcasme, un jeu de mots ou quoique ce soit qui me permette de ne pas ployer sous les mots de mon frère qui résonnent encore, sadiques qu’ils sont, dans mon esprit. « Je ne cherche pas les ennuis.  Au contraire. Je suis venu sur ordre du Capitole, je suis venu parce que je tiens au maintien de la paix. J'y suis pour rien s'il s'est pointé, c'est... Une affaire personnelle, rien d'autre. Mais je ferais pas de vagues aujourd'hui. » Mes doigts se faufilent dans mes cheveux, mes yeux cherchent un soupçon de Myriam dans la stature de mon frère qui me dépasse depuis longtemps en taille. Mon Muet revient, avec trois verres que j’espère bien alcoolisé. Avant que je n’ai pu dire un mot, mon frère le remercie, étalant un peu plus la différence entre nous. Et bien, s’il veut se faire passer pour le gentilhomme et moi pour le c#nnard, qu’il fasse ce qu’il veut, je n’en ai rien à carrer, je décide. Le répit que j’ai gagné, finalement, m’a permis de compartimenter mes pensées et mes émotions. Pour le moment. A moi d’appuyer le contraste qui existe entre les deux Reh. « Et bien, c’est pas trop tôt. A croire qu’ils t’ont aussi coupé les jambes, sérieux… » J’hausse les épaules. Pantalaimon – non mais vous avez vu ce nom ? – doit être le seul des trois à me connaître aussi bien totalement alcoolisé, sobre, terrifié par mes phobies ou encore incroyablement chiant et de mauvaise humeur. Ca m’effraye dans un sens, je m’en contrefous dans un autre. Il ne peut pas parler, il n’a pas intérêt à écrire, et puis il en faut bien un. Mais ça signifie aussi qu’il doit savoir que je vais être une horreur ce soir, lorsque les mots de Sebastian auront suffisamment tracé leur piste sanglante pour me rendre fou et me faire revivre la mort de ma sœur, les morts même puisque j’ignore exactement quand je l’ai tuée, pour mieux m’empêcher de dormir. J’attrape un verre, grommelle un « Panem aujourd’hui. Panem demain. Panem à jamais » en écho à celui de l’autre vainqueur avant de vider cul sec le récipient que j’envoie se fracasser contre un mur pour établir davantage ma réputation de cas désespéré. Panem toujours, quoiqu’en disent les Rebelles. Je rêve moi aussi, petits c#ns, de voir la tête de Snow planté sur un pic. Je tuerais pour faire tomber ce p#tain de système – bon d’accord, j’ai déjà tué donc ça a moins d’impact – mais il faut se rendre à l’évidence : c’est impossible. Donc voilà. Un soupir. Je m’empare du verre qu’il tend à mon Muet. « Je dois veiller sur le bon déroulement des enrôlements ... » Je lève aussitôt les yeux au ciel, avant de vider d’un trait mon deuxième verre, que je contemple un court instant, comme surpris de le retrouver déjà vide. « Hadès qui surveille son royaume, comme c’est mignon. C’est marrant, d’ailleurs, toi Hadès, moi Poséidon, on trinque presque en frères. » Je ricane, avant de mettre le verre d’autorité dans les mains de Pantalaimon. Faudra vraiment que je songe à lui demander si ses parents le détestaient vraiment pour lui avoir donné ce nom ou s’ils avaient juste perdu un pari. « Et donc, outre me haïr, Sebastian, qu’est ce que tu es venu faire ici ? Devenir Pacificateur, c’est bien mignon, mais tu vois ce mec ? » Mon poing vient percuter l’épaule d’Hadès. « C’est lui que tu dois convaincre, donc autant dire que tu es un peu mal barré pour le moment, tu vois ? » Autrement dit, dégage. Maintenant. File droit, fais toi discret, cesse de réduire en miettes mes efforts pour te protéger, compris ? Mes mains entreprennent de débrailler ma chemise, réduisant quant à moi à néant les efforts des stylistes pour me rendre présentable. « Allez, entretien de motivation improvisé, Hadès tu penses qu’il aurait la carrure ? Sebastian, tu sauras contrôler tes pulsions sanguinaires héritées de ton grand frère de toute évidence ? » Provocation comme moyen de défense, voilà qui est merveilleux. A croire que je fais de jolis tas de pierre pour rendre plus aisée ma lapidation future.



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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Jeu 18 Déc - 21:43

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Capitole et Union du Capitole
tricky - parenthesis

J'accélère le pas, essayant de me frayer un chemin à travers la foule pour les rejoindre le plus rapidement possible. Toujours le plus rapidement possible et au mieux, sans rien casser et en évitant les probables mauvais regards qui se posent sur moi, le muet, le traître, la petite chose à la disposition du Capitole que personne connaît puisque le faire en serait une honte. Si j'agis rarement comme mes semblables tel un automate, je les imite à merveille en publique. Au moins, je ne m'attire les foudres de personne qui me remarquent seulement comme une simple ombre bien que je suis aussi énormément maquillé que les autres personnes vivantes au cœur de la capitale, peut être moins paré qu'ils ne peuvent l'être, je ne sais guère... J'ai le sentiment d'être déguisé pour Halloween avec la sensation d'avoir constamment une espèce de pâté de peinture sur le visage et ce costume irritant, même si avec le temps j'ai finis par m'y habituer, je rêve de rentrer chez nous pour avoir un ensemble un tant soit peu convenable si Maël l'accepte.

Mais je m'arrête et lorsque je daigne enfin à les dévisager, je sens que quelque chose s'est déroulé pendant mon absence, comme si une certaine tension ne cessait d'exister dans l'air. Je le sens dans le malaise de mon propriétaire mais aussi et surtout de la manière dont son petit frère essaye de se calmer, de ralentir sa respiration, comme sur le point d'exploser sa rage déjà bien palpable qu'il avait fait son apparition mais pire encore lorsque je venais, moi, de les rejoindre. Je crains alors pour le dit Sebastian qui aurait pu être un excellent rebelle s'il aurait su tenir un minimum sa langue... Avoir un peu de courage, c'est bien tant que l'on ne bascule pas dans la folie des missions. Aussi j'ose espérer que ma présence ici en tant que prisonnier asservit du Capitole l'oblige à le calmer un peu même si le plaquage d'Hadès semble de pas lui avoir suffit au départ... Néanmoins, je suis rassuré de voir qu'il semble être passé à autre chose alors qu'il remercie mon geste. Je lui affiche l'un de mes plus grands sourires amicaux afin de lui montrer mon affection que j'ai envers lui, peut être l'un des seuls qui osent se montrer un minimum poli envers un muet tandis que le reste de la populace semble loin de là inquiet ou intrigué par notre condition... Par les marques que l'on peut avoir... Et je crains que ce soir, je n'y couperais pas. Pas après les menaces du petit frère et surtout pas alors que Maël ne perd pas son temps pour vider les verres encore remplit sur le plateau, Hadès ayant refusé de boire le sien... Depuis l'intervention de l'autre, je le vois perdre peu à peu les pédales. Me traiter comme son animal de compagnie alors que quelques minutes plus tôt, nous devions boire quelque chose ensemble et voilà à présent qu'il se met à briser des verres après avoir trinqué en l'honneur du Capitole... ! Et.. et.. ils rient !

Par moment, je pourrais presque le prendre en pitié, mais actuellement pas vraiment, surtout lorsqu'il ose encore pousser le bouchon plus loin encore alors que Sebastian avait cherché à se contenir jusque là pour ne pas lui bondir dessus... Qu'est ce qu'il cherchait réellement pour désirer le provoquer autant ? Est-ce qu'il voulait absolument voir son petit frère se voir arrêter par les Pacificateurs ? Qu'il craque et pleure devant toute l'assemblée ? Si au départ j'aurais cru voir les deux gagnants chercher à le préserver, je les voyais à présent comme deux stupides gamins imbus de leur célébrité et de leur richesse... Et malheureusement, je ne voyais pas vraiment le plus jeune rester insensible face à leur comportement - et surtout à celui de Maël -. Il était alors impératif pour moi de réagir maintenant et de remettre le gagnant du district quatre sur le droit chemin. Aussi je laissais finalement tomber mon plateau et le verre dans un grand fracas avant de planter mon regard dans celui de Maël et de grogner, sonnant comme une menace, indiquant qu'il était temps qu'il stop de suite les singeries et par la même occasion, que je n'étais pas prêt à chercher de nouveau une boisson s'il comptait encore jouer les grands frimeurs...

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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Dim 21 Déc - 22:03

CAPITOL STILL RECRUITING


Capitole et Union du Capitole
Les discours à la gloire du Capitol s'enchaînent sur l'estrade. Les intervenants se succèdent sans discontinuer et les enrôlements - volontaires ou forcés - se poursuivent. Dans un entrepôt proche du Boot Camp une usine sécurisé par une escouade de pacificateurs et la milice du District 2. C'est alors qu'une explosion trouble la cérémonie d'hommages. Tous les regards se tournent vers l'entrepôt d'où sort de la fumée et des flammes. Les premiers cris s'élèvent de l'usine. "C'est là qu'on produit les armes depuis ...." Murmure Asher avant de s'élancer vers l'usine. Comme des dizaines d'autres.

________________

L'explosion survint alors que le District n'a jamais été autant surveillé par des Pacificateurs. Les premiers blessés sortent de l'usine mais des cris de peur et de douleur s'élèvent encore de l'intérieur du bâtiment. Certains se précipitent pour circonscrire l'incendie tandis que d'autres se lancent dans le bâtiment pour venir en aide aux victimes. La fumée, le sang, les cris et soudain, une alerte. Un engin explosif a été découvert sous la chaîne de montage. Il ne s'est pas déclenché, contrairement à un autre, dans le stock de munition. Un nouvel attentat. La suspicion se tourne alors vers les personnes présentent ? Lequel d'entre vous a t-il pu aider les rebelles à s'infiltrer ici ?


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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Mar 23 Déc - 15:07

destroy the ennemy


Capitole et Union du Capitole
Ce type est un monstre, ni plus, ni moins. J'ai en fait du mal à croire qu'on partage le même sang, qu'on a pu partager le même toit, qu'on a pu être élevé par les mêmes parents... Comment ai-je pu être aveugle durant toutes ces années ? Comment ai-je pu voir en lui quelqu'un de fragile certes mais quelqu'un de bien ? Il n'est qu'une pourriture qui a réussi à parfaitement bien cacher son jeu et ça m'en donne la nausée.  Je suis écœuré. C'est lui qui m’écœure, lui, tout ce qu'il est tout ce qu'il représente. Et à l'instant où Hadès prononce ces mots que j'ai en horreur, ces mots que je ne supporte pas, ces mots que j'aimerais pouvoir faire disparaître de la bouche de chaque être vivant, j'ai le sentiment qu'il ne vaut pas mieux que mon frère ou ce qu'il reste de celui que a été jadis mon frère. Pourtant, je me dois de garder un air neutre, je me dois de me saisir du verre qu'il m'a autorisé à prendre, et je me dois de répondre et de prononcer ces mots moi aussi. Je tends la main pour me saisir du dit verre mais m'arrête dans mon geste quand je vois Hadès tendre le sien au muet : à ce stade, je ne suis pas surpris mais choqué, choqué parce que sincèrement, c'est une attitude qui ne colle pas au personnage. Qu'il doivent veiller au bon déroulement des événements est une chose, offrir son verre au Muet de mon frère en est une autre. Je l'observe en silence et au-delà du dégoût que Hadès a pu m'inspirer quelques secondes auparavant, au-delà de la stupeur de son geste envers le Muet, c'est bien une pointe de sympathie qui naît au creux de mes entrailles : une réelle sympathie. Le genre de sympathie que je ne pourrai plus jamais éprouver pour Maël et les mots qu'il prononce ensuite ne font que confirmer ce sentiment. J'abaisse ma main, renonçant à trinquer et lui lance un regard assassin quand finalement il envoie valser son verre vide contre le mur : il ne respecte donc vraiment plus rien ni personne en dehors du Capitole. Et les choses vont de mal en pis parce que quand je l'entends parler à Hadès en lui signifiant qu'ils trinquent presque en frères, cela me fait bien plus mal que je ne le voudrais, bien plus mal que je ne l'aurais cru.

J'ai mal et j'en ai assez d'avoir mal : je veux foutre le camp d'ici.

C'est sans compter sur Maël qui continue sur sa lancée et termine par me dire que si je veux devenir un Pacificateur, c'est Hadès que je dois convaincre mais cela mon salopard de frère, c'est mal parti. Il n'a pas totalement tort puisque Hadès a entendu des choses qui peuvent le faire douter de mon allégeance mais j'ai plutôt l'impression d'avoir bien rattrapé le coup, non ? Peut-être pas. Intérieurement je doute, je suis tout à coup un peu mal à l'aise mais j'ai appris à porter un masque et il reste bien en place : mon visage est figé dans une expression neutre lorsque je me tourne vers Hadès après que Maël lui ait demandé si j'ai la carrure pour devenir pacificateur. Quant à mes pulsions sanguinaires envers Maël... Je doute sincèrement être capable de contrôler un jour ces pulsions, pas tant qu'il sera envie. Ce n'est cependant vraiment pas la chose à dire là tout de suite si je veux marquer des points et me faire bien voir d'Hadès pour pouvoir être enrôlé dans les rangs des Pacificateurs. Il me suffit de dire que je sais me montrer discipliné quand il le faut, il me suffit de mentir quant à mes intentions envers Maël et tout se déroulera parfaitement bien. J'ouvre la bouche mais le fracas du plateau qui tombe au sol m'interromps et je me tourne vers le Muet qui fixe avec hargne mon frère. Alors, je ne peux m'empêcher d'esquisser l'ombre d'un sourire parce que je suis fier de ce type, fier qu'il ose défier Maël de la sorte.

Tout vole alors en éclats. Pas juste autour de nous mais plus loin. L'explosion est si forte que le sol en tremble et je me tiens au mur en sursautant avant de regarder autour de moi : Quoi ? Comment ? Où ? Quoi, une explosion. Comment, les rebelles ou un accident. Où, l'usine d'armement, et on le sait parce que ça s'agite autour de nous et au milieu des cris, c'est cela qui ressort. Je n'attends pas plus longtemps et fonce : que Maël fasse ce qu'il veut, que Hadès fasse ce qu'il veut et le Muet... Ma foi, lui, il n'aura pas d'autre choix que de suivre mon frère mais moi, je ne leur dois rien à eux. Je cours vite pour arriver jusqu'à l'usine où c'est une vision horrifique qui se dresse devant mes yeux. Je vois des gens blessés, certains grièvement, je vois la fumée de l'incendie qui semble être important et pire, j'entends les cris des gens qui sont encore coincés à l'intérieur. Je trouve finalement la véritable réponse du « comment » en entendant l'alerte retentir : l'explosion est bien due à un attentat mais il y a un autre engin explosif qui n'a apparemment pas encore explosé. Les rebelles sont donc bien ici : ils sont partout et intérieurement, j'en suis satisfait parce que cela veut dire que je ne suis pas le seul à être dévoué à leur cause. Des personnes qui crient « à l'aide » non loin de moi attirent mon attention et je me dirige en courant vers un petit groupe de trois personnes qui sont debout autour d'un homme au sol qui hurle. Lorsque j'arrive à leur hauteur, le spectacle est terrifiant : l'homme est brûlé sur une grande partie du corps mais il perd surtout beaucoup de sang parce que sa jambe gauche est en lambeaux. L'odeur est abominable et la vue l'est tout autant et même si je me suis entraîné et préparé à voir des choses terribles dans l'arène si mon nom vient à être tiré au sort, on n'est jamais préparé à ça. Je ne suis cependant ni un lâche ni un froussard alors je me précipite vers l'homme et me met à genoux. Le pauvre homme hurle de douleur et au-dessus de ses cris, je parviens à parler aux trois personnes qui nous entourent et qui sont pétrifiées de frayeur.

« Vous allez me chercher de l'eau fraîche, le plus possible et des linges propres. »

Aucune réaction.

« MAINTENANT ! » je hurle.

Ils se débrouillent, ils vont fouiller une maison, je m'en fous, mais qu'ils y aillent. Les secours vont s'organiser mais connaissant le Capitole, ils vont plutôt chercher à désamorcer la seconde bombe et à trouver les responsables plutôt qu'à aider les gens et qu'on soit dans le Deux ne change rien. Avec le plus de délicatesse possible, je retire ce qu'il reste de la veste brûlée de l'homme et en déchire un lambeau de tissu assez long pour pouvoir ensuite lui faire un garrot en haut de ce qu'il reste de sa cuisse. L'état dans lequel il est est grave mais je dois essayer de le sauver. Je ne peux pas ne pas essayer de le sauver.

« Je sais que ça fait mal, mais ça va aller. » je dis à l'homme qui blêmit de plus en plus à chaque seconde.

Il termine par cesser de hurler mais si on pourrait y voir un bon signe, je sais que ça n'est pas le cas. Je jette un regard au morceaux de chair de sa jambe dont s'écoule encore le sang même si c'est de façon moins abondante grâce au garrot. Je sens sa main se refermer sur mon poignet et je reporte mon attention sur son visage. Non... Sur ses yeux : dans ses yeux. Il y a un moment durant lequel on se fixe puis son regard se voile.

« Ça y est, on a tout ! » j'entends derrière moi et je baisse la tête avant de retirer la main de l'homme de mon poignet puis de fermer ses yeux.

Je me redresse avant de me retourner vers les trois personnes qui me fixent avec horreur.

« Désolé. »

Ils le connaissent, ça ne fait aucun doute et ils sont certainement terriblement blessés par sa mort mais...

« Il faut aider les autres. » je leur dis finalement à voix basse avant de m'éloigner.

J'aiderai qui je pourrai. Je ferai ce que je pourrai. J'espère que d'autres feront de même.






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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Ven 26 Déc - 23:23

FAME & FORTUNE


Capitole et Union du Capitole
Je sais que je ne devrais pas, je sais que c'est malsain, mais ma colère et mon désarroi sont tels que je m’écœure et m'amuse dans un même temps. Entretien d'embauche improvisé… Mes mots parlent d'eux mêmes: je ne prends plus rien au sérieux désormais. Dans d'autres circonstances, je n'exagère pas autant. Dans d'autres circonstances, aussi, je ne viens pas de me prendre ces dizaines de coups de couteau métaphorique dans la poitrine. Dommage pour Pantalaimon, c'est lui qui va prendre le plus cher puisque je le considère parfois comme un véritable punching-ball offert par la maison pour me défouler lorsque j'en ai besoin et conserver quelques apparences lorsqu'il le faut. Je sais que je ne devrais pas, mais je m'évertue à provoquer autant Sebastian que Pantalaimon, et si je continue ainsi, je ne peux l'ignorer, je vais marcher sur la ligne rouge. La franchir. La briser. La piétiner et provoquer une catastrophe. Je sais tout cela, et malgré tout, je ne m'arrête pas, bien au contraire, j'accélère sur ce chemin de… Un fracas de verres brisés m'interrompt. Comme un avertissement. Un grognement s'y additionne, des yeux plantés dans les miens et dans le silence qui envahit ma trop grande gueule et mon attitude d'enfant gâté et capricieux. Je cherche mes mots, m'étouffe, serre les dents et ignore véritablement ce que je peux faire, au final. Parce que malgré toute la mauvaise volonté que je peux déployer – et fichtre donc, que j'en ai ! - je n'arrive pas à oublier qu'il n'a pas tort et vient peut être d'éviter le véritable massacre dans lequel je me jetais à cœur perdu. P#tain. C'est un comble, mon punching-ball qui vient de se rendre utile. P#tain. J'en ai ras le bol de ne pas savoir quoi dire. P#tain, et voilà que Une explosion.


Le bruit n'a pas fini de retentir, que déjà Asher s'est élancé vers son origine. "C'est là qu'on produit les armes depuis ...."

La fumée s'élève encore que déjà, mon frère se jette en direction des cris avec cette vivacité qui était mienne lorsque pour moi être Carrière n'était qu'un jeu dans lequel Myriam et moi excellions.

Les cris résonnent enfin jusqu'à nous, je suis recroquevillé au sol, tétanisé par l'explosion qui me rappelle un peu trop les coups de canon mortifères, suffoquant de cette fumée qui se répand, tremblant du cri de ma sœur qui enfle et se faufile dans mes tympans malgré ces mains plaquées contre mes oreilles pour le retenir.

Je veux disparaître, plaqué contre le mur à me faire tout petit, ignorant ce qui m'entoure et me concentrant sur les battements de mon coeur et cette terreur qui m'empêche de faire le moindre geste. Asher est parti en courant, inquiet. Sebastian est parti en courant, inquiet. Moi, je suis tombé à terre pour disparaître, dans un réflexe que j'ignorai posséder, dans une peur panique dont j'ignorais les graines présentes en moi. Et ce n'est que lorsque mon corps et mon esprit comprennent enfin que je suis sain et sauf, juste dans le D2 et non dans une arène quelconque, que ce n'était qu'une explosion qui était en train de tuer des personnes, un attentat comme un autre, ce n'est qu'en comprenant ça que je parviens à me convaincre de me lever, de tituber, de chercher Pantalaimon du regard pour mieux trébucher et suivre mollement le mouvement. Sans l'avoir voulu, je me retrouve devant des cadavres, des blessés, me prends les pieds dans les décombres et m'étale sans la moindre grâce au milieu des restes calcinés de je-ne-sais-quoi. Loin de moi l'idée d'avoir volontairement l'air dépassé par tout ça, loin de moi la volonté d'être totalement pathétique et amorphe, je ne peux faire autrement que de réagir ainsi. Je ne suis pas formé pour soigner, combattre, je suis juste un Vainqueur qui a tué sa sœur sans le savoir et qui se pisse dessus lorsqu'il se retrouve dans le noir. Mon ego prend cher, à chaque fois, un ego qui n'a jamais été bien présent, en plus. Et voilà que de la bile acidifie mon œsophage, coule dans ma gorge et que je vomis dans un haut-le-cœur qui complète le tableau, tout comme l'aperçu que j'ai de mon frère accroupis devant un mec qui a certainement besoin de soins.

C'est presque inespéré, mais je finis par mettre de côté les bruits et les cris et cette rumeur qui courre, qui enfle, qui s'accompagne d'une alerte bien officielle d'un autre engin explosif, pour entendre ce qu'il est en train de dire. « Il faut aider les autres. » Ca m’écœure, encore. Tout m’écœure, je sais. Ca m’écœure, donc, et en même temps je ne peux m'empêcher d'être fier de le voir s'approcher à bon rythme de l'âge où les Hunger Games ne seront plus un danger pour lui, de l'âge où il n'aura plus cette épée de Damoclès sur sa nuque, de l'âge où il pourra soigner, se marier, devenir Pacificateur même et cessera d'être une menace pour moi et que moi, je cesserai d'en être une pour lui. Main posée sur un mur brûlant de l'explosion encore récente, je vomis encore, piètre représentant des Reh et des Vainqueurs.

Piètre représentant du Capitole, surtout. Cette simple idée a l'effet d'un coup de fouet. Le Capitole. Attentat. La Rébellion. Mon frère. Je cherche mon Muet, je cherche un soutien, je me jette dans la foule en jouant des coudes pour rejoindre Sebastian que je saisis à l'épaule d'une poigne que je veux de fer. « C'est toi ? » Ma voix cassée se brise, j'ignore ceux qui nous entoure, j'ignroe les apparences que je dois conserver, j'ignore tout pour laisser mon inquiétude me guider. « Petit c#n, dis moi que t'as rien à voir avec tout ça, que c'est pas toi, que tu risques rien, que j'ai pas fait tout ça pour rien ?! » Elle se brise encore, cette voix qui déraille à mon image. « Dis moi que tu n'es pas un assassin, Seb ! » Je le lâche, m'écarte, bute contre un corps et m'étale dans la poussière, achevant la chemise si propre et si finement taillée spécialement pour moi. Si je suis fou ? Non. Projeté violemment dans un univers que je fuis par l'alcool et le désintérêt depuis près de quatre ans, tout simplement. Si je déteste ces attentats, ce n'est pas seulement pour leurs morts et leur inutilité, c'est aussi et surtout pour leur violence qui me propulse dans l'arène à chaque fois, à chaque goutte de sang, à chaque explosion qui me vrille les tympans. Si je suis fou ? Depuis ma dernière nuit dans l'arène, quand se sont succédés mes deux derniers meurtres. Alors oui, je suis fou. Fou de terreur, instable, décalé, agressif. Toujours à terre, poignets esquintés dans la poussière, je m'affole un peu plus. « Où est mon Muet ? »


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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Dim 28 Déc - 2:09

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Capitole et Union du Capitole
tricky - parenthesis

Lorsque je me rends soudainement compte de mon geste, je m'arrête simplement. Je me tends. Je ferme les yeux. J'attends. Je cherche à l'arrêter autant pour son bien que le miens mais je crains également les coups qui pourraient me tomber dessus. Il s'est déjà montré violent, il pourrait l'être maintenant à mon égard alors qu'il n'a fait que de me malmener depuis le départ. Mon insubordination pourrait me coûter terriblement cher or je ne voulais pas passer pour une victime, battue comme un chien aux yeux des personnes ici présente. Mais rien ne se passe pourtant.. J'ose ouvrir à nouveau les yeux, le regarde. Il semble stupéfait et cela amuse son frère. D'abord, j'ai la sensation de n'être qu'un sot. Que du moins, c'est la sensation que je donne en balançant ces couverts avec tant de violence alors que les verres ne morflent plus que les personnes ici présente. Bien sûr, mon attention n'était simplement pas de blesser physiquement les personnes présentes, même pas Maël mais... que ce léger acte de rébellion, bien qu'il fait beaucoup de bruit, il reste insignifiant... Surtout de la part d'un Muet. Un Rebelle qui a encore préféré se retrouver la langue coupée et à jouer les animaux domestiques plutôt que de mourir dans l'honneur. Mais la mort est du gâchis selon moi... Je ne pourrais plus cracher la haine au Capitole, mais j'avais toujours mes mains, mes pieds, ma tête, mes yeux. Malgré l'absence de ma langue donc, je pourrais toujours combattre silencieusement pour les rebelles. D'ailleurs, c'est une très bonne qualité : être silencieux. Paraître faible. Donner l'apparence d'une brebis parmi un troupeau de loup...

Une explosion survint. L'évènement est si impressionnant que je me retrouve agité un moment tandis que je vois le frère de mon maître et l'autre vainqueur accourir vers le lieu du crime. Les gens sortent. Crient. Fuient... Dans une tension qui m'envahit aussi. Une peur que je ressens également alors que j'entends mon cœur battre à vive allure dans ma poitrine. Je suis comme un petit animal perdu dans la foule que l'on bouscule sans ménagement et qu'on écrase tant on ne me remarque pas, l'insignifiant petit muet. Un moment, je sens un pied shooter ma tête, provoquant une vive douleur, surtout au niveau du nez. Je pousse un drôle de cri, laissant échapper ma douleur et afin de prévenir ma présence. On dirait un jappement...

Finalement, je finis par me relever, souffrant, et pourtant, j'ai le sourire aux lèvres. Les rebelles sont vivants. Les rebelles sont là. Les rebelles n'abandonneront jamais... Et voilà la réponse à tout ce discours péteux et insignifiant qu'il y eut plus tôt ! Voilà qu'est ce qui se passait lorsque l'on défiait les Rebelles ! Un coup de pied dans la fourmilière qui s'agitait dans tout les sens alors qu'elle était autrefois si bien ordonnée... Qu'allaient-ils donc faire tout ces arracheurs de langues pourvus de costumes blancs, hein ? Ils courent tous et s'agitent. Même ces enfants qui, plus tôt, se vantait d'avoir le désir de participer aux Jeux ou au recrutement dans le but d'arrêter les Rebelles. Ils prétendaient avoir le mérite de pouvoir pourchasser les "ennemis de Panem" et pourtant, ils étaient en train de courir, appelant leur maman. C'est pathétique. J'en rigolerais presque...

Néanmoins, je fais en sorte à garder mon sérieux et à me diriger peu à peu vers l'usine, l'endroit où s'est déroulé l'explosion avant de soudainement m'arrêter lorsque j'entends une voix familière dans tout ce brouhaha. Par terre et de dos, je reconnais Maël, semblant m'appeler... « Où est mon Muet ? » Je reste debout à le fixer, comme perdu. La situation est bien trop tentante pour aller le taquiner un peu alors que je sais que les rebelles sont à présent ici et que, qui sait, peut être pourront-ils m'aider à être libre... Mais je crains aussi d'être repéré. Pourtant, c'est vers lui que je me dirige pour déposer de délicate caresse, de la tête au pied, de la même manière que l'on caresserait un chien ou un chat, pour finalement pousser un ricanement de moquerie et m'éloigner, l'abandonnant à son triste sort. J'étais déterminé à retrouver les rebelles, allant me percher au bord de l'estrade, recroquevillé sur moi-même, et levant la tête... Scrutant le ciel à la recherche d'un hovercraft provenant du treize, tel un oisillon affamé attendant impatiemment le retour de ses parents un ver au bec...

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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Lun 29 Déc - 17:22

destroy the ennemy


Capitole et Union du Capitole

« Du calme, ça va aller. » je dis à la femme qui est assise par terre, adossée contre le mur, et dont la main dans laquelle se trouve un chiffon est plaquée contre sa joue en sang. La mienne de main est plaquée contre la sienne pour l’aider à faire pression pour essayer d’aider la plaie béante à coaguler. Si je lui dis de se calmer c’est parce qu’elle est nerveuse et que jusqu’à ce que j’arrive auprès d’elle, elle hurlait à pleins poumons. Ses yeux baignés de larmes sont levés vers moi et je trouve la force d’esquisser un sourire se voulant rassurant avant de poser ma main sur la tête de son crâne et de me relever. Je regarde autour de moi et je soupire : il y en a partout et en réalité, je ne sais pas vraiment où aller parce qu’il faudrait pouvoir être partout mais c’est impossible. Il faut choisir mais comment choisir ? Jusque-là, je me suis fié aux cris qui surplombaient les autres mais à présent, ils me semblent tous semblables, tous autant dans le besoin. Un pas en avant que je me décide pour un jeune homme roulé en boule au sol à quelques mètres de moi et qui se tient le ventre en pleurant. Je suis arrêté dans mon avancée quand une main s’écrase avec violence sur mon épaule avant de me forcer à me retourner et je me retrouve nez à nez avec Maël. « C’est toi ? » me dit-il d’une voix brisée alors que ses des doigts s’accrochent à mon épaule tandis qu’il me secoue. Je pourrais lui en coller une mais je suis tellement surpris qu’il me touche et qu’il me pose cette question que je ne réagis pas sur le coup. Il enchaîne en m’insultant, me suppliant presque de lui dire que je n’ai rien à voir avec ce qu’il vient de se passer. Au milieu du chaos, des cris et de la terrible odeur de sang et de chair brûlée, me voilà en train de froncer les sourcils parce que ne comprends rien à ce qu’il dit. Qu’est-ce qu’il n’a pas fait pour rien ? Qu’est-ce qu’il a fait en dehors de se montrer au grand jour comme l’enfoiré qu’il est vraiment ? Il m’a perdu là, vraiment. Je ne sais pas. Je ne comprends pas et bien malgré moi j’ai envie de comprendre sauf qu’il balaye cette envie quand il ose me dire « Dis-moi que tu n’es pas un assassin, Seb ! »

A ce moment-là, il me lâche et s’il ne l’avait pas fait, le coup serait parti.

Je le vois butter dans un corps et s’écrouler dans la poussière et je fais un pas en arrière, mon épaule me brûlant étrangement là où sa main était posée alors qu’il ne m’a pas fait si mal que ça. C’est son contact, le reste de son contact qui me brûle. Et lui… Il me dégoûte. Il ose me demander de lui dire que je ne suis pas un assassin : à moi, il ose ! Alors que lui… Alors que le Capitol… Oui, les rebelles font des morts avec les attentats mais il s’agit là de dommage collatéraux parce qu’il faut frapper le Capitol en plein cœur dès que c’est possible. C’est terrible bien sûr et je ne souhaite pas la mort de tous ces gens mais dans toutes les guerres il y a des victimes. Il y a toujours des victimes… Lui, il n’est pas une victime même s’il voudrait passer pour une alors qu’il est au sol à chercher son muet. Quoi, il ne peut pas se débrouiller sans ce type qui n’a rien demandé et qui s’est retrouvé à son service ? D’ailleurs il est là son muet, je le vois s’approcher soudain de Maël et je reste un instant la bouche entrouverte en le voyant caresser étrangement mon frère : que fait-il ? A quoi joue-t-il ? Aucune idée mais voilà qu’il se met à ricaner avant de s’éloigner en laissant Maël au sol. J’observe le muet se pencher au bord de l’estrade et regarder le ciel. Je finis par faire pareil pour… Quoi d’ailleurs ? On cherche quoi ? Qui attend-il ? Un cri derrière moi me ramène à la terrible réalité et je me retourne pour voir une femme penchée sur le corps d’un homme : elle est en larmes. Elle n’est pas blessée, son hurlement vient de la douleur du cœur, pas de celle du corps. « Assassin… », ça résonne dans ma tête et je me retourne vers Maël toujours au sol et je me précipite vers lui. Me voilà à genoux, je l’attrape par les épaules et le rapproche de moi. Nos visages sont si proches que je peux sentir son haleine qui empeste l’alcool.

« Et si c’était le cas ? » je lui dis la voix vibrante de colère.

En un instant, tout le chaos autour de nous disparait : je ne vois plus que lui. Ne subsiste que la haine que je ressens pour lui.

« Tu me dénoncerais, tu n’hésiterais pas, hein ? Tu me ferais tuer comme tu l’as tuée elle espèce de salopard… »

Je pose mon front contre le sien, je fais pression avec jusqu’à m’en faire mal alors que ma mâchoire se serre.

« Si je l’avais fait, je vaudrais de toutes les façons mieux que toi, mieux que le Capitol… » je dis dans un souffle que lui seul peut entendre tant je murmure et tant ça crie encore autour de nous. « C’est toi l’assassin, toi, et tu vas crever… Tu vas crever avec ceux que tu représentes et moi, je vais te survivre. Pour toutes leurs victimes. Pour toutes tes victimes. Pour elle. »




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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Ven 2 Jan - 14:47

to serve, to protect


DISTRICT 2 - CHAÎNE DE PRODUCTION
L’explosion avait tout bouleversé. Tout n’était que sang, larmes, cris, fumée et désolation. Asher ne s’occupait pas des blessés, là n’était pas son savoir-faire, il était un militaire, entraîné, formé. A la hauteur des Pacificateurs. Mais il pensait aussi comme un vainqueur, un tribut qui avait utilisé la moindre de ses connaissances dans l’Arène. Et il s’y connaissait en matière d’exploration et de recherche. Il s’était jeté dans les flammes non pour sauver des victimes mais pour débusquer d’autres explosifs, se joignant aux Pacificateurs qui cherchaient à circonscrire l’incendie et chercher un second foyer. Car ils n’avaient pas voulu simplement effacer leur stock de munitions. C’était la chaine entière de production qui était visée. Il aurait procédé ainsi à leur place. Détruire pour conquérir. Tuer d’éventuels ouvriers qualifiés. Freiner la chaîne de production. Il avait scruté les décombrer, cherchant les éventuels traces d’un nouveau dispositif. La fumée et les vapeurs de poudre lui brulaient les yeux, les poumons. Il toussait, essayant d’isoler son esprit des cris et des suppliques des blessés. « Là ! » Cria t-il en repérant un éclat métallique sous l’une des chaines de montage. Les pacificateurs entourèrent l’objet, cherchant à désamorcer un éventuel dispositif à retardement. Il observa les alentours, cherchant d’éventuels traces prouvant la culpabilité d’un citoyen. « Yaxley ! » L’appel émanait du chef d’escadron. « Regroupez tous les survivants sur la place. » Il accepta d’un sec hochement de tête. S’employant ensuite de regrouper tout un chacun sur la place. Aidant à sortir les blessés. Cherchant une preuve de culpabilité sur chaque victime. S’il avait placé l’engin, peut être serait-il le conduire dans le district 13 !


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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Mar 6 Jan - 21:16

FAME & FORTUNE


Capitole et Union du Capitole
La panique. On pourrait penser qu’être vainqueur m’exempte d’en connaître les conséquences mais il n’en est rien. C’est même plutôt le contraire qui se produit en règle général. Je ne me considère pas trouillard, juste profondément marqué par la terreur de la mort prochaine et cette omniprésente tension qui m’a étouffé pendant toute la durée de mes jeux. La panique, donc. Je la ressens dans toutes les fibres de mon être, je titube : comme un fou. Haut-le-cœur, geignement, je dois faire piètre figure moi qui étais pourtant loin de l’explosion lorsqu’elle s’est produit. La panique, encore. C’est elle qui me guide vers mon petit frère que l’on a toujours jugé plus vieux que moi, c’est elle qui me fait le saisir, l’invectiver de terreur, le supplier presque d’éloigner de moi ce doute qui s’enflamme et qui chasse presque la bile qui brûle ma gorge. C’est toi ? Dis moi que ce n’est pas toi, Sebastian, dis moi que tu n’y es pour rien, que je n’ai pas foutu en l’air mon orgueil, ma réputation, dis moi que je n’ai pas piétiné mes chances de rébellion pour te voir, toi, pendu à une corde ou une balle dans la cervelle, dis moi que ces dernières années n’ont pas servi à rien et que la prochaine fois, je ne te verrai pas dans une arène à tenter de défendre chèrement ta peau de Carrière ! Je le lâche, je m’écarte, je m’étale dans un sol de poussière en manquant d’éclater en sanglots révélateurs et un peu plus humiliants. Où est mon muet… La question franchit mes lèvres sans que je n’y prenne garde. Au moins, je n’ai pas appelé Myriam, ce qui aurait fissuré ma réputation et mis à mort mes proches. C’est déjà ça de pris, je me rassure, alors que je reste tétanisé, incapable même de me recroqueviller. Qu’est ce qui te fait peur, maintenant, Maël ? Il ne fait pas nuit, pourtant. Tu n’es pas dans une forêt, tu n’es pas dans un lieu clôt, tu n’es pas menacé par des insectes ou des haches qui surgissent de nulle part… Je secoue la tête en réponse à la question posée dans mon esprit. Ce qui me fait peur ? Je l’ignore. La terreur provoquée par l’explosion et sa trop grande similarité avec les coups de canon mortifère est juste encore lovée en moi, pas le moins du monde décidée à s’en aller, à s’éloigner, à me laisser en paix. Lorsque je relève la tête, mes yeux tombent dans ceux de Bluethorne et je n’arrive pas à les empêcher d’être larmoyants. J’ouvre la bouche, dans l’espoir de prononcer des mots qui s’étranglent sans son. Le muet, en revanche, tout de sa langue coupée, est bien plus expressif. Sa caresse me brûle et me coupe plus sûrement qu’une épée, ma main tâtonne, imprécise, pour saisir un poignet hors de portée. Et il part dans un ricanement qui me laisse muet de stupeur et a le mérite d’agir comme une gifle voire, mieux encore, un bon poing dans la gueule. Mais ça ne suffit pas pour que je me lève, trop hébété pour faire autre chose que me tenir le plus immobile possible, concentré sur une respiration qui m’échappe, qui s’affole, qui tremble et se suicide dans des battements de cœur bien trop rapides.

Avant d’avoir pu reprendre mes esprits, voilà que tout recommence. Des mains me saisissent, les yeux de mon frère se plongent dans les mieux sans la moindre douceur comme sa colère qui se heurte à mon visage, déstabilisant mes murailles. « Et si c’était le cas ? » Le cas ? De quoi ? Mes yeux hagards sont si expressifs qu’ils se perdent et comprennent avec un temps de retard. « Tu me dénoncerais, tu n’hésiterais pas, hein ? Tu me ferais tuer comme tu l’as tuée elle espèce de salopard… » Comme toujours, ma mention de ma sœur joue le rôle d’un électrochoc, alors que j’étais prêt à tout lui dire, tout lui déballer. Non, Sebastian, non, je ne te dénoncerai pas, pas toi, jamais… pas toi. Pas encore. Je suis lâche, je suis faible, je suis vaincu malgré mon statut de Vainqueur. Au Capitole comme ici, je ne suis qu’une marionnette de plus dans les mains de mon Maître Chanteur, je n’ai pas le droit de l’oublier. Et j’ignore ce qu’il pourrait advenir de moi et de Sebastian s’il m’arrivait un jour de m’intéresser à quelqu’un d’autre que nous. Alors non, je ne peux rien jurer, je ne peux pas dire que jamais je ne risquai de le trahir. Et des larmes perlent à mes yeux. Qu’il les interprète comme une faiblesse, je m’en fiche. Parce que la mention de Myriam me rappelle ce qui nous a conduit ici, tous les deux. Ce qu’elle a fait, ce que j’ai fait, ce qu’il n’a pas fait. Il se croit malin  mais il est aveugle. Et plus encore que ma sœur, c’est ma colère pour mon frère qui me redonne un peu de vivacité et de confiance en moi. « Si je l’avais fait, je vaudrais de toutes les façons mieux que toi, mieux que le Capitole… » Presque instinctivement, qu’il est mignon le chien chien bien dressé que je suis, je siffle un « Le Capitole est notre salut à tous » que je me surprends à penser. Un frisson me parcourt la colonne vertébrale. « C’est toi l’assassin, toi, et tu vas crever… Tu vas crever avec ceux que tu représentes et moi, je vais te survivre. Pour toutes leurs victimes. Pour toutes tes victimes. Pour elle. » Le frisson se transforme en tremblement, le sang s’aligne sous mes yeux dans une illusion mnémonique, mes mains cherchent des appuis et repoussent violemment Sebastian alors que je me lève d’un bond. Mon hurlement s’étrangle dans ma gorge lorsque je m’exclame un peu trop spontanément : « L’Assassin a défendu l’honneur de son District et défend la tienne, b#rdel, c’est trop compliqué à comprendre ? » Avant de me reprendre. Ne pas déraper, ne pas dire totalement le fond de sa pensée, se limiter à ce qui est politiquement correct. Comment puis-je faire ça alors que je brûle d’envie de tout balancer à mon frère, de tout lui jeter à la gueule ce que je fais pour le protéger, pour me protéger, les nuits que je passe dans le lit de Capitolines excitées à l’idée de se payer la compagnie d’une Vainqueur détesté, les soirées que je passe à raconter le plaisir que j’ai eu à enfin surpasser ma grande sœur dans l’ultime domaine qui soit : les jeux. J’ai envie de le lui hurler, j’ai envie de le tuer de mes cris et de ramener Myriam qui, elle, m’aurait compris. « Je comprends que tu pleures Myriam, mais tu devrais me traiter en héros, parce que j’en suis de par ma nature de Vainqueurs. Et si je suis un Assassin, c’est parce qu’avant nous, il y en a eu tellement que Panem a été obligé de prendre des mesures pour nous éviter de tomber à nouveau dans la folie. » Je reprends peu à peu contenance. La présence des Peacekeeper, la fumée qui se dissipe, la terreur qui, enfin, décide de prendre congé, tout cela aide à me reprendre. Le cri qui intime à Hadès de tous nous rassembler sur la place m’offre un prétexte pour pousser mon frère en avant, ignorant les blessés que je piétine presque – de toute façon ils vont crever alors pourquoi s’embarrasser d’un détour ? – et nous débouchons sur la place auparavant si joyeuse. « Tiens toi bien, Sebastian. Avec tes propos séditieux de tout à l’heure, tu te places en ligne de mire d’Hadès, et si je ne vais pas forcément te pointer du doigt, je… » Je repère mon Muet que j’attrape par l’épaule et pousse en avant d’un mouvement péremptoire. « Vous faites pas remarquer, pas pitié… » Mon ton s’adresse particulièrement à mon Muet qui m’a si lâchement abandonné lorsque je poursuis : « Tu es la cible idéale et crois moi, je ne vais pas faire le moindre geste s’ils décident de t’abattre pour l’exemple. Ou simplement te castrer, tiens, vu que avoir la langue coupée ne t’a pas suffi… »



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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Mer 7 Jan - 14:18

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Capitole et Union du Capitole
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Mes yeux se concentrent sur ce ciel envahi par la fumée. Je ne cesse d'attendre leur arrivée. J'ai foi en leur arrivée. J'ai coopéré lorsqu'il fut question de sauver les prisonniers enfermés injustement dans l'arène. J'ai été utile, ils devaient donc me sauver à leur tour. Ils devaient me sauver alors que je venais d'agir contrairement à un muet... Je savais ô combien je risquais gros après avoir cherché à humilier mon propriétaire. Ce n'était, bien évidemment, trois fois rien comparé à ce que j'ai dû enduré avant de devenir muet et à ce que j'endurerais à cause de ma condition. Cela aurait pu même être une belle attention que de recevoir une caresse de son esclave dans une autre situation, celle de la fidélité, presque de l'amour bien que celui qui en donne est sujet à la maltraitance... Mais bien évidemment, je n'avais pas cherché à montrer mon affection, au contraire. J'avais craché ouvertement ma haine à sa figure et je l'avais lâchement abandonné alors que j'aurais dû être à ses côtés... Si l'on suit les règles du Capitole, bien évidemment. Les lois d'un gouvernement injuste.

Si on pouvait donc percevoir de la peur dans mon regard, ce n'était aucunement pour plaindre les morts et les blessés qu'il y eut lors de l'explosion, mais simplement par crainte de ne pas retrouver la liberté alors que je venais de dévoiler ma personnalité toujours existante de rebelle, seulement endormie lorsque l'on me condamna au silence. Et mon affolement ne cessait de s'accentuer au fil des secondes, alors qu'aucun rebelle ne se présentait pour combattre l'ennemi et nous libérer de notre sort, nous autre, pauvres muets. Qu'avaient-ils donc espérer en posant seulement des bombes ? Faire des morts et puis c'est tout ? N'avaient-ils pas prévu de les attaquer pour tous les anéantir ? Ne voulaient-ils pas réduire l'ennemi à l'état de cendre ? Tout ce qu'ils gagneraient, c'était la survie des Pacificateurs qui chargeront de trouver un coupable, n'importe lequel, pour venger l'acte qui a été commis... Je me serais mis à pleurer de désespoir si je n'avais pas vu le frère de Maël se pointer à côté de moi et à regarder un instant le ciel, simplement en m'imitant sans doute. Pour ma part, j'avais arrêté ma contemplation dès qu'il arriva, me concentrant plutôt sur lui, intrigué par ce qu'il comptait faire... Mais d'après ce que j'avais pu voir et entendre, il devrait sans aucun doute désirer rejoindre les rebelles comme j'avais pu le faire par le passé. Cela me réjouissait comme d'un côté, je ne voulais pas qu'il finisse dans le même état que moi, sans langue...

Un cri résonne derrière nous et le voilà bondissant pour aller sauver la victime. Je ne prends même pas la peine de l'arrêter, préférant encore me concentrer sur la venue, je l'espère des alliés et de laisser le destin écrire sa propre histoire. Des gens s'agglutinent sur la place, tous l'air agité. Je me demande ce qui se passe, m'apprêtant à quitter finalement l'estrade où je suis en espérant me faire tout petit, mais je suis poussé avant même que je puisse à me mouvoir moi-même. Je retombe alors à quatre pattes, au sol avant de me relever et de faire face à la personne qui vient de me tirer. Je me retrouve alors face à Maël et son frère. Le gagnant n'est plus dans son état d'angoisse de tout à l'heure. J'ai honte et je baisse la tête pour finalement me laisser guider et rejoindre les autres qui s'entassent comme des sardines dans une boîte. J'espère un instant que la populace autour permettra de nous cacher ou que Maël me pardonne pour mon comportement voir même prendre ma défense contre une éventuelle punition  de la part du Capitole envers les traîtres, mais les paroles de mon propriétaire confirment l'inverse. « Tu es la cible idéale et crois moi, je ne vais pas faire le moindre geste s’ils décident de t’abattre pour l’exemple. Ou simplement te castrer, tiens, vu que avoir la langue coupée ne t’a pas suffi… » Je me fige et je tremble avant de tomber à genoux aux pieds de Maël et de s'accrocher à ses jambes tout en lui lançant un regard ampli de pitié... Tout cela pour lui demander le pardon. Je ne veux souffrir pire souffrance et pire humiliation en devenant muet que pourrait l'être la castration publique... Il me semble que les pacificateurs n'ont encore commis ce genre de geste envers des traîtres malgré tout, je les connais comme étant des personnes assez tordues pour infliger de tels tortures sur autrui. De la même manière, je ne voudrais être condamné à mort pour un "crime" que je n'ai pas commis...

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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Dim 25 Jan - 15:46

destroy the ennemy


Capitole et Union du Capitole

Jusqu'au bout il sera leur chien. Jusqu'au bout. Et il se me dire, en face, que le Capitol est notre salut à tous. Il ose... Quand il me repousse je le laisse faire et me redresse tout en lui jetant un regard noir mais très vite, l'envie de lui sauter de nouveau à la gorge me prend mais finalement, je suis tant sous le choc de par ce qu'il dit que je ne fais rien. Je reste là, debout, à observer cette râclure qu'est mon frère se redresser, et je l'écoute, les yeux écarquillés, me dire qu'il a défendu l'honneur du District et qu'il continue à défendre mon honneur. Je secoue la tête, n'en revenant pas de l'entendre débiter des conneries pareilles. Et il y croit en plus, c'est bien ça le pire. Il est véritablement convaincu de faire ce qui est juste, de faire ce qui est bien et cela me désespère. Oui, au-delà de la colère et du mépris que je ressens envers lui, son attitude me désespère parce qu'il est perdu : il est définitivement perdu et les mots qu'il prononce ensuite ne font jamais que confirmer cela. Je ferme la bouche, serre la mâchoire et ravale mes larmes quand il dit que je devrais le traiter en héros parce qu'il est un vainqueur et que s'il est devenu un assassin, c'est parce qu'il y a longtemps, d'autres assassins ont forcé Panem à prendre des mesures pour éviter de nouvelles horreurs. J'en viens à esquisser un sourire triste parce que là, en cet instant, je réalise que mon frère n'existe plus. Cet homme que je déteste, que je méprise et qui me donne des envies de meurtre, cet homme n'est pas mon frère car mon frère n'aurait jamais parlé de la sorte. Alors je deviens tout à coup aussi muet que celui de mon frère.

Mon attention est détournée de mon frère quand la voix de Hadès me parvient et que nous sommes tous sommés de nous réunir sur la place. Je reprends mes esprits, je cesse d'être focalisé sur Maël : non, pas sur la place. Non, il faut aider les blessés, continuer à s'occuper d'eux. Non, on ne peut pas les laisser. Pourtant, Maël me pousse en avant et je trébuche presque sur des corps au sol. Je regarde autour de moi, sentant la tension monter d'un cran alors que Maël me dit qu'avec ce que j'ai dit tout à l'heure, je suis dans la ligne de mire de Hadès. D'un geste de l'épaule je me dégage de Maël et fait un pas de côté. J'ai un regard en arrière pour les gens au loin qui ont encore besoin de soins mais à la place, on nous réunit sur la place pour faire quoi exactement ? Trouver les coupables ? Même s'ils sont parmi la foule, ils ne vont pas se faire remarquer. A moins qu'ils n'attendent que ça pour se faire remarquer justement ? Je détourne mon regard des blessés et alors que Maël nous supplie, moi et son muet de ne pas nous faire remarquer, j'observe avec attention les gens qui nous entoure. Est-ce qu'ils sont là ? Est-ce qu'ils vont tenter de faire encore plus de dégâts ? Si c'est le cas, qu'est-ce que je vais faire ? C'est maintenant que je dois me décider : soit je reste dans mon coin et tente simplement de rester en vie, soit je me jette dans la mêlée et tente de rejoindre une bonne fois pour toutes les rebelles. J'entends mon frère menacer son muet, je vois ce dernier tomber à genoux du coin de l’œil mais je ne les regarde plus vraiment. Je scrute vraiment autour de nous, cherchant le moindre signe qu'un rebelle pourrait s'avancer et tenter quelque chose.

Vont-ils être assez fous pour ça ? Et moi, vais-je être assez fou pour véritablement me rallier à eux en ce jour si jamais ils se montrent ?




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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Sam 7 Fév - 11:46

to serve, to protect


DISTRICT 2 - CHAÎNE DE PRODUCTION
Je les ai tous regroupés au centre de la place. Citoyens, volontaires, vainqueurs, Capitolins. Tous. Et je scrute sans relâche la foule avec l'espoir fou de la reconnaître ou de voir l'un d'entre eux, de déceler une faille dans leur apparence ou leur expression. Trouver la rébellion non pas pour la dénoncer mais pour récupérer Bonnie. Je ferais ce qu'il faudrait pour cela. J'ai besoin de veiller sur elle, je l'ai promis. Alors je les scrutes, dans l'espoir qu'ils se trahissent, qu'elle m'adresse un signe par l'un d'eux. Depuis notre conversation pirate la peur me ronge le ventre. Est-elle en sécurité ? Lui on-t-il fait du mal ? Le Capitol l'a t-il déjà retrouvé ... Avant moi ? "Yaxley ?" Le commandant de l'escouade me scrute, comme pour déceler une faille. Je sais que mon allégeance au Capitole est questionnée depuis la disparation de Bonnie, personne n'ignore mes liens avec la soeur de Samuel. Maël avait raison, le Capitole exploitera cette faille si je la fais connaître. "Aucun signe des traîtres du Printemps Monsieur." répondis-je en bougeant à peine les lèvres, redevenant le tueur froid de l'arène. Ne jamais montrer ses faiblesses, Reynolds m'avait au moins apprit ça. "Prenez un otage dans la foule." M'ordonna t-il avec un sourire froid. Obéir pour ne pas se trahir. Alors il la vit. Dans la foule. Son regard croisa le sien. Il l'avait entraîné, formé, jeté dans l'arène et elle avait survécut. Il s'avança vers elle, l'arme ne tremblait pas dans sa main. Un échange de regards et il su qu'elle avait comprit qu'il ne lui ferait rien. Que ce n'était qu'un autre jeu, un autre rôle. Il abattit sa main sur sa nuque, elle se débattit, il l'immobilisa, pointant son arme sur sa tête. Il la traîna avec lui vers l'estrade. "Si les auteurs de cette tuerie ne se dénonce pas ... Cette femme, mourra."

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Sam 7 Fév - 18:56




he chose me
La place du district 2 était envahie, nous étions toutes et tous là, serrés, collés les uns aux autres, formant une épaisse foule, plutôt efficace pour se fondre dans la masse, pour se faire oublier. Je fixais Hadès cherchant moi aussi à voir si il allait faiblir, tout comme le faisait le commandant au même moment, j'étais prête à lui sauver la mise même si je ne lui devais rien de particulier, il était l'une des seules personnes sur qui je comptais encore à présent. Le commandant lui demandait de prendre un otage, ce qui ne m'étonnais même pas. Évidemment le sort allait s'acharner sur un pauvre citoyen qui n'avait rien demandé, c'était évident. Hadès s'approcha de moi au même moment où son regardait croisait le mien, il allait se servir de moi, il allait me prendre en otage. La foule s’écartait légèrement, laissant l'arme d'Hadès dirigée vers moi. Il déposa sa main sur ma nuque de façon à me maintenir, je jouais le jeu de façon à rendre tout ça plus réaliste, tentant de me débattre, de survivre. « Lâches-moi ! » je me débattais tant bien que mal mais de toutes évidences il avait plus de force que moi, c'était peine perdue. La pression de sa main me donnait des frissons, en quelques secondes il m'avait déjà traîné jusqu'à l'estrade. J'étais à présent sur l'estrade, face à la foule, immobilisée par Hadès, une arme pointée sur moi. Je fermais les yeux, ayant peu à peu l'impression que tout ça était réel, qu'Hadès pouvait tout à fait me tirer dessus. Les souvenirs de mon frère remontaient et me faisaient peu à peu réagir, les rebelles voulaient faire tomber le capitole, son tueur. C'était comme une révélation pour moi, je devais aider les rebelles. J'ouvrais à nouveau les yeux, sûre de moi, adoptant un ton moqueur. « Ma mort ne changera rien. »
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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Lun 23 Fév - 22:31

FAME & FORTUNE


Capitole et Union du Capitole
Il faut croire que je suis un mystère. Un mystère monstrueux pour être précis. Mais un véritable mystère, une énigme à ma façon. Pourquoi ? Parce que je viens de caser Héros, Assassin, Vainqueur dans la même phrase sans sourciller et en y croyant presque. Sebastian et moi, nous sommes du D4. Nous avons été élevé dans l’optique de survivre aux jeux, de revenir vainqueurs si la malchance du Printemps tombait sur nous, de revenir en héros malgré les meurtres que nous aurions commis. Héros, Assassin, Vainqueur, pour un Carrière ces mots se mélangent pour n’en former plus qu’un : Survivant. Et c’est ce que je suis, quand bien même toutes les convictions que je pouvais avoir avant de mettre le pied dans mon arène mortifère se sont envolées une à une à chaque goutte de sang versé, à chaque coup de canon qui a tonné à mes oreilles. Pourquoi suis-je un mystère, donc ? Parce qu’après trois longues années à m’écœurer, à jouer le jeu du Héros qui y croit, du jumeau fratricide qui en est fier, après m’être trahi pendant trois longues années, voilà que je commence à me laisser embarquer dans le jeu malsain auquel on me force à participer. Si le Capitole est tout-puissant ? Oui, bien sûr, j’y crois depuis le début. Mais si je commence à comprendre ses actions et à m’en faire le porte-drapeau de manière volontaire ? Aussi… et c’est là que le bât blesse assurément. Il faut croire que je souffre du syndrome de Stockholm d’une façon ou d’une autre, puisque je suis capable de regarder mon frère dans les yeux alors qu’une conviction nouvelle anime mes paroles et me donne des haut-le-cœur. Et histoire de faire face à ce que je deviens, je m’empresse de le traîner sur la place où l’on nous rassemble, histoire de me taire et de cesser de raconter des c#nneries. De cesser de m’enfoncer. Et de le faire taire, bon sang, de le faire taire ! Parce qu’avec son coup d’éclat d’un peu plus tôt, c’est sûr que s’il y a un rebelle à pointer ce sera lui, et si ça arrive et bien… et bien tous les sacrifices que j’ai pu faire n’auront servi à rien. Et je ne pourrai même pas faire marche arrière.

Un soupir, je lâche mon frère pour reporter mon regard sur Bluethorne que j’attrape sans aucune délicatesse par l’épaule. En voilà un autre qui va me faire devenir plus que cardiaque. Pourquoi est ce que je m’embarrasse de considération pour un de ces rebelles que je méprise ? Je n’en ai aucune idée. Le fait est que je lui promets sans la moindre retenue que je ne lui serai d’aucun secours si les Pacificateurs décident de s’en prendre à lui plutôt qu’à mon petit frère. Et qu’il se fige, qu’il supplie, qu’il se lamente les mains jointes n’y changera rien si ce n’est que mon mépris se transforme en malaise, que mon malaise se transforme en mal-être. Un regard autour de nous, je lève les yeux au ciel et impose d’une poigne solide à mon Muet de se relever. Mes yeux croisent ceux de Yaxley et refusent de ciller, malgré ce long frisson glacé qui dégringole ma colonne vertébrale. Je marmonne entre mes dents un « Pitié, restez dans le rang autant l’un que l’autre. Faites profil bas ou je vous éclate les genoux… » qui n’a pas pour but d’être entendu, seulement selui de me détendre. "Aucun signe des traîtres du Printemps Monsieur." Je lis sur ses lèvres plus que je n’entends ses mots. Le soulagement se fraye un chemin, avant de battre en retraite dès que possible lorsque le Pacificateur rétorque un "Prenez un otage dans la foule." péremptoire. Inconsciemment, je me faufile entre Sebastian et Bluethorne pour faire rempart entre eux et les soldats. Pitié, ne visez pas Sebastian. Pas lui. Pas Sebastian. Faites que je ne me sois pas offert à des Capitolins pour rien, faites que je ne me sois pas trahi, que je n’aies pas piétiné le souvenir de ma sœur jumelle pour voir mon frère se prendre une balle dans la tête parce qu’il n’a pas su se la boucler et voir plus loin que le bout de son nez.

Mon soupir n’a rien de discret lorsqu’Hadès s’avance enfin dans une direction qui n’est pas la nôtre. Nevah est sa cible, grand bien lui fasse, je n’en ai rien à faire. Je ne l’aime pas, cette vainqueur du D2. Je n’aime pas grand monde en même temps, mais les Carrières je les aime encore moins en général. Qu’elle se débatte, je n’en ai rien à faire. "Si les auteurs de cette tuerie ne se dénonce pas ... Cette femme, mourra." « Flingue là qu’on en finisse et qu’on rendre chez nous, b#rdel. » Aucune pitié, je n’ai pas envie d’en avoir et tant qu’on ne touche pas à ceux que je veux préserver, un mort de plus ou de moins ne me fera ni chaud ni froid. Son « Lâches-moi ! » me fait même rire aux éclats, je me demande une fraction de seconde si je ne suis pas totalement fou. Remarque stupide : tu es fou depuis longtemps maintenant. Je croise les bras, cherchant un support autour de moi et le trouvant dans une barrière, ce qui m’amène reculer et à m’extraire de la foule. La pression d’un fusil dans mon dos m’arrête aussitôt. J’ai compris le concept : on reste bien groupé comme des pigeons le temps que l’affaire soit réglée. « Fais chier. » Une pression supplémentaire, je retrouve ma place auprès de mon frère et de mon Muet, pour m’appuyer sur l’épaule de ce dernier.

« Ma mort ne changera rien. » J’arque un sourcil. Parce qu’elle croit faire quoi, là, la miss parfaite du Capitole ? Se faire passer pour une rebelle ? C’est totalement ridicule. Voilà que mes sourcils se froncent et que je chuchote à Sebastian un moqueur « Parce qu’elle croit que ça va l’arrêter ? Regarde bien la c#nnerie que c’est de se croire invulnérable… » J’hausse les épaules, me demandant combien de temps cette plaisanterie va durer. Je peux facilement avoir la réponse, d’ailleurs. Pourquoi attendre ? Tu es stupide, tu le sais ça ? Je ferme les yeux, prenant sur moi pour redevenir celui que je suis depuis trois ans, depuis toujours. « Petit Pluton, tu peux accélérer le mouvement qu’on aille porter secours à ceux qui agonisent là bas ? » Et dont tu n’as rien à faire en réalité. Je titube pour sortir des rangs, me sentant comme des mois et des mois plutôt lorsque je me suis porté volontaire. « Tu le sais, en plus, qu’elle n’a rien d’une rebelle en dehors de sa stupidité ! Alors cesse ton cinéma sinon je vais croire que tu fais tout ça pour protéger une Bonnie perdue avec une bombe quelque part là bas ! » Mon bras brasse les ruines encore fumantes. Je suis un c#nnard, je le sais. Mais si c’est ce qu’il faut pour qu’on abrège et que l’épée de Damoclès cesse de pendre sur la nuque de Sebastian et bien… soit.



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« L'être humain cherche, tout compte fait, davantage à survivre qu'à vivre. Or survivre, c'est exister sans vivre... et c'est déjà mourir. » ►  Frédéric Lenoir.

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MessageSujet: Re: SUJET COMMUN N°2 - JOIN THE CAPITOL   Dim 1 Mar - 17:02

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Capitole et Union du Capitole
tricky - parenthesis

J'ai beau me lamenter et prier de ne pas le faire, de me protéger si des Pacificateurs comptaient s'en prendre à moi, je n'eus que comme réponse un geste brusque de sa part, me relevant promptement, et me voilà de nouveau debout, la tête basse et gonflant mes joues rouges de honte. Je ne sais alors ce qu'il compte faire dorénavant. S'il serait réellement prêt à me balancer ouvertement comme étant un coupable ou s'il fera en sorte à ce que l'on ne se préoccupe pas de moi... J'espère que ça sera la deuxième option. Car peut être n'aurait-il besoin de me pointer du doigt pour que les Pacificateurs ne viennent me saisir et m'exhiber sur leur place publique... Un muet pour la première fois sous les feux des projecteurs alors que le reste du temps, nous déambulions dans les couloirs des demeures sans se faire un instant percevoir tel des fantômes discrets. Des fois, on nous remarque enfin et c'est ordinairement pour nous donner un ordre ou nous réprimander... Ici le rôle à jouer n'est pas moins méprisable, je pourrais être un parfait bouc émissaire et ils pourraient songer qu'un de leur pair puisse les faire réagir plus facilement qu'un simple citoyen bien qu'ils se trompent. S'il y avait encore des Muets chez eux et des arrestations d'innocents, c'est que leurs actions contre les rebelles sont encore insuffisantes pour les stopper définitivement. Et s'il fallait des exécutions publiques pour qu'ils puissent prospérer, sans doute n'allaient-ils pas réagir à leur menace aujourd'hui... Ils n'allaient pas venir avec leur gros hovercrafts... Ils n'allaient pas venir me chercher... Malheureusement.

Je ne faisais donc rien et j'attendais, tout simplement, comme tout les autres. Je gardais encore et toujours l'échine courbée sans même chercher à regarder ce qui se passait autour de moi. Je désirais intérieurement qu'aucun Pacificateur ne vienne à s'intéresser à mon cas bien que l'on pouvait tous les entendre traverser la foule à la recherche d'un éventuel coupable... D'abord restant sur place, je fus soulagé de voir finalement Maël se mettre devant son frère et moi-même, comme en signe de protection. Tout comme mon maître, je laissais alors échapper un soupir, plus doux néanmoins et n'ayant la même signification que le sien : J'étais soulagé de constater qu'il n'était pas prêt à me laisser tomber. Une agitation plus loin se fait alors entendre, puis une voix sur l'estrade... « Si les auteurs de cette tuerie ne se dénonce pas ... Cette femme, mourra. » Tuer quelqu'un d'autre lorsque les véritables coupables nous échappent... Voilà comment fonctionnait le Capitole. Dénué de sens et de sentiments. Et ces maudits Pacificateurs qui eux, n'aimeraient réellement pas être tué pour quelque chose qu'ils n'auraient même pas commis, comment faisaient-ils pour ne pas réagir face à cela ? Vivons-nous réellement dans un Panem où ses habitants ne seraient que des moutons ? Je ne pus m'empêcher de pousser un terrible grognement avant de me raviser rapidement tandis que je pouvais entendre Maël s'impatienter. Je me disais que je ne pouvais me permettre d'intervenir, on risquerait de croire que je suis l'auteur de ce massacre bien que Maël pourrait aisément témoigner en ma faveur... Mais encore fallait-il qu'on nous croit ! Alors je restais, ne bougeais pas, assistant à cette scène tout en étant dans l'incapacité de réagir. Maël bougeait et se faisait remarquer, ce qui commençait sérieusement à m'inquiéter ! Aussi, je le laissais donc faire lorsqu'il s'appuya à mon épaule, bien que je me mettais à trembler, supportant que légèrement son poids. Après tout, c'était lui qui bénéficiait des richesses du Capitole, pas moi... Il adresse alors un message à son frère et voilà qu'il s'avance maladroitement...

« Tu le sais, en plus, qu’elle n’a rien d’une rebelle en dehors de sa stupidité ! Alors cesse ton cinéma sinon je vais croire que tu fais tout ça pour protéger une Bonnie perdue avec une bombe quelque part là bas ! » Je me fige et dégluti avec difficulté lorsque je l'entends... J'hésite entre essayer de calmer le jeu et bondir en dehors des rangs pour le tirer à l'intérieur ou rester immobile et voir ce qu'il adviendra de lui... J'ai beau le haïr pour ce qu'il a pu commettre, je lui ai déjà bien rendu ma haine et il en a fait tout autant à mon égard. Jamais je ne pardonnerais pour les conneries qu'il a pu faire et qu'il fait actuellement... Sauf que je n'aimerais pas revenir à la maison avec un cadavre dans les bras. Je ne veux pas faire le beau devant un nouvel propriétaire... « 'aël !! » Fis-je inutilement alors que mon cri s'apparentait à un miaulement de chaton. Je bondis ensuite à travers la foule d'excentriques pour saisir le bras de mon maître que je tirais nerveusement tout en cherchant ses prunelles pour planter les miennes dans les siennes, totalement affolé. Une énième fois, je m'étais donné le défi de le calmer avant qu'il ne provoque un évènement pire encore que le précédent... Et croyez-moi, lorsque l'on a plus de voix pour sermonner l'autre, cela n'est pas une chose facile.

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