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 Tu es fan de moi ? Moi aussi, je suis fan de moi... [pv Amatus]

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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 23/08/2012
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MessageSujet: Tu es fan de moi ? Moi aussi, je suis fan de moi... [pv Amatus]   Dim 23 Nov - 22:23


Je fronce les sourcils. Ce n’est pas normal ça. Ce n’est pas… Je serre les dents, envoie la bouteille de l’autre côté de la pièce où elle se fracasse dans un ensemble épars d’éclats de verre et, malheureusement, sans qu’aucune goutte d’alcool ne s’éparpille. Vide. La dernière. De toute évidence, ils en ont assez de me voir boire, ou alors ils veulent voir ce que ça donne de me mettre sur les nerfs en ne me fournissant plus de whisky ou de vodka ou quoique ce soit d’un peu alcoolisé, comme un fruit trop mûr ou une c#nnerie dans le genre. Avec une moue digne d’un enfant de trois ans, je donne un coup de pied dans le mur le plus proche, envoie les différents verres posés sur la table se fracasser à la suite de la bouteille pour évacuer ma frustration avec la maîtrise et la maturité de l’adulte que je suis supposé être. Ils n’ont rien à exiger de moi. Ils vendent déjà mon corps, mes aller-et-venues, mes déplacements aux plus offrants. Ils exhibent mes écrits, ils publient mon regard noir et les images du meurtre de ma sœur, ils se moquent de moi, alors ils n’ont rien à exiger de moi en plus de tout cela. Mes sourcils se froncent, mon pied percute un fauteuil, m’envoie des signaux de douleur que j’écarte comme cette mèche qui me tombe devant les yeux. Je suis irascible aujourd’hui, enfermé comme je le suis dans mon appartement en quête d’inspiration pour mon prochain article qui a pour but de répondre à des attentats. Bande d’imbéciles, voilà ce que j’ai envie d’hurler au reste du monde. J’ai beau haïr le Capitole, haïr ce qu’il m’a fait, ce qu’il me fait, ce qu’il me contraint à faire, je reste lucide, moi. La rébellion va nous détruire. Elle va tous nous détruire. Ils feront revenir les anciens dans l’arène – ils l’ont fait une fois, pourquoi pas deux ? – ils massacreront des enfants – ça aussi, ils l’ont déjà fait. Se rebeller, c’est se suicider, c’est devenir un meurtrier, c’est éloigner des champs du possible toutes les illusions d’une paix offerte avec le Capitole.

Et voilà que mes sourcils se froncent un peu plus, attrapent un stylo et ma main gauche griffonne quelques idées à jeter, à trier, à organiser. Le temps d’un soupir, j’en oublie presque la bouteille vide, son cadavre explosé au sol et ses congénères en verre morts à côté dans une fosse commune d’éclats de verre accrochés au tapis du salon. Le temps d’un soupir, la feuille se remplit de mots, de flèches, de titres, de ratures et d’une esquisse perdue au milieu de mon article en construction. Un bruit dans mon dos me tire de mes pensées, je vois l’une des personnes mises à mon service – langue coupée en prime – nettoyer déjà le tapis et je me rends compte du travail que je lui ai offert gratuitement. Et lorsque je suis sobre, mon comportement parvient en général à m’écoeurer. Parfois. Comme aujourd’hui. Mes paupières se ferment un instant sur mes yeux gris, je considère les bruits de verre, attrape mon bloc note et un crayon, et dégringole les escaliers en quête de soleil, d’espace, de liberté et surtout de prise de distance. La fuite, c’est une solution pour quelqu’un comme moi : je reviendrai lorsque l’appartement sera propre. Quelques mètres, quelques minutes, le temps que je me perde dans le Capitole, labyrinthe pire que la forêt qui m’a rendu à moitié fou. Ma chemise froissée, mon jean déchiré aux genoux, les regards tombent sur moi, comme si je n’étais rien d’autre qu’un alien projeté dans ces capitolins écœurants. Et le pire ? C’est que ça doit être le cas. Mes doigts se perdent dans ma barbe naissante, dans mes cheveux mal coiffés, je me souviens que je suis un vainqueur alcoolique et qu’il est normal de me voir ainsi, et je prends l’excellente décision d’aller m’enivrer pour entretenir cette merveilleuse réputa… « P#tain ! » Je repousse violemment la personne que je viens de percuter. « Mais vous pouvez pas regarder où vous allez, b#rdel ?! » Mes yeux gris se posent sur la silhouette, la reconnaissent, m’arrachent un rictus colérique. Ah ben bien sûr, je suis sûr qu’il fait parti de mes fans, ce crétin. Mauvaise foi ? Qu’est ce donc. Je suis irascible, aujourd’hui, pour changer. Alors qu’on ne m’embête pas à chipoter sur des détails comme le fait que ce soit moi qui lui suis rentré dedans et non l’inverse.


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« L'être humain cherche, tout compte fait, davantage à survivre qu'à vivre. Or survivre, c'est exister sans vivre... et c'est déjà mourir. » ►  Frédéric Lenoir.

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MessageSujet: Re: Tu es fan de moi ? Moi aussi, je suis fan de moi... [pv Amatus]   Lun 24 Nov - 0:44




Tu es fan de moi ? Moi aussi, je suis fan de moi...
Elle s'était glissée doucement, aussi discrètement qu'elle jugeait bon de faire mais il l'avait sentit arriver. Petite créature blondinette, elle s'était glissée sous la couverture pour trouver refuge contre sa dernière source de sérénité. Lui n'avait pas bougé d'un cil, feignant d'être toujours plongé dans le sommeil pour ne pas contrecarrer les plans de la fillette. Katrie n'avait jamais été une enfant impressionnable, elle n'avait jamais fait le caprice d'exiger une place dans le lit parental après un mauvais rêve, enfin jusqu'aux derniers troubles qui lui avaient ôté à elle aussi une bonne part de sa famille. Depuis il n'était pas rare qu'elle se fraye un chemin la nuit venue jusqu'à son père, trouvant prêt de lui le moyen de dormir. Ce dernier laissé faire, préférant qu'elle dorme ici plutôt que subir ses cauchemars dans sa propre chambre. Et puis il ne l’avouerait pas mais sentir sa fille se blottir tout contre lui était pour lui aussi un remède contre ces maux qui détruisaient ses nuits. Lorsqu'il sentit la respiration de la fillette s’apaiser, prouvant ainsi qu'elle avait retrouvé le sommeil, il passa son bras autour de ce petit être blottit et tâcha de lui aussi retrouver la voie du repos nocturne.

Ces quelques heures partagées, même dans un sommeil profond, fut surement la seule chose notable de sa journée. Car le soleil levé n'avait été que le signal pour un enchaînement peu inspirant de faits qui lui étaient dictés. Il avait dû faire acte de présence à une réunion où il ne servait plus à rien, avant d'aller faire quelques sourires à des âmes égarés pour finalement s’éclipser et enfin retrouver le chemin de son dernier refuge.

Habitué des lieux, il n'avait aucune peine à progresser dans ces rues, connaissant même les coins où il était susceptible d'éviter d'être la source de curiosités. Dernièrement moins il attirait les regards compatissants ou intrigués de ses compatriotes, mieux il se portait et c'est bien pour cela qu'il avait emprunté cette rue. Son regard pâle fut machinalement attiré par cette fontaine d'ornement qui s'agitait dans ce coin d'aller en arborant de nouveaux atours d'un esthétisme douteux lorsqu'il fut prit à regretter ce manque d'attention de sa part. Il n'y avait pourtant pas énormément d'obstacles dans ce coin mais il ne manqua pas d'entrer en collision avec un autre passant, choc désagréable qui fut accentué par l'immédiat réveil de son épaule qui tira un sursaut de douleur sur le visage du Capitolin avant de disparaitre.

▬ " P#tain ! " Les bonnes manières ayant la vie dure, Amatus s'apprêtait à s'excuser lorsque ce charmant vocabulaire arriva à ses oreilles, lui ôtant le goût des conventions. Il eu alors le loisir de poser le regard sur cette nouvelle rencontre qu'il ne mit guère de temps à identifier malgré le fait que cet homme ne trouve rien de mieux à faire que de le repousser sans ménagement. " Mais vous pouvez pas regarder où vous allez, b#rdel ?! " Sa réputation ne semblait guère mentir, il avait face à lui un être des plus délicieux... Conjuguez à cela les derniers exploits journaliste de ce jeune homme et vous ôtez bel et bien le peu de courtoisie qui pouvait encore apparaître chez Amatus.

▬ " Il me semble que cette "remarque" peut aussi bien vous concerner. " Tout compte fait, le Capitolin devait encore avoir assez de patience pour ne pas répondre d'un ton trop frais, non au final cela pourrait presque passer pour une réflexion poli, presque... Heurter quelqu'un dans la rue ne vous obligez guère à entrer franchement en conversation avec ce dernier et heureusement d'ailleurs car Amatus ne voulait pas vraiment d'un tel échange aujourd'hui. C'est donc pourquoi il entreprit de faire le tour de ce cher monsieur pour continuer son chemin.

▬ " Je ne saurais trop vous conseiller de lever les yeux à présent. Cela devrait vous éviter de nouvelles contrariétés. "

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MessageSujet: Re: Tu es fan de moi ? Moi aussi, je suis fan de moi... [pv Amatus]   Mar 25 Nov - 12:27


Je ne suis pas du genre aimable, et le pire, c’est que j’en fais une fierté. Les jeux m’ont détruit, le Capitole m’a détruit, qu’il récolte ce qu’il a semé, ce b#tard. Et qu’il ne vienne pas s’étonner de me voir agresser des honnêtes citoyens qui n’ont d’honnêtes que leur visage aussi stupide que ridicule. Moi, agressif et de mauvaise foi ? Peut être, voire sûrement, mais de ça aussi j’en suis fier. Je ne suis que ce que l’on a fait de moi, voilà tout. Donc voilà : ma première réaction est d’insulter l’ahuri qui m’a percuté, ma deuxième réaction : de lui asséner une nouvelle critique, d’en remettre une couche, et de conforter ma si précieuse réputation. D’autant plus que je viens de reconnaître le pauvre mec qui s’est trouvé sur mon chemin. Isura, quelque chose comme ça. Ce qui est sûr, c’est que je me suis servi de lui il n’y a pas si longtemps pour argumenter, fortifier, appuyer l’un de mes derniers articles, l’un de ceux qui ont fait suite aux attentats, l’un de ceux qui a visé à faire comprendre dans quelle folie suicidaire sont en train de nous engager des rebelles qui n’ont de rebelles que le nom. En réalité, ce ne sont que des fous, que des gamins, que des… Un soupir, Isura entreprend de rétorquer à mon agression gratuite – notez bien ma grande générosité : ▬ " Il me semble que cette "remarque" peut aussi bien vous concerner. " Je le foudroie du regard, un sourire goguenard contrastant sur mes lèvres. Peut être qu’elle me concerne – surtout le côté b#rdel, merci cher Capitole de vendre tout ce que je possède, jusqu’à mes pensées et mes propos – mais je n’en ai rien à foutre. Ne peut il pas comprendre qu’il ne peut pas me toucher plus que ce que d’autres ont fait ? « Si ça peut te faire plaisir… » ne puis-je m’empêcher de ricaner, avant de redécoiffer mes cheveux d’un geste expert, de lisser négligemment ma chemise froissée et d’enfoncer mes mains profondément dans mes poches, dans une attitude certainement plus digne d’un gosse de quinze ans que d’un Vainqueur des Hunger Games. Un instant de flottement, je mise le pour et le contre de poursuivre l’agression juste pour me défouler. Un instant de flottement, et Isura en profite pour fuir, d’une courbette, d’un dédain qui me fait monter la moutarde au nez.

▬ " Je ne saurais trop vous conseiller de lever les yeux à présent. Cela devrait vous éviter de nouvelles contrariétés. "

Qu’il ne m’aime pas : okay, je peux survivre en le sachant. Notez l’ironie. Qu’il ne veuille pas provoquer une discussion potentiellement houleuse vu que je suis de la partie : okay encore, c’est tout à son honneur. Mais qu’il me vouvoie, qu’il me prenne de haut, qu’il me sermonne comme il pourrait sermonner sa gosse, ça… Lorsque je serre les dents, muscles crispés, droit et tendu contrairement à mon habituelle nonchalance, je me surprends à songer à ce qu’aurait pu faire l’ancien Maël, celui qui restait toujours deux pas derrière Myriam, celui qui rougissait lorsqu’on le mettait en avant, celui qui n’était rien d’autre qu’un petit frère timide et légèrement envieux de la perfection de sa grande sœur. Lorsque mes doigts se saisissent du col d’Isura pour le plaquer violemment contre le mur le plus proche, je me surprends à me demander ce qu’aurait pu me dire Myriam en me voyant faire ça, avant de me raisonner et de me rappeler que si elle est morte, c’est pour satisfaire des petits c#ns comme celui que je décide impulsivement de malmener. Je n’en ai pas l’air avec mon haleine alcoolisée et ma petite taille, mais je reste un vainqueur, je reste un carrière, je reste bien plus apte à défoncer une petite gueule d’aristocrate que ce qu’on pourrait croire. « N’essaye même pas de me dire ce que je dois faire, c#nnard. » Je n’ai jamais été particulièrement malin, donc ne cherchez même pas à me faire remarquer combien c’est ridicule, immature, dangereux et irresponsable d’attaquer ainsi quelqu’un qui a juste eu le malheur de se trouver sur mon chemin. De base, depuis les jeux, depuis que je dors moins, je ne suis pas un mec facile. Alors en plus, quand je suis plus irascible que d’habitude et que je cherche un punching ball, j’oublie tout principe élémentaire. En lâchant Isura pour mieux le pousser une nouvelle fois contre le mur, sans la moindre délicatesse s’il faut encore le notifier, j’étale un peu plus ma stupidité en crachant, dans un mélange de ricanement, de sarcasme, de colère et d’antipathie injustifiée : « Alors c’est toi qui lèves les yeux la prochaine fois et qui t’écartes, compris ? Retourne voir ta femme, tu dérangeras moins les autres. »

Rappelle-moi, Maël, qui attirait les regards et la sympathie sur ce veuf donc la femme a été arrachée par la rébellion ? Certainement pas moi, ou alors pas moi sobre.


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MessageSujet: Re: Tu es fan de moi ? Moi aussi, je suis fan de moi... [pv Amatus]   Mar 25 Nov - 15:06




Tu es fan de moi ? Moi aussi, je suis fan de moi...
L'éducation avait la vie dure, même si cet imbécile qui avait la bonne idée de clamer ses idées à qui voulait bien le lire se baser sur les informations de Capitole qui ne pouvaient pas être plus venimeuse ne lui donnait pas véritablement de raison d'être poli. Cependant cet être méritait en tant soit peu de respect car personne ne naissait crétin ou despote, on le devenait et il y avait fort à parier que le présent de ce cher Monsieur Reh découlait de son passé dans cette société pourrie jusqu'à la moelle. Bref malgré les motifs de griefs qu'il pouvait collectionner Amatus s'employa à rester dans le domaine de la fraîche politesse, remarquant que ce conseil pouvait aussi s'appliquer à son charmant interlocuteur.

▬ " Si ça peut te faire plaisir… " Un bref silence suivi ces mots alors que le Capitolin analysait l'allure du jeune homme qui semblait s'attacher à son apparence de caïd de cours d'école... C'était bien navrant mais là encore l’entièreté de la faute n'était pas essentiellement sur ses épaules. Enfin il ne tenait qu'à lui de se ressaisir un minimum, cependant Amatus avait ses propres ennuis à gérer, il n'allait guère se lancer dans cette quête ardue. Il décida donc que la "discussion" aller s'achever là et reprit son chemin en suggérant tout de mêle qu'à l'avenir les yeux du jeune homme pouvaient se porter vers l'avant afin de lui éviter d'autres contrariétés.

Peut-être aurait-il dû se contenter de reprendre son chemin en silence, et encore vu l'humeur de son interlocuteur il n'était pas certain d'avoir pu s'éloigner en paix. Dans tous les cas ses mots ne semblèrent pas les bons car Reh décida de le garder sous la main, littéralement plus qu'il réussit à attraper son col pour l’entraîner contre un mur. Le choc, déjà peu délicat manqua d’assommer Amatus alors que son épaule heurtait la surface dure éveillant aussitôt sa peau mise à vif. Le Capitolin serra brutalement la mâchoire pour étouffer toute protestation involontaire et ferma brièvement ses paupières pour ravaler cette douleur.

▬ " N’essaye même pas de me dire ce que je dois faire, c#nnard. " Susceptible avec le mode d'expression d'un adolescent, non vraiment il avait tiré le plus beau lot c'est certain.
▬ " Il faudrait apprendre à faire la différence entre un ordre et un simple conseil. " Amatus avait rouvert ses yeux et referma sa main sur le poignet de l'énervé. Non pas qu'il est dans l'idée de faire lâcher l'homme mais il n'avait pas non plus envie de se faire ballotter contre un vulgaire sac de grain. Le souffle court et avec une pointe de mauvaise humeur il lança donc cette remarque, petite tentative de raisonnement qui allait probablement être vaine au vu de la détermination qu'il lisait dans le regard qui lui faisait face. Il fut un peu étonné de le voir le lâcher et libéra son poignet sans véritablement savoir à quoi s'attendre.

Mais au moins il n’eut pas beaucoup à attendre plus que notre cher colérique n'attendit pas plus longtemps pour le repousser à nouveau vers le mur. Cette fois il fut presque certain de voir des étoiles dans son champ de vision alors que ses jambes vacillaient sous le poids du centre de sa douleur auquel il porta sa main. Amatus tint debout mais commença à se révolter contre cette torture qui n'avait pas de sens.

▬ "  Alors c’est toi qui lèves les yeux la prochaine fois et qui t’écartes, compris ? Retourne voir ta femme, tu dérangeras moins les autres. " Le Capitolin aurait pu en rire si Reh n'était pas la source de ce mal qui affolait ses nerfs et s'il n'avait pas eu la présence d'esprit d'ajouter ces derniers mots... Ce qu'il avait vécu ne lui donnait pas tous les droits, Amatus était relativement bien placé pour le dire.

▬ " Bon ça suffit ! Je ne suis pas responsable de vos problèmes, si vous avez envie de passer vos nerfs essayez le gymnase. " Il devrait aussi arrêter de boire et réfléchir un peu sur le crétin qu'il était devenu mais cet avis n'était pas utile dans l'immédiat alors que le Capitolin essayait de se défaire de cette rencontre et non de l'enflammer un peu plus. Une main toujours sur son épaule, Amatus se redressa légèrement, se servant toujours de l'appui du mur pour assurer son équilibre alors que l'énervement se lisait dans son regard. " Ou trouvez la vraie source de vos problèmes. "

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MessageSujet: Re: Tu es fan de moi ? Moi aussi, je suis fan de moi... [pv Amatus]   Ven 28 Nov - 14:07


Failli. Sérieux, ouais, j’avais failli le laisser se barrer, l’oublier, le mettre dans un coin de ma tête dans la section trucs sans importance. Mais il avait fallu que ce c#n se permette la remarque de trop, celle de trop du moins pour un imbécile comme moi qui a tant d’énergie à revendre qu’un simple conseil sonne comme un ordre à ses oreilles, qu’une phrase balancée sur un ton badin s’arque d’autorité, d’une autorité que moi, je ne peux plus supporter. Fais ci, fais ça, n’oublie pas que Sebastian peut toujours terminer dans l’arène, n’oublie pas que nous avons tous les pouvoirs, n’oublie pas que tout ton être est à nous et que nous pouvons en faire ce que nous voulons. Fais ci, fais ça, je ne suis qu’un p#tain de pantin la plupart du temps, mon libre arbitre ne tient qu’à un fil, donc s’il pouvait se conseiller à lui-même de se la boucler, ça m’arrangerait. Sans me retenir, sans même essayer de le faire, je me retrouve à saisir son col pour l’envoyer dire bonjour au mur le plus proche. Sans la moindre retenue, fidèle à mon statut de Carrière et de Vainqueur, j'assène à Isura un nouveau coup, quelques crachats verbaux, une menace, avant de le relâcher, les épaules crispées de colère. Et qu’il essaye même pas de faire l’intéressant, ça ne m’intéresse, justement, pas. ▬ " Il faudrait apprendre à faire la différence entre un ordre et un simple conseil. " Mes yeux orage croisent son regard, se chargent de mépris, reportent sur lui toute la haine que j’ai en réserve envers les Capitolins. Ma mâchoire, crispée, serrée, fermée, retient des insultes et jurons qui lui donneraient une idée de ma considération pour la différence qu’il veut me faire apprendre. Je hais les conseils, je hais les ordres : les deux s’amalgament et se mélangent dans la diction des politiciens et des maîtres chanteurs qui agitent sur la tête de ce qu’il reste de ma famille une épée plus qu’affutée, comme celle qui a déjà transpercé de part en part le corps de ma sœur. Ça m’écœure, ça me donne envie de vomir, ça me débecte de voir que je suis incapable de la moindre mesure. Il aurait mieux fallu que je me laisse tuer, dans la clairière, et que Myriam soit aujourd’hui à ma place devant ce c#nnard qu’elle aurait ignoré, et non provoqué.

La main d’Amatus qui verrouille mon poignet me brûle, je me dégage en envoyant l’homme rencontrer une fois de plus ce mur qu’il doit tant affectionner à présent. « Lâche moi » m’entends-je lui ordonner d’une voix crispée, avant d’attaquer, de provoquer, de ricaner sans la moindre intelligence. Pourquoi nous entraîne-je sur le terrain de sa femme, décédée, alors que je sais pertinemment, pour avoir perdu ma sœur jumelle, que rien n’est plus douloureux que la perte d’une moitié ? Peut être pour cette raison, justement. Je suis incapable de me pardonner, alors autant qu’il souffre autant que moi. Et tiens, pourquoi ne pas lui rappeler que ce sont ces anciens amis qui l’ont tuée, tant qu’on y est. Ce serait marrant de lire sur son visage un peu plus de colère. Un peu plus d’animosité. Autre chose que cette voix presque trop calme qu’il lui oppose. ▬ " Bon ça suffit ! Je ne suis pas responsable de vos problèmes, si vous avez envie de passer vos nerfs essayez le gymnase. " Un peu de réaction ! J’arque un sourcil, devant son ça suffit qui me donne plus envie de continuer qu’autre chose. Pas responsable de mes problèmes ? Mais qu’il aille se faire foutre dans l’arène ! Ce n’est pas moi qui ai regardé des jours durant des gosses s’entretuer dans une arène, non ? C’est lui, rien que lui, et si les gens sont chaque année plus cruels, plus sadiques, c’est pour satisfaire la soif de sang de ces capitolins guindés et écœurant que je fréquente tous les jours, pas pour la joie du public de Panem. " Ou trouvez la vraie source de vos problèmes. "

Un regard mauvais, c’est tout ce que je daigne lui offrir dans un premier temps. Après cette merveilleuse nouvelle preuve de ma maturité et de ma capacité sans égale à la diplomatie, je retrouve mes habitudes. « Le gymnase, j’ai donné à ce que j’en sais. Et de toute évidence, c’est pas ton cas. Et t’as tout faux : mon problème, c’est toi justement. Toi et ton Capitole de m#rde, toi et… » Ouch. Une alarme s’allume dans ma tête embrumée. Je suis censé être sobre, là. Je suis censé être donc pro-Capitole. Je suis supposé le soutenir, m’enorgueillir de mon statut de vainqueur. Il n’y a que lorsque je suis bourré que je peux raconter des c#nneries, il n’y a que lorsque je suis ou simule l’ivresse que je peux laisser paraître ce que je pense réellement de la situation. Et là, je viens de m#rder, sévère. Là… Je serre les poings. P#tain d’alcool. Pourquoi m’ont-ils soudain coupé les vivres, hein ? Pour que je sois obligé de rejouer le parfait petit vainqueur heureux de l’être qui détestait sa sœur et qui est fier de l’avoir tuée ? Je ferme les yeux, serre les dents, fais un pas en arrière. Me concentre. Et parviens in extremis à détendre mon visage et à grimacer un pseudo sourire d’excuse. « Oublie ça, désolé, tu as parfaitement raison. J’ai mal dormi, et il m’arrive de dire des bêtises dans ces cas là. » Ce n’est même pas plausible. Néanmoins, je poursuis, pour la forme. « Faudrait que j’essaye le gymnase, ça me ferait du bien. Ton épaule est pas trop disloquée, ça va ? » Mais qu’est ce que j’en ai à branler de son épaule, hein ? J'ai bien vu sur son visage qu'il a douillé, la chochotte, mais j'en ai rien à faire. J’enrage, intérieurement. Il faut que les gens conservent de moi l’image d’un pro-Capitole si alcoolique qu’il tient la plupart du temps des propos incohérents ; Et non le contraire.


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