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 RIPTIDE (bonnie)

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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
ϟ MESSAGE : 463
ϟ AVATAR : phoebs tonkin.
ϟ MULTICOMPTE : nope.
ϟ DISTRICT : originaire du deux, actuellement dans le treize.
ϟ AGE : vingt ans.
ϟ METIER : autrefois elle s'entraînait pour les jeux.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : indécis
ϟ COMPÉTENCES : SURVIVOR
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MessageSujet: RIPTIDE (bonnie)   Dim 19 Oct - 11:20
BALSEY, CERSEI, BONNIE.

vingt ans ϟ district 2 désormais dans le 13 ϟ PHOEBE TONKIN

PRÉNOM(S) ϟ La jeune femme porte un prénom assez passe-partout et pourtant pas dénué de caractère : Bonnie. Choisi à la va-vite par sa mère, car tout le monde pensait voir apparaître un garçon. Et le second prénom Cersei n'est autre que le prénom de sa grand-mère paternelle. La brune ne l'utilise jamais et elle s'en fiche complétement. ; NOM ϟ Balsey est un nom désormais connu dans tout Panem. Tristement associé à la trahison de Bonnie lors de l'attentat contre le président. Ce nom couvre le deux et sa famille de honte. ; DATE DE NAISSANCE ϟ Bonnie est née un vingt-cinq juillet, alors qu'il s'abattait sur le deux une canicule meurtrière. Personne ne pensait que le bébé puisse survivre. Mais elle était déjà une force de la nature d'après plusieurs sages-femmes. Elle survécu donc, et elle est âgée de dix-neuf ans à ce jour. ; DISTRICT ϟ originaire du district deux, Bonnie se trouve désormais dans le treize sans réellement savoir pourquoi. ; METIER ϟ ele s'entraînait autrefois pour les jeux désormais elle poursuit cette éducation dans le treize. Cependant cette éducation n'aura pas la même finalité. ; SITUATION CIVILE ϟ elle se jurait de n'aimer personne après la mort de Samuel. Mais parfois elle se prend à penser à lui et à rêver de leurs retrouvailles.  ; ALLÉGEANCE ϟ A elle-même plus que jamais. Elle n'a aucune confiance en la rébellion n'y dans le Capitole. Pour elle les deux instances se valent et aucunes d’entre elles ne lui promettent un avenir plus glorieux. ; GROUPE ϟ MOCKINGJAY ORDER ; CRÉDIT ϟ tumblr & bazzart


les questions de César
QUE PENSEZ-VOUS DU GOUVERNEMENT ET DU PRÉSIDENT ? que pense votre personnage du Capitole, de son autorité toute puissante sur les Districts, est-il plutôt pour, plutôt contre, partagé, n'hésitez pas à détailler votre réponse.

QUEL EST VOTRE AVIS SUR LES JEUX ? Une question primordiale qu'importe l'âge, votre personnage a-t-il peur ? Pourquoi ? Est-ce un parent inquiet ? Un adolescent certain de ne pas survivre aux jeux ? Ou au contraire les attend-il avec impatience ?

RÉCEMMENT, LE CAPITOLE A SUBI UNE VAGUE D’ATTENTATS. QU'EN PENSEZ-VOUS ? (cf, annexe : épisode un.)  Quelle a été votre réaction lorsque l'attentat a eu lieu sous vos yeux, sur les écrans géants de votre district ? Qu'avez-vous ressenti ? NB : pour les capitolins remplissant cette fiche : ils ont assisté en direct à l'attentat.

COMMENT VOUS COMPORTERIEZ-VOUS DANS L’ARENE PENDANT LES JEUX ? Que vous ayez 12 ou 77 ans, cette réponse est obligatoire, elle se conjugue peut être au passé mais il est important que vous nous disiez de quelle manière votre personnage appréhende/appréhendait les jeux, pour les gagnants comment était votre personnage à ce moment-là etc. Êtes-vous doué avec une arme ? Un habile chasseur ? Votre tête compte-t-elle plus que vos muscles ? Quels seraient vos atouts si on vous jetait dans la fosse aux lions, comment défendriez-vous votre vie ?

QUE PENSEZ-VOUS DE LA SPECIALISATION DE VOTRE DISTRICT, DE VOTRE NIVEAU DE VIE ? Des revendications ? Aimez-vous ce que vous produisez, votre travail ? Décrivez vos conditions de vie.


entrez dans l'arène
ϟ PSEUDO RESTLESS. mais appelez-moi Laura.  I love you
ϟ AGE je vais bientôt avoir 20 ans. je me fais vieille.  Arrow
ϟ COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? je le connais depuis très très très longtemps.  
ϟ AS-TU LU LA TRILOGIE ? vi m'dame.   j'ai aussi lu les ASOIAF, les HP, les PJ etc...  tongue  
ϟ CODE validé par moi-même  
ϟ COMMENTAIRES ? tellement heureuse de revoir DOF.       et god save DOF.  

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MessageSujet: Re: RIPTIDE (bonnie)   Dim 19 Oct - 11:21


running in circles, coming in tails.



FIRST. CHILDNESS.
La pluie. Et encore de la pluie. Cara pleurait dans la pièce d’à côté, ses cris résonnaient dans la maison entière. Stupide bébé. Une si petite chose. Inutile, fragile et gueularde. Ses mains se posèrent sur un livre qui traînait sur le sol. Et dans un élan, elle lança le livre sur la paroi qui la séparait de cette petite chose fragile. Elle se tût pendant quelques secondes, juste quelques secondes. Et ses cris perçants résonnaient encore et encore plus fort. Bonnie se laissa tomber sur son lit, enfouissant sa tête dans les plis de ses draps et de son oreiller. Qu’elle se taise. Ou qu’elle meurt étouffer par ses propres hurlements. Mais par pitié, qu’elle se taise. L’escalier grinça, et des pas se firent entendre. Maman. Elle avait cette démarche de femme toujours pressée. Elle marche comme un éléphant dit Samuel. Et ce n’était pas faux. Elle entra dans la chambre du bébé et une paisible berceuse remplaça les cris. Le cœur de Bonnie devint léger au fur et à mesure que la voix résonnait dans la maison. « Ferme tes jolis yeux. Car les heures sont brèves. Au pays merveilleux. Au doux pays des rêves. Ferme tes jolis yeux. Car tout n'est que mensonge. Le bonheur est un songe. Ferme tes jolis yeux. » Un sourire. Ses yeux se fermaient. Et le sommeil l’envahit.

(...)

Cara arrachait encore les cheveux de ses poupées. Ses yeux plein de larmes, elle réclamait l’attention de Samuel. Ce dernier se contenta de lancer une de ses maudites poupées à l’autre bout de la pièce. Elle hurla de plus belle, le maudissant avec vigueur mais sans vraiment oser le regarder. Samuel regarda Bonnie, et se mit à rire. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait jamais ce qu’il essayait de lui dire lors de ses longs regards. Il était vieux. Presque dix ans. Et pourtant il était bien plus fort que tous les garçons du quartier. Bonnie l’admirait. C’était flagrant. Elle le suivait lorsqu’il partait à l’entraînement, elle exécutait le moindre de ses souhaits sans réfléchir. Il était le seul à lui parler sérieusement malgré son jeune âge. Parfois il l’attrapait et lui apprenait grossièrement quelques techniques de combat. Et toujours il l’enlaçait en lui promettant tout ce qu’elle désirait. « J’en ai vraiment marre de tes poupées. » souffla-t-il d’un ton las. Sans colère. Cara ne comprenait pas. Elle pleura plus fort cette fois-ci. Jusqu’à ce que mère monte et nous scrute tous les trois. « Vous vous pensez intelligents de faire pleurer une gamine de quatre ans ? » Disait-elle en attrapant la boule de pleurs qui lui servait d’enfant. Bonnie ne quittait pas Samuel du regard. Et lui riait doucement. Se moquant d’elle et de sa prétendue autorité. Il la défiait. Tous les jours. Et elle ne lui disait rien. Bonnie savait au fond d’elle que leur mère n’en pouvait plus. Il l’épuisait. Mais Samuel était un électron libre. Un perturbateur. Leur père le disait souvent aux autres parents, Samuel c’était un fauteur de troubles par excellence. Notre mère s’en alla avec Cara, laissant Samuel et son rire léger résonner dans la pièce en seuls maîtres. Bonnie se leva doucement de son fauteuil, s’assit de nouveau sur son lit. Samuel lui lança un regard. Ce regard qu’elle ne comprenait que trop lentement. Il attrapa quelque chose sous son matelas, Quelque chose qui aveugla sa cadette. « Tu vois ça Bonnie ? » Oui. Voulait-elle lui hurler. Comme un aimant attire le métal, la chose qu’il tenait entre ses doigts l’attirait. Étrangement. Elle le rejoignit rapidement. Il s’agissait d’un couteau. Mal taillé. La lame émoussée. Mais il était splendide pour elle, gamine de six ans, surtout lorsqu’il était dans les mains de Samuel. Elle hocha rapidement la tête et elle avança sa paume vers l’objet. Samuel prédit son geste et d’un mouvement vif il entailla sa paume de quelques centimètres. « On ne touche pas. » dit-il calmement, les yeux toujours accrochés à cette lame. Bonnie tenait sa main, quelques gouttes de sang pourpres s’échappaient de la courte plaie. Elle avait mal. Sa paume la brûlait. Mais elle faisait comme si de rien n’était. Essuyant sa paume ensanglantée dans le pan de son t-shirt sans dire un mot. « A l’entraînement, on apprend à lancer des couteaux. A se servir d’une épée ou d’un arc. » Il suivait son entraînement depuis ses neuf ans. Précoce disait les gens lorsqu’il le voyait arme au poing. Précoce disait son entraîneur. Un génie très certainement pour les autres. « Tu m’apprendras Sam’ ? » Sa voix étouffait mal l’excitation que lui provoquait la vision d’une arme. D’une véritable arme. Il sourit. « Allons dehors. Voir ce que tu vaux. » Un sourire enfantin s’afficha sur son visage de fillette, et elle courut dehors, comme si sa vie en dépendait. Il la rejoint, sans courir, dans le patio dessécher où siégeait un simple chêne à demi-mort. « Bien tu prends ton couteau dans la main, trouve l’équilibre entre la lame et le manche. Et lorsque tu trouves cet équilibre, tu tires. » Il s’exécuta avec une grâce sans pareil. La petite lame se glissa d’entre ses doigts et vint se figer dans l’écorce de l’arbre. « Tu vois, ce n’est pas compliqué. » dit-il en allant chercher le couteau. Il lui tendit et fit un bref signe de tête. La lame effleura de nouveau ses mains. Elle l’attrapa. Sans fléchir. Tâtant le manche de ses doigts d’enfant. Il lui indiqua un endroit. Le point d’équilibre avait-il dit. Trouver le point qui permettra de toucher la cible. Ella tira. Le couteau tournoya et vint s’échouer au pied de l’arbre. Et le rire de Sam se fit moqueur. Il alla le chercher, et lui redonna. « Allez. Encore. » Et il lui fit tirer ce couteau durant plusieurs heures. Jusqu’à ce que la lame veuille bien se nicher dans un coin de l’écorce. Elle était fière, très fière. Il l’enlaça longuement. Et ébouriffa ses cheveux noirs. « Peut-être que tu vaux plus que je le pensais petite sœur. » Elle souriait bêtement. « Jamais plus que toi Sam. »





and nothing can hurt me now.



SECOND. GAMES ON.
Il existait quelque chose qui faisait battre son cœur. Quelque chose de plus fort que Bonnie, que mère et que tout l’univers réuni. La soif insaisissable de ce qu’était ce but, cette finalité à sa vie. La soif de gloire. Samuel ajustait doucement son costume, sa chemise blanche immaculée, son pantalon bleu nuit et ses chaussures vernies du dimanche. Il était beau, il était jeune. Leur mère lui toucha doucement les cheveux, il la repoussa vivement. Personne ne pouvait le toucher. Personne. Mère attrapa doucement la main de Bonnie, à côté d'elles papa et Cara dans ses bras. Et loin devant Samuel. Seul comme toujours. Pour beaucoup première moisson signifie première peur. Être choisi correspond à une mort inévitable. Mais Samuel lui, il attendait ce jour depuis qu’il était sorti du ventre de sa mère, depuis qu’il avait touché sa première arme, depuis toujours. Beau. Il l’était lorsqu’il dû s’enregistrer devant les agents du Capitole. Tête haute, sourire en coin il était le loup dans ce troupeau de brebis. Leurs parents les entraînèrent autre part, dans l’enclos des moutons impuissants. Neuf ans. Bonnie n’était pas encore éligible. Mais son tour arrivera. Comme tout le monde. Leur mère montrait fièrement Samuel à sa voisine. Elle le savait pourtant. Son fils allait être envoyé dans cette arène. Et pourtant, tout ce qu’elle avait pu dire n’était que louanges, compliments sur son enfant, son fils prodigue. Papa installa Cara sur épaules. Il ne souriait pas. Il n’a jamais plus sourit depuis qu’il a appris la nouvelle de la bouche de son fils unique. Cara elle, se contentait de tirer les cheveux de son père en gesticulant et grognant. Et Bonnie, elle le regardait lui, se placer près des autres enfants, son affreux sourire déformant son visage poupin. « Bienvenue à la soixante-cinquième élection des Hunger Games. » Une lumière aveugla la foule durant quelques secondes, dévoilant sur une immense scène deux personnes, le maire et son légendaire crâne rasé et une jeune femme à la crinière de feu, la capitoline. « Bien. Commençons s’il vous plaît. » Samuel se tourna doucement vers sa famille, il souriait toujours. Bonnie lui rendit son sourire et bien plus encore. Stupide Bonnie, un sourire ne vaut rien dans un moment pareil. Rien. « Les dames d’abord. » On apporta une grande boule de verre remplie de petits papiers blancs. Ces mêmes papiers blancs qui un jour porteront son nom. L'estomac de la jeune fille se serra et elle se colla contre les jambes de mère. Une peur d’enfant, une peur non justifiée, Samuel lui n’a jamais eu peur. La rouquine plongea son bras et remua les petits papiers avant d’en retirer un seul. Elle toussa avant de parler d’une voix trop aigüe et trop joyeuse. « Solen Peters. » La jeune femme s’avança dans l’allée, une longue chevelure brune et des yeux plissés. Elle ne souriait pas et se contentait d’avancer dans l’allée vers la grande scène. La capitoline attrapa sa main et en quelques instants elle était à ses côtés. La jeune femme était plus grande et plus costaud que la rouquine. Mais ses muscles raides trahissaient un trac naissant. « Bien. Nous passons donc aux jeunes hommes. » Son sourire dévoila des longues dents blanches, trop blanches. Elle remua doucement. Et le papier glissa entre ses doigts. « Samuel Balsey. » Il s’éloigna du groupe, tête haute, il apparut soudainement sur les écrans. Un enfant. Beaucoup de personnes murmurèrent, un brouhaha s’installa rapidement sur la place lorsque mon frère grimpa seul sur cette scène. Il était bien plus jeune que sa camarade. Mais son visage, son corps n’exprimait aucuns doutes. Aucune peur. « Eh bien il me semble que nous avons nos tributs. Deux jeunes gens, les meilleurs produits du deux, puisse le sort vous être favorable. » Bonnie fermait doucement les yeux. Il le sera. Il n’a pas le choix.

(...)

Bonnie ouvrait la porte bien trop fort. Samuel était là, assis sur le lit, regardant les autres tributs sur la télévision. Il la regarda doucement avant de tapoter le lit, elle s’assit doucement près de lui. « Il y a de bons tributs d’après les commentateurs cette année. » Elle attrapa sa main. « Tu trembles. » dit-il en serrant mes doigts fins. « Non. » mentais-je. Il sourit. « Tu sais bien que je vais revenir. Aucun d’entre eux ne peut me battre. » Je baissais doucement la tête. « Solen a l’air forte. » Il manqua de s’étouffer et un léger rire s’échappa du fond de sa gorge. « Solen. Elle manie bien les couteaux. Mais elle est aussi rapide et souple qu’un éléphant. » Ma main serra encore plus fort la sienne. « J’ai peur Sam. » soufflais-je en plongeant mes yeux dans les siens. Il sourit, son sourire narquois, son sourire impertinent. « La peur, elle n’a jamais sauvé personne. Bien au contraire. » Derrière la porte le pacificateur s’agitait, il ouvrit doucement la grande porte en bois beige. « C’est terminé. » Samuel lâcha ma main et reporta son attention sur l’écran. « Promets-moi. » Il ne répondait pas, mais son sourire s’agrandissait. « Promets-moi. » Il posa les yeux sur moi et son sourire se fit doux.« Je te le promets petite sœur. » Dans ses yeux dansaient des flammes. Insaisissables.

(...)

« Bouge pas ! » Hurlait la gamine en lançant grossièrement un bout de bois sur les jambes de son adversaire. Il lui répondit avec un simple rire moqueur. « Asher ! Tu cours trop vite. » Il s’arrêta doucement, levant ses bras vers le ciel il se moquait littéralement d'elle désormais. « Tu es lente. » la dernière syllabe déboucha sur un léger rire. Essoufflée, ses mains se posèrent sur le torse de jeune garçon de son camarade. Elle le poussait de sa force d’enfant, il glissa mais il ne tomba pas. « Essaie encore. » Un sourire déforma son visage et elle le poussait, encore, encore et encore. « C’est tout ? » Le sourire disparu, ses mains s’accrochaient désormais à son sweat et elle le poussait, encore, encore. Jusqu’à ce qu’il glisse, il tomba sur son dos. Sans doute l’avait-il fait exprès. Mais Bonnie s’en fichait. Elle lui grimpait dessus sans attendre, s’asseyant sur son torse elle posait un petit bout de bois sur sa gorge. « Mort. » articulait-elle. Il attrapa ses épaules et la retourna. « Morte. » articula-t-il en lui arrachant le bout de bois des mains. Alors la gamine se dégageait de son étreinte et elle se remettait à courir. Plus loin et plus vite. Et Asher la suivait. Ils couraient pour vivre. Ils couraient doucement vers leurs mort. Car les Hunger Games nous transformaient en futures machines à tuer.

(...)

Il tomba et au même instant sa gorge se noua, et son estomac se retourna. Tomber. L’écran géant montra son visage, ses yeux ouverts où cette flamme brûlait encore. Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas. Elle hurlait alors. Ses voisines lui retenaient les bras. Elle hurlait encore. Plus fort. Et se laissa tomber, ses mains appuyant sur ses yeux, comme si tout ceci n’était qu’un rêve, comme si tout ceci n’était qu’un mauvais rêve. On se pencha vaguement sur ce qu’il restait d'elle. Coquille vide. Les larmes sortaient en un flot continu. Quelqu’un tenta de la remettre debout. Elle le repoussait vivement. Ses yeux fermés. Elle attendait le réveil. Elle attendait la réalité. Elle attendait de sentir la main de Samuel sur son épaule ou son rire. Mais rien. Mis à part ses sanglots et les murmures de la foule. Elle ouvrait doucement les yeux. Rouges. L’écran montrait des images de Sam. Près de la rivière. Il y était presque. Il avait gagné. Il aurait dû gagner. Ses pensées devinrent dès lors embrouillées. Son image, son corps tombant dans l’eau, cette flèche dans son corps et cette eau pourpre. Mort. Ils l’annoncèrent brutalement. Samuel Balsey, district deux, mort. On la souleva, de force. Alors elle les frappait de sa force de gamine effondrée. Mais personne ne lui dit un seul mot. C’était le lot de la famille des morts. On la posa près de ses parents. Son père touchant son épaule mais il ne disant rien de plus. Elle revoyait encore ces images, ces souvenirs se mélangeant à l’eau pourpre de la rivière. Samuel n’était plus. Et avec lui, il emporta sa vie.

(...)

Vent qui frissonne, vent qui tourne, vent qui vous passe entre les jambes et qui chante, chante des chants venus d’un temps sans pensées ni vouloir, un temps de fêtes et de banquets, de musiques jouées par de doux instruments ; vent qui murmure et qui réchauffe les nuits, nuits qui s’effacent dans l’aube sans rêves, jours passés au lit sans dormir. Vent qui souffle, vent qui jette sur les montagnes du deux des vagues de pluie froide, écume de glace, hiver dans ce même vent passe et se consume. Vent qui enveloppe les heures et les emporte, vent voleur, ses journées sous le bras, le sourire perdu. Vent, vent qui répand les notes efface les cris de Mère, qui à Cara ferme les yeux et à Bonnie fait croire ou semblant de croire que cette vie est une vie nouvelle. Car elle l’est si peu. Alors elles restent assises là, attendant doucement qu’arrive le printemps.


   

   

 
the hunger of a lion.


   
THIRD. FOOLISH.

(encours)

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ϟ HUNGER GAMES : non
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MessageSujet: Re: RIPTIDE (bonnie)   Dim 19 Oct - 11:22


i guess i'll never learn.


FOURTH. TRUST NO ONE.



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MessageSujet: Re: RIPTIDE (bonnie)   Dim 19 Oct - 14:40
J'adore le "J'ai 20 ans je me fais vieille" méchante, va !
Moi et mes futures 25 ans on est heureux tiens de te revoir :p

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MY BROTHER DIED FOR US. FOR FREEDOM.
There’s a limit to your love like a waterfall in slow motion like a map with no ocean. There’s a limit to your love your love, your love, your love.  There’s a limit to you care, so carelessly there, is it truth or dare. There’s a limit to your care.
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MessageSujet: Re: RIPTIDE (bonnie)   Dim 19 Oct - 14:51
25 ans mais tu fais tellement jeune j'te jure Arrow *sbaaf*

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