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 Nale ⊰ It's not 'cause you're 'rich' that you're an ass hole.

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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
ϟ MESSAGE : 1155
ϟ AVATAR : Liam Hemsworth
ϟ DISTRICT : Originaire du 4, il est est actuellement un fugitif dans le 13.
ϟ AGE : 25 ans. Il a gagné la 64ème édition des jeux à 14 ans.
ϟ METIER : Il est assigné à l'intendance dans le 13, en cuisine.
ϟ LIFESTYLE : Le niveau de vie est correct et surtout équitable à chaque habitant, merci le 13. Mais sachant qu'il est un vainqueur et qu'il est originaire d'un district assez riche, il n'a jamais eu à se plaindre.
ϟ HUNGER GAMES : non
ϟ RÉBELLION : pour
ϟ COMPÉTENCES : SURVIVOR
MODÉRATEUR DE DAUGHTER OF FIRE
MessageSujet: Nale ⊰ It's not 'cause you're 'rich' that you're an ass hole.   Sam 18 Oct - 0:43
NALE LOGAN TARGETHNAM

25 ans ϟ district 13, anciennement 4 ϟ Liam Hemsworth

PRÉNOM(S) ϟ Nale est un prénom trouvé par sa soeur, tandis que Logan vient de leurs parents, qui ont flashé dessus lors d'un cours d'histoire. ; NOM ϟ Targethnam  ; DATE DE NAISSANCE ϟ 21 novembre ; il a aujourd'hui vingt-cinq ans.  ; DISTRICT ϟ Nale est originaire du troisième district le plus riche de Panem, qui est le district 4, celui de la pêche, qui a fait de lui ce qu'il est aujourd'hui, heureusement ou malheureusement. Il est, depuis la mission de récupération des captifs de l'attentat, un nouveau résident du 13 ; METIER ϟ Avant l'attentat, il passait son temps à pêcher et jouer de la harpe comme talent choisi par le capitole. Il est assigné à l'intendance dans le 13, plus particulièrement en cuisine où il joue les commis ; SITUATION CIVILE ϟ Officiellement encore célibataire mais son coeur est pris. Sorry mesdemoiselles  ; ALLÉGEANCE ϟ Il est pro-rébellion. S'il ne pouvait pas le montrer jusque là, il est libre de cet avis dans le 13, évidemment ; GROUPE ϟ Mockingjay Order ; CRÉDIT ϟ Tumblr & avatarsdb.com


les questions de César
QUE PENSEZ-VOUS DU GOUVERNEMENT ET DU PRÉSIDENT ? Le Capitole est à l'image de son président, une belle blague de ce que peut être la liberté. Il vous fait croire que vous êtes en sécurité, que tout se passera bien, mais au final, les seuls qui y croient sont les habitants de cette ville affreuse. Des naïfs, rien de plus.

QUEL EST VOTRE AVIS SUR LES JEUX ? Une abomination. C'est ce que j'en pense depuis toujours. Mais voyez vous, venant du district 4, je suis un carrière, enfin je suis censé. C'est donc un honneur de participer aux Jeux, chez moi. Mais intérieurement, c'est une torture de le faire croire.

RÉCEMMENT, LE CAPITOLE A SUBI UNE VAGUE D’ATTENTATS. QU'EN PENSEZ-VOUS ? J'étais aux premières loges, tant et si bien que je m'y suis démis une épaule avant d'être jeté dans un hovercraft, menotté, d'avoir subi de superbes interrogatoires, d'avoir été de nouveau foutu dans une arène et enfin de l'avoir vue exploser pour finalement goûter à la liberté. Ce que j'en pense ? C'est pour le moment autant une bonne chose qu'une mauvaise chose. Les changements faits dans le tout le pays rendent les conditions de vie encore pires mais la révolution est enfin en marche. Le tout maintenant, c'est savoir être patient et frapper au bon moment.

COMMENT VOUS COMPORTERIEZ-VOUS DANS L’ARENE PENDANT LES JEUX ? J'ai pu connaître la réponse à ça, et j'ai autant fait preuve de patience que de recours à mes atouts de carrière. Il n'y a pas d'alliance à faire ni de confiance à donner. On est fort, malin et chanceux, c'est la seule clé.

QUE PENSEZ-VOUS DE LA SPECIALISATION DE VOTRE DISTRICT, DE VOTRE NIVEAU DE VIE ? Je n'ai jamais vraiment eu de quoi me plaindre, on ne manquait de rien dans le 4. Par contre évidemment, c'est très déséquilibré par rapport aux districts pauvres. Quant à la pêche, je n'ai jamais pensé que j'étais tombé sur une mauvaise spécialisation, autant faire avec ce qu'on a. Ce n'était pas paradisiaque, mais ça m'aidait au moins à faire le vide. En ce qui concerne le 13, le niveau de vie est tout à fait correct puisqu'égal entre les habitants.


entrez dans l'arène
ϟ PSEUDO cassiopeia sur la toile ou Manon pour les intimes o/
ϟ AGE 23 ans.
ϟ COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? Je l'ai connu lorsqu'il n'était qu'un projet avant la première ouverture ♥️ (BORDEL y'a 3 ans déjà !)
ϟ AS-TU LU LA TRILOGIE ? Of couuuurse.
ϟ CODE je m'auto-valide  
ϟ COMMENTAIRES ? JE NOUS AIME. VOILA.

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ϟ 1ERE MOISSON : 26/02/2012
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ϟ AVATAR : Liam Hemsworth
ϟ DISTRICT : Originaire du 4, il est est actuellement un fugitif dans le 13.
ϟ AGE : 25 ans. Il a gagné la 64ème édition des jeux à 14 ans.
ϟ METIER : Il est assigné à l'intendance dans le 13, en cuisine.
ϟ LIFESTYLE : Le niveau de vie est correct et surtout équitable à chaque habitant, merci le 13. Mais sachant qu'il est un vainqueur et qu'il est originaire d'un district assez riche, il n'a jamais eu à se plaindre.
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MessageSujet: Re: Nale ⊰ It's not 'cause you're 'rich' that you're an ass hole.   Sam 18 Oct - 1:05


obéir pour ne pas faire souffrir, mais pas au dépend de ses convictions.


Avant la moisson
Je n'étais pas né défavorisé. Au district 4, tout allait bien. Je vivais avec mes parents et ma soeur Styana, de deux ans mon aînée. Mon père était pêcheur, pour faire dans l'originalité, et ma mère tenait une petite poissonnerie ; tandis que ma soeur et moi excellions à l'école. Quand je ne passais pas mon temps à accompagner mon père en mer, je m'entraînais. J'étais né carrière, j'allais devenir carrière. Les Hunger Games étaient plutôt appréciés au district, même si tout le monde ne partageait pas cet engouement. Ils ne le montraient tout simplement pas. Dans le 4, on est fier d'être carrière et de voir ses enfants partir au combat. Alors je continuais les entraînements. Je savais me servir d'un trident autant que je savais que le ciel était bleu. J'avais appris également à en fabriquer, au cas où j'aurais à me défendre sans, dans l'arène. Les filets étaient aussi un chose que je maîtrisais. La vie était plutôt facile, en sommes.

Puis arriva mes douze ans, et la Moisson qui m'enleva ma soeur. C'était une carrière aussi, mais elle était quelque peu moins bien bâtie que les autres. Elle avait conscience de son devoir mais ne l'aimait pas pour autant ; alors elle avait évité les entraînements autant qu'elle trouvait d'excuses valables. On ne s'était pas portés volontaires car on la pensait assez forte, et elle m'avait bien interdit de le faire. Suivre ces Jeux-là avait été un calvaire. Elle mourut l'avant-dernier jour. J'avais passé des journées entières à me fermer aux autres, à pleurer quand j'étais seul, à jurer la venger. Puis ma chance arriva.

Ce fut deux années plus tard que mon nom fut tiré pour les Jeux. Mes parents avaient attendu de me voir avant de partir pour le Capitole pour se permettre de pleurer. Voir leur deuxième enfant mourir était une idée insupportable, et je les comprenais. Je leur jurai de survivre, quel que soit le prix à payer ; une jambe en moins, attendre que les autres s'entre-tuent, qu'importait, du moment que j'arrivai à ma fin. Mais j'avais peur, très peur, et je ne le montrais pas.



L'arène.
Elle était à priori tout ce que je pouvais craindre. Un grand désert sans fin. C'est de là que les tributs partirent, la Corne d'Abondance était en plein milieu. Du sable, à perte de vue, avec de temps à autres de la verdure, quelques arbres épais en guise de répit, de cachette, de perchoir. Les chanceux pouvaient tomber sur des grottes qui leur promettaient une sécurité, mais de courte durée. Toutes les douze heures, le sable bougeait et nous faisait perdre le peu de repères que nous avions. Les tempêtes n'étaient pas rares non plus, quoique moins régulières. Et si ça n'était pas ça, de la pluie s'abattait à l'endroit où nous nous cachions depuis trop longtemps aux yeux des Juges pour provoquer des sables mouvants et autres pièges nous poussant à nous rapprocher de nos ennemis. Par ailleurs, si nous tombions sur la mauvaise grotte, des mutations génétiques croisant des crabes géants et des scorpions ne nous laissaient pas le temps de nous enfuir. Cependant, tout autour du désert se trouvait une large rivière. L'idéal pour moi, comparé à l'étendue de sable. Il suffisait simplement de la trouver.



La victoire
Depuis que j'avais trouvé la rivière, tout me semblait un peu plus... facile. Seize tributs étaient déjà morts, et je commençais à peine à penser que je pouvais m'en sortir. Après tout, j'étais censé être un carrière, non ? Un jeune carrière, certes, mais un carrière tout de même. Du moins, il fallait que je fasse croire que j'étais honoré d'être là, rien que pour les sponsors. J'étais tiraillé par l'envie de paraître dur, comme mes "collègues" des districts 1 et 2, ou par jouer sur l'innocence de mon âge. Je ne sais pas lequel des deux scénarios plu, mais j'avais déjà reçu des barres chocolatées - qui certes ne me nourrissaient pas beaucoup mais m'apportaient le sucre nécessaire pour tenir. J'avais espéré que mon courage m'en apporte plus mais je ne devais pas être assez convaincant.

Trouver la rivière avait été une délivrance. Tout ce sable m'attaquait autant que n'importe quel tribut. A ce stade, je ne savais pas où était la demoiselle de mon district. Je savais qu'elle n'était pas encore morte, et je supposai donc qu'elle avait elle aussi trouvé l'eau. Ou peut-être s'était-elle alliée aux autres carrières ? Quoi qu'il en soit, j'étais seul. Je n'avais encore tué personne. J'en avais peur autant que je m'en contrefichais. Je ne savais pas quel effet ça faisait, mais d'un autre côté, je ne redoutais pas tellement ce moment. Si je voulais vivre, c'était la seule façon de m'en sortir. Je pouvais attendre que les autres s'entre-tuent ou se fassent avoir par les créatures de l'arène, mais les Juges ne m'en laisseraient pas la joie.

Il fallait que je pêche. Je n'avais pas de trident, il avait été trop haut dans la Corne pour que je puisse le récupérer sans risquer ma vie dès le premier jour. Mais depuis que j'avais trouvé la rivière, je m'en étais fabriqué un avec de gros bouts de bois que j'avais cassés dans des arbres non loin. Je les avais aiguisés et avais réussi à les rendre dangereux. Les poissons de la rivière étaient étranges. J'ai d'abord pensé à des mutations génétiques, mais après avoir passé quelques temps dans l'eau, je m'étais aperçu qu'ils n'étaient pas agressifs. Alors j'en avais fait mon premier vrai repas. Repas que j'allais m'accorder avant de faire le tour de l'arène dans l'eau, à la recherche de tributs à tuer sur le chemin. Vu le nombre qu'il restait, je me doutais qu'ils avaient du trouver la rivière.

Je plantai le trident dans un poisson charnu lorsque j'entendis le canon. Et dix minutes plus tard, un deuxième coup. Ça ne pouvait dire qu'une chose, les tributs s'étaient rentrés dedans. Je fis cuire mon poisson et en dévorai la moitié avant de fourrer l'autre dans mon sac et de commencer mon chemin. En fin d'après-midi, le canon retenti à nouveau. Trois. Il y en avait trois en moins à potentiellement tuer. Il en restait donc quatre, en ne me comptant pas. Je restai sur le bord de la plage où quelques buissons étaient, pour m'offrir un semblant d'abris. Je mastiquai le reste du poisson en attendant l'hymne qui ne tarda pas, à la nuit tombée. Les trois morts étaient un gamin du district onze, la carrière du un ; et le troisième visage à s'afficher était ma "partenaire". Si je voulais vivre, j'étais conscient qu'il fallait qu'elle meurt, mais voir réellement sa photo dans le ciel était plus dur que je ne l'avais imaginé. Nous n'avions jamais été proches, mais quand on passe une semaine avec quelqu'un à s’entraîner et malgré nous faire connaissance... la souffrance était inévitable. Elle était plus âgée que moi et jusqu'à notre entrée dans l'Arène, elle m'avait rassuré, m'avait donné des conseils. C'était un coup dur.

Je sortis le duvet que j'avais récupéré dans un sac d'un tribut mort que j'avais croisé sur ma route jusqu'à la rivière. Je m'allongeai à côté du bord de l'eau, derrière les buissons. Mais je ne dormis pas longtemps. Au bout de peut-être deux heures de sommeil, une flèche siffla à côté de mon oreille. J'étais dans l'eau avant de comprendre qui avait fait le coup. Je ne savais pas qui avait récupéré l'arc, et même, il pouvait avoir changé de propriétaire. Je m'enfonçai dans la rivière en prenant soin de rester collé à la paroi du bord. Venant du district 4, j'avais l'habitude de nager et de retenir mon souffle un bon moment. C'est pourquoi j'attendis patiemment, évitant de paniquer, que l'agresseur se montre sur mon propre terrain. Mais ça n'arriva pas. Alors je remontai à la surface doucement, n'en sortant que le bout de ma tête pour repérer les lieux. Personne. Mais je ne sortis pas pour autant. Je me fixai pour ne plus ne plus faire de bruit, et attendis, mon trident au bout du bras droit que je tendais au-dessus de l'eau. Une petite dune de sable était en face de moi, et si je ne voyais presque rien à cause de la nuit, j'entendis une botte bouger ainsi qu'une flèche cogner contre contre l'arc. De toute évidence, la personne ne savait pas bien s'en servir, et ne devait pas avoir d'autre arme pour être résignée à en faire usage sur le tas. Et que pouvait-elle bien craindre d'un gamin de quatorze ans qui barbotait dans l'eau ? Tout, à vrai dire, car en une seconde je lançai mon trident droit en haut de la colline et entendis un gémissement glauque. J'attendis une minute de voir si d'autres allaient rappliquer, entendis le coup de canon, puis je conclus que le tribut était seul. Alors je sortis de l'eau, me permettant enfin de respirer pleinement, sur que personne ne m'entendrait. Je montai la colline et découvris le corps saignant de la fille du 6. Je récupérai ce qui lui restait de nourriture mais laissai l'arc, conscient qu'il m'encombrerait plutôt qu'autre chose étant donné que je ne savais m'en servir non plus.

Je ne retournai pas dormir, mais repris mon chemin le long de la rivière après avoir rassemblé mes affaires. J'étais exténué ; je n'avais pas assez dormi, et faire un effort en étant trempé était très dur, surtout après des jours de survie dans une pareille arène. Je me traînai donc plutôt qu'autre chose, mon trident à la main et mon sac sur le dos. Le dernier gargouillis de ma première victime me restait en tête et se répétait sans cesse. Si c'était ainsi pour tout ceux que je devrais tuer, je craignis de ne jamais le supporter. Il en restait trois. Et de retour dans un coin tranquille où je pus me reposer quelques nouvelles très petites heures, je me pris à rêver de la victoire. Au réveil, ça m'avait redonné du courage. Je ne savais pas quelle distance de la rivière j'avais parcouru depuis que je l'avais trouvée, je pouvais donc tomber sur les derniers tributs à tout moment. S'ils l'avaient également découverte, ils ne pouvaient être qu'à son bord, au lieu de se risquer à se dessécher dans le désert. Ensemble je ne savais pas, mais forcément au bord de l'eau. Et ils pouvaient avoir eu la même idée que moi à se déplacer sur sa longueur. Il me fallait donc accélérer le pas. Je me fis chauffer un poisson et le grignotai en marchant.

Je l'avais à peine fini lorsque j'entendis des pas bien distincts dans ma direction. J'empoignai plus fortement mon arme et je regardai dans toutes les directions. J'évitai de justesse une lame qui caressa mon flanc gauche avant de voir débouler la carrière du 2. Un couteau scintillant dans chaque main, elle criait et voulu se jeter sur moi. Malheureusement, je l'esquivai dans la mauvaise direction, et elle se retrouva au bord de l'eau, avant de se relever très rapidement ; trop rapidement. Elle représentait un trop grand danger pour que je puisse me permettre de sauter dans la rivière pour avoir l'avantage du terrain, ce qui m'obligea à grimper dans le sable pour m'écarter de l'attaque de son acolyte de district qui tenta d'abattre une massue remplie de pointes sur moi. Mais derrière la colline m'attendait le carrière du 1. Je fus tellement paniqué que lui lancer mon trident fut un pur réflexe. Réflexe qui rallongea ma vie de quelques minutes. Je l'entendis émettre le même gargouillement que la fille de la veille avant de récupérer mon arme et de me retourner en me baissant de justesse ; le carrière tentai à nouveau de m'enfoncer sa massue dans le crâne. Je tombai dans le sable, essoufflé, me roulant sur le côté pour éviter une nouvelle attaque. La fille nous avait rejoints et courait vers nous avec ses couteaux. Elle en lança un qui se planta dans ma main gauche qui tenait le trident à ce moment-là ; je hurlai. Mon arme vola et se posa quelques mètres plus loin. J'aurais pu me penser vaincu, mais j'étais un carrière, dans un sens. J'étais donc plutôt bien taillé, et résistais aux coups de corps à corps ; la fille s'était jetée sur moi, mais je l'envoyai voler avec mes pieds sur lesquels elle avait atterrit. Je bloquai le bras du garçon qui ne perdait pas une miette du spectacle et en profitait pour en rajouter une couche. Ma main me faisait souffrir le martyre et je criai à chacune de mes parures. Mon objectif : rattraper mon trident, seul espoir de victoire. Je me mis à courir sans regarder derrière moi pour ne pas être distrait, mais ce fut une erreur. Ils étaient beaucoup trop près, et la fille fit glisser sa lame sur mon flanc droit ; je sentis le sang s'écouler à nouveau. Je me retournai pour lui asséner un coup de poing à la tempe qui me laisse le temps de me baisser pour prendre mon arme, mais c'était sans compter sur le carrière qui la suivait à la trace et lança sa massue, qui à la base m'était destinée. Mon coup fit perdre l'équilibre à sa partenaire qui alla s'empaler sur les pics de métal. Je n'attendis pas que le canon retentisse avant d'enfin sentir mon trident dans ma main valide. Et une seconde après que la carrière mourut de l'arme de son acolyte, j'envoyais mon trident se planter dans le buste du garçon.

Leur corps tombèrent dans le sable, et un deuxième coup de canon se fit entendre. Il n'y avait plus aucun bruit. Le sang battait à mes tempes et je respirais très rapidement. Je portai une main à mon flanc pour m'apercevoir que je perdais plus de sang que ce que je ne pensais, et je vis que ma main gauche avait vraiment souffert. Le trident toujours dans mon autre main, je tombai à genoux sous le soleil de plomb. Je levai le bras, l'arme vers le ciel, et je criai.



Se faire à sa nouvelle vie
Je passai quelques jours à l'hôpital pour qu'on soigne mes plaies. Je gardai un bandage sur le flanc abîmé pendant un temps, mais il ne fallait pas le montrer. Quant à ma main gauche, le travail était remarquable ; transpercée littéralement, elle avait été remplie de chair et ses os avaient été ressoudés comme si rien ne s'était passé. Je gardai cependant une cicatrice pas trop voyante, mais qui me rappelait chaque jour sa provenance. Comme la semaine précédant les Jeux, on me fit manger comme quatre. Non pas que je manquais de nourriture dans le 4, mais la quantité des repas au Capitole était encore plus conséquente.

Comment retrouver une vie normale après ça ? Peut-être que mourir dans l'arène était plus acceptable que de vivre avec le poids d'autant de morts et d’atrocités. Mes parents et moi fûmes déplacés au village des vainqueurs, et je devins mentor pour une seule (et suffisante) année, celui d'Arabella Everglade. Même si ce fut quelque peu bizarre étant donné mes quinze ans à l'époque pour ses vingt-deux. J'avais beau lui donner des conseils et partager mon expérience dans l'arène avec elle, elle était de son côté protectrice, à mi-chemin entre une grande soeur et une mère. Alors autant vous dire à que sa récente mort me touche plus que n'importe qui. Sa victoire cette année-là me rendit heureux autant pour avoir sauvé sa vie que pour la mienne qui ne dépendrait plus des Jeux chaque année. Un peu égoïste sur le coup, mais croyez bien que j'étais soulagé qu'elle s'en soit tirée. Au moins, je n'avais pas été un mentor si terrible que ça.

Ma vie avait repris son cours "normal" après ça. Dix ans se sont écoulés, et j'ai pleuré la mort de mon ancienne élève. Je pêchais pour passer le temps, faire le vide, m'amuser même, car je n'avais pas à le pratiquer pour gagner ma vie, avec l'argent de ma victoire. Ma soeur me manquait, et mes parents ne comblaient pas vraiment ce vide. Ils s'étaient autant rapprochés que détachés de moi. Ils aimaient leur nouvelle vie encore plus attrayante qu'auparavant, et avaient la joie de m'avoir encore en vie. Nous n'avons jamais parlé de ma victoire, de ce qui s'est passé. Et je ne le veux pas forcément, du moins pas avec eux. J'ai également acquit une réputation de coureur de jupons autant que d'ingrat qui pète plus haut que son cul, évidemment à cause du Capitole qui eu la bonne idée de me faire passer pour un objet désirable auprès de ces dames.

Je me suis toujours montré fier de ma réussite, même si au fond, ça n'a jamais été qu'une façade ; j'ai longtemps espéré faire partie de la rébellion, si elle se montrait. Et finalement...



La fête du printemps
« Les évènements tragiques ayant eu lieu lors de l'Expiation ont ravivé la colère et la tristesse de chaque personne ayant perdu un proche au cours des Jeux. Je le comprends. Je vous comprends. Cette journée est la vôtre. N'ayez pas honte de pleurer vos disparus. Aujourd'hui c'est la main du pardon que vous tend le Capitole. Aujourd'hui sera le jour qui marquera la disparition des Hunger Games. »

Je levai les sourcils. C’était quoi encore, cette blague ? J’entendis un murmure d’étonnement et de joie parcourir les tablées, mais je n’y participai pas. Déjà, à cause de l’incompréhension de cette annonce. C’était absurde, pourquoi le Capitole voudrait arrêter les Jeux ? C’était la seule animation digne de ce nom qui arrivait à les distraire une fois par an. Il était grotesque que le président lui-même pense à stopper cette « source de joie » pour ses habitants. De plus, je n’y croyais pas. J’aurais aimé, pourtant ; penser que toute cette horreur pouvait s’arrêter était plus que plaisant, mais surtout un soulagement. Pourtant, ça n’avait pas de sens. Et puis, le Capitole savait mentir, pas vrai ? Pourquoi serait-il sincère avec une annonce pareille… Tournant la tête à droite à gauche pour observer les réactions de chacun, je pris une grande inspiration, attendant la suite.

« La liberté vous est désormais of... »

Of ? Officielle ? Offerte ? Je n’eu pas le loisir de le savoir étant donné que deux secondes plus tard, je me retrouvai sourd et étalé au sol. Je voulus me relever mais n’y parvins pas. Alors pendant quelques minutes qui me parurent interminables, je tentai de garder les yeux ouverts pour comprendre ce qu’il se passait autour de moi. Une bombe. Voilà la source de tout ça. Et des cris, des pas, des débris qui retombaient, dans tous les sens. Il me fallait réfléchir. Soit c’était un « invité » qui avait été bien inconscient en mettant ça au point, soit c’était tout simplement un coup fourré du Capitole. Je voyais déjà le Président faire une annonce « Je vous ai donné une chance et ma clémence avec l’arrêt des Jeux. Après les derniers événements ne comptez pas sur un quelconque repos hors des arènes ». Bizarrement, je souriais par terre, et je pris enfin conscience de mon état. Je me retournai face au ciel en poussant un cri effroyable. J’avais une épaule déboîtée.

Je me replongeai de plein fouet dans la masse humaine qui courait et criait, car j’avais trop réfléchi jusque-là. Le Président n’était plus là, et la cérémonie s’était transformée en cauchemar. Je ramenai difficilement mon bras pendant au-dessus de mon ventre, et tâchai de me redresser avec mon bras valide. Je me sentais sale, je devais avoir de la terre sur tout le visage. Je vérifiais que mes jambes n’avaient rien subis de grave. Elles n’auraient que quelques courbatures, ça n’était rien comparé à mon épaule. J’éprouvai un dégoût pour le Capitole tel que je n’arrivais plus à penser clairement. Je me relevai, le visage figé et la mâchoire crispée, sans vraiment savoir ce que je devais faire ou non. Je regardais les gens courir et les dégâts qu’avaient subis les tables, le décor, tout, en fait. Un vrai champ de bataille. Puis, enfin, je me rendis compte de la présence d’hovercrafts. En plissant les yeux, je pus apercevoir mes confrères se faire menotter et embarquer de force dans les appareils. Et dans le brouhaha, j’entendis mon nom. Quelqu’un me cherchait ? Je fis quelques pas dans je ne savais quelle direction à la recherche de têtes connues ; il fallait que je puisse être sûr qu’au moins une des personnes que je connaissais était sauve. Un rapide coup d’œil vers les hovercrafts me suffit ; je vis Suzanna, menottée, qui jeta un regard en ma direction, et je fus à moitié soulagé.

En courant presque, mon épaule était atrocement douloureuse, et je faisais un effort surhumain pour ne pas perdre mon visage de marbre. Et d’un coup, je me fis bousculer. Mais bizarrement, je ne tombai pas. Non, c’étaient deux Pacificateurs qui m’étaient littéralement tombés dessus, en attrapant mes bras pour que je ne m’enfuie pas. Cette fois, je ne pus m’empêcher de lâcher un grand cri. Je priais limite pour qu’ils aient dans l’idée de me remettre l’épaule en place, mais ils n’en firent rien.

« Si tu cherches tes petits copains, c’est par ici ! »

J’eus à peine le temps de me demander ce qu’ils entendaient par-là que je compris lorsqu’ils me passèrent les menottes. Je n’avais plus le choix, je n’allais savoir que dans l’hovercraft si les autres étaient encore en vie, ou du moins en bon état. Les Pacificateurs ne ménagèrent pas leur marche ni la façon de me faire monter à bord, et je retins des larmes de douleurs tellement mon bras était malmené. On me fit m’asseoir, et je ne levai pas la tête de suite. Où allaient-ils encore nous emmener ? Comme s’ils ne nous avaient pas assez trimballés pour cette « célébration »… Mâchoire crispée pour supporter mon mal, je levai enfin les yeux. Sue était à côté de moi. Et c’est à ce moment qu’enfin je sentis mon visage changer. La fatigue, la douleur, le soulagement de les voir, tout ça était trop. Et je baissai la tête pour cacher mes larmes.



Le district 13 vit
Détention.
Interrogatoires.
Retour dans l'arène.

Le Capitole nous avait tout fait vivre à nous, captifs et meurtriers, d'après leurs dires. Kenneth, Suzanna, Bonnie et moi n'étions ni plus ni moins les responsables de l'attentat survenu pendant le magnifique discours de notre cher Président. Du moins, c'est ce qui passa sur tous les écrans du pays. Mais lorsque le dôme de l'arène explosa, un faible espoir pu se faire sa place. Sortis de l'enfer par des rescapés du District 13, nous apprîmes que celui-ci était toujours debout, sous les décombres qui avaient fait de lui ce qu'il est, bien des années auparavant. Une nouvelle vie s'ouvrait et s'offrait à nous, si l'on pouvait dire.

Notre accueil ne fut pas si chaleureux que supposé. Si notre présence n'était pas indésirée, la confiance n'était cependant pas quelque chose qu'ils donnaient aisément, même à des personnes prises en grippe par le Capitole lui-même. Même si au fond, je comprenais assez bien leur méfiance et l'assurance qu'ils devaient avoir à nous savoir de leur côté ; comme tous les habitants d'ailleurs. Ce qui me fit un peu plus mal fut de me relayer au rang de simple commis de cuisine. Avec mes talents de pêcheur et mon passé de poissonniers, je savais que je pouvais m'y montrer utile en tant que cuisto', mais prenant en compte tout ce que j'avais vécu jusqu'à présent, porter le tablier me donnait un air ridicule et je trouvais ce manque de confiance presque insultant. Bien que je ne pouvais me plaindre de rien. J'étais libéré du joug du Capitole, je vivais parmi la rébellion, je ne manquais de rien, même si ça n'avait jamais été un problème. Ici, il y avait une certaine égalité ; c'était ce point qui était le plus plaisant au vu du monde que dirigeait le Capitole. Le seul réel point noir, qui obscurcissait encore mon coeur, et le serrait comme s'il manquait quelque chose et que je pouvais le regretter à tout moment, était de savoir que j'avais laissé Jana dans le 4...


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MessageSujet: Re: Nale ⊰ It's not 'cause you're 'rich' that you're an ass hole.   Sam 18 Oct - 10:30
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MessageSujet: Re: Nale ⊰ It's not 'cause you're 'rich' that you're an ass hole.   Sam 18 Oct - 12:14
Huhuhu on l'aura attendue et ça y eeeest
Merci bien d'amûr

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MessageSujet: Re: Nale ⊰ It's not 'cause you're 'rich' that you're an ass hole.   
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Nale ⊰ It's not 'cause you're 'rich' that you're an ass hole.

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