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 ROWAN ➹ War does not decide who is right but who is le

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CITOYEN DE PANEM
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ϟ 1ERE MOISSON : 18/02/2012
ϟ MESSAGE : 1384
ϟ AVATAR : Jennifer Lawrence
ϟ MULTICOMPTE : A. Hadès Yaxley / Daniel Brunet
ϟ DISTRICT : District 12 actuellement prisonnière du 11
ϟ AGE : 21 ans
ϟ METIER : en fuite
ϟ LIFESTYLE : Difficiles mais subvient à ses besoins
ϟ HUNGER GAMES : oui
ϟ RÉBELLION : pour
ϟ COMPÉTENCES : HUNTER
ADMINISTRATRICE DE DAUGHTER OF FIRE
MessageSujet: ROWAN ➹ War does not decide who is right but who is le   Jeu 16 Oct - 20:49

ROWAN MORGENSTERN

22 ans ϟ D12 ϟ Jennifer Lawrence

PRÉNOM(S) ϟ Le prénom Rowan est un hommage à sa grand-mère guérisseuse, Elie en second prénom car longtemps on eut prédit à sa mère la naissance d'un garçon ; NOM ϟ Morgenstern, un nom qui désormais n'est plus seulement marqué de l'auréole de la victoire mais aussi de la rébellion, de la mort, de la tragédie ; DATE DE NAISSANCE ϟ Rowan a désormais 22 ans, elle est née par une soirée d'été, tandis que le jasmin fleurissait dans les bois, un 12 Juillet ; DISTRICT ϟ Rowan, tout comme son frère, eut la chance de pouvoir naviguer d'un District à un autre, avec l'autorisation du Capitole, ainsi si elle est née et réside dans le 12, elle a également pu vivre quelques semaines dans le 4 ; METIER ϟ Grâce à l'argent de son frère, Rowan a pu poursuivre ses études bien que ce ne soit pas sa tasse de thé, elle préférait chasser et prendre soin de son neveu et de sa famille, elle étudie l'ingénierie depuis 4 ans pour améliorer les conditions de travail des mineurs ; SITUATION CIVILE ϟ Rowan est célibataire, elle a reçu une demande en mariage alors qu'elle n'avait que seize ans, une demande qu'elle a repoussé d'une rebuffade, elle tient à son indépendance, à sa liberté ; ALLÉGEANCE ϟ  Rowan se tient du côté des rebelles, elle a perdu sa famille dans les jeux, son frère auquel elle tenait plus que tout mais aussi sa belle-soeur, et le reste de sa famille, pris par les Pacificateurs dès lors que la main d'Arabella s'immobilisait au coin de ses lèvres, elle a tout perdu à causse du Capitole, tout sauf son neveu Jace ; GROUPE ϟ Elle fait partie des Sacrified Lambs, elle sait d'ailleurs que si le Capitole met la main sur elle, son nom sera tiré à la prochaine Moisson ; CRÉDIT ϟ Tumblr et Bazzart.


les questions de César
QUE PENSEZ-VOUS DU GOUVERNEMENT ET DU PRÉSIDENT ? Rowan voue une haine farouche aux autorités Capitoline, elle rêve d'être celle qui tuera le Président Snow, qui plantera une flèche dans son coeur ou une dague dans sa gorge. Le Capitole lui a tout pris, sa famille, son frère, sa belle-soeur. Elle est désormais seule, longtemps obligée de se cacher au sein de son propre District, obligée de se séparer de Jace - son neveu - pour protéger cet enfant, fruit de l'amour des deux rebelles. Elle haït le Capitole, les Pacificateurs qui la traquent, les espions qui se terrent partout. Elle a peur aussi, peur de cette autorité, de ce pouvoir tout puissant qui a suspendu au-dessus de sa tête la menace d'une morte certaine. Car elle sait désormais, qu'enfermer dans le District 11, elle fait une cible parfaite et une peur la ronge. Qu'adviendra t-il de Jace si on la capture ? Elle ne voulait pas devenir le symbole de la Rébellion, elle ne voulait pas prendre la relève d'Arabella. Elle ne voulait pas que les gens comptent sur elle pour déclencher la révolte. Tout ce qu'elle désirait, c'était prendre soin de sa famille.

QUEL EST VOTRE AVIS SUR LES JEUX ? Pour Rowan ce sont une infamie. Elle n'avait que neuf ans lorsque le nom de son frère fut tiré au sort lors de la Moisson. Elle hurla, se cramponna à lui mais rien n'y fit, il ne put rester auprès d'elle. Durant deux semaines, elle observa le jeune homme lutter pour sa vie dans l'Arène, tuer pour ne pas être tué, il déployait toutes les techniques de chasse, de défense que leur père leur avait enseigné. Il triompha mais jamais plus il ne fut le même. Les jeux sont une abomination, un fléau auquel il faut mettre fin. Et bien que grâce à Owen son nombre de tesserae n'est pas aussi important que certains dans le D.12 elle sait aussi que son nom, celui de son frère, lui portera préjudice lors de la prochaine moisson.

RÉCEMMENT, LE CAPITOLE A SUBI UNE VAGUE D'ATTENTATS. QU'EN PENSEZ-VOUS ? Rowan fut choquée en apprenant la nouvelle, quelques jours seulement après l'attentat, réfugiée dans les bois, elle dépendait des visites de Sebastian pour ce genre d'informations. Choquée mais aussi déçu que Snow ne soit pas mort ce jour là. C'est justement ce détail qui la dérange, le Président frappé au cœur au moment où il abolissait les Jeux, puis renaissant de ses cendres quelques jours plus tard, la blâmant elle pour cet attentat, désignant ses complices. Incarnation du martyr. Quelque chose cloche pour elle dans cette histoire, puisqu'elle sait qu'elle n'est pas responsable de tout cela.

COMMENT VOUS COMPORTERIEZ-VOUS DANS L’ARENE PENDANT LES JEUX ? Ses compétences de chasseur lui seraient d'un grand secours, elle sait tirer à l'arc, dépecer une proie, se servir d'un couteau, reconnaître les plantes comestibles etc. Mais ce qui lui serait d'une grande aide dans l'Arène s'est avant tout la froideur qui l'enveloppe lorsqu'elle se prépare à tuer. Elle n'éprouve pas de regrets, ne tergiverse pas, une capacité que lui a "offert" le Capitole en lui prenant les siens. Elle serait une chasseuse vengeresse, elle essayerait de se préserver des amitiés et alliances pour ne pas reculer au moment de frapper.

QUE PENSEZ-VOUS DE LA SPÉCIALISATION DE VOTRE DISTRICT, DE VOTRE NIVEAU DE VIE ?  Les mines de Charbon ont pris de nombreuses vies, y compris celles de son père et de l'un de ses frères aînés. La spécialisation des Districts est à ses yeux une infamie, un moyen supplémentaire pour le Capitole d'asseoir sa domination, en forçant un District à ne produire qu'une ressource, c'est l'obliger à être dépendant de la grâce du Capitole pour obtenir de quoi se nourrir, se vêtir, se chauffer. C'est pourquoi elle étudie pour améliorer les conditions de travail des mineurs, éviter les éboulements et les explosions.


entrez dans l'arène
ϟ PSEUDO Pow diminutif de Pauline. Ici j'ai même un gif à mon image : Popozilla  
ϟ AGE 24 ans un âge vénérable qui fait de moi la doyenne du Staff
ϟ COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? l'idée a germé dans mon esprit torturé.
ϟ AS-TU LU LA TRILOGIE ? Oui bien entendu.
ϟ CODE code validé par Pow
ϟ COMMENTAIRES ? c'est repartit pour une fiche à rallonge !

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MessageSujet: Re: ROWAN ➹ War does not decide who is right but who is le   Jeu 16 Oct - 20:52


This is a story about a girl who became a symbol


PART I : YOU LOVE GAL OR NOT ?
Il régnait une chaleur étouffante sur le District 12, une chaleur qui durait depuis plusieurs semaines déjà, une moiteur à laquelle l'enfant à naître devrait s'habituer si il désirait survivre, c'est avec cette pensée en tête que la jeune mère s'escrimait depuis plusieurs heures à mettre son enfant au monde. Le jeune Owen et son père s'impatientaient dans la pièce attenante qui servait de salon à leur modeste demeure, l'angoisse rongeait les hommes, la guérisseuse de la Veine avait insisté pour qu'ils se tiennent éloignés de la chambre, prétextant qu'une naissance était une affaire de femmes. Elle avait envoyé Glane dans la forêt, un lieu où lui seul semblait vouloir s'aventurer, afin qu'il lui rapporte de l’épine-vinette qui apaiserait les douleurs de l'enfantement mais cela des heures plus tôt. Il semblait que le petit garçon à naître s'employait à démontrer la force de son caractère en refusant de quitter la chaleur rassurante du ventre de sa mère. L'herboriste encouragea la jeune mère d'une voix apaisante, assurant que bientôt la douleur s'estomperait, une certitude dont elle commençait doucement à douter, la naissance du premier né de la jeune femme s'étant déroulée bien plus rapidement. Owen, encore un petit garçon et pourtant déjà si homme, un homme qui s'impatientait à l'idée de voir bientôt son petit frère. Alors que la guérisseuse envisageait de renoncer à l'accouchement par voie basse, une touffe de cheveux châtain apparut à l'origine du monde, l'espoir retrouvé, la vieille femme encouragea la mère à faire encore quelques efforts. Et lorsque l'enfant poussa son premier cri, la force de ses petits poumons surprit la vieille femme, tout comme le sexe du nouveau-né. "De toute évidence, murmura-t-elle en emmaillotant l’enfant dans un drap propre, vous venez de mettre au monde une force de la nature, elle déposa l’enfant contre le sein maternel, un sein que l’enfant s’appropria goulument aussitôt, cette petite-fille ne manque pas de caractère." La jeune mère épuisée par un si long travail mit quelques secondes à réaliser ce que sous entendait les paroles de la sage matrone. "C’est une petite fille ?" Soupira-t-elle de bonheur en caressant le duvet de cheveux châtain. Tous avaient prédit que ce serait un petit garçon, elle s’était faite à l’idée de devoir à nouveau s’inquiéter des genoux éraflés, des bagarres entre copain et des vêtements déchirés. Son visage rayonna. Une petite fille. Glane avait son fils, elle aurait sa fille. "Voulez-vous que je fasse entrer ces deux messieurs, où préférez-vous vous reposer ?" Demanda la vieille femme en effleurant la joue de la petite fille qu’elle venait de mettre au monde. "Faites les entrer. Merci Ana, pour tout." La jeune mère se déplaça légèrement pour faire une petite place à son fils, elle savait qu’Owen se hisserait aussitôt sur le lit, curieux comme il était, pour voir le nouveau membre de la famille.  Owen se précipita dans la chambre, son père sur les talons, comme l’avait prévu sa mère il se hissa à ses côtés sur le lit, se penchant aussitôt sur le nourrisson endormi contre le sein maternel. "Il est tout fripé." Commenta-t-il, une légère moue sur les lèvres. "Elle, elle est toute fripée." Le reprit sa mère en lui effleurant la joue de ses lèvres, son tout petit était devenu un petit homme. "C’est une fille ?!" Il lâcha ce commentaire avec un tel dégoût que les deux parents échangèrent un regard complice. De toute évidence le petit garçon était déçu. "Laisse ton père la voir." Murmura sa mère, un bruit dans la pièce d’à côté lui fit lever les yeux, Clyde sourit à sa mère, le visage encore barbouillé de suif. "Alors le petit gars est né ?" Le regard brillant, Glane se tourna vers son ainé. "Viens admirer ta petite sœur, mais avant débarrasse-toi de la suie sur ton visage mon fils, une dame ne doit pas se voir barbouillé de charbon."

Une étoile naît dans la nuit. La vie vient de la vie. De la naissance à la mort, elle marchera sur cette terre.

(...)

"Alors Morgenstern, il est où ton amoureux ?" La petite fille se retourna brusquement les poings serrés. La bande de jeunes garçons faméliques qui lui bloquaient toute retraite la dévisageait des sourires goguenards sur les lèvres. Les poings de la petite fille se crispèrent provoquant le rire gras des adolescents qui lui faisait face. La traque durait depuis plusieurs semaines déjà, ils trouvaient toujours le moyen de l’intercepter lorsqu'elle rentrait de l'école, sans la compagnie de Galahad ou d'Owen. Elle n'avait rien dit à son frère de ce qui déroulait lorsqu'il se trouvait occupé ailleurs, avec la mort de leur père et de leur frère aîné d'autres problèmes bien plus graves nécessitaient son attention. Elle n'avait d'ailleurs jamais eut besoin de lui pour se défendre. Elle était une Morgenstern. Elle serait bientôt une chasseresse,  Owen avait promis de l'emmener si elle s'améliorait à l'arc, elle s'entraînait chaque soir, perfectionnant sa technique, forçant ses muscles à un geste qui requérait plus de force que n'en possédait une enfant de neuf ans. Elle se devait d'être prête, de pouvoir assurer la subsistance de leur famille. Un jour il l’emmènerait avec lui comme le faisait autrefois leur père, avant l'éboulement.  Elle voulait lui montrer qu'elle était capable de prendre soin d'elle-même, de leur famille. Pour cela elle avait passé sous silence les incidents qui l’avaient opposé aux "sbires" de Sebastian. Elle avait toujours réussit à leur échapper mais cette fois, elle ne pouvait fuir, il lui faudrait se battre. Elle leur fit face, serra les poings et la mâchoire. Elle était une Morgenstern. Elle redressa le menton et s'avança de quelques pas. "Dégagez de mon passage avant que je vous colle une raclée." Articula-t-elle froidement, l'air hautain, une vraie teigne. Il l'observait de loin, il ne pouvait percevoir ce qui se disait mais l'air bravache de la petite Morgenstern aurait fait reculer des garçons avec moins de tripes que ceux-ci. Soudainement, sans que quiconque lui prévu le poing serré de la petite s'écrasa sur un nez tandis que son pied heurtait un entrejambe. Rapide et agile la petite eu tôt fait de dominer la situation par ces "coups bas" pourtant elle récolta son lot de coups et accuserait de beaux hématomes le lendemain. Triomphante elle se dressa au-dessus de ses adversaires. "Qu'est-ce qui se passe ici ?" Les petites frappes qui se relevaient pour affronter la petite se figèrent et détalèrent sans demander leur reste en reconnaissant Dean. Alors, la petite s'autorisa une grimace de douleur et de grosses larmes se mirent à rouler sur ses joues tandis qu'elle dépliait ses pouces cassés. Elle s'était brisé les os en frappant sans protéger ses pouces à l'intérieur de ses paumes. Erreur du débutant classique mais, elle avait fuir les voyous, c'était tout à son honneur ils étaient plus grands et plus forts qu'elle. "Montre moi." Murmura-t-il en prenant ses paumes dans les siennes. Il grimaça face à la couleur pourpre de ses doigts et à leur gonflement inquiétant. "Cassés." Annonça-t-il. "Ton père ne t'as jamais appris à te défendre ? Ni Owen ?" La petite fille secoua la tête et essuya ses larmes, signe de faiblesse, et le dévisagea longuement. "Il est mort avant. Owen doit nourrir la famille. Je sais me battre." Une bravade à nouveau. "Erreur tu crois savoir te battre mais quand on se bat on se blesse pas soit même Rowy." Il avait raison bien sûr mais Rowan ne l'admettrait pas devant lui, elle était fière et courageuse, si marquée par la tragédie alors, ce jour-là leur amitié débuta par une phrase anodine. "Je t'apprendrais."

(...)

"OWEN !!!! OWEN ATTENDS MOI !" Sur ses courtes jambes, la petite fille trébuchait plus qu'elle ne courrait les bras tendus en direction de son grand-frère. La foule s'écarta sur le passage de la tornade qu'était Rowan. Si le garçon fut dérangé par l'attitude de l'enfant, il n'en laissa rien paraître, il se contenta de lui ouvrir les bras afin qu'elle s'y blottisse. Il caressa tendrement les cheveux blonds cendré de la fillette tandis que les premières larmes de l'enfant mouillaient son cou. Il soupira, et respira profondément le parfum de fleur coupé et d'herbe verdoyante qui émanait de la petite fille, elle sentait le soleil, les excursions en forêt et surtout, la maison. Il était désormais l'aîné de leur famille, il n'aurait pas du faire de différence entre ses frères et soeurs pourtant, des quatre enfants restant, Rowan était sa préférée. Elle était la plus âgée des quatre, celle qui avait le plus de caractère et la plus entêtée, du haut de ses huit ans elle régnait sur son petit monde. Il serra la petite fille contre lui une dernière fois. "Promets-moi que tu reviendras." Murmura t-elle à son oreille en se serrant contre lui. "Promets le moi." Pour la première fois depuis sa naissance, Owen vit des larmes dans les yeux de sa petite soeur, elle qui d'ordinaire était si courageuse, si stoïque, à l'image de leur père disparu deux ans plus tôt. Il l'écarta légèrement de lui, gardant ses mains dans les siennes. Leurs regards azuléen se rencontrèrent et il murmura.
"Je gagnerais pour toi." Rowan n'avait aucune confiance en l'être humain, elle avait déjà été trop blessée par la vie pour croire au hasard et aux promesses pourtant, lorsque son frère lui jura de revenir, elle le crut car à ses yeux seul Owen avait la capacité de survivre aux Jeux. Lorsque les bras de Galahad se refermèrent sur elle, la maintenant en arrière - tandis que le cortège s'éloignait en direction de la gare - elle ne se débattit pas, elle ne pleura pas. Rowan se contenta de suivre son frère aîné des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champ de vision, noyé par le flot des habitants du District 12 l'accompagnant vers le train menant au Capitole. Lorsque Galahad la reposa au sol elle se tourna simplement vers lui et murmura.
"Il reviendra. Il a promis." Et, du haut de ces huit ans, cette promesse ne pouvait être brisée.

(...)

" … Ce que j’essaye de te dire Row’, c’est que… Putain…" Il passa une main fébrile dans ses cheveux, réajusta machinalement la bride du carquois sur son épaule et la dévisagea longuement tandis qu'elle empênait une série de flèches, elle était belle, d'une beauté atypique, farouche, presque sauvage. Ses cheveux châtains cascadaient le long de son dos, elle les avait regroupés en une tresse volumineuse mais quelques mèches avaient échappé à ce carcan lors de leur chasse. "Ce que j’essaye de te dire, c’est que j'ai des sentiments pour toi…"
"Je t’aime aussi." Répondit-elle machinalement sur un ton amical en évaluant la solidité d'une hampe. Elle caressa les plumes d'oie sauvage qui fleurissaient au bout de sa flèche et un sourire satisfait éclaira son visage. De toute évidence elle appréciait son oeuvre. Elle glissa la flèche dans le carquoi de son ami, pour cela elle se hissa légèrement sur la pointe des pieds. Effleurant son visage du sien sans réellement s'en rendre compte mais, les paroles qui échappèrent alors au jeune homme la firent se figer en plein mouvement.
"Tu ne comprends pas Row’, je…t’aime. Je suis amoureux de toi." Lâcha t-il finalement, embarrassé par sa si proche présence. Elle n’avait jamais rien laissé filtré sur ce qu’elle pouvait ressentir pour lui, aucune émotion ne dépassait du cadre de leur amitié mais en la voyant ce matin promettre à Sebastian de lui rapporter de l'oie sauvage pour le Maire, il avait vu rouge et avait enfin compris qu'il était temps pour lui de lui avouer ce qu'il éprouvait, bien que la honte l'en eut empêché jusqu'à présent. Elle était si jeune, si innocente. Elle était la soeur d'Owen, de son meilleur ami mais, il ne pouvait garder pour lui plus longtemps ses sentiments.
"Qu… Quoi ?" Elle se recula légèrement levant vers lui des yeux azurs dans lesquels perçaient une pointe de surprise et d'incrédulité. Venait-il de lui avouer avoir des sentiments pour elle ? La gifle qu'elle lui expédia fit voler sa tête d'une épaule à l'autre. Ils semblèrent aussi surpris l'un que l'autre de son geste et alors qu'elle tournait les talons pour s'échapper, il se saisit de son poignet et la ramena contre lui. "Lâche moi tout de suite." Grogna t-elle en tentant de lui échapper. "Arrête ! Arrête ton manège tout de suite." S'époumona t-elle, se moquant de faire fuir le gibier, elle tentait d'échapper à ce qu'elle ressentait, à ce que son coeur lui criait, par peur d'être rejetée. Puis, elle le remarqua, le visage de son ami s’était brusquement fermé et elle comprit qu’il ne plaisantait pas. Il se détourna, ses bras encerclèrent son torse en une position défensive. Un froid glacial envahit alors la poitrine de jeune fille tandis qu'elle fixait ce dos résolument tourné vers elle. Il l'aimait ... Il... Elle se saisit de son poignet et le força à lui faire face, prenant délicatement son visage entre ses mains. Elle scruta ses yeux à la recherche d'un éclat de rire, d'un signe qui lui prouverait qu'il mentait alors, sans préavis, elle l'embrassa à en perdre haleine. Comme pour se prouver, leur prouver, que ce qu'ils éprouvaient n'était pas réel.

(...)

Tendrement, Rowan effleura les cheveux de sa petite soeur et la poussa en avant en direction de leur mère. Un sourire caressa ses lèvres pleines tandis qu'elle s'avançait en compagnie des jeunes filles de son âge. La Moisson. Sa petite soeur encore trop jeune avait pleuré lorsque les Pacificateurs avaient voulu les séparer, elle voulait être grande, faire partie de la Moisson elle aussi. Un nouveau sourire, triste cette fois, effleura les lèvres de la jeune Morgenstern. Le temps viendrait rapidement où ce voeux pieu se réaliserait. Elle croisa le regard de son frère cadet de l'autre côté de la barrière qui séparait les filles des garçons, la première moisson de Dimitrius. Elle l'avait serré contre elle lorsqu'ils avaient quitté leur maison du Village des Vainqueurs. Owen n'était pas là pour réconforter le petit garçon, Arabella devait accoucher d'un jour à l'autre, il avait rejoint le District 4 huit jours plus tôt. Ils étaient deux, deux Morgenstern à affronter la Moisson cette année. Rowan totalisait 8 inscriptions, six dus à son âge, deux prises afin d'aider sa famille lorsque les rations d'Owen ne leur étaient pas versées lorsque celui-ci se trouvait dans le 4. Son nom n'était inscrit que huit fois, celui de Dimitrius une fois seulement, ils n'étaient qu'une goutte d'eau dans les Tesserae. Certains enfants de la Veine en totalisaient entre 20 et 30. Galahad totalisait beaucoup d'inscriptions. Aucun membre vivant de sa famille n'avait remporté les jeux. Il avait toujours refusé son aide, il préférait souscrire chaque année des Tesserae. Rowan tenta de se rassurer, ils avaient toujours échappé à la Moisson, ce n'était qu'une formalité de plus. L'écran géant bourdonna et toutes les têtes se tournèrent vers lui, toutes sauf deux. Rowan et Galahad avaient fini par se "rencontrer" dans la foule, leur regard attirés l'un par l'autre. Leurs lèvres bougèrent de concert lorsque le Président Snow apparut sur l'écran. Ensemble, ils formèrent les mots : "bienvenue et bon hunger game." Ils se sourirent et Rowan lui fit un clin d'oeil avant de reporter son attention sur la scène où l'Escort de leur District - à la pointe de la mode capitoline - s'approchait de l'aquarium en verre qui renfermait les noms de toutes les filles du District. "Les Dames d'abord." Annonça t-elle en plongeant sa main dans les entrailles de la boule. Elle en ressortit un petit papier, coincé entre son index et son pouce. Lentement elle le déplia, son enthousiasme avait quelque chose de malsain, pour elle les jeux n'étaient qu'un moment d'audiovisuel, un divertissement plaisant et excitant, un moyen de changer de niveau de vie si l'un des tributs du 12 triomphait. De sa voix suraiguë, elle articula alors le nom inscrit sur le papier que le sort avait désigné. "Katrina Blakpool". Rowan s'autorisa a respirer. Une année supplémentaire pensa t-elle. Elle lut du soulagement dans les yeux de son amant, Rowan lui adressa un fin sourire et reporta son attention sur l'estrade. Elle imaginait déjà la suite de la journée, ils iraient chasser ensemble, afin de ramener une oie pour le dîner. Aujourd'hui serait un jour de fête. "Le tribut masculin du District 12 est ... Galahad Imbernaty." Un frisson d'horreur monta le long de sa colonne tandis que le nom de Galahad s'affichait sur l'écran géant. Non... C'était impossible. Un cri de terreur pur lui échappa tandis qu'elle remontait le flot de jeune fille l'entourant en direction de cet homme qu'elle aimait, cet homme que les Pacificateurs entouraient. Cet homme qui allait braver la folie, l'horreur. Pas encore. Pas une fois de plus. Non. Les bras de Dimitrius l'encerclèrent, solides, infranchissables. Elle se débattit, hurla, son visage filmé en gros plan projeté sur l'écran. Non. Pas encore. C'était impossible. Elle lut toute la détresse de Galahad lorsqu'il tourna ses yeux vers elle. Alors elle sut, elle sut qu'elle ne rêvait pas, qu'un homme qu'elle aimait lui serait à nouveau enlevé. Et cette fois, elle n'avait plus huit ans. Elle ne croyait plus aux promesses de retour.

(...)

La pièce était lumineuse et luxueuse pourtant, elle se souviendrait toujours de cette pièce comme l'antichambre de son enfer personnel. Galahad. On lui prenait Galahad. Elle ne remarqua pas les tapis moelleux, les toiles magnifiques aux murs, encore moins le canapé confortable dans un coin de la pièce. Tout ce qu'elle voyait c'était lui, Galahad Imbernaty, tribut du District 12, qui lui ouvrait les bras. Son premier réflexe fut de se serrer contre lui et de l'embrasser comme si sa vie en dépendait car, sa vie en dépendait. On allait le lui prendre. Il allait mourir pour permettre à des gens comme l'escort du 12 de se divertir. Il la serra contre lui avec une telle force que son coeur se brisa. Il souffrait lui aussi, elle l'avait presque oublié. La survie de sa famille dépendait de lui, de son travail à la mine, de sa chasse. Il allait perdre sa famille pour rien. Rowan se souvint brusquement du visage ravagé de Laureen lorsque celle-ci avait quitté la pièce, lui annonçant que Galahad voulait la voir. Brusquement il la souleva, passant un bras sous ses genoux, il la porta sur le canapé, l'asseyant sur lui, elle pelotonna son visage contre son cou, refusant à ses larmes le droit de s'échapper de ses grands yeux océan. Ils restèrent silencieux, serrés l'un contre l'autre. Ils n'avaient jamais été de grands bavards, ils s'entendaient à merveille sur ce plan pourtant elle aurait voulu parler, lui rappeler qu'elle l'aimait, qu'il était tout pour elle, qu'il ne pouvait pas mourir mais, les mots refusaient de s'échapper de ses lèvres. Elle ne pouvait pas. "Je veillerais sur eux, je te le promets." Murmura t-elle d'une voix rendue rauque par les cris qu'elle avait poussé lorsque son nom avait été appelé. "Je prendrais soin de ta famille mais, je t'en supplie. Reviens-moi."

(...)


Extrait dernière lettre de Rowan à Dean
Pourquoi ne me réponds tu plus Dean ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? J'ai besoin de toi, de tes lettres, de ta présence. Je ne supporte plus ce climat d'attente dans le District, je n'en peux plus de le voir combattre chaque jour sur cet écran, j'ai fait de lui un monstre, je lui ai fait promettre de revenir. Galahad tue pour moi, je le sais. Oh Dean... S'il te plaît parle-moi. Aide-moi. Comme lorsque je n'étais qu'une gamine en pleure avec les pouces brisés. Dean... S'il te plaît. J'ai besoin de toi.



(...)

La main qui se posa sur son épaule ne la fit pas sursauter, ni même détourner les yeux de la vallée qu'elle observait depuis la hauteur. Assise dans l'herbe folle, les genoux remontés contre sa poitrine, Rowan contemplait la vie qui reprenait son cours dans le District 12. Son frère s'installa doucement à ses côtés, comme pour ne pas la déranger. Elle ne se demanda pas comment il l'avait trouvée, ni depuis quand il était rentré, elle pensa à Jace et l'espace d'un instant son coeur cessa de la tourmenter. Il l'attira délicatement contre lui et malgré elle, la jeune femme laissa aller sa tête contre l'épaule de son aîné. Elle s'en voulait d'être aussi faible, elle s'en voulait d'avoir fui, elle s'en voulait de ne pas avoir été assez loin pour que jamais personne ne la retrouve. Elle pleurait et ses larmes, qu'elle n'avait pas versées pour son frère, la gênait. Ce qu'elle avait vu ce jour là sur l'écran de leur télévision l'avait bouleversé. Elle savait, elle savait au fond d'elle même qu'il faisait cela pour lui revenir car - tout comme à Owen - elle avait fait promettre à Galahad de lui revenir, quoi qu'il lui en coûte. La main d'Owen s'égara dans l'abondante chevelure de sa soeur tandis que cette dernière sanglotait sur son épaule. Soudainement, il se rappela ce qu'il avait un jour prédit à son meilleur ami. "Rowan ne pleure jamais. Mais, toi tu feras couler ses larmes.". Il n'avait jamais autant souhaité s'être trompé. Elle se serra contre lui, honteuse de ses larmes, de sa douleur. "Il reviendra." Lui murmura doucement Owen en caressant son dos pour la réchauffer. "Il reviendra comme moi, il reviendra pour toi." Elle garda longtemps le silence, si bien qu'il crut qu'elle avait enfin trouvé le sommeil mais ce n'était pas le cas. Lorsqu'elle reprit la parole sa voix n'était qu'un murmure rauque, noyé par le bruit du vent dans les hautes herbes pourtant, Owen ne put ignorer la réponse de sa cadette.
"Ce ne sera plus Gal." Il y avait tant de désespoir dans la voix de sa petite soeur que le coeur d'Owen se serra. Il n'avait rien, strictement rien, à opposer à cet argument car, elle avait raison : on sortait changé de l'Arène. Il avait changé à son retour, il avait été détruit, il avait du se reconstruire. Sans Arabella il n'aurait peut être pas eu la force de survivre. Il frotta doucement le dos de sa soeur. L'espace d'un instant, il regretta que son père n'eut pas été parmi eux, Glane aurait su quoi répondre à sa fille. Un soupire échappa au jeune homme. Il repensa à son fils, à Jace ce nouveau-né de quelques semaines à peine qu'il chérissait déjà comme son plus précieux trésor. Il espéra que Rowan trouverait en elle la force de ramener Galahad à la vie car, sans lui, elle semblait perdue.

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MessageSujet: Re: ROWAN ➹ War does not decide who is right but who is le   Jeu 16 Oct - 20:53

"its all fun and games until you're forced to play."


PART II : MY BROTHER DIED FOR US
L'enfant lui tendit les bras et avec un naturel consommé, elle le sorti de son berceau pour le hisser sur sa hanche. L'enfant rit et emmêla ses petits doigts potelés dans ses longs cheveux châtains, fasciné par les éclats blonds et roux qui les parsemaient. Elle lui chatouilla le menton et savoura ses éclats de rire qui étaient un baume pour son cœur endolori. Il était si beau, si plein de vie, si innocent et dans son cœur, elle avait déjà accepté l'amour inconditionnel qu'elle lui vouait. Il était son petit miracle, un nouvel homme dont elle était tombée amoureuse. Elle caressa ses boucles blondes et sourit à sa belle-sœur qui la contemplait depuis le seuil de la chambre. "Désolée je n'ai pas pu résister." Avoua Rowan en continuant de bercer le petit garçon contre elle. Le sourire d'Arabella s'accentua lorsque son fils blottit son visage dans le cou de sa tante.
"Il tient ça de ton frère. Le charme à l'état pur, on ne peut rien lui refuser et il n'a qu'un mois." Répondit-elle en s'avançant dans la pièce, un biberon en verre dans une main, elle le tendit à sa belle-sœur qui s'illumina à l'idée de nourrir le petit garçon. Arabella éprouva brusquement un vif soulagement en voyant Rowan sourire pour la première fois en deux jours, un poids s'ôta de sa poitrine, elle put a nouveau respirer en toute liberté. Lorsque la jeune femme avait franchi le seuil de leur maison deux jours plutôt, Arabella avait eu peur, peur pour elle, peur pour ce qu'elle lisait dans les yeux de sa belle-sœur. Une coquille vide avait franchi le seuil de sa maison, ce n'était pas Rowan, ce n'était que l'ombre de la jeune soeur d'Owen. Elle avait su que quelque chose s'était produit à l'instant où leurs regards s'étaient rencontrés, elle avait su ce qui s'était passé, elle connaissait ce regard. Le cœur brisé, l'esprit malmené, Rowan leur était apparue amaigrie, dépérissant, brisée de l'intérieur. Owen était inquiet, il ne quittait pas sa sœur des yeux, en oubliant presque son fils. Il ne supportait pas de la voir ainsi. Il avait cru que le retour de Galahad résoudrait tout, mais il n'en avait rien été. Galahad avait rejeté Rowan, il avait fait couler les larmes de la jeune femme comme son frère l'avait prédit, et désormais, elle n'était plus elle-même comme si une partie d'elle était restée prisonnière de l'Arène dans laquelle elle n'avait pas mis un pied. Il lui avait tout donné avant de tout reprendre. Mais, l'espoir avait repris vie dans la poitrine des deux jeunes parents lorsque Rowan s'était penchée sur le berceau de Jace. Elle semblait désormais avoir retrouvé un but, un sens à sa vie, elle resplendissait ainsi penchée sur son neveu, lui donnant patiemment le biberon. Un soupir de soulagement échappa à Arabella tandis que la jeune fille reposait l'enfant assoupi dans son berceau. Elle n'avait rien demandé pourtant lorsque Rowan desserra les lèvres Arabella comprit qu'il était temps pour elle de parler. "Il m'a quitté, annonça-t-elle dans un murmure, il était mon ami, mon meilleur ami, la meilleure part de moi, il est parti... Il m'a laissée. Il n'est plus le Gal que j'ai aimé. Le Capitole me l'a pris. Il m'a tout pris. Les jeux me l'ont pris." Doucement, elle caressa la joue du petit garçon endormi, si petit, si délicat, si fragile. "Comment as-tu fait ? Comment as-tu fait pour continuer, pour surmonter cela..."
"Je ne l'ai pas surmonté , répondit simplement sa belle-sœur en prenant ses mains entre les siennes, on ne peut pas le surmonter, la seule chose à faire est de continuer à avancer et de trouver une autre raison de continuer à vivre. Lorsque je me réveille en pleine nuit, tourmentée par les cauchemars ton frère est là pour moi. Il sait ce que j'éprouve car il le ressent aussi, tu trouveras la force en toi ou un autre que toi d'avancer, quelqu'un qui sera ce que signifie la survie pour toi et alors ton fardeau s'allégera Rowan, je te le promets." Mais, depuis longtemps Rowan ne croyait plus en l'espoir, aux promesses pourtant, lorsque Jace gémit dans son sommeil elle se surprit à espérer.

(...)

"Row ?" La flèche qu'elle avait bandé sur son arc s'envola dans les airs mais manqua sa cible de peu, le jeune homme qui émergeait des bois se figea, la flèche plantée dans un arbre avait manqué son visage de seulement quelques millimètres. "Est-ce que tu es folle ?" La remarque la fit sourire, elle laissa retombée son bras, un fin sourire aux lèvres. "Je n'ai pas fait assez de bruits peut-être ?" Demanda t-il vaguement outré.
"Si justement, tu as fait trop de bruit Sebastian, tu as fait fuir le gibier." Commenta-t-elle en riant légèrement. "Vu que tu étais le seul animal dans le coin, je me suis dit que je pourrais essayer de te faire peur à mon tour." Un drôle d'humour que celui de Rowan. La jeune femme s'autorisa une petite pose et se laissa allée à s'asseoir sur une souche apparente, elle détailla alors les vêtements du jeune homme et un nouveau rire lui échappa. "Nouvel arrivage de surplus du Capitole ?" Se moqua-t-elle. "Le violet n'est définitivement pas ta couleur." Le jeune homme se rembrunit et elle se prit à lui sourire, après tout il avait bravé les bois pour venir la trouver, chose qu'il n'avait encore jamais fait.
"La rumeur a couru que tu étais rentrée par le dernier train pourtant, on ne t'a vu nul part, on m'avait parlé de votre panorama, je suis donc venu vérifier si tu te cachais dans le coin. De plus le maire voudrait de l'oie pour le dîner." On lui avait parlé, elle se demanda quand "on" avait décrété qu'elle n'avait pas les nerfs ni les reins assez solides pour que l'on prononce devant elle le prénom de Galahad. Elle avait passé deux mois dans le 4, peut-être était-ce à ce moment-là que "on" avait décidé d'éviter d'aborder le sujet devant elle.
"Tu parles avec Galahad de nos coins de chasse, première nouvelle, il s'est décidé à rouvrir la bouche alors, Galahad pas le Gal habituel nota-t-il tandis qu'il lui tendait une barre chocolaté en s'asseyant auprès d'elle, tu sais que je reviens toujours avec de l'oie pour le maire. Qu'est-ce qui t'as poussé à surmonter ta peur des cochons sauvages ?" Demanda-t-elle en ramenant une mèche échappée de son chignon derrière l'une de ses oreilles tout en mordant avec appétit dans sa barre chocolaté.
"Tu m'as manquée. La Plaque sans toi ce n'est plus pareil." Répondit-il simplement en contemplant la vue. "N'est-ce pas suffisant ?"

(...)

Un silence alarmant régnait dans les bois lorsque Rowan y pénétra ainsi, les animaux respectaient-ils le deuil des habitants de Panem ? Elle passa machinalement la main sur son couteau de chasse, vérifiant qu'il coulissait dans son étui, un réflexe acquis après des années de chasse dans les bois. Elle avait fui. Elle avait couru loin, très loin de chez elle lorsque l'annonce était tombée, elle avait lu la peur dans les yeux d'Owen, d'Arabella. Elle savait que la fuite n'était pas une solution mais, elle n'avait pas pu le supporter. Les Vainqueurs du douze n'étaient pas très nombreux et Rowan le savait, l'un des hommes qu'elle aimait ne reviendrait pas cette fois, elle savait aussi que si Arabella était choisie dans le 4, Owen se porterait volontaire à la place du Vainqueur désigné dans le 12 elle le savait, quoi qu'il advienne elle perdrait cette fois un homme qu'elle aimait, ou peut être une femme. Elle serra si fort les paupières que les larmes débordèrent de ses yeux Jace... Jace allait perdre l'un des siens, elle le savait, elle le sentait, sa famille ne serait pas épargnée par une nouvelle moisson, il n'y avait pas assez de survivants dans le Douze. Ses genoux se dérobèrent, son esprit vacilla et la douleur emplit tout son être. Elle avait besoin de ces quelques minutes dans les bois pour pleurer, hurler, maudire car il lui faudrait être forte dans les semaines à venir, elle le savait. Alors elle hurla à s'en briser les cordes vocales, recroquevillée sur le sol recouvert d'aiguilles des sous-bois. Elle hurla, encore et encore, martelant le sol de ses poings, criant au monde son désespoir, sa douleur. Elle pensa à Owen, à Arabella, et à Galahad, lui aussi pouvait lui être enlevé, qu'importe qu'il ne lui eut adressé la parole qu'en cas de nécessité absolue, qu'il l'eut abandonné, traité comme une quantité négligeable, elle l'aimait toujours, inconditionnellement, contre son gré. On allait lui arracher à nouveau un être cher elle le savait cette fois, cette édition lui apporterait ce que les autres jeux ne lui avait pas donné, le chagrin d'un deuil à porter.

(...)

"Chut... Ne pleure pas Jace." Murmura-t-elle, la main plaquée sur la bouche du petit garçon. Les yeux d'Owen la fixaient, ces yeux d'un bleu océan que le petit garçon avait hérité de son père, des yeux accusateurs et orageux en cet instant. Après tout ne l'avait-elle pas réveillé en pleine nuit ? Ne l'avait-elle pas emporté loin de la maison où elle l'avait couché ? Cette maison qui était celle des Morgenstern lorsqu'Owen et Rowan n'étaient que des enfants, leur ancienne maison de la Veine. Cette maison dans laquelle elle l'avait couché de peur de le réveiller, épuisée par la chasse il s'était endormi lorsqu'ils avaient dépassé la Grille. Elle s'était absentée le temps de prévenir sa mère qu'ils passeraient la nuit là-bas. Elle l'avait arraché de ce lit et à présent elle le "brutalisait" en l'empêchant de hurler sa colère. Du haut de ses quatre ans, l'enfant avait déjà le caractère des Morgenstern. "Chut..." Murmura-t-elle à nouveau en le serrant contre elle. "Chut. Ne fait pas de bruit je t'en supplie." Elle se réfugia dans l'ombre d'un bâtiment de la Veine tandis que des bruits de Rangers caractéristiques se propageaient le long de la venelle. Elle était en fuite. Elle savait qu'on la cherchait, qu'on cherchait Jace. Elle avait entraîné l'enfant à la chasse pour fuir les regards compatissants des citoyens de son district. Elle avait voulu décharger sa mère quelques heures du petit garçon, afin qu'elle puisse pleurer son fils aîné. En agissant ainsi, elle les avait sauvés tous les deux d'une mort certaine. Lorsqu'elle s'était rendue chez elle, au village des vainqueurs, pour prévenir sa mère, elle avait aperçu de loin les flammes, elle avait couru pour venir en aide à sa famille, elle avait perçu le bruit caractéristique des Hovercraft, elle avait entendu les hurlements de sa sœur et s'était figée, terrée, rapprochée en rampant et elle les avait vu emporter sa mère, son frère et sa sœur. Elle les avait vu commencer à se déployer. Elle avait alors compris que l'Expiation avait pris fin et que cette fin venait de signaler leur arrêt de mort à tous. Y compris Jace. Elle avait fui, pour protéger son neveu, pour honorer la promesse faite à Arabella, abandonnant sa famille pour qui elle ne pouvait rien. A présent elle se terrait, l'enfant bouleversé, serré contre elle. Elle avait tenté de rejoindre la Grille mais de celle-ci émanait le bourdonnement caractéristique de la mise sous tension. Piégée, elle était piégée dans le Douze. Aussi jouait-elle à cache-cache avec les Pacificateurs. Le bruit de leurs bottes se rapprochait, elle était dans un cul de sac, elle ne pouvait plus fuir. Tout était fini. Alors une porte s'ouvrit sur sa gauche, une main la happa et la porte se referma sur eux. Elle fut poussée sans ménagement vers une trappe, elle manqua de tomber dans les escaliers mais se retrouva dans la cave sans dommage. La trappe se referma, l'isolant dans le noir le plus complet. Quelqu'un cogna violemment à une porte, un ordre fut donné, la porte s'ouvrit. Elle pressa plus fermement la main sur la bouche de son neveu mais Jace s'était tu, endormi contre son épaule une fois de plus alors elle ferma à son tour les yeux, se concentrant sur les bruits au-dessus d'elle. Des ordres fusaient, des meubles se fracassaient par terre mais, bientôt le silence revint et la trappe se rouvrit.

"Ils sont partis." Un sanglot échappa alors à la jeune femme. Elle enfouit son visage dans le cou de son neveu. On lui enleva l'enfant des bras, ses jambes se dérobèrent. Elle accueillit les ténèbres avec gratitude. Ils étaient en sécurité pour quelques heures.

(...)

Il pleurait, tendant ses petites mains - recroquevillés en un poing - vers elle. Le cœur brisé, Rowan s'éloigna, laissant l'enfant entre ces mains amies, entre ces mains étrangères pour lui. Il n'avait que quatre ans, elle devait lutter contre son instinct qui la sommait de revenir vers lui, de l'arracher à ces bras bienveillant et à s'enfuir avec lui. Mais, elle ne pouvait écouter son cœur. Les Pacificateurs grouillaient dans la Veine. On finirait par la débusquer. Il fallait qu'elle s'enfuit, qu'elle le laisse, on les recherchait, eux deux, seuls ils avaient plus de chance de s'en sortir. Personne ne soupçonnerait que Jace n'appartenaient pas à cette famille. Il ressemblait à tous les nouveaux nés de la Veine, brun, la peau claire, seuls ses yeux bleus auraient pu le trahir si les Pacificateurs avaient disposé d'un cliché de l'enfant. Ce qui n'était pas le cas. Elle devait le quitter, s'il se trouvait près d'elle, il courrait un danger. Un adolescent était venu les prévenir que la Grille avait cessé d'être alimentée, il était temps, avant que les Pacificateurs ratissent à nouveau la Veine. Elle sécha la larme solitaire qui s'était aventurée sur sa joue. Elle remercia une fois de plus ceux qui avaient accepté de veiller sur Jace. Le soutien du Douze était acquis à la cause de l'enfant, tous étaient tombés sous le charme du petit garçon. Comme le disait si bien Arabella, il avait le charme de son père. L'espace d'un instant Rowan revit sa belle-sœur telle qu'elle lui était apparue le jour où elle l'avait surpris dans la chambre de Jace, souriante, heureuse, resplendissante et non pas morte, inanimée telle qu'elle avait pu l'entendre décrire lorsque la fin des jeux lui avait été contée. Rowan avait encore du mal a réaliser que plus jamais elle ne reverrait Owen ou Arabella. Refoulant ses larmes la jeune femme récupéra son sac posé dans un coin de la pièce, il contenait quelques vivres, une gourde d'eau et son couteau de chasse. Elle trouverait le reste dans les bois. Il fallait qu'elle attire les Pacificateurs sur sa trace, pour les éloigner de la Veine. Rien de bien difficile. Une fois la Grille franchi, elle disparaîtrait dans la forêt et on ne la reverrait plus tant qu'on la traquerait. Elle voyait peut être Jace pour la dernière fois aussi s'efforça-t-elle de rester souriante malgré les pleurs de l'enfant. Elle était désormais la seule famille qu'il lui restait.

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MessageSujet: Re: ROWAN ➹ War does not decide who is right but who is le   Jeu 16 Oct - 21:17

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PART III : IT'S ABOUT FREEDOM
Il ne s'agit plus seulement de se battre pour survivre, il s'agit désormais de se battre pour la liberté. Owen lui avait murmuré cette simple phrase alors qu'il la serrait une dernière fois contre lui. It's about freedom, grava t-elle méthodiquement dans le bois de leur ancienne demeure de la Veine. Seule. Elle était seule désormais. Jace était en sécurité, quant à elle les bois lui offraient la sécurité dont elle manquait au sein du District. Rageusement elle rejeta brusquement son couteau contre une autre poutre de la petite masure. De sa maison dans les hauteurs il ne restait rien, rien d'autre que des cendres et une terrible odeur de fumée. Des larmes douloureuses affluèrent. Owen, Araballa, sa mère, Dimitrius et Rebecca. Sa famille. Le Capitole lui avait tout prit. Elle était seule désormais. Elle arracha le couteau de son carcan de bois. Elle le tuerait. Elle le tuerait pour ce qu'il avait fait. Elle aurait la tête de Caïus Snow, elle en fit la promesse.

(...)

Elle avait survécu pendant plusieurs mois dans les bois, elle avait défié les Pacificateurs, elle avait attisé par sa simple présence les ambitions révolutionnaires des habitants de la Veine. Tout ce qu'elle avait désiré pourtant était de simplement réunir sa famille : sa mère, sa soeur, son frère cadet et Jace, son neveu. C'était tout ce pourquoi elle résistait, pourquoi elle se battait pour survivre. Pour voir venir un jour où sa famille serait enfin réunit. Elle ne voulait pas être un symbole, c'était trop lourd à porter, une responsabilité dont elle ne voulait pas. Mais, elle était celle qui avait fuit avec le fils d'Arabelle Everglade, celle qui s'était dressée par son attitude face à la tyrannie de Snow.



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